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Et les gouverneurs !

Qu’en est-il de nos vice-rois ! On revient à la charge pour remettre sur le tapis le cas de ces hauts dirigeants dans les Régions.

Coup de tonnerre ! Le Chef de l’Etat décida de procéder à un Conseil des ministres en direct le 8 janvier à travers les antennes nationales publiques à partir du Palais d’Etat d’Iavoloha. Gageons que si le maître des céans  en a voulu ainsi c’est qu’il a mille raisons de le faire. Le peuple vit dans la tourmente. Un Conseil en direct suppose que toutes les interventions durant la réunion soient transmises sans faute et atterrissent « directement » chez les téléspectateurs, dans chaque foyer. Le terme « direct » signifie qu’il n’y aura aucune possibilité de changement ni de tripatouillage en cours de route.

 

En réponse à une demande croissante de voyages vers Madagascar, la compagnie aérienne Emirates a annoncé une augmentation du nombre de vols hebdomadaires entre Dubaï et Antananarivo. A partir du 2 avril 2025, Emirates passera de quatre à six vols hebdomadaires, consolidant ainsi son engagement envers le développement touristique de l'île. Cette initiative intervient après le succès des vols inauguraux lancés en septembre 2024. La compagnie espère ainsi non seulement répondre à la demande croissante des voyageurs, mais également renforcer les liens économiques et commerciaux entre Madagascar et les Emirats arabes unis.

Une célébration marquée par des distinctions. Le ministère de la Communication et de la Culture a célébré avec éclat la Journée nationale du kabary, une occasion marquante pour rendre hommage à 189 Mpikabary malagasy  qui se sont illustrés dans le domaine de l'art oratoire. Cette cérémonie, qui s'est déroulée, hier, en présence de la ministre de la Culture et de la Communication, Mara Volamiranty Dona, a vu la remise de distinctions prestigieuses à des figures emblématiques du discours malgache. Au cours de cet événement, 12 orateurs ont été élevés au rang de « Commandeur de l’ordre des arts, des lettres et de la culture », tandis que 39 d'entre eux ont reçu le titre d’« Officier de l’ordre des arts, des lettres et de la culture ». En outre, 138 orateurs ont été honorés du titre de « Chevalier de l’ordre des arts, des lettres et de la culture ».

Le Gouvernement malagasy a exprimé sa ferme intention de poursuivre le colonel Charles Andrianasoavina pour des propos jugés diffamatoires et dégradants envers les Forces de l’ordre, ainsi que le Président, chef suprême des Forces armées. Ces accusations incluent également une incitation présumée à la révolte dans le pays. Lors d'une déclaration officielle faite hier soir à Ampahibe, le ministre de la Défense, le Général Sahivelo Lala Monja Delphin, a précisé que, bien que le colonel soit actuellement en exil à l'étranger, la procédure judiciaire sera bel et bien engagée. Le ministre a réaffirmé la détermination du Gouvernement à ne pas rester inactif face aux actes perçus comme provocateurs de cet ancien militaire.

L’arrestation de D., un ancien footballeur et chanteur connu localement, continue de susciter une vive émotion auprès de l'opinion. Incarcéré à Tsiafahy depuis le 13 janvier, il est accusé d’avoir perpétré des actes graves sur sa propre fille. Cette affaire a libéré la parole de plusieurs personnes qui disent avoir connu des comportements inquiétants de sa part dans le passé.

D. est décrit par plusieurs sources comme une personne au tempérament impulsif. A Ampasamadinika, où il résidait, certains voisins interrogés par nos soins évoquent des attitudes autoritaires et parfois agressives. Ces témoignages restent cependant à considérer avec précaution, car ils reflètent des perceptions personnelles non confirmées par des décisions judiciaires.

 

 Comme à l’issue de chaque rendez-vous électoral, l’ancien Président Marc Ravalomanana perpétue son attitude de mauvais perdant. Depuis les élections présidentielles de 2018, où il essuyé les échecs, jusqu’aux dernières élections communales et municipales du mois de décembre dernier, le fondateur du parti « Tiako i Madagasikara » procède avec le même mode opératoire : lancer des accusations de fraude.

 

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La une du 15 janvier 2025

La société malgache est sous le choc. La Police vient d'annoncer l'arrestation d'un père de famille accusé d'avoir violé et torturé sa fille pendant 19 ans, tout en enregistrant ses crimes sur vidéo. Ce fait divers sordide rappelle à beaucoup l'affaire des viols de Mazan en France et provoque une vague d'indignation.

L'affaire est parvenue aux oreilles des autorités le 9 janvier 2025 dernier. Un bon samaritain a alerté la Police de Tsaralalàna concernant une jeune femme subissant des violences répétées dans le quartier d'Ampasamadinika. Les Forces de l'ordre sont immédiatement intervenues. Lors de la perquisition, elles ont découvert une scène insoutenable. L'homme s'était barricadé chez lui, et sa fille, inconsciente et couverte de blessures, gisait à l'intérieur.

Selon les enquêtes, les abus ont commencé lorsque la victime avait 14 ans. Aujourd'hui âgée de 33 ans, elle a subi les sévices de son père pendant 19 longues années. Viol, torture, privation de liberté, l'ampleur des actes dépasse l'entendement.

Des éléments glaçants

Face aux accusations, le père un dénommé D., rendu célèbre par une chanson dédiée à la sélection nationale de football, a d'abord nié toute implication. Mais les enquêteurs ont découvert des vidéos accablantes sur son ordinateur, filmant ses crimes. Pour empêcher sa fille de crier ou d'appeler à l'aide, il allait jusqu'à lui bâillonner la bouche avec des tissus. Ces éléments glaçants, preuves irréfutables, ont conduit le suspect à reconnaître les faits.

La gravité de cette affaire suscite une profonde répulsion. A Madagascar, comme ce fut le cas en France avec les viols de Mazan, le pays s'interroge sur le rôle de la société et de l'entourage dans la détection de tels drames. Comment cette jeune femme a-t-elle pu souffrir si longtemps dans l'ombre ?

Le suspect a été présenté au Parquet le 13 janvier 2025 et placé en détention provisoire à la prison de Tsiafahy. La victime, quant à elle, bénéficie d'une prise en charge médicale et psychologique.

Ce drame souligne une fois de plus lurgence dune action collective pour éradiquer ces violences insoutenables. A Madagascar, une loi adoptée l'an dernier prévoit la castration chirurgicale des coupables de viol, une mesure exceptionnelle destinée à dissuader ces crimes odieux. Face à une telle atrocité, de nombreuses voix s’élèvent pour que cette disposition soit appliquée avec fermeté, afin de rendre justice à la victime et denvoyer un message clair aux auteurs de violences sexuelles.

 

Recueillis par Lalaina A.

La série de présentation de vœux du Nouvel an adressée au Président Andry Rajoelina et son épouse continue au Palais dEtat dIavoloha. Dans laprès midi dhier, le couple présidentiel  a reçu plusieurs hauts responsables dont les membres de la Haute Cour Constitutionnelle (HCC) et les 23 gouverneurs des Régions, ainsi que dautres personnalités issues du milieu culturel (les artistes) et les membres de la communauté royale. Au cours de la rencontre avec les gouverneurs issus des 23 Régions, le Chef de lEtat a profité de loccasion pour lancer un message politique face à la conjoncture actuelle.

Il a, demblée, insisté sur les missions de ces représentants de lEtat dans le processus de développement du pays. « Lexécution et la concrétisation des programmes et visions pour le pays vous incombent entièrement », a déclaré le Président.  Il a rappelé  les défaillances de ladministration qui ont dûêtre rattrapées depuis sa prise de pouvoir en 2019 et qui ont été laissées par le régime précédent, notamment les nombreux marchés fictifs recensés dans le pays.

Alternance démocratique

Le numéro un de lExécutif a également son mot à dire concernant les manœuvres de lOpposition qui, selon lui, à force de perdre les élections nont comme unique stratégie que de persister dans la déstabilisation. « Les vrais patriotes ne souhaitent pas que le pays vive dans le trouble. Nous avons besoin de stabilité. LOpposition devrait déjà se préparer pour 2028 si elle veut briguer le pouvoir par la voie dune alternance démocratique », argumente le Président. Il appelle ainsi à la prise de responsabilité des gouverneurs afin dassurer la stabilité politique dans leur Région respective. Ces hauts responsables doivent également faire primer lintérêt commun et se concentrer sur le développement.

Par la suite, il a mis en avant les pistes de développement qui sont propres à chaque Région. « Dans les Communes, il y a une multitude de produits agricoles qui doivent être acheminés vers dautres localités. Les agriculteurs ont donc besoin dappui pour le transport de leurs récoltes », a souligné le Président. A titre dexemple, il a évoqué la culture de canne à sucre qui peut être effectuée sur toute la partie de la côte Est du pays afin de réduire considérablement limportation de sucre et qui justifie, dautant plus, la prochaine construction de la route du soleil.

 

S.R.

 

Le passage du cyclone Dikeledi a laissé des traces dans le nord de Madagascar, affectant principalement les infrastructures routières de la Région. Bien que les routes et les ponts aient, dans l'ensemble, bien résisté, certains tronçons des axes principaux ont connu des perturbations majeures. La Route nationale 6 (RN 6), reliant Antananarivo et Antsiranana, a été coupée entre Ifasy et Mahavavy en raison de la montée des eaux. De même, la 5ème Route nationale secondaire (RNS 5A), entre Ambilobe et Vohémar, a été touchée au niveau de Manambery. Toutefois, des solutions temporaires ont permis la reprise de la circulation pour les véhicules de moins de 5 tonnes, grâce à l'utilisation d'un ancien pont.

La fragilité des routes nationales demeure une préoccupation majeure, notamment en cas de passage de nouvelles tempêtes. Les autorités, avec à leur tête le ministère des Travaux publics (MTP), ont réagi rapidement. Des équipes techniques au sein des Directions régionales des travaux publics (DRTP), en collaboration avec les Gouvernorats, Districts et Municipalités, se sont mobilisées pour évaluer les dégâts et entreprendre des travaux de réparation. Cette mobilisation illustre la volonté des instances locales et nationales d’assurer la pérennité des infrastructures vitales, bien que ces routes restent vulnérables à des événements climatiques similaires. Sur un autre front, la RN5, reliant Toamasina et Fenoarivo-Atsinanana, n’a pas été épargnée par la montée des eaux, ce qui a momentanément arrêté la circulation. L’entreprise Sinohydro est déjà à pied d’œuvre pour effectuer les travaux nécessaires et rétablir rapidement le trafic sur cet axe crucial.

Priorité aux réparations d’urgences

Selon le directeur général du MTP, Richard Rafidison, les infrastructures temporaires comme les passages à gué ne sont que des solutions provisoires. Les travaux de réparation seront priorisés dès que les eaux se retirent. Ces interventions ne dépasseront pas trois jours, selon les prévisions, permettant ainsi de restaurer rapidement la circulation. « L’utilisation des bacs pour traverser certaines rivières a également été suspendue temporairement, en raison de l’intensité du débit d’eau. Ces traversées reprendront dès que le niveau des eaux aurait baissé, offrant un retour progressif à la normale pour les usagers », indique-t-il. En attendant, les autorités appellent les usagers de la route au calme et à la patience face aux restrictions de circulation imposées par les conditions actuelles. En résumé, bien que l’impact du cyclone Dikeledi ait été contenu sur certaines infrastructures du nord de Madagascar, il met en lumière la fragilité persistante des routes nationales face à de tels événements climatiques. Le MTP et ses partenaires locaux continuent de travailler d’arrache-pied pour apporter des solutions rapides et minimiser les désagréments pour les populations locales et les usagers de la route.

Nikki Razaf

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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