Le combat contre l’usurpation du métier d’infirmier prend une nouvelle dimension à Madagascar. Lors de l’inauguration du siège de communication des infirmiers, installé au sein de l’Institut national de santé publique et communautaire (INSPC) à Mahamasina, l’Ordre des infirmiers a évoqué un problème préoccupant : la présence d’environ 200 faux infirmiers à travers le pays. Selon John Andrianarison, président de l’Ordre des infirmiers, ces usurpateurs de fonction exercent souvent au sein de grandes structures hospitalières, mettant en péril la qualité des soins médicaux.
Concrétiser par des actions tangibles. Dans le cadre des 16 jours d’activisme contre les violences basées sur le genre, la Fondation Axian a inauguré hier le Centre mère-enfant (CME), situé à Antohomadinika. Ce projet, réalisé en partenariat avec l’association à but non lucratif Maison des Enfants (MA.D.E), représente un engagement fort en faveur des familles vulnérables de la capitale.
Diplomatie tous azimuts ! Madagasikara inaugure en grande pompe sa première ambassade au royaume chérifien du Maroc. Le rétablissement des relations entre les deux pays datait de 15 août 1994 après que les nouveaux dirigeants de la Grande île se démarquaient de la position de la République démocratique du régime Ratsiraka de l’époque et optaient pour le camp du Maroc dans le conflit opposant le Maroc et le Sahara occidental. Depuis, les relations entre les deux peuples se renforcent. En 2006, le Maroc ouvre son ambassade à Antananarivo. Dix ans après, en 2016, le roi Mohamed VI effectuait une visite officielle à Madagasikara que les observateurs qualifient « d’historique ».
Reprise. Le projet d'exploitation de sables minéralisés de Base Toliara, suspendu depuis 2019, a finalement reçu le feu vert pour reprendre. Cette décision, actée lors du dernier Conseil des ministres, met un terme à des négociations qui ont duré tout un quinquennat, ayant débouché sur un accord visant à maximiser les bénéfices pour le pays tout en respectant les intérêts de l'investisseur. D'un point de vue financier, ce projet est une manne pour les caisses de l'Etat. Sur une durée de 38 ans, il est estimé qu'environ 5 milliards de dollars seront injectés dans l'économie du pays, un chiffre qui inclut les taxes, les contributions fiscales et les investissements sociaux.
La Cour des Comptes de Madagascar est sur le point de présenter son rapport annuel pour l'année 2024.
Cet événement est programmé pour le 29 novembre 2024 à la Cour Suprême d'Anosy. Ce rapport revêt une importance particulière, car il aborde plusieurs sujets cruciaux pour la gestion des finances publiques à Madagascar. Le rapport de cette année se concentrera sur plusieurs thèmes clés dont la gestion des dépenses liées au carburant de la JIRAMA, l'entreprise nationale d'électricité et d'eau. Il y a aussi la question de l'attribution et la gestion des bourses d'études dans les universités publiques, ou celle de l'insécurité alimentaire, particulièrement dans la Région du Grand Sud. La Cour des Comptes joue un rôle essentiel en tant qu'institution supérieure de contrôle. Selon Jean de Dieu Rakotondramihamina, président de la Cour, cette institution veille à l'utilisation appropriée des fonds publics dans une vidéo sur la page officielle de la Cour des Comptes. Ses missions incluent l'évaluation des politiques publiques, le contrôle des comptes des comptables publics et l’assistance aux autorités dans la gestion des finances publiques. En outre, la Cour des Comptes s'engage à informer les citoyens sur l'utilisation des deniers publics, conformément aux dispositions de la Constitution.
Les soins gratuits offerts par Ambatovy continuent de bénéficier à la population locale, en particulier aux communautés vivant autour de la mine de Moramanga.
Cette initiative annuelle s'inscrit dans le cadre du Plan de gestion environnementale et de développement social (PGEDS), qui reflète l'engagement d'Ambatovy envers le bien-être social et environnemental. Pour l'édition de cette année, environ 800 personnes sont ciblées dans les localités de Befotsy, Behontsa, Ampitambe (Commune rurale d’Ambohibary) et de Berano (Commune rurale d’Andasibe). Les consultations médicales se déroulent du 25 au 29 novembre 2024. Ambatovy collabore avec le Service du district de santé publique (SDSP) pour offrir des services essentiels à la population. Incluant des consultations médicales et des soins médicaux, un dépistage du VIH/SIDA et des extractions dentaires. C’est Ambatovy qui assure le soutien financier et logistique tout en fournissant les médicaments nécessaires pour ces soins.
Vers l’augmentation du nombre de journaliste en formation en Chine.
La coopération entre la Chine et le ministère de la Communication et de la Culture de Madagascar se renforce, notamment dans le domaine de la formation des journalistes. Lors d'une récente rencontre, la ministre Mara Volamiranty Donna a exprimé le souhait d'augmenter le nombre de journalistes en formation en Chine après les 20 journalistes envoyés là-bas cette année. L'objectif principal de cette formation est de renforcer les compétences des journalistes, en leur offrant des opportunités d'apprentissage et d'échange. La ministre a souligné l'importance de cette initiative pour améliorer la qualité de l'information et favoriser un journalisme responsable et éthique. En plus de la formation, il y aura un soutien mutuel pour l'entretien et la gestion du patrimoine culturel. La relation entre les deux pays est au beau fixe. Le gouvernement chinois manifeste sa confiance envers Madagascar, ce qui augure d'une continuité dans les échanges. L'ambassadeur de Chine à Madagascar, Ji Ping, a également souligné que, bien que les deux pays soient géographiquement éloignés, ils partagent de nombreux points communs. Il a décrit l'ambassade comme un pont culturel reliant les deux nations.
L'eau, un trésor mondial essentiel à la vie et à la santé des populations.
Dans le cadre de l'Objectif de développement durable 6 (ODD6), qui vise à garantir l'accès universel à l'eau et à l'assainissement géré en toute sécurité, des initiatives internationales sont mises en place pour améliorer la gestion de cette ressource précieuse. Du 26 au 28 novembre 2024, l'Unité Eau, Assainissement et Santé (WSH) de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a organisé une réunion mondiale à Genève, en Suisse. Cet événement a rassemblé des régulateurs, des experts et des parties prenantes du secteur de l'eau potable et de l'assainissement. L'objectif principal était de discuter des réglementations en matière d'eau et d'assainissement, ainsi que de partager des connaissances et des expériences. Madagascar, représenté par le ministère de l'Eau, de l'Assainissement et de l'Hygiène (MEAH), a activement participé à ces événements. Le pays est actuellement engagé dans un processus de réforme de ses documents de référence dans le secteur de l'eau. Avec le soutien de l'OMS, Madagascar vise à améliorer le code de l'eau. En effet, l’actualisation de ce document crucial est en cours, afin de mieux répondre aux besoins locaux et du contexte. Il y a aussi l'opérationnalisation de l'Organisme régulateur du service public de l'eau et de l'assainissement (OREA) pour garantir une gestion efficace des ressources en eau.
A Antananarivo, la campagne électorale fait rage, mais ce ne sont pas les programmes ou les débats d’idées qui captivent l’attention des citoyens. Les discussions se concentrent ailleurs, à savoir sur la légitimité de Tojo Ravalomanana, fils de l’ancien Président Marc Ravalomanana, à prétendre au poste de maire de la Capitale. Beaucoup remettent en cause son inexpérience et doutent par conséquent de ses compétences. Et les critiques ne viennent pas seulement de l’Opposition. Au sein même du parti Tiako i Madagasikara (TIM), son investiture provoque des fractures profondes.
La Gestion des risques et des catastrophes (GRC) est un enjeu crucial à Madagascar, un pays souvent confronté à des catastrophes naturelles. Ces événements ont des impacts variés selon le genre, touchant différemment les hommes, les femmes, les garçons et les filles. Ainsi, il est essentiel d'intégrer la dimension genre dans les stratégies de GRC pour répondre aux besoins spécifiques de chaque groupe. Madagascar a fait des progrès notables en matière d'égalité de genre.
« Orange Day ». La journée internationale de sensibilisation de la lutte contre les violences basées sur le genre se tenait ce lundi 25 novembre. Une mobilisation générale sous la houlette de la Première dame, Mialy Rajoelina, visant la conscientisation sur les méfaits de cet anachronique délit, a eu lieu dans tout Madagasikara, au Kianjan’ny hira gasy, Ampefiloha pour Antananarivo. Etant entendu qu’il s’agit une Journée mondiale, des mouvements de sensibilisation parfois même de contestation contre les violences basées sur le genre ont été constatées à travers les grandes villes du monde. Paris, New-York, Londres et bien d’autres ont vu des manifestations logées à la même enseigne. Les femmes, de toutes les couleurs, de race, de religion, ont battu les pavés des grandes capitales pour dénoncer ce qu’il convient d’appeler les féminicides. Une nouvelle terminologie pour immoler sur l’autel de la justice humaine cette honteuse et désuète pratique.
A Madagasikara, l’inusable et championne de la lutte contre les VBG, Mialy Rajoelina, dans son discours officiel tenait à adresser un message de fond aux jeunes filles. Plus de 50% de la population sont composés de femmes et de filles soit environ 14 millions d’âmes. Selon la statistique, une femme sur trois est victime ou a été victime de violence au cours de sa vie. 13% de femmes sont victimes de violences sexuelles. Mialy Rajoelina insiste sur le fait qu’on peut bien se reconstruire après avoir été victime des VBG. Au fond, ce n’est pas évident en soi mais il faudra coûte que coûte se relever et combattre le mal. Sinon, on se détruit lentement ! Elle appelle à la conscience nationale sur le danger aux conséquences pouvant être irréversibles dues aux violences physiques, sexuelles ou autres. Le moyen le plus efficace à la portée de tous, à savoir l’éducation à tous les niveaux, doit avoir sa place primordiale. Dans le noyau familial, en classe et au sein de la communauté villageoise s’entend, parents et éducateurs dont en première ligne les enseignants dans les écoles s’activent pleinement.
« Orange Day », de par sa couleur, a été choisie pour symboliser à l’échelle mondiale ce combat contre les violences, en signe de solidarité planétaire. Les maltraitances faites aux descendantes d’Eve ne sont pas le fait d’un seul pays ou d’une seule région sinon seul continent, c’est un problème mondial pour ne pas dire universel. Elles ne datent pas d’hier non plus. Depuis la nuit des temps, on considère les femmes et les filles comme des « objets » entre les mains des hommes. Dans la société traditionnelle malagasy, on les prend pour des « fanaka malemy ». Veuillez mettre en relief le terme « fanaka » c’est-à-dire « meuble » ou « outil » ou « objet » que les hommes (époux ou amants ou même frères) peuvent utiliser à leurs besoins voire à leur guise.
C’est toute une pensée, une philosophie et une culture archaïque qu’il faudra repenser, remodeler et pourquoi pas recréer pour une nouvelle base de concept moral. Les stratégies d’action s’orientent principalement vers les parents au sein du cocon familial et également vers les jeunes.
Certes, c’est un travail qui s’inscrit dans la durée. Le plus important consiste à cultiver l’esprit de continuité.
Ndrianaivo
Depuis la démission de Romuald Rakotondraibe, dit Rôrô, la sélection nationale de football de Madagascar est en quête d’un nouveau stratège. La Fédération malgache de football (FMF) s’active pour trouver la perle rare capable de redonner des ailes aux Barea. Et ce par le lancement d’un appel à candidatures, une pratique unique dans le monde.
Aucune nation ne lance un appel à candidatures pour désigner son sélectionneur. Les sélections nationales, même les plus grandes, ciblent directement les entraîneurs qu’elles jugent capables de porter leurs ambitions, et effectuent des discussions en coulisses pour les convaincre. Pour un petit pays comme Madagascar, cette démarche d’appel à candidatures peut paraître maladroite ce qui risque de banaliser un poste qui devrait être stratégiquement confié à une personnalité choisie avec soin.
Entre les noms qui circulent et les attentes des supporters, la tâche s’annonce aussi passionnante que délicate. Parmi les favoris des rumeurs, Arsène Malabary. Ancien du RC Lens, il coche plusieurs cases : un joueur formé à l’école européenne, premier malgache à jouer la ligue des Champions, détenteur des diplômes nécessaires et surtout une figure respectée et qui parle le même langage footballistique que les expatriés, ces pièces maîtresses souvent difficiles à convaincre de revêtir le maillot national. Toutefois, son inexpérience en tant que coach principal pourrait lui jouer des tours. Mais après tout, il a déjà dirigé les Barea à une époque. Et s’il revenait pour un second chapitre plus abouti ?
Un nouveau souffle
Du côté des noms déjà présents dans le paysage, Gilles Hugon, fidèle adjoint de Rôrô, ne manque pas d’arguments. Ses courtes apparitions comme entraîneur intérimaire ont permis d’entrevoir un potentiel certain. Toutefois, son manque d’expérience à la tête d’une équipe principale laisse planer quelques doutes. Serait-il prêt pour un rôle aussi exigeant ? Force est par ailleurs à faire remarquer qu’il est rejeté par les anciens joueurs des Barea ayant fait la CAN…
Le CV qui fait rêver, c’est celui d’Amir Abdou, l’homme qui a mené les Comores jusqu’à une phase finale de la CAN, un exploit salué partout en Afrique. Diplômé, expérimenté et stratégique, il a de solides atouts. Mais comme tout talent rare, son prix risque de poser problème.
Dans la liste des candidats possibles, Eric Rabesandratana revient également. Après un passage mitigé à la tête des Barea, il conserve néanmoins un certain capital sympathie. Son passé de joueur professionnel lui donne une aura auprès des expatriés et de l’équipe. Un pari peut-être moins risqué que d’autres, surtout s’il s’entoure d’un staff expérimenté.
Quant à Fabiano Flora, adjoint de Rabesandratana à l’époque, son nom circule également. Ce jeune entraîneur portugais, en poste actuellement en Arabie Saoudite, a impressionné par son parcours. Mais entre son engagement actuel et les conditions locales, son retour au pays semble plutôt relever du rêve que de la réalité.
Et si la solution venait d’un inconnu ? Franck Rajaonarisamba, ancien sélectionneur des Barea, invite à penser hors des sentiers battus. « Pourquoi pas un nouveau visage ? Quelqu’un qui apporterait un souffle inédit au football malgache ? », suggère-t-il. Une idée qui pourrait séduire, à condition de trouver la bonne personne.
Qu’il s’agisse d’une figure connue ou d’un outsider, le futur sélectionneur des Barea devra faire preuve de tact, d’ingéniosité et d’une bonne dose de patience pour relever les défis qui l’attendent. La grande question est néanmoins de savoir si la FMF aura les moyens de ses ambitions. Elle qui cette fois-ci semble vouloir voler de ses propres ailes et passer au-dessus de l’Etat et le ministère des Sports pour nommer le futur sélectionneur.
La Rédaction