Presque la moitié des 80 espèces de requins présentes à Madagascar se retrouvent aujourd’hui dans la liste rouge de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). Entre la surpêche et la destruction de leur habitat naturel en effet, il ne faut pas s’étonner de la diminution à vue de nez de leur nombre, au cours de ces dernières années. « A cause de la pêche industrielle et la pratique des petits pêcheurs, les requins n’ont pas le temps de se reproduire correctement. En plus, les méthodes rudimentaires utilisées par les petits pêcheurs causent la mort de plus de 210 requins chaque année. Pourtant, ces poissons ont des rôles importants tant sur le plan écologique qu’économique et social. Ils assurent l’équilibre écologique à travers la chaîne alimentaire au niveau de l’écosystème marin, permettent de recycler les nutriments, de réduire les maladies et de réguler les espèces envahissantes »,  précise la directrice du développement durable, œuvrant au sein du ministère de l’Environnement et du Développement durable, hier, au Grand Mellis à Analakely.

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« Faire du sport et de la jeunesse une fierté nationale », est l’un des piliers des 13 Velirano de l’Initiative pour l’Emergence de Madagascar (IEM) de  l’Etat Malagasy. Le phénomène Barea figure déjà comme l’une des premières étapes du Vina numéro 13. Le Gouvernement malagasy par le biais du ministère de la Jeunesse et des Sports dirigé par Tinoka Roberto Raharoarilala n’est pas à écarter dans cette apothéose. Ce dernier a fait pour que les Barea disposent de tous les moyens possibles que ce soit financièrement ou matériellement et ce, depuis les préparations de l’équipe jusqu’à la fin de leur aventure dans la CAN. Grâce au brillant parcours des Barea de Madagascar à la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2019 en Egypte,  ils seront à jamais inscrits dans les annales du sport malagasy.  D’ailleurs le phénomène marketing du sport a pris son envol dans le pays grâce à leur parcours exceptionnel. De plus, la participation de Madagascar va jusqu’à constituer un évènement national et international qui a changé la vie et la fierté de tout un peuple. Les Barea ont réuni le peuple pour une grande première dans l’histoire du pays.

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Le plus grand événement de la semaine - à part bien sûr le match de ce jeudi où Madagascar faisait face aux Aigles de la Tunisie - reste l’accueil de l’équipe nationale à l’aéroport d’Ivato. Aujourd’hui, des milliers de Malagasy se donneront rendez-vous dans la partie d’Ivato mais également dans toute la ville puisque le cortège qui emmènera l’équipe fera le tour de la Capitale, allant d’Ivato jusqu’à Anosy, en passant par Talatamaty - Ambohibao - Digue Andohatapenaka - 67ha - Andavamamba et Ampefiloha. Malgré le fait que les Barea n’aient pas réussi à tenir tête l’équipe adverse lors du dernier match, les Malagasy n’ont pas perdu espoir et compte remercier l’équipe des Barea comme il se doit. On s’attend effectivement à un grand festival national, malgré que la manifestation se tienne à Antananarivo. Les supporteurs issus des autres Régions ont d’ailleurs déjà partagé leur soutien pour l’équipe, bien que la plupart d’entre eux ne puissent pas accueillir nos héros nationaux. En effet, plusieurs personnes projettent de venir sur les lieux pour l’accueil grandiose des Barea. « Ils le mérite, accueillons nos héros ! Pour nous, ils ont déjà gagné », clament les supporteurs dans les réseaux sociaux. Chose vraie puisqu’aucun pays de l’Afrique n’a, jusqu’à ce jour, réussi à réaliser cet exploit.

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Une bonne interpellation et conscientisation. Dans le cadre du concours du film court anti-corruption « Une minute et huit secondes », le contenu de la production d’un jeune membre du Réseau d’Honnêteté et d’Intégrité (RHI), issu de l’Institut supérieur des polytechniciens novateurs de Madagascar (INSPNMAD) à Mahajanga, et mettant en exergue la corruption dans des services fonciers et sanitaires, a été déterminant. En suivant la notation des membres du jury, constituée par des grilles et critères prédéfinis et des votes sur la page Facebook du Bureau indépendant anti-corruption (BIANCO), ce scenario a remporté le premier prix du dudit concours. Selon Rakotovoavy Fanantenana, chef de division « éducation et prévention » auprès du BIANCO Antananarivo, le contenu se résume à l’histoire d’une femme étant victime de corruption et qui a perdu la vie « Un individu s’est emparé d’un terrain appartenant à un particulier en recourant à la corruption. Il n’a pas hésité à renvoyer la propriétaire de son propre domaine, tout en sachant les procédures à suivre. Suite à une crise cardiaque, cette dernière a été admise d’urgence à l’hôpital. Pire encore, tout y est question d’argent avec une situation encore plus désespérante. Les personnels médicaux oublient les principes moraux au détriment de l’appât de gains et ne se préoccupent pas des personnes nécessiteuses. Au final, l’indifférence de ces personnes vénales lui a coûté la vie », raconte-t-il.

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A 14h50. C’est à cette heure ce jour qu’est prévu l’atterrissage de l’avion transportant les nouveaux héros de la Grande île. L’accueil des Barea s’annonce grandiose.
 Après l’épopée, le retour triomphal. Les Barea n’ont, certes, pas gagné la Coupe d’Afrique des Nations.  Mais, malgré la défaite aux portes des demi-finales, des centaines de milliers de supporters attendent l’arrivée de l’équipe nationale pour prolonger, quelques heures encore, la joie d’avoir réussi l’impensable. Déjouant tous les pronostics, l’équipe malagasy s’était qualifiée, pour leur toute première participation en quart de finale de la grand-messe du  football africain. Un exploit que la population locale souhaite célébrer à sa juste valeur. Ce seront, en effet, 21 Barea et leur sélectionneur Nicolas qui poseront les pieds sur le sol malagasy de l’aéroport international d’Ivato quelques minutes avant quinze heures. Convoqués par leurs clubs respectifs du PFK Ludogorets Razgrad (Bulgarie) et du Minnesota United FC (Etats-Unis), Abel Anicet Andrianantenaina et Romain Métanire ne seront hélas pas présents durant les réjouissances en l’honneur des Barea. Direction ensuite le Stade de Mahamasina, en passant par Tsarasaotra, Alarobia, Ankorondrano, Antanimena, Analakely et Ambohidahy, pour les Barea, selon les dernières informations communiquées par les autorités. Le trajet d’Ivato au centre-ville ainsi que la rencontre à Mahamasina seront l’occasion pour la population malagasy de remercier son équipe, d’avoir porté aussi haut le drapeau national et d’avoir sur raviver la fierté nationale dans les cœurs malagasy. Pour les joueurs, il s’agira de communier avec leurs fervents supporters.

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Contrairement aux supporters de certains  pays qui ont versé dans la brutalité après la défaite ou la victoire de leur équipe, les Malagasy ont accueilli l’élimination des Barea non seulement en s’abstenant de toute violence mais également, aussi extraordinaire que cela puisse paraître, avec une certaine ferveur.
 Comme lors des matchs précédents au cours desquels Madagascar a gravi un par un les marches de la qualification, le coup de sifflet final du duel ayant opposé l’équipe nationale malagasy avec celle de la Tunisie a été accueilli par des manifestations de communion dans toute l’île. Entre les concerts de klaxon et de vuvuzela, on pouvait entendre ici et là l’hymne nationale entonné par des groupes de gens réunis en cercle. Des scènes qui auraient pu faire croire que cette foule en liesse fêtait une victoire. Le début de la journée a vu une population, certes abasourdie par une défaite toujours amère, mais les visages affichaient toujours la même fierté des jours précédents. Cette réaction des malagasy contraste violemment avec celle des supporters de certains pays qui, par leur excès, ont terni l’image non seulement de leur équipe mais aussi de leur Nation tout entière.

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vendredi, 12 juillet 2019

Avec tous les honneurs !

L’aventure s’arrête là. Défaits par les Aigles de Carthage (Tunisie) par trois buts à zéro sur le stade international de l’Académie militaire du Caire (Egypte) ce jeudi 11 juillet, les Barea durent s’incliner la tête … haute devant leurs supporters venus nombreux spécialement au Caire les soutenir dont le  Président Rajoelina et son épouse. Dur, tous les Malagasy, les 25 millions d’âmes ont dû avaler la couleuvre de la défaite, boire le calice au goût amer de la déception. Alors que tous les espoirs ont été permis pour aspirer à la victoire et aller en  demi-finales. Mais le sort en décidait autrement. En toute humilité, il fallait admettre que les Aigles furent trop forts pour les Zébus ce soir-là. Et on se plie et on accepte ! Au-delà de la tourmente et des lamentations ou des jérémiades, il faut malgré tout relever la tête et tenter de voir plus loin et plus haut. A juste titre, la question qui se pose sur toutes lèvres se résume en ces termes : « est-ce réellement un échec ? » On s’apprête à répondre à l’unanimité par un : non ! Certes, les Barea n’ont pas gagné le match mais ils n’ont pas perdu la bataille. Au contraire, nos héros de la Nation remportèrent le challenge. Pour une toute première participation à des compétitions internationales de la taille de la CAN et qu’on est parvenu à atteindre les quarts de finale, on ne peut pas ne pas être fiers du parcours réalisé. Quand on a réussi à mettre K.O. par terre de grandes formations telles les Super Eagles ou le Tout Puissant Mazembé, il y a de quoi à se réjouir. Les co-équipiers de Faneva Ima ont littéralement bousculé la hiérarchie. Sans complexes, les poulains de Nicolas Dupuis ébranlèrent l’ « ordre établi » de cette compétition continentale. A un certain moment, les supposés favoris n’ont pas caché leurs appréhensions face à la prouesse  imprévue des Barea qui étaient mêmes sur le point de réaliser le rêve de tout un peuple.

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Editorial

  • Enfin, du changement !
    Le verdict est tombé ! Le pouvoir sous la direction de Rajoelina Andry Nirina abrogea, ce mercredi 14 août 2019, en Conseil des ministres le décret n°2017-096 du 26 avril 2017 portant nomination du directeur général de la Compagnie nationale Jiro sy Rano Malagasy (JIRAMA) Olivier Jaomiary. Nommé il y a deux ans et quatre mois de cela, le 26 avril 2017, sous le régime HVM, Jaomiary Olivier n’a pas réussi à convaincre ni le pouvoir en place, issu de la dernière élection, ni l’opinion publique notamment les usagers. Un moment, se croyant être indéboulonnable de son poste, au-dessus de toute tentative de limogeage, le désormais ex-DG de la JIRAMA finit par se faire rattraper en raison de son incompétence à redresser la Compagnie, mission principale qu’on lui avait confiée.

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