Publié dans Editorial

A bannir

Publié le jeudi, 19 octobre 2023

Contester à tout ! Tout remettre en cause ! Chercher la petite bête partout ! Bref, s’opposer à tout bout de champ ! Tel est le comportement classique d’un opposant-type à Madagasikara.

Depuis la chute du régime PSD de feu Philibert Tsiranana en mai 1972, la Grande île est malade de ses opposants au régime en place. Il semble que le pays digère mal ou bien a mal compris les fondamentaux de la démocratie. Les supposés leaders politiques dans la sphère de l’Opposition agissent en vrais détracteurs mais non point en force de proposition. Jusqu’à ce jour, nos politiciens s’égarent dans de fausses pistes, vers nulle part. Il est navrant de devoir constater que nos acteurs politiques ont un vilain défaut, vouloir, à chaque occasion, ramener le pays vers le point zéro. Un éternel retour à la case départ qui, au final, pénalise l’avenir de tout un peuple. En soixante ans, la Grande île tourne en rond, fait du surplace ! Et le phénomène tend à s’éterniser.

La nécessité de la présence d’un contrepoids, face à un régime en place, ne fait aucunement l’ombre du doute. C’est utile voire indispensable. La présence d’une Opposition crédible balance le pouvoir. La dynamique de la démocratie fonctionne ainsi et contribue la mise en œuvre de l’équilibre du pouvoir. Une démocratie vivante rejette tout système à sens unique. La gestion moderne de la Cité n’admet plus tout principe basé sur un pouvoir totalitaire. La dictature a fait son temps. Un système révolu !

De la Grèce antique, le berceau de la démocratie, jusqu’à nos jours, la voix de la  plèbe sinon du peuple devient de plus en plus incontournable pour trancher de la question fondamentale concernant la vie du pays. Le pouvoir basique pour mettre en place celui qui va diriger le pays appartient au peuple. Et tout cela, au nom de la démocratie, par la voie des urnes. Aucun pouvoir central ne s’établit sans passer par les élections. C’est un passage formellement obligé !

A Madagasikara, les affaires politiques se corsent par l’interférence des problèmes individuels. Tel dirigeant politique a une dent contre un autre. Un contentieux vieux de quelques dizaines d’années. Un tel autre a un compte individuel à régler avec quelqu’un d’autre. Et ils passent leur temps à gérer des comptes personnels ou familiaux entre eux. Et la vie de la Nation se voit suspendue aux caprices de ses acteurs politiques qui passent le clair de leur temps aux règlements de compte jusqu’ à faire passer au second rang les multiples et urgentes priorités nationales. Ces dernières années, la vie du pays se stabilise.

On se dirige vers  la désignation, par la voie des urnes, de celui qui va présider la destinée des Malagasy pour les cinq ans à venir. Il s’agit d’un tournant délicat où le risque de dérapage « non contrôlé » plane. Laissons le peuple s’exprimer à travers une élection apaisée.

Les nouvelles par les autorités s’inscrivent dans l’optique de la nécessité pour tous de rentrer dans les rangs.

Le vilain défaut voulant tout remettre en cause, tout détruire et s’opposer à tout est à bannir.

 

Ndrianaivo

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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