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« Suite aux annonces faites depuis le mois de novembre 2020, le paiement des factures impayées durant le confinement se fera à partir de ce mois de janvier ». Telle est l’annonce faite par la compagnie Jiro sy Rano Malagasy auprès des différentes stations audiovisuelles de la Capitale. Effectivement, au mois de novembre dernier, les responsables au niveau de la compagnie ont déjà envoyé un courrier aux 150 000 abonnés pour leur faire part du montant total de leurs arriérés auprès de la JIRAMA, ainsi que des échéances et des mensualités à payer. Toutefois, ces échéances ne sont pas fixes. « Nous sommes aujourd’hui ouvertes à toute discussion avec nos clients. Nous comprenons tout à fait que ces derniers rencontrent actuellement des difficultés dans le paiement de leurs factures. Les raisons sont connues de tous. De plus, ils doivent encore payer les factures mensuelles. Si les clients arrivent à payer les échéances à temps, tant mieux. Dans le cas contraire, ils peuvent très bien passer en agence pour voir les modalités de paiement adaptés à leurs sources de revenus ou autres », explique Thierry Ramangasoavina, directeur commercial au sein de la Société d’eau et d’électricité, joint au téléphone. Toutefois, ce report de paiement n’implique aucun frais supplémentaire. « Nous ne faisons aucune majoration sur les reports de paiement, contrairement aux rumeurs qui circulent. Seuls les montants affichés dans les factures sont pris en compte », clarifie ce responsable.
Sanctions
En tout, les factures impayées s’étalant du mois de mars au mois d’août 2020 ont atteint la somme de 75 milliards d’ariary, mais les 5 milliards d’ariary sont presque déjà payés. Pour rappel, ce report du paiement des factures fait suite aux directives du Président de la République consistant à alléger les charges des ménages, durant le confinement. Cependant, les responsables au sein de la JIRAMA devront prendre des mesures pour les personnes qui refusent de payer leurs factures. « Si des abonnés ne paient pas leurs factures et ne viennent pas en agence pour s’expliquer et négocier avec nous, nous serons dans l’obligation de leur couper l’eau et l’électricité », soutient Thierry Ramangasoavina. Toutefois, la JIRAMA espère ne pas en arriver là.
Jusque-là, la compagnie n’a pas encore de chiffres prévisionnels concernant les mensualités de ce mois de janvier. Un bilan sera réalisé à la fin du mois pour voir exactement le déroulement du paiement de ces arriérés.      
Rova Randria


« En politique, rien n’arrive par hasard ». Cette fameuse citation du célèbre homme politique Franklin Roosevelt résume le climat politique qui prévaut actuellement dans le pays. En effet, au lendemain du jour du Nouvel an, le régime sous la houlette du Président Andry Rajoelina a déjà fait face à plusieurs foyers de tension. D’abord, la revendication des étudiants de l’Ecole Normale supérieure (ENS) à Ampefiloha, ainsi que des étudiants d’Antsiranana. Parallèlement, les deux figures des partis politiques considérés comme opposants au régime font leur apparition.
D’abord, l’ancien Président Marc Ravalomanana qui, au cours d’une cérémonie de vœux à son domicile à Faravohitra, a fortement critiqué les dirigeants. Dans un discours très axé sur le contexte politique, l’ex – Chef d’Etat a même incité ses partisans à le suivre sans préciser quelle action il allait entreprendre. « Personne ne peut s’opposer à la force du peuple », avait – il alors déclaré. Des propos remplis de nombreux sous-entendus qui en disent long sur les intentions de l’Opposition.  D’ailleurs, dans leur devise pour cette nouvelle année, le parti « Tiako i Madagasikara » parle d’une « année de l’audace ».
Manœuvres politiques
De son côté, l’ex – Président Hery Rajaonarimampianina fait également son grand retour sur la scène médiatique en accordant une interview au magazine « Jeune Afrique » et parle d’une «situation explosive » à Madagascar. Disparu de la circulation depuis sa défaite, dès le premier tour, aux élections présidentielles de novembre 2018, la dernière apparition publique de l’ex – locataire d’Iavoloha fut lors de la cérémonie d’investiture de son successeur, Andry Rajoelina le 19 janvier 2019. Il était alors aux côtés de deux de ses homologues, les anciens Présidents Marc Ravalomanana et Didier Ratsiraka. Par la suite, l’ex- Président s’est envolé vers la France pour y résider avec sa famille.
Pourquoi a – t – il alors choisi justement le début de l’année 2021 pour accepter finalement les sollicitations du magazine « Jeune Afrique » ? Au même moment, les ténors du TIM intensifient les invectives contre les tenants du pouvoir. Les dessous politiques de telles manœuvres sont plus que flagrants. Comme on dit, il n’y a pas de fumées sans feu. Force est de constater que les tirs croisés de l’Opposition ne sont nullement fortuits. Il appartient à la population de faire preuve de discernement.
La Rédaction



Une progression de 1 558 millions de dollars dont 673 millions venant des financements extérieurs contractés durant le coronavirus. La dette publique passe de 4 914,07 millions de dollars en 2019, soit 34,79 % du Produit intérieur brut (PIB) à 6 477,26 millions dollars, soit 45,34 % du PIB en 2020. Le rapport sur la viabilité de la dette publiée par le Trésor public indique que le risque de surendettement de la Grande île entre désormais dans la catégorie « modéré » car la dette dépasse désormais 40 % du PIB. Alors que notre pays était classé dans le risque de surendettement faible auparavant. Il faut savoir que notre dette représentait entre 30 à 40 % du PIB il y a deux ans. « Ce passage à un niveau de risque de surendettement extérieur et public "modéré" résulte de plusieurs facteurs, notamment de la baisse du PIB et des exportations suite aux impacts de la crise sanitaire sur l’économie nationale et  mondiale, ainsi que de la diminution des recettes durant la pandémie de Covid-19, obligeant l’Etat à faire recours à l’endettement non-concessionnel pour faire face à cette crise sanitaire et assurer le redressement économique post-crise », explique le rapport.
Moratoire du G20
La suspension du paiement du service de la dette au titre de l’Initiative G20 n’a pas eu de répercussion dans la gestion des finances publiques, vu que les charges de la dette restent inchangées. En effet, ladite initiative n’est pas une annulation ou un effacement de la dette comme c’est le cas de l’Initiative pour les Pays Pauvres Très Endettés (IPPTE) ou l’Initiative d’Allègement de la Dette Multilatérale (IADM), mais un moratoire donné par les pays du G20 qui consiste en un report des dates d’échéance du paiement du service de la dette. Ainsi, le calendrier de remboursement des services de la dette a été gardé tel qu’il a été prescrit dans l’accord de financement.
Recommandation
Afin de s’assurer que Madagascar ne passe à un risque de surendettement « élevé », c’est-à-dire dépassant 50 % du PIB, le Trésor public a apporté des recommandations dans le document. « Il faudra poursuivre la mise en œuvre des réformes structurelles visant à soutenir la croissance économique, à élargir la base des exportations, à améliorer le climat des affaires afin qu’il y ait une augmentation des recettes de l’Etat, à mieux évaluer et gérer les risques budgétaires liés aux passifs contingents, notamment ceux découlant de la situation financière de la JIRAMA et de la compagnie Air Madagascar », note le document.
Recueillis par Solange Heriniaina


Le danger frappe toujours à nos portes. Effectivement, le coronavirus continue de faire des victimes à Madagascar. En deux semaines, 16 personnes ont contracté la Covid-19 à l’île Sainte-Marie. Après l’identification de deux cas positifs vers la fin de l’année 2020, 14 autres porteurs du virus ont été également découverts. D’après les explications des autorités sanitaires locales, une fois que la contamination de deux individus s’est avérée, 27 cas contacts ont effectué des prélèvements et dont les résultats ont révélé ces 14 autres cas positifs à la Covid-19. A la date d’hier, avec les deux porteurs déjà en traitement, il existe 16 individus infectés à Sainte-Marie dont 5 patients qui sont pris en charge médicalement à Toamasina. « Nous ne savons pas d’où est-ce que les deux premières personnes testées positives ont contracté le virus. Cependant, nous avons appris que l’un d’eux revenait d’un voyage à Antananarivo. Par la suite, il a présidé un évènement le jour de Noël dans son église. Et après quelques jours, quelques fidèles de sa chapelle sont déclarés officiellement positifs au coronavirus. Entre-temps, il a déjà contaminé sa femme et ses enfants ainsi que son personnel », nous a révélé une autre source locale. D’après ses dires, seul un individu ayant contracté le virus développe des symptômes, les patients restants étant donc des porteurs sains. Et d’ajouter que des équipes sont déjà mobilisées pour le « tracing contact » afin d’identifier à temps leurs cas contacts respectifs, permettant ainsi de rompre la chaîne de transmission. Particulièrement, ce jour, d’autres prélèvements sont programmés à Sainte-Marie. Aux dernières nouvelles, cette île a comptabilisé 25 cas positifs depuis le début de cette épidémie.
Le non-respect des gestes barrières sanctionné
Comme il a été souvent recommandé, les gestes de barrières sanitaires représentent les principales armes pour lutter contre le coronavirus. Une raison de plus pour les autorités de Sainte-Marie de sanctionner le non-respect des mesures de sécurité sanitaire, à savoir le port de masque obligatoire ou encore la distanciation sociale d’un mètre ainsi que le lavage systématique des mains. Jusqu’à nouvel ordre, les lieux de rassemblement, en particulier les bars et karaokés restent fermés. Par contre, les lieux de culte peuvent maintenir leur messe mais tout en considérant la distanciation sociale d’un mètre et le port de masque. Le transport maritime se poursuit également, mais doit suivre bien évidemment les protocoles sanitaires.
Par ailleurs, Fénérive-est se trouve toujours épargnée par la Covid-19. A la date du samedi dernier, aucun cas confirmé n’y est recensé.
K.R.


Le sang a giclé dans la nuit du samedi dans la localité d’Anosiala Ambohidratrimo. Deux assaillants y mouraient, fauchés par les balles des gendarmes, qui sont intervenus après que l’alerte fut donnée. Tout a justement démarré par cette alerte concernant l’attaque perpétrée par des bandits, et qui a visé le foyer appartenant à un commerçant du quartier de Tsarahonenana à Anosiala. Ces derniers ont fait main basse sur des objets et une somme d’argent. Sitôt informée par le chef Fokontany sur cette situation, la Gendarmerie s’est immédiatement mobilisée.
Encadrés par le capitaine commandant la compagnie de gendarmerie d’Ambohidratrimo, les éléments dépêchés sur le terrain par celle-ci se sont heurtés aux assaillants. Du coup, ces derniers ont tiré sur les gendarmes, une situation qui a obligé les éléments des Forces de sécurité à répliquer à ces tirs des bandits. Rapidement, ce fut l’escalade. L’échange de tirs qui s’en était suivi, fut lourd de conséquences chez les agresseurs : l’un d’entre eux, celui qui est armé d’un revolver de fabrication locale, fut mortellement touché, et a agonisé peu de temps après.
Les gendarmes ont continué à ratisser le secteur. En effet, ils ont trouvé des traces de sang, et ont dû solliciter l’aide d’un chien renifleur. Il était 8h du matin ou presque, hier lorsqu’ils ont finalement découvert les traces de l’autre assaillant, grièvement blessé et ne pouvait plus se tenir debout. Les gendarmes l’ont transporté à l’hôpital. Mais le suspect a rendu l’âme en cours de chemin. Selon une source après d’un service de la Gendarmerie, ils étaient cinq à perpétrer l’assaut et étaient équipés, outre le PA local, des objets tranchants. Actuellement, il reste pour les Forces de l’ordre de retrouver les traces des trois bandits survivants, encore en cavale. Ils ont emmené dans leur fuite le butin de vol constitué d’une somme d’1 million d’ariary, de quelques téléphones portables ainsi que divers articles de vente, c’est-à-dire les objets qu’ils ont pu porter à main d’homme. Mais l’un de ces fugitifs serait aussi grièvement blessé.
Enfin, la Gendarmerie a salué le coup de main des membres du « fokonolona » pour la neutralisation de ces bandits, qui n’ont pas cessé de semer la terreur à Anosiala, depuis le 2 janvier dernier. Hier, une source auprès de la morgue d’Ampefiloha a confirmé le fait que la dépouille d’un assaillant y était entrée au cours de la même nuit le samedi tandis que celle du second le fut vers 10h du matin, hier. Selon une précision, les victimes n’ont pas été encore identifiées, et qu’aucun de leurs proches ne s’était toujours pas rendu à la morgue.
Franck R.

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Quid d’une trahison !

L’ancien Président Rajaonarimampianina se plaint. Interrogé par Jeune Afrique, Rajao se dit victime d’une trahison. En cause, l’actuel Chef de l’Etat. Sans ambages, Rajaonarimampianina Hery, le Chef de l’Etat de 2014 à 2018, accuse son prédécesseur Rajoelina Andry de l’avoir abandonné seul sur terrain, ce qui explique ajoute-t-il l’échec de son mandat.
Mais, qui trahit qui ? En 2013, lors des préparatifs pour l’élection présidentielle, les partenaires techniques et financiers (PTF), les vrais patrons des pays pauvres, dictaient une loi irrévocable : « Ni Rajoelina ni Ravalomanana ne pouvaient pas se porter candidats ! » Le fameux « ni…ni » auquel les deux éternels protagonistes doivent se soumettre sinon… Une « loi » insolite, inique et désolante.
Dans le camp de Rajoelina, on avait dû trouver d’urgence une solution de rechange. Il fallait impérativement pondre un candidat de substitution. Et ce fut dans de telle circonstance embarrassante et humiliante que le nom d’un certain Rajaonarimampianina Hery Martial apparut sur l’échiquier. Etant ministre des Finances, il fut l’un des hommes de confiance du président de la Transition, Rajoelina Andry Nirina, au même titre qu’un certain Rahajason Harry Laurent, alias Rolly Mercia, ou d’un certain Hajo Andrianainarivelo ou bien d’autres. En tout, ils étaient cinq qui formaient le cercle rapproché et restreint autour du leader de la révolution Orange. D’ailleurs, ce qui explique en fait l’orientation du choix vers Hery.
La candidature du Grand argentier de la Transition, entièrement soutenue ou à bloc par le MAPAR (la formation politique de Rajoelina), a été logiquement soumise sinon assortie d’une deal pour ne pas dire d’une condition précise entre les deux hommes (Rajoelina et Rajaonarimampianina) comme quoi Rajao accordera, en cas de réussite, à la formation MAPAR une place de choix dans le régime. C’est une requête légitime de la part de celui qui l’a fait roi.
Coup de théâtre, voire de tonnerre à Mahamasina le 24 janvier 2014, au moment de la cérémonie d’investiture, le Président élu et investi annonça, urbi et orbi, qu’il allait se démarquer de la famille politique, le MAPAR, dont il est issu et qui l’avait triomphalement soutenu. Il renonçait à nommer le Premier ministre dans les rangs du MAPAR étant donné que ce parti avait obtenu la majorité à l’Assemblée nationale. Tout simplement, le Président Rajaonarimampianina délaissait au… quai le MAPAR. Si ce ne fut pas une trahison, que cela ressemblait trop ! Durant tout le temps de son mandat, Rajao a magistralement ignoré Rajoelina et son MAPAR. Un certain moment, on avait l’impression que le régime Bleu du HVM traquait des membres influents du MAPAR ou certains proches de Rajoelina.
Alors, qui trahit qui ? On se fait tomber des nues quand on entend Rajaose plaindre quelque part. Il accusait Rajoelina de l’avoir trahi en le laissant tout seul. Autrement dit, il imputait à Rajoelina l’échec, à plate couture, de son mandat. Jamais dans l’histoire de l’élection présidentielle dans le continent noir qu’un Chef d’Etat, en exercice, qui se portait candidat à sa propre succession avait obtenu un score aussi dérisoire : huit pourcent et quelques miettes.  Un triste record et qui fit la honte au concerné.
Quid de la trahison ! En tout état de cause, le traître se reconnait lui-même !
Ndrianaivo

La première journée du championnat de Madagascar de football division Elite Orange Pro league a apporté son lot de surprises ce weekend. Les éliminatoires pour le tournoi Orange Pro League débuteront ce samedi 9 janvier.  Trois matchs ont été tenus dans la Capitale dont deux pour la conférence Sud et un pour celle du Nord. Le coup d’envoi a été donné à Antananarivo, au stade Elgeco Plus avec le choc As Adema- FC Ilakaka. Première surprise de la journée, car la formation d’Ihorombe a montré sa volonté de faire quelque chose en gagnant son premier match extérieur (1-2) au score final. Samedi, FCA Ilakaka menait déjà au score lorsque dame pluie a interrompu la rencontre à la 60e mn. La rencontre a été reprise hier dimanche et le FCA a su maintenir son avantage.  Comme la compétition affichait déjà complet le dimanche, la rencontre Ajesaia CS DFC est reportée pour un autre jour.
Toujours pour le compte de première journée, ce dimanche, 3FB Toliara s’est incliné (1-2) face à Zanak’Ala FC sur son terrain au stade d’Ampasambazaha sur un doublé de Tinho (22e mn et 83e mn)
A Antananarivo, Jet Kintana a fait l’essentiel en battant par 1 but à 0  Tia Kiatra avec le plus petit écart dans la conférence Nord.  Les militaires de Cosfa ont été domptés par Elgeco Plus sur un but de Zola à la 75eme minute de jeu.
A Mahajanga, Fosa Juniors FC a débuté la compétition sur un mauvais pied. L’équipe de Boeny a été surprise (0-1) par l’équipe du 5e Arrondissement de la Capitale, Five FC, sur un but de Vévé à la 51e après une première période stérile.  Five FC affrontera Jet Kintana à la 2eme journée au stade d’Elgeco Plus By Pass, tandis que Fosa Juniors se déplacera dans la Capitale pour faire face au Cosfa le samedi 16 janvier prochain.
Elias Fanomezantsoa

Réjouissez- vous toujours dans le Seigneur. C’est avec ce verset dans le livre des Philippiens 4 : 4 que l’ouverture de la célébration du centenaire du Petit séminaire d’Ambohipo a été célébrée. Toutes les fidèles issus des paroisses du diocèse d’Antananarivo ont été invités à cette cérémonie dirigée par l’archevêque d’Antananarivo, Monseigneur Odon Razanakolona. Outre une messe, cette célébration a été marquée d’une pierre blanche par la réhabilitation du lieu de prière du séminaire d’Ambohipo. La messe a été suivie, dans l’après-midi, par un spectacle avec le groupe Ny Ainga et un match affrontant le séminariste et les prêtres. Cet évènement a été fait dans le respect des barrières sanitaires.
Actuellement, une cinquantaine de séminaristes suivent une formation au séminaire d’Ambohipo. D’ici 10 à 15 ans, ils deviendront des prêtres et dirigeront les églises catholiques dans les 4 coins de la Grande île. En effet, après avoir terminé leurs études au Petit séminaire, ils rejoindront le Petit séminaire de Manantenasoa à Antsirabe, pour une durée de trois ans. Puis, pendant deux ans, ils partiront en stage dans un lieu désigné par l’évêque. Les trois années suivantes, ces jeunes garçons continueront leurs études en théologie au séminaire de Faliarivo, pour devenir enfin prêtre. A part la spiritualité, les séminaristes sont aussi formés à être indépendants.
Le Petit séminaire d’Ambohipo a été créé en septembre 1921. Plusieurs évêques et cardinaux sont déjà passés au sein de ce séminaire. Cependant, tous les séminaristes qui sont formés à Ambohipo ne deviendront pas forcément des prêtres. « L’homme propose, mais Dieu dispose, certains d’entre eux n’ont pas la vocation d’être prêtres car il y a parmi eux qui sont devenus des personnalités publiques », avance un responsable au sein du séminaire.
Anatra R.




Un investissement de 2,5 milliards d’ariary, soit 500 millions d’ariary par parc. Imperial Tobacco Madagascar s’est associé avec le ministère de l’Environnement et du Développement durable pour la mise en œuvre du projet « Madagasikarantsika ». A travers ce projet, la société de production et de distribution de tabac créera cinq parcs botaniques dans cinq Régions de Madagascar. « Ces Régions seront notamment Analamanga, Vakinankaratra, Boeny, Amoron’i Mania et Vatovavy-Fitovinany. Il est prévu de créer deux parcs au courant de cette année. Et les trois parcs restants seront finalisés l’année prochaine. Chaque parc aura ainsi une surface de 120 ha, soit une superficie totale de 600 ha pour les cinq »,  a expliqué Francis Rabarijohn, directeur général régional Afrique australe et océan Indien d’Imperial Brands, entreprise mère d’Imperial Tobacco Madagascar, vendredi dernier, lors de la signature de la convention de partenariat entre les deux parties au Novotel Convention & Spa, à Ivandry.
A partir de cette semaine, les deux parties s’attaqueront donc à toute la partie foncière. « Nous procéderons au traçage de chaque parc. Dans tous les cas, nous ferons en sorte que tous les préparatifs soient finalisés à la fin du mois. Et qu’à partir de mi-février, en parallèle avec la campagne de reboisement de 2021, nous procéderons à la création du premier parc. Chaque parc sera alors une représentation miniature de la Grande île sur une échelle de 1/500 000 », rajoute ce responsable d’Imperial Tobacco Madagascar. De ce fait, plus d’un million d’arbres seront plantés au total, notamment des espèces endémiques et autochtones de chaque Région. Les deux parties travaillent de près avec des partenaires techniques spécialisés dans le reboisement et la reforestation.    
Solutions
Ce projet est d’une grande envergure. Outre le volet environnemental, il prend également en charge le domaine économique mais surtout social. « Nous pouvons en effet répondre à plusieurs enjeux de développement en un seul endroit. Nous allons faire de la diversité un levier économique pour assurer le développement du pays. De plus, nous avons particulièrement insisté sur l’implication de la population riveraine dans ce projet, mais surtout dans la préservation des ressources forestières », soutient Vahinala Baomiavotse Raharinirina, ministre de l’Environnement et du Développement durable, dans le cadre du lancement du projet « Madagasikarantsika ». Des emplois liés à l’aménagement, l’entretien et la sécurisation des parcs seront créés. Il est également prévu de développer l’agroforesterie avec des plantations d’arbres fruitiers pour générer des revenus additionnels pérennes pour la population locale.
En tout cas, les parcs seront gérés par Imperial Tobacco Madagascar durant les trois prochaines années. Une fois cette période écoulée, la gestion sera remise aux mains du ministère.
Rova Randria


Le nouveau Code minier, qui est actuellement en cours de préparation, luttera contre le travail des enfants dans les mines. Pour rappel, l’image de Madagascar s’est dégradée l’année dernière lorsqu’une presse internationale a publié l’exploitation de 10 000 enfants dans les mines de mica. Le ministre de tutelle, Fidiniavo Ravokatra est par la suite descendu sur le lieux concernés pour un visu de la réalité. Les membres du comité de réflexion ont ainsi intégré la protection des enfants et la lutte contre le travail des mineurs dans la refonte dudit Code. Il faut savoir que cet engagement figure parmi les critères des importateurs internationaux. Les enfants doivent jouir de leur droit fondamental au lieu d’être exposé aux maladies et à la chaleur, au même titre que les adultes dès leurs plus jeunes âges. « Dans la majorité des cas, les mères de famille travaillant dans les mines emmènent leurs enfants avec elles. Le ministère des Mines et des Ressources stratégiques ainsi que toutes les parties prenantes ont apporté une grande réforme dans les textes durant les travaux de commission. Dorénavant, la protection des femmes et enfants sera prise en compte. Les opérateurs miniers s’engagent à ne pas employer les enfants. Mais en parallèle, l’installation d’aire pour enfants avec monitrice sera désormais inscrite dans le cahier des charges », rapporte un opérateur.
Concernant la poursuite de la réforme du Code minier, certains opérateurs se sont écartés du comité sous prétexte que cela n’apportera aucun changement au sein du secteur. Selon leurs dires, le dégel des permis représente la meilleure solution pour appuyer les opérateurs. Toutefois, les travaux sont déjà enclenchés depuis un an. Malgré leur absence, le Gouvernement et les autres parties prenantes restent déterminés dans leur objectif. « Ce n’est plus le moment de faire machine arrière. Les ateliers de réflexion ont déjà commencé depuis janvier 2020. Plusieurs points ont déjà été abordés comme les permis miniers, les redevances, le système foncier, l’environnement. L’important serait de trouver une solution commune favorisant le développement du secteur extractif dans le pays et non de miser sur les intérêts particuliers de certaines personnes », ont déclaré les membres du comité. Prévue être bouclée l’année dernière, ladite réforme a été suspendue en mars dernier à cause de la pandémie. Les travaux de commission ont déjà repris au mois d’août dernier et poursuivent leur cours.
Recueillis par Solange Heriniaina

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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