Publié dans Editorial

Privilèges et prérogatives

Publié le jeudi, 10 juin 2021

Ravalomanana Marc se plaint des traitements que les Forces de l’ordre lui infligent. Il se dit victime d’une injustice ou d’une négligence voire d’irrespect de la part des tenants du régime. Le pauvre !
Décidément, les frasques de l’ancien Chef d’Etat Ravalomanana Marc continuent de nous interpeler sans cesse ! Il alerte à tout bout de champ l’opinion publique. En outre, de lamentations en jérémiade, l’ancien Président fait part à la communauté internationale surtout au niveau régional (SADC) de sa tourmente. Le geste devient une … mauvaise habitude pour l’ancien exilé d’Afrique du Sud. Il croit fermement que son « cas » intéresse à tel point que les Chefs d’Etat membres des organisations sous régionales iraient se concerter pour étudier spécialement son cas. Ou du moins, la SADC votera incessamment une résolution condamnant l’Etat malagasy. Loin s’en faut ! Un tel sujet ne figurera nullement sur l’ordre du jour de la prochaine assise. Si tous les anciens Chefs d’Etat d’Afrique vont se lamenter comme tel, on ne s’en sortira plus. Et même au niveau international plus élevé tel l’Union africaine ou auprès de l’Organisation des Nations unies, la démarche de Ravalo a très peu de chance de réussir sinon d’être entendue. Dans le cas où il s’agirait d’une atteinte grave aux droits humains ou d’une méprise manifeste vis-à-vis de la démocratie, on consultera les avis des pays voisins membres d’une même organisation sous régionale ou d’un étage plus élevé. Quelque part, le comportement immature de l’ancien laitier fait honte à la dignité de la Nation. Il agit comme un gros bébé toujours insatisfait de ce que maman lui offre. Ravalomanana développe en lui une sale manie de vouloir déroger à la règle.
Le plus gros problème avec l’ancien Président de la République Ravalomanana Marc repose sur quelques points flagrants. D’abord, il existe un sérieux amalgame dans le processus de son raisonnement. Il confond dans son for intérieur le statut de Chef d’Etat en exercice avec celui d’un ancien qui n’est plus en fonction. De ce fait, monsieur l’ex refuse de reconnaitre qu’il est redevenu simple citoyen et cela depuis qu’il a démissionné en 2009. Toutes les tentatives à reconquérir le fauteuil présidentiel ont échoué l’une après l’autre. Il revient là où il était, un Malagasy lambda comme tous les 25 millions d’âmes qui vivent dans ce pays.
Ensuite, la confusion sur la notion de « privilège » et de « prérogative » embrouille son esprit. Un Chef d’Etat en fonction jouit à la fois des privilèges et des prérogatives liés à son rang de premier magistrat du pays. Un ancien Président de la République continue de bénéficier de certains privilèges mais très limités. En gros, garde rapprochée dont l’effectif est limité par la loi, rente viagère, un logement attribué… . Par contre, il ne jouit plus des prérogatives normalement dévolues à un Chef d’Etat en exercice, entre autres, cortège officielle avec à la tête une voiture ouvreuse munie de gyrophare et des éléments motorisés, un Palais d’Etat et beaucoup d’autres. Sinon, tout simple citoyen doit respecter le Code de la route. A noter que le PM Ntsay Christian interdit aux membres du Gouvernement de brûler les sens interdits ou d’utiliser les gyrophares. Ils doivent se plier aux règles du Code de la route.
Ndrianaivo



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Editorial

  • Cauchemardesques !
    Cruelles intempéries. Les fortes pluies de ces derniers temps plonge la Grande île dans la tourmente. Selon le rapport établi par le Bureau national de gestion des risques et des catastrophes (BNGRC), 7 Régions dont 19 Districts et 38 Communes ont été impactés par la Zone de convergence inter-tropicale (ZCIT). De fortes pluies l’accompagnent du 14 au 19 février. Le Bureau fait état des pertes en vies et d’importants dégâts. Vingt-deux personnes ont trouvé la mort dont une à Farafangana, une à Antananarivo II, deux à Antananarivo III, trois à Antananarivo IV, une à Ikongo, quatre à Taolagnaro, une à Antananarivo VI, deux à Antananarivo III, deux à Ambohidratrimo, deux à Antananarivo – Avaradrano, une à Manjakandriana, une à Ambatofinandrahana et trois autres à Nosy – Varika. Et le bilan continue de s’alourdir.

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