Madagascar a récolté ce qu’elle avait peu semé à la Xe édition des Jeux des îles de l’Océan Indien (JIOI). Cette compétition quadriennale des îles de l’Océan Indien s’est achevée hier à l’île Maurice avec beaucoup de regrets pour la Grande île, deuxième (49 or) derrière le pays hôte (93 or).
Un tournoi de ce genre se prépare dès la fin de la précédente édition, les Mauriciens l’ont fait et sont récompensés de leurs efforts. Pour sa part, Madagascar en plus de son légendaire « moramora » s’est fourvoyé dans une guerre froide entre ses dirigeants sportifs et en plus la léthargie de l’ancien régime qui, en quatre ans, n’a rien fait pour le développement du sport. En effet, les crocs-en-jambe entre le milieu sportif malagasy sont mis à nu par ce résultat à l’île Maurice. Là où quelques disciplines ont pu sauver les meubles et, ironie du sort, elles sont les victimes de la mise en écart perpétrée par les éléments du Comité olympique malagasy (COM). Au sein de cette entité en effet, le copinage a primé sur les performances des fédérations sportives et ce pour le besoin électoral.  A l’exception de l’haltérophilie, les disciplines « amies » du COM, notamment les pourvoyeuses de médailles d’or se trouvaient au fond du gouffre. C’est le cas par exemple de la boxe qui, en tout et pour tout, n’a eu que deux métaux précieux alors qu’il y a quelques années, les boxeurs malagasy raflaient tout sur leur passage. C’était au bon vieux temps du défunt Harvel, président de la fédération nationale. Mais depuis la disparition de celui-ci, la boxe malagasy au fil des mois et des années se dégringolait pour finir au bas du tableau. Le noble art de la Grande île a perdu sa noblesse à cause des uppercuts et des crochets venant des dirigeants olympiques et de la fédération à l’endroit des boxeurs. 

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Les usagers en grogne. Depuis vendredi soir, plusieurs quartiers de la ville d’Antananarivo sont privés d’eau du robinet fournie par la JIRAMA. Une telle coupure est liée pour  la énième fois aux travaux de réhabilitation des canaux d’évacuation entrepris par la société SOGEA-SATOM, ce qui a créé une grande panique au niveau de la communauté tananarivienne. Le problème s’est notamment constaté à Manarintsoa Isotry, Anatihazo Isotry, Ambodin’Isotry, Andavamamba, 67ha, Antsahavola,  Isoraka, Andohatapenaka et jusqu’à Itaosy. Les réactions fusent de toutes parts  évoquant généralement des alternatives temporaires adoptées.
« Et voilà une dépense hors budget. Du jamais vu dans notre famille : nous n’avons jamais acheté de l’eau embouteillée pour d’autres usages. Cette fois-ci, deux packs d’eau ont été achetés pour que les membres de la famille puissent se doucher d’une manière économisante. Actuellement, nous nous demandons comment nous allons procéder en vue d’une prolongation de la coupure annoncée par la JIRAMA », explique une mère de famille résidant à 67 ha. D’après ses propos, elle a été contrainte de préparer des repas ne requérant pas une importante quantité d’eau.  A cause de cette coupure, quelques ménages ont adopté l’économie d’eau. Selon Armand, venant de 67 ha Sud, il lave les légumes au-dessus d’une bassine afin de réutiliser l’eau pour arroser les plantes et la toilette. « J’évite de gaspiller l’eau inutilement. Pour faire la vaisselle, je ne laisse pas l’eau couler. Je préfère remplir deux cuvettes, l’une pour le lavage et l’autre pour le rinçage », rajoute Marie, une autre riveraine.

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 Marquée d’une pierre blanche. La célébration du premier anniversaire de l’association « Andry sy Fototra ho an’ny Fampandrosoana an’i Madagasikara » (AFF) s’est tenue samedi dernier à Antanimena. Cette association a pour mission de contribuer au développement du pays ainsi qu’à l’épanouissement des plus vulnérables, à travers des actions sociales et humanitaires. « Notre défi étant de participer au développement depuis la communauté de base. Pour ce faire, nous essayons de fournir la canne à pêche au lieu d’offrir des poissons. Pour le premier anniversaire de l’association, nous avons mis en place ce centre de formation professionnelle (CFP) comme stèle, afin de venir en aide aux personnes dans le besoin », déclare Haingo Ravatomanga, présidente d’honneur de l’AFF. Le CFP de ladite association, implanté au 4ème étage de l’immeuble Pradon à Antanimena, propose diverses offres de formation pour ses membres. Les langues, à savoir le français, l’anglais et l’allemand pour la communication et le monde professionnel, en font partie. A cela s’ajoutent la coupe et couture ou encore la formation en machines industrielles pour ceux qui souhaitent travailler dans les entreprises franches. Il y a également les formations en informatique et cuisine ainsi que les activités sportives et de loisirs comme le Zumba et le karaté.

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La récurrence de l’incendie, ravageant régulièrement le site du marché municipal de Bazar kely à Toamasina, soulève tant de questions selon des observateurs. Cette partie de la capitale économique du pays a connu trois occurrences de feu dévastateur en 15 ans. Elles renferment une énigme difficilement opaque pour bien des esprits. Le Premier ministre Christian Ntsay lui-même a ordonné l’ouverture d’une enquête pour faire la lumière sur le cas récent.
Le sens commun suspecte toutefois une certaine corrélation entre la tenue d’élections municipales et la destruction par le feu du site de Bazar kely. La première fois datait du premier mandat du Président Marc Ravalomanana où l’actuel député de Toamasina I était le maire de la ville du port. Le Premier ministre d’antan en personne, feu Jacques Sylla, s’y déplaçait pour constater de visu les dégâts.
Importants appuis
 Il remettait à la municipalité une somme colossale pour la reconstruction. La donation gouvernementale était à l’origine d’une vive polémique entre la Commune urbaine de Toamasina et le pouvoir central. Le flou autour de l’usage du fonds entraînait le blocage des subventions qui revenaient à la municipalité. Le feu revenait encore sous la transition. De hauts responsables gouvernementaux étaient descendus sur le terrain pour impulser le projet de reconstruction. D’importants appuis financiers étaient déployés. Mais l’amélioration tant plébiscitée ne s’est présentée. Parallèlement, le site du marché de Bazar be a pu bénéficier de la largesse de la compagnie minière Ambatovy. Bazar kely, quant à lui, a continué à croupir sous le poids des âges.

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Suite à l’annonce faite vendredi dernier par la ministre de l’Education nationale sur le retour à l’ancien calendrier scolaire, des pressions se font jour pour amener le département de tutelle à maintenir celui actuellement en vigueur et instauré par le Plan sectoriel de l’éducation  (PSE). Ses initiateurs, visiblement des membres de l’équipe de l’ex-ministre Paul Rabary, semblent ne pas être conscients qu’une telle démarche, si d’aventure elle est couronnée de succès, aboutira à la coexistence de deux systèmes parallèles à Madagascar et ce, après la décision ferme des écoles privées de revenir définitivement à l’ancien calendrier scolaire. Il faut savoir en effet que, avant l’annonce suscitée du ministère de tutelle, la confédération des directeurs nationaux des écoles privées (qui regroupe tous les établissements privés, y compris ceux confessionnels), a déjà arrêté sa décision de revenir à l’ancien calendrier scolaire dès la prochaine année scolaire. C’est ainsi que les grandes vacances de cette année seront écourtées afin de permettre le retour à un calendrier scolaire allant de septembre à juin.
Si le ministère de l’Education cède à la pression pour maintenir le calendrier scolaire controversé pour l’enseignement public, cela n’aboutira pas seulement à la coexistence de deux calendriers différents. Il est à prévoir en effet que, sans attendre les examens officiels qui seront totalement décalés par rapport à leur fin d’année scolaire, les établissements privés organiseront leurs propres examens de fin de cycle pour les classes concernées. A l’instar des écoles catholiques qui ont déjà annoncé qu’elles tiendront des examens similaires aux Cepe, Bepc et Bacc officiels, sans pourtant se substituant à ces derniers.

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dimanche, 28 juillet 2019

« Un petit pas … ! »

L’humanité, en général, et les Américains, en  particulier, célèbrent le 20 juillet 2019 le 50 ème anniversaire du premier pas de l’homme sur la lune. Neil Armstrong, l’astronaute américain et commandant de bord de la mission spatiale Apollon 11, a mis les pieds pour la première fois dans l’histoire de l’humanité sur la lune, le satellite de la Terre, suivi immédiatement après par les deux autres membres de l’équipage Buzz Aldrin et Michael Collins. « Un petit pas de l’homme mais un grand pas de l’humanité ! », devait s’écrier Armstrong ce jour-là. En effet, ce fut un petit premier pas d’un homme sur le sol de la lune mais en même temps une grande enjambée de l’humanité vers le futur en termes de progrès de la science et de la tentative de découverte de l’univers. Depuis la nuit des temps, les étoiles qui brillent dans le firmament suscitèrent chez l’homme un intérêt toujours grandissant. Le mystère du cosmos éveillait sans cesse la curiosité de savoir chez les êtres humains. Ils tentèrent d’ébaucher des théories souvent farfelues pour expliquer sinon pour aborder les énigmes de l’univers. Dans l’antiquité, les mages étaient réputés de savoir lire ou de décrypter le mouvement des étoiles. A partir du moment où Neil Armstrong réussit d’alunir sur ce satellite tant convoité, un gros paquet du mystère de l’univers fut dévoilé.

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Fil infos

  • Gouvernement Ntsay - Aucun remaniement à l’ordre du jour !
  • Reconfinement d’Analamanga - Une décision à ne pas prendre à la légère
  • Campagne de vanille - Pressing des certains opérateurs
  • Route nationale secondaire 34 - Un pont métallique réhabilité par la direction régionale
  • Aéroport d’Ivato - Arrivée de 14 tonnes d’équipements sanitaires en provenance de Chine
  • Malagasy bloqués à l’étranger - Reste 700 ressortissants à rapatrier
  • Iles Eparses - Le rapport de connexité avec l’État malgache
  • Lutte contre la propagation du coronavirus - Des mesures draconiennes pour Analamanga
  • Manque de transparence - Précision du ministre des Finances
  • Retour au confinement - L’heure de se montrer tous responsables !

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Editorial

  • Effets délétères
    Les rafales de balles réelles du Covid-19 frappent de plein fouet le pays. Elles atteignent malheureusement des cibles stratégiques. L’ennemi  gagne du terrain. La Grande île est en guerre ! L’état-major de guerre change de tactique et opte décidément pour la manière forte. Devant la gravité de la situation au front, le chef de guerre donne l’ordre de déployer l’artillerie lourde. La bataille est difficile. En cause, deux mobiles majeurs. Un d’abord, dans le camp adverse, on a affaire à un redoutable ennemi dont la force principale réside sur le fait qu’il est « invisible ». Deux, le commandant en chef des Armées se confronte à un problème quelque peu complexe en raison de l’atmosphère d’indiscipline qui règne dans les rangs des guerriers. Les « simples soldats » vont en ordre dispersé. Leurs chefs sur terrain ont du mal à les mettre au pas. Ainsi, l’ennemi jouit l’avantage dû à son invisibilité mais le bordel du…

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