Donald Trump revient ! Retour en zone en puissance. Le 47 ème Président des Etats-Unis d’Amérique a solennellement prêté ce lundi 20 janvier dans la Salle d’honneur de la Capitole devant un parterre de personnalités dont les anciens locataires de la Maison Blanche, certains multimilliardaires et des sympathisants triés au volet et entièrement acquis à la cause. Cette Nation étoilée, traditionnellement reconnue comme la première puissance du monde, ne cesse de nous épater, de nous éblouir et parfois même de nous bousculer.
Dans un discours fleuve apparemment non écrit, Donald Trump, l’ancien-nouveau locataire de la Maison Blanche, étale de long en large son fameux leitmotiv « American first », les « Américains d’abord », dans une rhétorique qui envoûte l’Amérique. D’un ton parfois provocateur et incisif, Donald Trump reprend sa revanche et du haut de son piédestal de Président des Etats-Unis d’Amérique investi officiellement. Il tire à boulets rouges ses pourfendeurs. Il prend le contre-pied, point par point, de toutes les grandes options sinon tous les grands engagements à l’échelle nationale et internationale pris par ses prédécesseurs démocrates. Il défie la communauté internationale notamment sur les questions du réchauffement climatique. Le Président-milliardaire promet le retour à l’exploitation maximale des ressources énergétiques fossiles dont les Etats-Unis disposent en quantité suffisante et cela pour booster l’économie nationale du pays. Une position controversée qu’il brandit déjà durant son premier mandat (2017 – 2021) et qui menaçait directement l’avenir des résolutions des Conférences des Parties (COP), en particulier la COP 21 à Paris en 2015. Trump n’a pas froid aux yeux, il réitère et renforce sa position.
Le Président nouvellement investi consolide son engagement à refouler du territoire américain les milliers d’émigrants irréguliers. L’armée américaine durcira sa position sur le front mexicain en déclarant l’état d’urgence.
Donald Trump enfonce le clou sur l’intransigeance de la position américaine (conservatrice) concernant les transgenres, les mariages mixtes, etc. Aux Etats-Unis, il n’y a que deux genres : l’homme et la femme ! Toute dérive de pratique autour est radicalement proscrite. Evidemment, on comprend bien la panique des adeptes LBGT devant une telle position qui tranche ouvertement contre les « acquis » durant des prédécesseurs locataires de la Maison Blanche.
Le Président Trump s’engage devant la Nation sur le retour en force de l’Amérique sur l’échiquier de l’économie mondiale. Il promet la solidification à la base des Etats-Unis en tant que première puissance mondiale.
Certaines remarques pertinentes s’imposent. Au pays de l’Oncle Sam, le respect du choix du grand nombre, base fondamentale de la démocratie, ne se discute point. Quel que soit le jugement apporté, les supposées dérives de paroles ou de comportement du candidat durant les campagnes. Une fois élu, on le respecte et cela en vertu des fondamentaux de la démocratie. Pas pour rien que l’on admet les Etats-Unis en tant que pays de la démocratie.
Les Etats africains se demandent quel sera le sort réservé à l’ « African growth opportunity act » (AGOA) ? Madagasikara fait partie de ces pays bénéficiant des opportunités de cette Loi votée en 2000 aux Etats-Unis. La Grande île, éligible au prochain projet de l’AGOA, attend de pied ferme la suite à donner.
Le 47 ème Président des Etats-Unis, Donald Trump, entend remettre les pendules à l’heure dans son cher pays.
Ndrianaivo
Les ondes de choc « Donald Trump » atteindront Madagascar. Le changement est une question de temps comme l’est le changement climatique. La décision du 47e Président américain de retirer son pays de l’Accord de Paris, destiné à combattre le réchauffement planétaire, ne laisse personne insensible.
Pour avoir participé à deux Conférences des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (COP), l’ancienne ministre de l’Environnement et du Développement durable, Dr Baomiavotse Vahinala Raharinirina, enseignante-chercheure à l’université de Fianarantsoa et non moins experte internationale en développement durable, transition écologique et changement climatique, a son mot à dire par rapport à la nouvelle donne.
« Est-ce dramatique pour le climat et pour les pays vulnérables au changement climatique ? », s’est-elle demandée. « Premièrement, il ne s’agit pas du premier retrait des Etats-Unis. Il va falloir s’en accommoder presque. Le Président Trump l’avait déjà fait durant son premier mandat pour montrer son profond désaccord avec l’administration Obama », a-t-elle répondu à sa propre interrogation.
C’était en effet le Président Joe Biden qui, arrivé au pouvoir, a de nouveau ramené l’Amérique sur la table des négociations climatiques, tentant difficilement de reprendre le leadership sur le sujet. Par la suite, il est important de rappeler que les Etats-Unis représentent à eux seuls la deuxième économie la plus émettrice de gaz à effet de serre.
Ils sont les gros pollueurs. Sur le principe du pollueur-payeur, ils devraient donc être parmi les plus gros contributeurs. Que ce soit pour le Fonds vert pour le climat ou pour le Fonds perte et dommage, qui vient d’être mis sur pied. « En se retirant de l’Accord de Paris, il n’y a donc rien à attendre d’eux. Personne ne peut les obliger à quoi que ce soit », a dit l’ancienne locatrice d’Antsahavola.
« Le Président Trump l’a annoncé : ils vont forer, forer et forer (gaz et pétrole). C’est le grand retour de l’économie carbonée pour la deuxième puissance économique mondiale. Avec ceci, il faut rajouter la conquête de l’univers, sous le leadership d’Elon Musk et Jeff Bezos, qui voient un avenir multi-planétaire. Ils tiennent à leur conquête spatiale et ils ont investi plus dedans que dans l’aide au développement si on regarde les statistiques de ces cinq dernières années », a poursuivi la scientifique malagasy.
Est-ce dramatique ? Doit-on s’en inquiéter ? Peu de voix du côté des pays du Sud et des pays les plus vulnérables ne semblent être audibles aujourd’hui. « En tant qu’ancienne négociatrice pour le continent africain et les Etats insulaires, mais aussi en tant qu’experte internationale pour le compte des pays vulnérables et des pays moins avancés, je partage ici mon inquiétude, non pas pour le financement de l’adaptation au changement climatique de nos pays, même si oui, c’est aussi le nerf de la guerre, mais pour l’avenir de la Maison commune. »
« Nous vivons sur une seule planète où il est rappelé depuis 1972 (lire le Rapport Meadows et les rapports du Groupe intergouvernemental sur l’évolution du climat ou GIEC) que les actions des uns influencent les autres et leur devenir. Le climat s’affole complètement aujourd’hui, que ce soit aux Etats-Unis, à Madagascar, aux Maldives, au Japon ou au Brésil. ‘We are One’. Néanmoins, les conséquences sont plus chaotiques pour les uns, moins coûteuses pour les autres. »
« L’Accord de Paris, c’est le multilatéralisme par excellence. C’est régler ensemble des problèmes communs, avec des responsabilités et des devoirs, des droits aussi. Le multilatéralisme n’est pas parfait. Loin de là. Mais hors de ce cadre, c’est la loi de la jungle et l’impossibilité pour des pays comme le nôtre de négocier convenablement et d’être écoutés. »
« Le retrait des Etats-Unis est dramatique. Mais il faut avancer sans eux et espérer que les efforts des uns vont compenser ce recul car il s’agit d’un vrai recul pour la bataille que nous avons engagée ensemble, entre les nations, pour nos générations futures. L’espérance sera le remède. Continuer à avancer avec un gros handicap. Tout en restant optimiste. Continuer à y croire à cet éveil des Nations. Je suis d’avis que l’interdépendance soit rappelée encore et encore. Beaucoup l’oublient. Je reprends ici la phrase culte du Président Jacques Chirac : ‘‘Notre maison brûle et nous regardons ailleurs’’. »
Recueillis par M.R.
Hier matin, au Palais d’Iavoloha, un événement pour le moins singulier a eu lieu : les quatre présidents des grandes Eglises chrétiennes de Madagascar, réunis sous l’égide du Conseil œcuménique des Eglises chrétiennes de Madagascar (FFKM), ont fait un geste sans équivoque de rapprochement avec l’Etat, en adressant leurs vœux au Président Andry Rajoelina. Une rencontre qui ne passe pas inaperçue et qui, à bien des égards, dément les rumeurs persistantes d’une distance entre le pouvoir et la hiérarchie religieuse.
Au programme, une prière de bénédiction pour le Président, sa famille et la nation. La scène se déroule dans une atmosphère empreinte de solennité. Le pasteur Irako Andriamahazosoa, président du FJKM, a même pris la parole pour implorer la grâce divine pour le Gouvernement et ses représentants. Un acte fort, certes, mais aussi un message politique clair : l’Eglise et l’Etat se tendent la main, en dépit des divergences qui ont pu exister par le passé.
Si cette rencontre n’est pas exactement une première, elle intervient dans un contexte particulier où les tensions entre les Eglises et le pouvoir n’ont cessé de s’intensifier depuis quelques mois. Entre critiques sur les choix politiques du Gouvernement et l’absence de dialogue sur certains sujets sensibles, les relations étaient devenues électriques. Pourtant, hier, à Iavoloha, les leaders du FFKM ne semblent pas vouloir nourrir ces rivalités. Bien au contraire, leur présence aujourd’hui à la table du Président Rajoelina envoie un signal de détente, une volonté d’aplanir les aspérités et de trouver une voie commune.
Il est d’ailleurs intéressant de noter que, pour la première fois, ces vœux se sont accompagnés d’une invitation du FFKM au Président pour célébrer les 190 ans de la diffusion de la Bible à Madagascar et le 45ᵉ anniversaire du FFKM. Un clin d’œil non dissimulé à la collaboration historique entre l’Eglise et l’Etat malgache qui semble aujourd’hui retrouver une nouvelle dynamique.
Ce rapprochement ne tombe pas du ciel. Il intervient à un moment où le Gouvernement cherche à renforcer son assise en apaisant les tensions internes. Dans ce cadre, le rôle de l’Eglise, qui reste une institution influente, ne peut être négligé. Le message est donc double avec d’une part, l’Eglise appelle à l’unité nationale et la réconciliation, et d’autre part, l'Etat s’engage à poursuivre son œuvre de progrès, tout en cherchant à se réconcilier avec les forces vives du pays.
Le Président Andry Rajoelina, de son côté, a exprimé sa gratitude. Mais, au-delà des mots, son discours est un avertissement clair pour dire que l’heure est à l’action pour le bien du peuple malgache. En appelant à « l’unité pour faire avancer le pays », le Président laisse entendre qu’il s’agit d’un partenariat où l’Eglise et l’Etat œuvrent de concert pour un avenir meilleur.
L.A.
Ce dimanche, le gymnase d'Ambatomena, à Fianarantsoa, vibrera au rythme d'un événement tant attendu : un duel spectaculaire de Hiragasy, mettant en scène deux des groupes emblématiques de la scène musicale traditionnelle malagasy. Ceux de Ramilison Besigara et de Rasoalalao Kavia s'affronteront dans un tourbillon de performance théâtrale, de chorégraphies envoûtantes et de chants empreints de sagesse et de conseils. Après une longue période d’absence, le spectacle fait son grand retour. Cet événement, organisé par le Fikambanam-ben'ny terak'Imerina Fianarantsoa, promet de redonner vie à la tradition du Hiragasy, un art qui allie musique, danse et théâtre, et qui est profondément ancré dans l'identité malagasy. A partir de 9 heures, les spectateurs pourront assister à un affrontement de deux troupes de talents où chacun mettra en avant sa virtuosité et créativité. Ces deux groupes rivaliseront pour conquérir le cœur du public, dans une bataille d’art oratoire qui ravira les amateurs du genre. Cette compétition promet d'être un véritable feu d'artifice de couleur, de rythmes et d'émotions. Les danseurs, vêtus de costumes traditionnels ornés de motifs colorés et de perles scintillantes, enchaîneront des pas endiablés et des mouvements parfaitement coordonnés. Les chants entraînants, pleins de vie et de passion, transporteront l'auditoire dans un univers féérique. Ce spectacle, qui allie tradition et modernité, est une véritable ode à la culture malgache, célébrant l’héritage artistique du pays. L'accès à cet événement exceptionnel sera gratuit, une occasion unique de vivre une expérience inoubliable. Le Hiragasy attire chaque année une affluence record de spectateurs, et cette édition ne devrait pas faire exception. Les passionnés sont donc invités à ne pas manquer cette rencontre qui marquera les esprits et ravivera l'amour pour le Hiragasy. Les deux troupes, prêts à donner le meilleur d'eux-mêmes, s'affronteront dans une ambiance festive et chaleureuse où l'émotion, le partage et la passion pour la musique traditionnelle seront au rendez-vous. La tradition du Hiragasy est plus vivante que jamais, et ce duel de titans promet d’être un spectacle captivant qui fera vibrer les cœurs et les esprits.
Si.R
En 2024, plus de 43 000 personnes ont bénéficié d'une formation dans le secteur de la pêche à travers Madagascar, selon un rapport du ministère de la Pêche et de l'Economie bleue (MPEB). Parmi elles, 38 940 ont été formées en pisciculture, 1 977 en algoculture et 1 320 en crabiculture. Dans cette dynamique, le ministère et le Fonds malgache de Formation professionnelle (FMFP) ont signé hier, à Ampandrianomby, un protocole de collaboration. Selon les informations recueillies, l’objectif est de promouvoir l'économie bleue et améliorer les conditions de vie des petits pêcheurs. Ce partenariat cible plusieurs catégories de bénéficiaires, notamment les pêcheurs, les collecteurs, les mareyeurs ainsi que les aquaculteurs regroupés en association ou coopérative. Afin de garantir l'efficacité des formations, plusieurs infrastructures seront mises à disposition des bénéficiaires. Rakotosoa Rado, directeur général de l'Economie bleue, affirme que « le MPEB s'engage à fournir les infrastructures nécessaires et proposer des thématiques de formation en fonction des besoins identifiés sur le terrain ». Le FMFP, quant à lui, assurera le financement et l'accompagnement technique des groupes cibles. Un plan de coordination et de suivi sera mis en place afin de garantir la durabilité du projet. Des réunions régulières permettront d'évaluer les progrès et d'apporter les ajustements nécessaires.
Coordination
Le FMFP, qui finance depuis cinq ans des projets de formation à Madagascar, a déjà investi 1,5 milliard d'ariary dans les domaines de la pêche et de la pisciculture. Pierre Raoelina Andriambololona, directeur général du FMFP, souligne l'importance de ce secteur : « L’approche du ministère est évidente, car ce domaine affecte tant les zones maritimes que terrestres du pays. L’objectif est de coordonner ses initiatives et de les financer ». Depuis sa création, le FMFP a soutenu 34 projets dans le domaine de la pêche. Au total, un financement de 56 milliards d’ariary a été mobilisé, permettant de former plus de 100 000 personnes à travers le pays, tous secteurs confondus. Ces fonds proviennent des cotisations du secteur privé ainsi que des financements de l'Agence française de développement (AFD) et de l'Union européenne.
Carinah Mamilalaina
Changer la méthode d’enseignement à Madagascar. Dans le cadre du projet de formation Sud – Certificat en Pédagogie Universitaire (PFS-CPU), l'Université d'Antananarivo a organisé une journée pédagogique. Intitulée « Pédagogie universitaire : vers une meilleure qualité de l'enseignement supérieur à Madagascar », elle s’est tenue hier à l’Université d’Antananarivo.
Cette journée a été l'occasion de partager des pratiques pédagogiques innovantes à travers des sessions de communication.
L’événement a été inauguré par une conférence intitulée « l’apprentissage actif à l’université : Pourquoi ? Comment ? », présentée par le professeur Vincent Wertz de l’Université Catholique de Louvain, coordonnateur du projet CPU.
Plusieurs thèmes ont été discutés comme l’e-learning, l’utilisation des nouvelles technologies de l'information et de la communication, les innovations pédagogiques et intégration du numérique, la pharmacologie ainsi que le cercle vertueux de l’application de la pédagogie active au sein de l’établissement supérieur.
Installé depuis 2019 au sein de l’Université d'Antananarivo, le projet consiste à mettre en place un Certificat en pédagogie universitaire (CPU) et à faire en sorte que les étudiants deviennent des acteurs de leur apprentissage. C’est une collaboration avec les enseignants des universités de Madagascar et l’Ambassade de France. Depuis ces cinq années, des enseignants ont déjà reçu leur certificat, après une formation.
Selon le président de l’Université d’Antananarivo, le professeur Mamy Ravelomanana, le principal objectif est le changement dans la méthode d’enseignement.
L’enjeu est de pérenniser un système de formation des formateurs qui pourrait faire en sorte que ces nouvelles réflexions pédagogiques seront diffusées largement dans les universités. Les pays développés ou en voie de développement ont besoin de s’appuyer sur une population bien formée. Permettre aux étudiants de développer des compétences qui seront mises au service du développement du pays. Une fois le diplôme obtenu, ils n’attendent pas seulement des recrutements, mais se concentrent sur la création d’emplois, une initiative économique.
Le Certificat en Pédagogie Universitaire vise à renforcer le savoir-faire des enseignants à travers une formation.
Anatra R.
La famille du Professeur Ahmad Ahmad, ex- ministre malagasy de la Santé endeuillée. Le fils unique de ce dernier, Chouab Steve victime d’un accident de la route dimanche dernier en France a succombé à ses blessures dans un centre hospitalier de Périgueux.
D’après les dires des proches, la victime âgée de 36 ans était à bord d’une voiture conduite par un de ses amis qui vivait à l’île de La Réunion. Celui-ci qui « présentait les signes d’ivresse », selon le procureur de la République de Périgueux, est sorti indemne de l’accident et a été placé en garde à vue pour homicide involontaire. Le conducteur a renversé, accidentellement bien sûr, la voiture dans un canal fluvial où une personne témoin de l’accident a pu l’extirper du véhicule.
Par contre, il a fallu l’intervention des sapeurs-pompiers pour faire sortir Chouab Steve. En arrêt cardiorespiratoire, il a été de suite pris en charge par les secours qui l’ont réanimé avant de le transporter dans le centre hospitalier où il a rendu l’âme quelques heures après son admission. Le défunt vivait en France depuis l’année dernière et très apprécié dans sa communauté.
Depuis lundi, la famille de la victime et ses proches ont lancé une cagnotte afin de collecter des fonds pour le rapatriement de son corps à Madagascar.
F.R.
Présent au sommet ministériel africain à Banjul, Gambie, le ministre de la Jeunesse et des Sports malagasy, Marson Moustapha Abdulah, a affirmé la priorité accordée à la gouvernance sportive en Afrique, lors du sommet ministériel organisé par l'UNESCO, USADA, WADA et l'Union africaine. Ce sommet, portant sur le thème « Renforcer la gouvernance sportive en Afrique : promouvoir la coopération internationale pour des valeurs, une éthique et une intégrité renforcées dans le sport », a permis de mettre en lumière les défis et opportunités pour le continent africain en matière de gestion sportive.
Une priorité présidentielle pour Madagascar. Conformément à la vision du Président Andry Rajoelina, le ministère de la Jeunesse et des Sports a défini la gouvernance transparente et éthique comme axe prioritaire. Ce cadre d’action repose sur une feuille de route visant à garantir une gestion saine et équitable des activités sportives, tout en répondant aux attentes des instances internationales.
Le contexte africain actuel révèle des défis majeurs, notamment en matière de transparence, d’optimisation des ressources et d’application des principes de bonne gouvernance. Cependant, les obstacles s'accompagnent également d’opportunités prometteuses. Pour répondre efficacement à ces enjeux, trois axes principaux ont été identifiés à savoir, le renforcement des compétences des gestionnaires sportifs, Investir dans la formation des responsables pour une gestion plus professionnelle et éthique.
La consolidation des cadres institutionnels et juridiques dans le but d'établir des bases solides pour une gouvernance exemplaire, ainsi que la mise en place de systèmes de contrôle et de sanctions efficaces pour assurer un suivi rigoureux et responsabiliser les acteurs.
Les membres du sommet se sont conclus par un engagement collectif des nations africaines en faveur d’une transformation profonde. L’objectif est clair : bâtir un environnement sportif basé sur l’intégrité, l’éthique et la durabilité.
Madagascar, par sa participation active, réaffirme son rôle moteur dans la promotion de valeurs sportives en Afrique.
L.R.
Devant la soudaine recrudescence des braquages ayant ensanglanté la ville d’Antananarivo lors du week-end dernier, la Police n'a pas croisé les bras. A preuve, le service anti-gang ou SAG a déjà arrêté deux suspects dont l'un âgé de 20 ans et un autre de 26 ans, après qu'une boucherie d'Anosizato-Est s'est fait braquer par une dizaine de bandits armés, la nuit du dimanche dernier.