Publié dans Editorial

Jeunesse

Publié le mercredi, 12 novembre 2025

Ah! vous les jeunes. Quel bel âge ! Quelle force d’énergie ! Mais quel avenir ?

Laissons-nous, pour un temps, nous immerger, nous baigner, dans l’océan de la littérature … politique. Fantasmons ! Rêvassons ! Philosophons !

Dans le « Boky Mena » (Livre rouge), feu Didier Ratsiraka, auteur, concepteur, directeur d’âme, maître à penser, seul commandant à bord, etc., souligne en rouge le rôle stratégique tenu par les jeunes dans la réussite de la révolution socialiste. Les Jeunes figurent dans les 5 piliers du « Tolom-piavotana » au même titre que les Femmes et les Forces de l’ordre, des militants en treillis. Le « Filoha hajaina » se plait à ressasser à toutes les prises de paroles « Tanora ankehitrio, Tompon’ny taona 2000 ! » (Les jeunes d’aujourd’hui, les maîtres de l’An 2000). Nous sommes en 2025, un quart de siècle est passé. Où en est-il de leur cas ?

La jeunesse, une tranche d’âge la plus exposée, la plus sollicitée et la plus merveilleuse à vivre.

Les jeunes, entre 16 – 17 à 21 ans, s’exposent facilement à des tentations diverses parfois subversives, destructives et nuisibles à la santé physique et morale. C’est surtout à cette catégorie d’âge que les mauvaises tentations au prix d’un « petit essai » ou d’une « belle aventure » liées souvent à ce qu’on appelle joliment folies de jeunesse s’investissent dans la vie des jeunes. Le tabagisme, l’alcoolisme, la drogue et certaines liaisons dangereuses s’introduisent des fois par hasard. Si pour les uns, les petites aventures finissent vite par se dissiper. Pour d’autres, elles ont tendance à s’incruster. Et de ces jeunes mal barrés qu’adviennent malheureusement les fréquentations douteuses induisant aux mauvaises habitudes. C’est surtout à cet âge ingrat que les mauvais virages interviennent.

Les jeunes, des cas fréquents aux jeunes étudiants, certains politiciens en mal de base réelle ne se gênent pas de recourir au service des jeunes égarés sachant leur goût du risque et leur fougue à défier n’importe quelle force et moyennant d’une somme dérisoire pour déstabiliser un régime en place. Parfois, les jeunes, qui voyant leur parcours universitaire défaillant, se plongent dans des aventures politiques sans lendemain. De tels jeunes sont facilement malléables ou influençables pour commettre le pire. Cependant, c’est une erreur grave de concevoir que tous les jeunes se conduisent comme tels, il y en a des jeunes, et beaucoup parmi, qui se lèvent et prennent en main leur destin et osent descendre sur la place publique pour dénoncer les mauvaises manières de conduire les affaires nationales. Ils sont conscients du malheur qui sévit à leurs concitoyens et prennent la responsabilité d’agir. La mobilisation des jeunes de la GenZ nous édifie ! Ils montent au créneau, sans peur ni reproche, ils étrillent les responsables de la JIRAMA des délestages illimités et dénoncent à la fois la généralisation de la corruption. Ils n’entrent pas dans les détails de la politique. Ils vont droit au bus. Mais, les politiques récupèrent le « Hetsika » et on est là !

Le temps de la jeunesse-adulte arrive vers la fin du parcours des études afin d’entamer la Vie, grand v, pour le métier de la vie et éventuellement le choix du conjoint pour la vie. Ce sont des moments de merveille de la jeunesse.

Ndrianaivo

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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