Il faudra au moins 50.000 euros pour rapatrier les 21 ressortissants malagasy, toujours emprisonnés à Siem Reap, au Cambodge. En attendant la décision de l’ambassade de Madagascar à Pékin Chine), la diaspora malagasy a effectué une levée de fonds pour les aider. Hier, plus de 1.500 euros ont été collectés.
En tant que concitoyen, Iaro Razanakoto, passionné du sport automobile et pilote international évoluant en Thaïlande, leur a rendu visite. Il leur a distribué de la nourriture et des médicaments. A la suite de cette intervention, certains d’entre eux ont pu rentrer à Madagascar, les frais de retour ayant été pris en charge par leurs familles.
« Nous avons pris en compte les revendications des enseignants, entre autres la révision de l’indemnité du logement, l’augmentation des postes budgétaires, les conditions d’intégration ou encore l’amélioration de leurs conditions de vie. Toutefois, certaines de ces requêtes ne relèvent pas uniquement de la compétence du ministère de l’Education nationale (MEN). Nous les avons déjà transmises aux autorités compétentes, lesquelles sont sollicitées à prendre leurs responsabilités », a informé hier Mbolameva Malazanomenarivony, directeur régional de l’Education nationale (DREN) Analamanga.
A l’occasion d’une rencontre initiée par le locataire du Palais d’Iavoloha ayant une allure de concertation nationale, le maître des céans, le Chef de l’Etat Andry Nirina Rajoelina promet.
Devant Dieu et les hommes, le ciel et la terre, en face des personnalités diverses, Andry Nirina Rajoelina, s’engage solennellement à en finir définitivement les affres des délestages et des coupures d’eau dans un délai formel de un an à compter du jour du 8 octobre 2025, date de proclamation de l’engagement. Pour un engagement, c’en est un solennel ! On ne peut pas être plus clair et sans ambages. Une promesse d’homme, d’un homme d’Etat ! Rajoelina met en jeu son mandat en cas de manquement de sa part.
Une cargaison de cigarettes de contrefaçon saisie le 22 septembre dernier au port de Mahajanga sera prochainement détruite sous la supervision des autorités douanières. L’opération découle d’un contrôle ciblé mené grâce à une alerte transmise par la douane réunionnaise. A l’ouverture du conteneur suspect, les agents ont découvert plus de 57 600 cartouches de cigarettes de marque “Good Look”, accompagnées de rubans adhésifs portant la mention “Imperial Tobacco” et de plusieurs cartons de serviettes à jeter. Le lot a été immédiatement scellé, et une procédure judiciaire est en cours avant sa destruction définitive par enfouissement contrôlé.
La Grande île est sur le point de marquer une étape significative dans son univers cinématographique grâce au lancement du « First Step Fund ». Il s’agit d’un fonds inédit destiné à accompagner les jeunes réalisateurs en herbe. Mis en place par l’association MadaFilmLab sous l’impulsion du réalisateur Luck Razanajaona, ce programme ambitieux entend offrir une opportunité précieuse aux talents émergents pour réaliser leurs premiers courts-métrages, souvent freinés par des barrières financières et logistiques.
Mercredi dernier à Iavoloha, le Président Andry Rajoelina a parlé franchement. Il a dit que ceux qui lui ont toujours dit que tout allait bien sont justement ceux qui ont conduit le pays dans la situation actuelle. Une phrase qui a fait réagir, beaucoup y voyant une critique directe envers ses collaborateurs à la Présidence. Et il n’a pas fallu attendre longtemps pour que ses mots trouvent un nouvel écho.
Hier à la mi-journée, le Général Zafisambo Ruphin, nouveau Premier ministre, a effectué sa première apparition publique. Il a choisi pour cela le parvis de l’Hôtel de ville d’Analakely, où étaient déployées des troupes pour assurer le maintien de l’ordre face aux manifestations quotidiennes de jeunes dans le centre-ville. L’occasion pour lui de clarifier la politique du Gouvernement et de rappeler les principes de discipline et de respect à observer dans ce contexte sensible. Le Premier ministre a d’abord souligné que la présence des Forces de l’ordre dans des lieux stratégiques tels qu’Analakely ou Ambohimanambola est « une obligation » pour permettre à la population de vaquer à ses occupations et garantir la sécurité des citoyens. Selon lui, la mesure ne relève pas d’un caprice, mais d’une nécessité pour montrer le travail des autorités et maintenir le moral des équipes déployées. « Il s’agit aussi de rappeler les responsabilités et les compétences requises pour toute action de maintien de l’ordre », a-t-il précisé.
Une lueur nouvelle éclaire le campus universitaire de Vontovorona avec le ronronnement des nouveaux générateurs. Les groupes électrogènes (deux) promis par le Président de la République viennent d’être installés sur les lieux, marquant une étape décisive dans la lutte contre les coupures d’électricité qui perturbaient depuis des mois la vie estudiantine. Comme annoncé avec enthousiasme sur ses plateformes Facebook et X du Chef de l'Etat, le dispositif sera bientôt déployé dans d'autres universités, notamment à Ankatso, pour garantir un accès continu à l'énergie.

Nos confrères et consœurs qui font et refont le tour de la ville afin de glaner des informations vraies et en direct ont fait de l’amer constat : il n’y a plus de loi à Antananarivo, pas de code d’hygiène, pas de code la route. Il n’y a que la loi de la rue qui tient ! La population vit sous la loi des barrages. En effet, les barrages font la loi partout ! Des barrages érigés par les Forces de l’ordre afin de limiter strictement l’accès sur certains sites jugés hautement sensibles, interdits au public comme celui de la Place de l’indépendance populairement nommé « Place du 13 mai ». L’objectif évident étant pour les FDS de garantir au mieux l’ordre public et pour les tenants du régime en place de s’assurer le maximum de sureté pour la stabilité. Pour leur part, les grévistes et les manifestants de rue érigent également des barrages afin d’empêcher les gendarmes et policiers de faire leur travail de dispersion. Au final, à chaque camp son barrage ! Conséquences, les habitants de la ville des mille ont du mal à se faufiler entre les barrages. Les véhicules des particuliers n’en peuvent plus autant. Mais le plus navrant et le plus stressant dans tout ce bric-à-brac, c’est le mouvement des taxis-be, seuls moyens de transport de la grande majorité des gens. Déjà, en période « normale », sans mouvement de grève, ils ne font qu’à leurs têtes, qu’à leur loi. Les barrages partout dans la ville leur facilitent la tâche. Les itinéraires prévus dans les cahiers de charge sont ignorés. Les usagers, l’éternelle victime, peinent à suivre le rythme !
En réalité, l’abracadabrant vécu en ce moment n’est que le prolongement de l’anarchie et de la gabegie qui règnent depuis toujours dans la Capitale. L’équipe dirigeante qui se succédait à l’Hôtel de ville d’Analakely n’a pas pu faire autrement que montrer son impuissance à juguler le mal. Les plus perdants dans cette foire sont les contribuables qui, en fait, paient de leur sueur l’argent pour faire tourner la lourde machine de la Commune mais en retour ils subissent les impacts négatifs et déconcertants de l’anarchie.
Au moins deux facteurs expliquent ce chaos. D’abord, le manque de rigueur des dirigeants. Apparemment, on a l’impression qu’on laisse faire ! Tout observateur de la vie publique constate facilement le laxisme et se demande pourquoi on n’ose pas faire appliquer la discipline à Antananarivo. Les agents de police nationale ou communale se contentent de faire « chanter » leurs sifflets sans aucune prise de mesures coercitives. Sous d’autres cieux, les agents de police ne plaisantent point sur le respect de la discipline, du code de la route. A Paris tout comme à Londres, à Dakar ou à Port-Louis, on ne badine pas avec le respect du code la route. Dans la Capitale malagasy, chacun fait sa loi. Taxis-be, taxis-motos, taxis-bicyclettes, les charrettes à bœufs et à main circulent dans tous les sens selon le code la …rue. Quel gâchis ! Deuxième facteur, la corruption généralisée. Il suffit pour le chauffeur verbalisé de « s’acquitter » d’une certaine somme d’argent, souvent dérisoire, pour récupérer les papiers du véhicule confisqués. Le statu quo en dépit des beaux discours.
Ndrianaivo