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Comité de salut public

Publié le lundi, 13 avril 2020 Écrit par 
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Retour à la source. Notre jeune Président n’en finit pas de nous épater, à plus forte raison, nous émerveiller de ses bonnes initiatives. Le « Komity Loharano », la dernière en date, relance le développement du pays. Un retour à la source aussi bénéfique que nécessaire.
En 2007, alors qu’il n’a que la trentaine, un jeune inconnu du bataillon débarqua dans l’arène politique. Lors d’une conférence de presse à l’Hilton, à l’époque, il fit part de son intention de se porter candidat à la Mairie d’Antananarivo. Il va ainsi défier le tout puissant Ravalomanana Marc, Président de la République, dans son fief. Ce fut une grosse surprise ! Au final, Rajoelina Andry, car il s’agit de lui, sous la couleur orange du TGV (Tanora Gasy Vonona), terrassa le candidat du TIM Rafalimanana Hery, le poulain de Ravalomanana, et devint l’un des plus jeunes maires des Capitales africaines. Iavoloha, sous le choc des ondes telluriques, tremble. En 2009, encore le jeune maire Rajoelina, soutenu par un soulèvement populaire sans précédent, chassa le despote Ravalomanana Marc. En dépit du boycott des bailleurs traditionnels durant toute la durée de la transition, le jeune Président, avec le peu dont il  disposait,  avait pu concrétiser de gros chantiers pour les infrastructures de base de la Santé et du Sport. En 2018, Rajoelina Andry revient, par la voie royale démocratiquement parlant, au pouvoir. Il re-débarque avec dans son sac l’IEM. Et il ne cesse de surprendre.
De mai 1972 à juin 1975, feu le colonel Ratsimandrava Richard, alors ministre de l’Intérieur du Gouvernement Ramanantsoa, arpentait monts et vallées dans tout Madagasikara pour redonner naissance et revigorer la dynamique du « Fokonolona ». Une cellule de base qui incarne la spécificité de l’identité nationale des malagasy depuis la nuit des temps. Une valeur traditionnelle bien ancrée de chez nous. Mais avec l’arrivée de nouveaux conquérants, elle s’éclipse et laisse la place aux nouvelles structures de type occidental. Ratsimandrava Richard, profondément convaincu de l’efficacité du retour à l’origine aux valeurs identitaires malagasy pour redémarrer le redressement du pays, préconisa la remise sur rails du « Fokonolona ». Il savait très bien que si Andriamasinavalona (1675-1710) aussi bien que son illustre arrière-petit-fils Andrianampoinimerina (1787-1810) avaient pu réaliser de grands travaux d’intérêt général, c’est grâce au dynamisme du « Fokonolona ». Ainsi, dans la démarche de Ratsimandrava, les « Andrimasom-pokonolona » et le « Vatoeka » (Vaomiera ara-toekarena) piloteront les travaux de redressement. Mais, de cette redynamisation du « Fokonolona », Ratsimandrava créa des vagues. Et il n’ira pas loin !
Rajoelina Andry, Chef de l’Etat, dans la lignée des grands souverains et des illustres hommes d’Etat du pays, remonte lui aussi à son tour, à la source. Le moment crucial et inédit que traverse le pays nécessite la mobilisation de tous, à la base, suivant le modèle d’antan.
Coordonné par les maires et supervisé par les députés,  le « Komity Loharano », apportera du sang nouveau et de l’esprit évolué dans le processus de redressement  du pays. S’agissant d’un Comité de salut public, le vrai et composé d’hommes et de femmes intègres et compétents au niveau du Fokontany, le « Komity Loharano », à l’image des « Raiamandrenim-pokolona », dans le temps, redynamisera la communauté de base et conduira le pays vers l’épanouissement. A chacun d’y mettre son sérieux et son entrain.
Ndrianaivo

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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