Publié dans Politique

Litige foncier à Antanandrano - L'acquéreur illicite derrière le mouvement « populaire »

Publié le lundi, 05 juillet 2021

« Les personnes que vous défendiez au nom du peuple sont celles qui ont obtenu des titres d'une manière frauduleuse et non ces manifestants qui vont du bruit ». C'est la petite bombe lancée par le ministre de la Justice, Johnny Richard Andriamahefarivo, lors de la séance questions-réponses entre le Gouvernement et les députés la fin de la semaine dernière.

Le garde des Sceaux a spécifié durant son intervention suite à l'interpellation du député Raholdina que des personnes malveillantes dont certaines ont été placées sous mandat de dépôt ont obtenu frauduleusement de titres auprès du service des domaines. Un titre annulé par la suite par la Justice.

C'est à partir de ce titre annulé que les fraudeurs, si on peut les qualifier ainsi, ont vendu le terrain à un Chinois qui, selon les informations, a acheté moins de 10 ha. Apparemment, c'est ce dernier qui exhorte cette « population » à se manifester pour que la décision de rétrocession soit maintenue. Et ce dans le but d'entrer en possession de son bien acheté sur la base d'un titre annulé pour faux et usage de faux. Il compte ainsi à la « population » pour parvenir à ses fins. Victime ou complice d'une arnaque qui ne dit pas son nom, ce Chinois ne lésine pas sur les moyens. Il est indéniable que ceux qui lui ont vendu illicitement le terrain se trouvent aussi derrière le mouvement de peur de rembourser la somme acquise à la vente.

Or, l'explication du ministre de la Justice est claire et nette. Ce terrain a été exproprié d'une manière officielle en 1953 et un décret publié sur le journal officiel le confirme. Dans un premier temps c'est au profit de l'Etat puis celui-ci l'a attribué à la STIMAD qui, par la suite, l'a cédé à TELECOM Malagasy qui de suite de la privatisation est devenue TELMA. Ce terrain  figure ainsi sur la liste du patrimoine ou bien cédé par TELECOM Malagasy au repreneur. Un transfert classique en somme tout comme lors de la privatisation des banques et des compagnies pétrolières.

Toute une procédure, dans les règles de l'art, qu'ignore certainement cette population « manipulée ».

La Rédaction

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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