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Pas de panique. La Confédération Africaine de Football (CAF) maintient les dates initiales pour la 3e journée des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2021 annoncée se tenir dans la dernière semaine du mois courant. Pour le cas de Madagascar, sa sélection nationale affronte la Côte d’Ivoire à Abidjan le 27 mars pour la joute aller et le match retour à Toamasina, en principe, le 31 mars. Le ministère des sports malagasy a sorti avant-hier une note circulaire à l’endroit des fédérations sportives nationales leur interdisant d’organiser des matchs internationaux à domicile ou de faire sortir à l’extérieur des athlètes malagasy et ce jusqu’à nouvel ordre. C’est une mesure prise pour se protéger de la Coronavirus. Ce qui veut tout simplement dire que la double confrontation avec la Côte d’Ivoire ne devrait pas avoir lieu. Les observateurs sont indignés de cette disposition unilatérale prise par le ministère de la jeunesse et des sports (MJS). Une telle interdiction devrait être prise au niveau du gouvernement et non pas à celui d’un ministère et  valable à tout le monde mais pas particulièrement aux sportifs. « Pourquoi les artistes, les opérateurs économiques, les journalistes et bien d’autres peuvent quitter le sol national et y revenir sans la moindre restriction ? » s’interroge un sportif qui se dit choqué par cette discrimination à l’endroit du mouvement sportif. Fermons la prenthèse.
« La CAF a une cellule de veille en collaboration avec l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) jusqu’ à maintenant elle ne mentionne un quelconque risque dans les pays africains qui pourrait nous emmener à prendre la décision d’annuler ou de reporter les rencontres établies depuis » selon une voix autorisée au sein de l’instance suprême du ballon rond africain. Intransigeante, la CAF persiste et martèle que les équipes nationales qui  ne participeront pas à ces matchs de la 3e journée seront déclarées forfait. Une équipe avertit en vaut…54.
« Personne ne maitrise l’évolution de la Coronavirus mais jusqu’à preuve du contraire la CAF ne compte pas encore prendre de décision sur l’annulation de la 3e journée des éliminatoires de la CAN 2021 » martèle la source qui invite chacun à consulter le site de la CAF quant à un éventuel changement. Mais jusqu’à hier, le calendrier  officiel reste le même, rien n’a changé.
L’équipe des Barea et la fédération nationale ainsi que les supporters doivent ainsi se préparer afin de jouer et accueillir cette double confrontation avec les éléphants de la Côte d’Ivoire. La formation ivoirienne qui à l’heure actuelle est confrontée à un problème crucial relatif à la Coronavirus. Quatre de ses joueurs sélectionnés évoluent en Italie et sont interdits de sortir du territoire à l’instar de tous les habitants. Une mesure qui n’est pas encore appliqué dans les pays où les éléments expatriés des Barea évoluent….
Rata

Enlevé le 24 juin 2014 au  domicile parental à Ambohijafy Toamasina, Alek Owne, 25 ans à l’époque, n’a plus laissé aucun signe de vie depuis. Les tentatives de ses proches et des enquêteurs pour retrouver sa trace étaient vaines. Pourtant,  hier mercredi, l’affaire a connu un rebondissement. Les restes du malheureux, qui souffrait d’un diabète et ayant été assassiné par ses ravisseurs, venaient d’être retrouvés dans le quartier de Mangarivotra, dans la ville portuaire de l’Est. Or, ses parents ont bel et bien payé la rançon exigée par les bandits contre sa liberté. D’après notre source d’information, sa dépouille, suite à l’indication d’un suspect,  a pu être déterrée de la tombe improvisée où « ils »  ont enterré la victime. Et cette fosse se trouve  dans  la cour  de la propriété d’un chauffeur routier sise au Lot 4304 parcelle 21/34 de ce quartier. L’émotion fut alors à son comble lorsque  les secours ont fini de ramener le corps à la surface aux environs de 14h, mercredi.
Le constat  du corps par le médecin légiste  a permis de confirmer qu’il s’agit bien de la victime. La déduction est sans appel : le malheureux avait été assassiné.
Mort trois jours à peine après son enlèvement
Notons que cette découverte macabre serait le fruit des investigations de la Gendarmerie. D’ailleurs, c’est une source auprès de cette force qui retrace les faits. Elle indique que malgré la maladie grave dont souffrait Alek Owne, à l’époque,  ses ravisseurs, malgré le versement d'une rançon par ses proches, ne l’ont jamais relâché. Six ans après les faits, les gendarmes  ont retrouvé le corps du jeune homme à Toamasina. Le Général Richard Ravalomanana, Secrétaire d'Etat auprès du ministère de la Défense nationale en charge de la Gendarmerie nationale (SEG) indique que les investigations réalisées par la Gendarmerie l’ont menée sur la piste du  frère d’un bandit surnommé  Tida Kely, vendredi dernier. Notons que ce dernier fut considéré comme l’auteur présumé du rapt du jeune homme. " Tida Kely, qui a succombé lors d'un accrochage avec les policiers, aurait donné l'ordre à son frère, et ce, bien avant sa mort, de creuser un trou pour enterrer le cadavre d’Owne Alek.",  révèle cet officier supérieur de la Gendarmerie.  Le frère de Tida kely, a également participé à l’enlèvement d’Annie et Arnaud, les enfants d’un opérateur économique de Toamasina. L’homme est actuellement incarcéré à la maison de force de Tsiafahy. Et le Général Ravalomanana de préciser encore que le frère du défunt Tida kely,  a ainsi avoué avoir creusé la tombe destinée à l’otage A.Owne, et a accepté de montrer l’endroit où il a enterré Owne Alek à Manangareza Tomasina. "Owne Alek aurait péri trois jours après son enlèvement", ajoute le SEG. Rappelons aussi que la communauté indienne du pays a promis une récompense de 40 millions d’ariary à tous ceux qui étaient susceptibles de détenir une information sur A.Owne, à l’époque. Sept personnes, prétendument impliquées dans son kidnapping, avaient été arrêtées en 2016. Seule l’une d’elle a écopé d’une peine de deux ans avec sursis ainsi que d’une amende de 720.000 ariary. La suite de l’affaire ? Seule la poursuite de l’enquête permettra de déterminer le rôle du propriétaire de cette maison où la fosse a été trouvée, ainsi que celui de son locataire le conducteur de poids lourd.
Hier même, la dépouille d’Alek Owne a été conduite à la mosquée située près du gymnase couvert de Soavita à Toamasina. Une cérémonie funéraire conforme à la tradition islamique de la confrérie Khodja s’y est déroulée.
T.H/Franck R.



Coup de théâtre avant – hier au palais d’Anosikely. Les sénateurs ont rejeté le projet de loi n°002/2020 du 26 février 2020 autorisant la ratification de trois ordonnances dont celui n°2019 – 015 du 15 juillet 2019  relatif au recouvrement des avoirs illicites. Dans un Sénat où la majorité est encore dominée par des parlementaires du HVM, l’on ne s’étonne pas d’un tel rejet. Il n’est plus à rappeler que le mandat du HVM a battu tous les records en matière de mauvaise gouvernance. Plus d’un a pu remarquer un enrichissement rapide des dignitaires de cet ancien régime.
Si l’on se réfère à l’exposé des motifs de ladite ordonnance, son adoption s’inscrit dans « l’amélioration de la gouvernance et le renforcement des mécanismes juridique, judiciaire et institutionnel  de lutte contre le détournement des biens et des derniers publics ». Par définition, les avoirs illicites concernent les biens et avantages patrimoniaux de toute nature tirés de détournement de biens ou derniers publics, d’infractions de corruption, de blanchiment de capitaux et/ou de financement du terrorisme. Rejeter cette ordonnance signifie ainsi s’opposer à une avancée dans la lutte anti – corruption. Et en principe, seuls ceux qui ont quelque chose à se reprocher ont intérêt à bloquer une telle ordonnance.
Manœuvre dilatoire
Au final, tout s’explique. Pour certains observateurs avertis, la requête déposée par le président du Sénat, Rivo Rakotovao, aux fins de caducité des ordonnances prises en Conseil des ministres par le Président de la République n’était qu’une manœuvre pour faire obstacle à l’application des ordonnances inconfortables pour les sénateurs HVM. C’est le cas pour le texte relatif au recouvrement des avoirs illicites.
D’après les informations, le projet de loi sur les recouvrements des avoirs illicites a déjà été en suspens pendant au moins 15 mois à l’Assemblée nationale en 2017-2018, c’est-à-dire sous l’ère du régime « Hery Vaovao ho an’i Madagasikara ». Les hommes aux cravates bleues préfèrent faire la sourde oreille face aux nombreuses pressions venant de la société civile et les bailleurs de fonds. Du coup, l’adoption du projet de loi n’a jamais pu aboutir.
 Ce n’est qu’après son avènement au pouvoir que le Président Andry Rajoelina a pris la décision de l’adopter par voie d’ordonnance. D’ailleurs, au lendemain de l’adoption du projet d’ordonnance en Conseil des ministres, au mois de juillet dernier, les leaders des organes anti – corruption que sont le Bureau indépendant anti – corruption (BIANCO), le Comité pour la sauvegarde de l’intégrité (CSI) et le Service de renseignement financier (SAMIFIN) n’ont pas caché leur satisfaction pour cette nouvelle étape dans la lutte contre les malversations.
La Rédaction

La une du 12 mars 2020

Publié le mercredi, 11 mars 2020

Le ministère de la Jeunesse et des Sports a pris une décision radicale hier en raison de l’épidémie de coronavirus. Le MJS a décidé de suspendre toutes les compétitions sportives internationales rassemblant et mobilisant des athlètes prévues se tenir sur le territoire de la République de Madagascar, ainsi que les déplacements à l’extérieur des athlètes malagasy, et ce, pour une durée indéterminée. 

Le quartier d’Ambilanibe à Ilanivato, Anosipatrana, a été le théâtre d’une scène de violence meurtrière de bandits vers 8h du matin, hier. Les faits s’étaient produits juste en face d’un établissement scolaire tenu par les bonnes sœurs. Un chef de famille de 30 ans a payé de sa vie lors de cet assaut perpétré par trois individus armés et non cagoulés. Pire, les assaillants ont pu s’enfuir avec la somme de 8 millions d’ariary volés sur la victime. Cette dernière a cueilli un projectile tiré presque à bout portant, d’abord sur son bras avant que celui-ci ne transperce son corps pour atteindre finalement le cœur.

Une bonne initiative.  Hier, le Premier ministre Ntsay Christian a ordonné l’immatriculation des deux-roues  circulant dans tout Madagascar. Une décision qui fait suite aux innombrables accidents mortels causés par les motos ces derniers temps. « Il s’agit d’une politique que le chef du Gouvernement veut instaurer en tant que responsable  de l’Administration. L’étude de faisabilité et son application par décret reviennent aux techniciens, notamment ceux qui opèrent au niveau de l’immatriculation », avance l’Agence des transports terrestres (ATT). 

Une facilitation du paiement des frais de transport. Le projet « Mlam » ou « My Local Access to Mobility » ont créé un système de carte rechargeable pour les transports en commun dans la capitale. L’équipe a présenté la semaine dernière leur idée lors du concours Hackaton  ayant comme thème « Territoires et villes durables », organisé par l’Ambassade de France.  Les quatre membres du groupe ont d’ailleurs remporté le premier prix, un voyage aller-retour à l’île de La Réunion. « Les passagers paient directement leur frais de transport grâce à cette carte et non plus en liquide.

Une diminution considérable. Outre les coupures de courant dues aux différents travaux de réparation et d’entretien, les délestages ont été réduits au cours de ces derniers mois. Les causes des délestages ont presque toutes été solutionnées par la compagnie nationale d’eau et d’électricité. « Les délestages ont nettement diminué ces derniers temps pour plusieurs raisons. D’un côté, la saison des pluies est particulièrement favorable au bon fonctionnement de nos barrages. L’eau est en effet suffisante autant à Mandraka, à Andekaleka mais aussi à Antelomita. Les centrales hydroélectriques arrivent ainsi à produire l’énergie nécessaire pour approvisionner la Capitale. D’un autre côté, le carburant pour faire fonctionner les centrales thermiques est aussi livré en temps et en heure.

La Haute Cour constitutionnelle a renvoyé hier, une fois n’est pas coutume, le dossier à l’envoyeur. Alors qu’elle s’apprêtait à juger la saisine du président de la Commission électorale nationale indépendante, en date du 05 mars dernier, pour demander la destitution de son vice-président Thierry Rakotonarivo, la HCC a finalement décidé de renvoyer le dossier à la CENI. En effet, bien que la HCC ait déclaré la requête recevable, elle estime qu’Alarobia doit d’abord appliquer dans leur intégralité les articles 87 à 90 de son règlement intérieur.  En effet, la HCC a publié hier, sur son site web, l’arrêt n°03-HCC/AR du 10 mars 2020 concernant la destitution d’un membre de la Commission électorale nationale indépendante.  

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Editorial

  • A plein régime
    Désormais, la Haute Cour de Justice (HCJ) fonctionne à plein régime. En effet, après la prestation de serment des députés désignés, le mardi 21 janvier 2020, les onze membres de la HCJ sont au grand complet et pourront effectivement entamer leur mission. D'emblée, il s'agit là d'un coup de poker du régime IEM de Rajoelina Andry Nirina. Le pari annoncé de vouloir éradiquer jusqu'à la racine l'impunité entre dans sa phase décisive.  

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