En stand-by ! L’Union des coopératives de transport suburbain (UCTS) confirme qu’il n’y aura pas de hausse de son tarif pour l’instant. Cela a été évoqué, hier, lors d’un point de presse avec le président de l’UCTS.
L’annonce de la hausse des frais des taxis-be œuvrant dans la Capitale à 800 ariary le 1er août prochain reste d’actualité et jusqu’ici, aucune affirmation contraire n’a été faite. L’UCTS n’a donc pas suivi le pas de l’Union des coopératives de transport urbain (UCTU). Selon le président de l’UCTS, Fidimalala Rakotoarimanana, « nous n’avons aucunement l’intention d’augmenter les frais de transport sur nos lignes. L’UCTS est différente de l’UCTU, eux, ils ont un tarif unique. Pour nous, le prix varie de la longueur du trajet qui peut aller jusqu’à 30 km en dehors de la capitale ». Il a rajouté que « lors de la dernière révision des tarifs en juin 2022 à cause de la flambée du prix des carburants, le tarif a été convenu selon l’accord avec l’Etat malagasy. Néanmoins, on nous a dit que si, et seulement si, le prix du gazole augmente encore, on est en droit d’augmenter les frais de transport ».
Aucun membre de l’Union n’a le droit de modifier unilatéralement son tarif. Au cas où cela se présente, au vu de la décision des transporteurs urbains, des sanctions seront immédiatement prises à l’encontre des chauffeurs ou des propriétaires du véhicule en faute. Jusqu’ici, regroupant 36 coopératives, l’UCTS ne compte pas tenir une assemblée générale.
La question du nouveau tarif de droit de visite technique en balance
Ce qui inquiète l’UCTS, c’est l’augmentation du droit de visite technique. Cela pourrait changer la donne. « Une hausse de 100% du droit de visite technique, nous semble un peu exagérée. Si cette décision est effective début août, l’UCTS va procéder à une réunion. C’est à l’issue de celle-ci que la modification de notre tarif sera tranchée ou non », confia le président de l’Union. En effet, à cause de cette hausse de la visite, le droit actuel de 34 800 Ar va donc passer à 95 000 Ar. Il y a également le changement de la carte violette à 9 cases. Celle-ci, au lieu de rester valide pendant 3 ans sera changée tous les 4 mois. Pourtant, en plus de son prix à 5 000 ariary, l’attente du cachet et de la signature au Centre immatriculateur validant ce carnet dure plusieurs jours. Cela équivaut à des heures sans travail et sans gagne-pain. « Nous demandons à l’Etat de réviser cette décision, car on ne peut plus couvrir nos dépenses si les charges continuent de se multiplier ainsi. La hausse de nos tarifs dépend d’une décision prise en Assemblée générale et de l’évolution de la situation le mois prochain », conclut Fidimalala Rakotoarimanana.
Nikki Razaf
Mobilisés en masse. Des milliers de volontaires de la Croix- rouge Malagasy (CRM) sont intervenus dans 19 Districts de Madagascar durant la pandémie de Covid-19. Une mobilisation communautaire qui vise à sensibiliser les habitants, notamment ceux des zones isolées et loin des Centres de santé de base, sur l’importance de la vaccination. « Nous avons constaté des avancées conséquentes dans les zones lointaines où nos volontaires se sont mobilisés, dans le cadre de la mise en œuvre du projet « Aro Aina ». Les bienfaits de la vaccination, y compris celle contre la Covid-19, y étaient méconnus. Pis, les rumeurs, les fausses informations et le non-accès aux informations y ont persisté, avant nos interventions », rapporte Andoniaina Ratsimamanga, secrétaire générale de la CRM. Outre la conscientisation des communautés, les avancées ont aussi pu être enregistrées grâce à la mobilisation des chefs traditionnels. Ces derniers ont joué le rôle d’influenceurs pour atteindre le maximum de personnes à se faire vacciner, selon les informations recueillies.
En tant qu’auxiliaire des pouvoirs publics, la CRM a soutenu le Gouvernement à faire face à la pandémie. Plusieurs activités ont été entreprises pour ce faire dont les sensibilisations des communautés. A cela s’ajoutent l’appui technique au ministère de la Santé publique ou encore la dotation d’équipements pour la mise en œuvre de la vaccination.
Capitalisation des leçons apprises
« La Croix- rouge Malagasy a joué un grand rôle pour appuyer le Gouvernement malagasy, notamment sur la mobilisation communautaire liée à la vaccination. Capitaliser les leçons apprises pendant la Covid-19 s’avère indispensable. En fait, ces leçons peuvent servir pour anticiper ou réduire les risques quant aux défis des catastrophes liées à la santé ». Le coordinateur des opérations et des programmes au sein de la Fédération internationale de la Croix rouge (IFRC) le reconnait. Ce responsable de confirmer que les leçons apprises durant la Covid-19 vont servir dans les futures interventions. Ceci non seulement dans les urgences de santé publique mais aussi dans les autres catastrophes naturelles.
Un atelier de capitalisation du projet « Aro Aina » s’est tenu pendant 2 jours à Antaninarenina, clôturé hier. Une occasion de partager les expériences et discuter sur les impacts dudit projet avec les équipes de la CRM et les partenaires. Les réussites, les bonnes pratiques et les leçons apprises y ont été revisitées. L’amélioration des interventions en matière de santé communautaire et de vaccination y ont également été débattus…
P.R.
La population dans le District d’Andramasina va enfin sortir de son enclavement avec le début des travaux de réhabilitation de la route principale qui dessert cette localité. Il s’avère que ce District est riche en divers produits maraîchers et est considéré comme l’un des principaux fournisseurs de la Capitale. Pourtant, les produits locaux peinent à s’acheminer vers Antananarivo. Pour rejoindre Andramasina, situé à une quarantaine de kilomètres de Tanà, il faut faire une à deux heures de voyage, et ce, en raison du piteux état de la route. Les agriculteurs ne jouissent que très peu de leur labeur. Tous les bénéfices reviennent aux collecteurs et aux intermédiaires.
« Lutte contre les maladies liées à la défécation à l’air libre. Allons se faire vacciner contre la polio ». Tel est le message fort dans les affiches présentées dans chaque coin de rue ainsi que sur les réseaux sociaux, ces derniers jours. A cela s’ajoutent les nombreux messages d’information et de sensibilisation envoyés par SMS. En consultant les affiches et en lisant les SMS, bon nombre de personnes se sont posé des questions sur le lien entre la défécation à l’air libre et la poliomyélite.
L'Union des coopératives de transport urbain (UCTU) a annoncé cette semaine que les frais de taxi-be seront revus à la hausse. A partir de ce mardi 1er août, soit dans une semaine, les usagers de ces services publics devront débourser 800 ariary, soit 200 ariary de plus que le tarif appliqué actuellement. Une hausse dont l’opportunité interroge fortement dans le contexte actuel où le budget des ménages est déjà fortement malmené par les hausses. L’objectif est-il de faire souffrir la population ? Faut-il rappeler à ce titre qu’il s’agit ici d’une question de service public.
Anticipation. C’est de cet ordre qu’Andriniaina Randriamiaramahefa, Directeur du commerce intérieur (DCI) au sein du ministère de l’Industrie, du Commerce et de la Consommation (MICC) a argumenté hier à Ambohidahy par rapport aux conséquences que pourrait provoquer la décision du Gouvernement indien portant sur le blocage des exportations de riz non basmati depuis la semaine dernière. « Il est vrai que cette décision aura forcément un impact sur le marché mondial du riz et par ricochet sur les importations que nous effectuons en provenance de l’Inde qui est l’un de nos principaux fournisseurs. Cependant, en début d’année, le Gouvernement malagasy a déjà convenu d’un contrat d’approvisionnement en riz avec le Gouvernement indien pour une quantité de 200.000 tonnes.
L’une des trois victimes des violences des jeunes militaires à Avaradoha, dans le courant du mois de mai dernier, succombe. En effet, Rakoto Solo Sylver Zanany, un père de famille de 43 ans, a rendu l’âme ce 18 juillet des suites de ses blessures. Bavures innommables, les violences policières et militaires (soldats et gendarmes) ont tendance, ces derniers temps, à croître, ici et ailleurs.
Force nous est d’établir un bref rappel des violences urbaines en France, liens historiques obligent, la fin du mois de juin dernier. Un policier a abattu, à bout portant, Nahel un adolescent de 17 ans à Nanterre le 27 juin. Un jeune qui aurait refusé d’obtempérer. Un triste évènement ayant provoqué les recrudescences des violences urbaines sans précédent en France. Les dégâts matériels ont été évalués à 650 millions d’euros que les assureurs doivent débourser et on déplore quelque 380 arrestations.
Un événement dédié aux passionnés d’écriture d’un texte de chanson en français. L’inscription à la 18ème édition du concours international « Chansons sans Frontières » vient de démarrer lundi dernier. Il s’agit d’une manifestation entièrement gratuite, organisée par l’Association Fusaca et Accord Production, parrainée par l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF).
L’ultimatum de 72 heures depuis hier sur le compte des neuf associations pédagogiques à l’université d’Antananarivo est tout simplement malhonnête. D’après des informations, l’initiative serait destinée à fomenter des troubles et à torpiller la correction du bac dont le résultat sera attendu dans quelques semaines.
Le dessein des auteurs de l’ultimatum ou de leurs complices serait d’inciter indirectement la population estudiantine à la grève. Le plan serait au boycottage en séquestrant les clés des salles de classe pour en empêcher l’accès. Les concierges auraient reçu l’ordre de n’ouvrir aucune salle et de s’absenter au travail.