Jamais deux sans trois ? Après deux jours successifs où des braquages se sont produits dans la Capitale, voilà qu'un autre encore, le troisième de la série, se déroulait cette fois-ci à Anosizato-Est, la nuit de dimanche dernier. La cible: une boucherie très fréquentée et sise à cheval entre cette dernière localité et Anosizato Ouest. D'après une source, une dizaine d'individus armés et parlant une dialecte régionale ont perpétré l'attaque, un peu vers 20h30. Les agresseurs n'ont pas hésité à faire usage de leurs armes, ouvrant ainsi le feu. Résultat : un employé de ladite boucherie a récolté une balle et fut évacué d'urgence à l'hôpital. Outre cela, les malfaiteurs ont fait main basse sur le butin, lequel est constitué d'une somme d'1 million d'ariary, la recette de la journée, selon toujours cette source.
Ces bandits n'ont pas frappé au hasard. Mieux, ils auraient calculé leur sale coup et ont attendu le moment opportun pour passer à l'action : les bouchers étaient justement en train de faire leur compte lorsque les bandits ont fait subitement irruption à l'endroit. Et pas les mains vides : les intrus ont fait crépiter leurs armes pour menacer les employés de la boucherie.
Ces derniers auraient tenté de réagir pour contrecarrer l'action des malfrats. Ce qui a valu aux victimes ces tirs, lesquels ont touché l'une d'elles.
De source auprès du Fokontany d'Anosizato-Est, le gang aurait bénéficié de l'aide d'informateurs pour que le renseignement entre ses mains soit fiable à propos de la cible. Certes, la Police dont le Service anti gang (SAG), mais aussi le commissariat d'Arrondissement ont démarré les recherches. Mais aucun suspect n'a été encore pris. Du coup, on assiste à un regain subit de l'insécurité avec toute cette multiplication des braquages dans la ville. Cela a bien commencé par celui ayant coûté la vie au chauffeur d'une Indopakistanaise à Ambodivona, sans oublier celui d'un autre encore survenu le lendemain même de ce drame, mais cette fois-ci à Bekiraro Isotry où le propriétaire d'un cash point fut visé et dépouillé de ses millions, enfn celui qui venait de se produire à Anosizato-Est.
Franck R.
Samedi dernier, l’équipe du Task Force « riz » a rencontré à Ambatondrazaka les opérateurs économiques, collecteurs et producteurs dans le cadre de la réforme de la filière rizicole. Cette rencontre visait à renforcer les échanges entre les acteurs locaux et à trouver des solutions pratiques pour améliorer la production et réduire le prix de cette denrée alimentaire. Les discussions ont souligné les défis auxquels font face les producteurs, notamment le coût élevé des intrants agricoles et la faible productivité. Dans ce contexte, plusieurs propositions ont été avancées pour perfectionner les pratiques agricoles, réduire le coût de production et dynamiser la filière. Gaëtan Ramindo, secrétaire général du ministère de l’Agriculture et de l’Elevage (MINAE), a affirmé : « Notre priorité est de rendre la filière rizicole plus compétitive et accessible, tout en garantissant une production de qualité ».
Amélioration
Parmi les initiatives concrètes présentées, on peut mentionner l’aménagement d’un site « vitrine » de 100 hectares au Centre de multiplication de semences (CMS) d’Anosiboribory, la réhabilitation des infrastructures pour améliorer la production de semences et la construction d’une usine d’engrais à Ambaiboho. Le ministère prévoit également la distribution de matériels post-récolte, comme des batteuses et vanneuses, afin de réduire les pertes agricoles. En réponse à la sécheresse, des pépinières communautaires seront mises en place pour fournir gratuitement des jeunes plants de riz aux agriculteurs sinistrés.
C.M
La Fédération Malagasy de Basketball (FMBB) a officialisé une nouvelle de grande envergure pour les amateurs de basketball malagasy. En effet, Madagascar accueillera la 3ᵉ et dernière phase des qualifications pour l’AfroBasket 2025. L’événement se déroulera du 21 au 23 février 2025 et promet des affrontements intenses au Palais des Sports de Mahamasina.
Madagascar évolue dans le groupe D où la compétition s’annonce rude face à des adversaires redoutables. La Côte d’Ivoire domine le groupe avec un parcours parfait de trois victoires lors de la première fenêtre en février 2024 en Egypte. Et l'Égypte suit avec deux victoires et une défaite, tandis que Madagascar, avec une victoire et deux défaites, se positionne en troisième place. La République centrafricaine ferme la marche avec trois défaites.
Cependant, rien n’est encore joué. Les trois meilleures équipes, en combinant les résultats des deux fenêtres, obtiendront leur ticket pour l'AfroBasket 2025.
Les horaires des rencontres restent à confirmer, mais l’enjeu est clair : Madagascar doit impérativement consolider sa position ou viser la deuxième place occupée par l’Egypte pour espérer une qualification historique.
Avec une préparation adéquate et un soutien massif des supporters et partenaires, les Ankoay ont toutes les chances de réaliser l’exploit. Les fans malagasy sont invités à se mobiliser pour transformer cette compétition en un véritable tremplin vers l'AfroBasket 2025.
L'aventure continue, et le rêve d'une qualification reste à portée de main.
Madagascar a l’avantage de jouer à domicile, un atout crucial pour galvaniser les jeunes talents de l’équipe nationale. Avec leurs expériences internationales récentes, les Ankoay ont le potentiel de rivaliser avec les meilleures équipes du groupe. Néanmoins, décrocher une qualification exigera une préparation rigoureuse et un engagement total de l’équipe.
Le calendrier des matchs de la deuxième fenêtre qualificative est fixé le vendredi 21 février: Madagascar affrontera la Côte d’Ivoire. Le samedi 22 février : Les Ankoay se mesureront aux Pharaons égyptiens. Le dimanche 23 février : Madagascar clôturera cette phase contre les Fauves centrafricains.
Elias Fanomezantsoa
L’aéroport international d’Ivato franchit une nouvelle étape dans l’optimisation du contrôle douanier. Hier, le Président de la République, Andry Rajoelina a inauguré de nouvelles infrastructures destinées à améliorer l'efficacité et la rapidité du passage en douane. Lors de la cérémonie, il a annoncé que « Ce projet repose sur la mise en place de nouveaux circuits de contrôle et l’adoption de technologies modernes pour garantir une meilleure sécurité et fluidité des opérations ». L’administration douanière a instauré deux circuits afin de faciliter le passage des voyageurs. Le premier, signalé par « Circuit vert : rien à déclarer », est réservé aux passagers n’ayant aucune marchandise à déclarer. Ils doivent simplement déposer leurs bagages sur un tapis roulant où un scanner en vérifie le contenu. Ce circuit s'étend sur environ 35 m2. Le second, marqué « Circuit jaune : articles à déclarer », concerne les voyageurs transportant des marchandises soumises à des droits et taxes. Cette zone de 17 m2 comprend deux box de contrôle adjacents, dotés de baies vitrées et un banc de fouille. Une salle de surveillance de 16 m2, équipée d'écrans et de vitres sans tain, permet aux agents de contrôler les opérations en toute discrétion. Un espace de stockage de 19 m2 est également prévu pour entreposer les bagages retenus.
Renforcement
La sécurité a été considérablement renforcée avec l’installation de lecteurs de badges pour contrôler l’accès du personnel. Des caméras ont été placées dans les locaux des bagages ainsi que dans le hall des carrousels. De plus, un système de vérification des badges régule l’ouverture des portes. Les normes « incendie » ont été respectées avec l’installation de deux portes coupe-feu. Ces aménagements ont été réalisés en collaboration avec les agents des douanes afin de garantir leur conformité aux normes en vigueur. Par ailleurs, les travaux ont été confiés à des entreprises locales. Cela valorise ainsi le savoir-faire national. « Avec ces nouvelles infrastructures, l’aéroport d’Ivato se positionne comme un modèle de modernisation du contrôle douanier à Madagascar », a annoncé Lainkana Zafivanona Ernest, directeur général des douanes.
Carinah Mamilalaina
Dernière ligne droite pour l’équipe malagasy. A l'approche de la finale tant attendue de la 9e édition de la Coupe du monde des traiteurs, connue sous le nom d’« International Catering Cup », qui se tiendra le 23 janvier au Salon Sirha situé à Lyon (France), l'excitation est à son comble. La « Team Madagascar », sous la houlette du chef Lalaina Ravelomanana, s'apprête à défendre fièrement les couleurs de son pays face à onze autres équipes finalistes. Samedi dernier, les cheffes malagasy, dirigées par Fenosoa Véronique Rahajamalala et sa coéquipière Bodo Sophie Rakotovao, ont achevé leur phase d'entraînement intensif. Elles ont minutieusement reproduit toutes les recettes et simulé les conditions de la finale depuis leur arrivée en France. « Nous avons comme objectifs de mettre en lumière notre savoir-faire exceptionnel et de nous distinguer parmi les meilleurs traiteurs du monde », souligne Fenosoa Véronique Rahajamalala. Et d’ajouter : « Nous sommes extrêmement confiantes, conscientes de notre niveau et prêtes à relever le défi ».
Depuis novembre dernier, l'équipe s'est engagée dans un entraînement rigoureux, en conditions réelles, avec un rythme effréné de dix-huit heures par jour. Ce travail acharné est le reflet de leur détermination à briller lors de cette compétition internationale. La compétition de cette année sera marquée par la présence d'une autre figure malagasy, Rocco Andriamiarisatrana, ancien entraîneur de l'équipe en 2015. Bien qu'il fasse partie du jury, il est important de noter que celui-ci ne jugera pas l'équipe malagasy. Samedi dernier, l'équipe a déjà finalisé son entraînement en se concentrant sur les détails du podium.
Le concours se déroulera les 21 et 22 janvier à Balan, une Commune française située dans le département de l'Ain, en Région Auvergne-Rhône-Alpes, avec une journée de préparation complète le 22, avant la grande finale publique prévue le 23 janvier à Lyon. Le programme est serré. Le pesage aura lieu le 21 janvier, suivi d'une journée de mise en place de 8h à 18h le 22, suivi du grand jour de la finale avec des montages et des préparatifs de dernière minute. L'équipe devra jongler avec pas moins de cinq cents références de produits, tout en respectant les règles strictes de la compétition. L’attention se tourne désormais vers Lyon, où la « Team Madagascar » espère inscrire son nom dans l'histoire de cette compétition prestigieuse. Son ambition est de faire rayonner la cuisine malagasy sur la scène mondiale, et la passion qui l’anime est palpable. Les yeux du monde seront rivés sur tous ces compétiteurs, prêts à savourer le fruit de leur travail acharné et de leur créativité.
Si.R
TGV consolide. IRMAR renforce. ARMADA verrouille. Bref, le monde est beau !
Harilala Ramanantsoa sort vainqueur. La plate-forme soutenant le régime Orange maintient son emprise à Antananarivo, la Capitale de Madagasikara et par extrapolation sur tout le territoire national. Rajoelina Andry Nirina et le pouvoir qu’il dirige depuis 2019 confirment la consolidation de son empreinte à partir de la ville numéro un jusqu’aux confins du pays. Les résultats définitifs proclamés par le Tribunal Administratif (TA), Anosy - Antananarivo, le vendredi 17 janvier dernier, le corroborent.
Harilala Ramanantsoa cartonne ! La nouvelle maire est créditée d’un score, officiel et définitif, honorable de 43,24 %. Une majorité bien que relative permet à Mme le premier magistrat de la Capitale de trôner solennellementsur le prestigieux fauteuil de la Mairie de la ville des Mille. A ce titre, Harilala Ramanantsoa est la deuxième descendante d’Eve à occuper par la voie des urnes le poste de Maire de la Commune Urbaine d’Antananarivo après Lalao Ravalomanana, l’épouse de l’ancien Chef d’Etat Ravalomanana Marc.
Et après, qu’est-ce qu’on fait ? Que faire ! La victoire incontestable pour le siège du patron de la CUA est une chose, l’assumer en est une autre ! Elle ne sera pas de tout repos. Titanesque, être Maire de la Capitale s’avère âpre.
D’abord, à commencer par la gestion du Conseil municipal. Il va falloir dénicher un ou une président(e) du Conseil qui répondra aux attentes. Un « oiseau rare » (OR) sinon un « gisa mainty » ! Etant donné, le score obtenu par l’IRMAR qui frise la relative majorité et la répartition des sièges, la plate-forme présidentielle doit forcément composer avec d’autres formations susceptibles de rallier la cause du premier magistrat nouvellement élu. En effet, en ballotage avec le camp de l’Opposition, il faudra user de toutes les tactiques et subtilité afin de parvenir à l’objectif attendu. Il y va des intérêts de tout le monde. Il faut y aller sur la pointe des pieds avec les mains gantées !
Ensuite, établir les stratégies adéquates pour maîtriser la situation souvent chaotique qui prévaut à Antananarivo. Certes, les voies et les moyens ont été déjà élaborés sinon tracés. Mais, il va falloir savoir les mettre en œuvre. La mise en route est toujours l’étape la plus dure et la plus laborieuse. Un vrai parcours du combattant ! Des programmes alléchants et bien structurés, la ville en avait déjà eu en pagaille. Mais, la mise en application laisse à désirer à tel point que la première ville de Madagasikara se trouve engluée dans un ensemble confus de soucis voire dans un enchevêtrement malsain de problèmes.
La nouvelle maire, forte de l’onction populaire et de ses expériences vécues en tant qu’ancienne conseillère municipale et en sa qualité de PDS, un tant soit peu, aura certainement une plus grande visibilité pour diriger de main de maître la ville des Mille, chère à Andrianjaka. En effet, il en faudra beaucoup de ces bagages pour avoir le minimum de chance de réussir là où beaucoup ont échoué.
D’ores et déjà, il convient de réussir à transformer l’essai en but marqué. Apparemment, l’ancrage de l’IRMAR se consolide, se renforce.
Les Tananariviens attendent avec un grand espoir les œuvres de redressement de la nouvelle maire.
Ndrianaivo
Le ministère de la Jeunesse et des Sports de Madagascar renforce sa collaboration avec l’Inde, représentée par son ambassadeur à Madagascar, dans le but de tisser des liens solides entre les deux nations. Cette coopération vise notamment à favoriser le développement mutuel entre Madagascar et l’Inde.
« Je tiens à remercier le ministre de la Jeunesse et des Sports malgache pour son soutien et sa présence lors de cette première séance de yoga. Cette discipline, pratiquée en Inde depuis des millénaires, est devenue un phénomène mondial depuis la reconnaissance de la Journée internationale du yoga par les Nations unies en 2014. Le yoga est bénéfique pour la santé et l’esprit, particulièrement pour les jeunes. Nous espérons également que cette initiative contribuera à renforcer les liens culturels et à développer le tourisme entre l’Inde et Madagascar », a déclaré Bandaru Wilsonbabu, ambassadeur de l’Inde à Madagascar.
Vers 23h samedi dernier, la localité d'Ambatofaritana, Commune de Manampatrana, dans le District d'Ikongo, Région de Fitovinany, a été le théâtre d'un drame lié à une sanglante vindicte populaire, et qui fut en réalité sans fondement car découlant simplement d'une grave méprise. Les cibles : deux individus qui s'étaient rendus en moto à l'endroit, passage obligé pour rentrer chez eux. Pris pour des kidnappeurs, l'un d'eux, le prénommé Delphin (41 ans), qui travaillait au sein du projet « Action contre la faim (ACF), et qui rentrait d'une mission à Ifanadiana, a succombé après que des villageois l'eurent roué de coups jusqu'à ce que mort s'ensuive. Son compagnon de route, lui, a plus de chance car il survécu aux terribles agressions.
Une zone suspecte, détectée dans le canal de Mozambique, est actuellement surveillée de près. Son évolution sera plus nette à partir de mercredi. Les conditions météorologiques seront favorables aux activités orageuses sur la majeure partie de l’île. Des averses frontales seront prévues dans le grand Sud ce mercredi, mais le temps deviendra sec par la suite. Des averses localement orageuses restent probables sur la partie ouest des Hautes terres centrales ainsi que le versant ouest du pays, particulièrement dans l’après-midi.