Publié dans Politique

Processus électoral - Le collectif de candidats continue son tour de « vil »

Publié le jeudi, 21 septembre 2023

Le tour de ville du collectif de candidats continue. Après Tsimbazaza, Ankorondrano, Ampandrana… ils ont fait le déplacement vers Ambohidahy hier dans la matinée pour s’entretenir avec les membres de la Haute Cour constitutionnelle. Aucune déclaration officielle n’a filtré de cette rencontre. Que des déclarations laconiques, notamment que les discussions ont été conviviales et qu’elles sont destinées à se poursuivre. 

Cependant, des informations laissent savoir que la conjoncture actuelle a été au cœur des discussions entre les deux parties, durant l’entretien qui a duré un peu plus de deux tours d’horloge et qui fait suite à de précédentes rencontres tenues ces derniers jours par ces candidats. Ceux-ci auraient fait des remarques autour de la crédibilité de la haute instance judiciaire par rapport à la tenue de l’élection présidentielle. L’expression de « pacte de responsabilité » aurait également été évoquée durant cette rencontre, sans toutefois plus de précision. De son côté les juges constitutionnelles, selon les bribes d’informations recueillies, auraient donné des garanties par rapport au processus électoral. 

Notons que trois candidats n’ont pas fait partie de cette rencontre, dont le Président sortant Andry Rajoelina, qui se serait toutefois fait représenter. Cette rencontre a surpris les observateurs. Ce collectif de candidats avait boycotté une séance de travail prévue avec la Cour, remettant en doute la partialité de cette dernière. Depuis la décision de la HCC de valider la candidature du Président sortant Andry Rajoelina et le transfert des pouvoirs du Chef de l’Etat par intérim à un Gouvernement collégial, ces candidats multiplient les salves contre Ambohidahy en particulier et le processus électoral en général, avec comme vil objectif le report de l’élection présidentielle.

La réunion d’hier est-elle donc le signe d’un retour à la raison de ces candidats dont la bonne foi est sujette à questionnement. En effet, il faut savoir qu’ils disent ne plus avoir confiance en la HCC, ni en la CENI, pour l’organisation de l’élection présidentielle. Pourtant, ils continuent de faire en parallèle toutes les étapes préalables à l’élection, notamment en participant au tirage au sort de l’apparition sur la liste électorale et en battant déjà le pavé dans les régions. 

Il ne serait d’ailleurs pas étonnant que ces candidats envoient leurs représentants lors des prochaines réunions de la CENI avec ses membres non permanents. Eux qui ont été portés disparus lors de la première réunion convoquée par l’organe d’Alarobia cette semaine. En tout cas, la rencontre avec les juges constitutionnels hier fait suite à plusieurs autres rencontres déjà tenues par ces candidats. Notamment avec le président du Sénat Herimanana Razafimahefa, les représentants des partenaires techniques et financiers du pays, le PNUD ou encore le FFKM.

 

La rédaction

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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