Plus de 38 milliards d’ariary. Tel est le montant des impôts et taxes que la société SAMADA s’est abstenu de verser dans les caisses de l’Etat. Un tel arriéré n’a pu être cumulé que sur plusieurs années. Autrement dit, les dirigeants de cette société se sont superbement foutus des autorités malagasy en général et celles fiscales en particulier. Et ce depuis 2014, date à laquelle elle a commencé ses activités sur le territoire national. Et c’est ce qui sans doute serait à la source d’interdiction de sortie du territoire (IST) prise par les autorités actuelles à l’encontre  de certaines têtes de la SAMADA. Une telle effronterie ne peut s’expliquer que par une collusion avec des barons de l’ancien régime. Avec le recul, on serait tenté d’accorder du crédit à la rumeur qui court selon laquelle l’ancienne Première Dame serait un associé au sein de cette société et c’est la raison pour laquelle certains dirigeants de celle-ci ont bénéficié d’une totale immunité malgré leurs frasques et les propos de lèse-majesté qu’ils proféraient régulièrement en public. Dans tous les cas, cette évasion fiscale de grande envergure a certainement un lien avec la mise sous scellé des matériels de la SAMADA intervenue mercredi dernier et, consécutivement, son éviction de la mission de sécurisation des principaux aéroports de Madagascar et du transfert de cette activité, depuis hier, à la CSPI-M en vue  d’en assurer la continuité.

Publié dans Politique

Encore une victoire. C’est le cri de cœur que les millions de malagasy éparpillés dans le monde entier lancent à leur sélection nationale à la veille du match, ô combien capital, du second tour de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2019.  C’est effectivement demain à 19 h, heures de Madagascar, que les Barea disputeront pour la première fois de leur histoire une rencontre à élimination directe dans une phase finale  de la CAN dont c’est également leur première participation. Une belle performance que seules quelques nations, trois au plus, ont pu réaliser dans  cette épreuve phare de la Confédération Africaine de Football (CAF). Et cerise sur le  gâteau, la sélection nationale malagasy est la seconde équipe en 55 ans à ne pas avoir perdu ses trois premières rencontres à la CAN pour une première participation. Et avec la victoire inattendue face au Nigeria (2-0), une archi-favorite, au dernier match de groupe, les Malagasy ont de quoi être fiers de leur Barea. Cependant, bien que la satisfaction ne soit pas en ce bas monde, tout un peuple demande un peu plus à sa sélection. C’est de se qualifier en quarts de finale de la compétition aux dépens de la RD Congo. Rien de plus afin de laver pour de bon l’affront que cette dernière a infligé à l’équipe malagasy lors des éliminatoires de la CAN 2017 où la double confrontation a tourné en faveur des Congolais avec un lourd score  au match retour disputé à Mahajanga,6-1.

Publié dans Sport

Des acteurs majeurs de la sécurité, du secours et de la protection de notre population, et encore plus expérimentés 70 ans après sa création. En 1939, le corps des sapeurs-pompiers fait partie du service de voirie, d’assainissement et d’hygiène. Dix ans après, plus précisément le 1er janvier 1949, il a pris son indépendance. Cette année, le corps des sapeurs- pompiers de Tsaralalàna, Anosivavaka et Andravoahangy fête donc son 70ème année d’existence. Cette entité mise sur la visibilité et la sensibilisation des missions accomplies par les pompiers malagasy. A cela s’ajoute le rappel des responsabilités citoyennes en guise de prévention contre les dangers. Pour la continuité et le renforcement des liens avec la population locale Selon le lieutenant-colonel Franck Ramanoara, chef de corps des sapeurs-pompiers de Tsaralalàna, « au cours de ces années, des échanges et du partage dans le cadre des formations ont eu lieu avec diverses entités œuvrant pour la protection civile dont celles des Provinces. Le BNGRC, les établissements sanitaires, la Croix-Rouge, le service de la protection civile ont été présents et ont contribué aux améliorations de nos interventions. Pour les années à venir, ces collaborations vont encore se raffermir ». Et lui d’ajouter : « L’évolution des paramètres démographiques, technologiques et géographiques ne limitent pas les dangers. Au contraire, cela va augmenter les risques et menaces que la population va rencontrer. C’est ainsi que nous essayons d’être à la hauteur en améliorant la qualité du travail de secourisme ». (Photo : POM3351KR) Entre les années 2000 et 2010, les matériels utilisés se sont améliorés voire augmentés. Les efforts déployés dans la recherche de partenariat local et étranger ont été positifs. Des donations se sont enchaînées et les élements sur terrain sont actuellement bien équipés.

Publié dans Dossier

La saga judiciaire entre la société CSPI-M (Compagnie de sécurité privée et Industrielle-Madagascar) et la SAMADA (Sûreté Aéroportuaire de Madagascar) vient de connaître enfin son épilogue. Depuis hier, en effet, la mission de Sécurité et de sûreté des huit principaux aéroports de Madagascar a été de nouveau confiée à la CSPI-M, à laquelle la SAMADA s’est indûment substituée depuis octobre 2014. Cette issue intervient après une longue bataille judiciaire  qui a vu les défaites successives de la SAMADA depuis la première instance jusqu’à la Cour de cassation en passant par la Cour d’Appel. Rappelons que l’affaire a trait à un contrat BOT de sécurisation des principaux aéroports de Madagascar dont l’exécution a été  confiée à une société  spécialement créée à cet effet, la CSPI-M. Compte tenu de l’importance des investissements, appel a été fait à un partenaire mauricien, le Durban International traders Ltd, lequel avait injecté la somme de 1.000.000 d’euros.  La suite va être ahurissante.  En effet, sous un prétexte purement fallacieux, les partenaires de  Durban International traders  Ltd ont créé la société SAMADA qui, en un tournemain, va se substituer à la CSPI-M dans l’exécution du contrat BOT. Du jour au lendemain, le siège social de CSPI-M est devenu celui de SAMADA, il en est de même pour les membres du personnel du CSPI-M dont on a seulement changé les écussons, ainsi que les mobiliers,  documents administratifs, matériels et équipements appartenant à la CSPI-M.

Publié dans Politique
vendredi, 05 juillet 2019

A bloc … !

« Alefa Barea ! » Le Onze national affrontera demain dimanche 7 juillet au stade d’Alexandrie (Egypte) l’équipe nationale de la République Démocratique du Congo (RDC), les Léopards. Les 25 millions de malagasy, du moins ceux qui portent dans le cœur et  dans le sang l’amour, la fierté, l’unité nationale et l’honneur de Madagasikara s’aligneront tous derrière les Barea, et cela, pour le soutenir à bloc. L’équipe avec qui nos champions devront faire face ce dimanche au stade d’Alexandrie, en dépit de sa réputation de robustesse et d’une rapidité ou vitesse de jeu, n’est pas du tout un « mur » infranchissable à nos « boy kely ». Certes, en 2017, lors des phases éliminatoires de la CAN, les Léopards ont écrasé les Barea par 6 buts à 1 à Mahajanga. Franck Rajaonarisamba, l’entraîneur à l’époque, reconnait les défaillances à relever. Mais, au vu du niveau actuel de notre équipe nationale, la RD Congo se trouve techniquement à notre portée. Il n’y a pas de souci à se faire sans, bien entendu, sous-estimer l’adversaire. En battant haut la main le Nigeria, un mondialiste et triple champion d’Afrique, beaucoup reste à faire pour les Barea et certainement le plus dur n’est pas encore derrière nous. L’heure de la vérité est arrivée! Madagasikara doit prouver que malgré les vicissitudes de la politique politicienne, l’unité de son peuple existe et vit toujours. La Grande île est le rare pays d’Afrique d’avoir l’usage d’une langue commune, le Malagasy, dans toute l’étendue du territoire national, le « ciment » qui scelle l’unité du pays. C’est le moment où jamais de montrer aux yeux du monde que le peuple malagasy est un et indivis. Aussi, faut-il resserrer les rangs autour de nos héros. Ils en ont réellement besoin. On dit souvent qu’un « peuple uni vaincra ! »

Publié dans Editorial

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Editorial

  • Intouchables ou impénétrables !
    La réelle volonté d’assainir le régime existe-t-elle vraiment ? La détermination du Président Rajoelina Andry de traduire en actes le Velirano (point XI) est-elle concrètement partagée avec toutes les autorités compétentes notamment celles chargées de traquer les auteurs de malversations financières ou autres ? On a la triste impression que la culture de l’impunité dans le « jardin » de la République serait, le conditionnel est de rigueur, encore et toujours florissante. Tout comme la culture du chanvre dans la grande forêt du Nord où les « cultivateurs » n’ont pas de souci à se faire. L’immunité dont bénéficient les hauts responsables ou les parlementaires du pays devient une sorte de bunker impénétrable.

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