Politique

Motus et bouche cousue. Aucune information n’a filtré, du côté malagasy, du dernier déplacement de Hery Rajaonarimampianina à Luanda, capitale de l’Angola. Un déplacement tenu presque secret car n’a fait l’objet d’aucun communiqué de la Présidence de la République comme à chaque visite du Chef de l’Etat à l’étranger. Un fait qui ne manque pas de susciter des interrogations.  
Dans l'indifférence totale. C'est ainsi qu'ont été accueillies les dernières résolutions (Cf. page 15) du parlement européen prises à l'issue d'une session à Strasbourg, en France. Des résolutions qui ont, pourtant, été adressées au Gouvernement malagasy. Au lieu de reconnaître les problèmes qui persistent dans le pays, le Premier Ministre Mahafaly Solonandrasana a préféré se mettre sur la défensive.
Si les maux infligés par le régime actuel aux Malgaches étaient une maladie, elle aurait développé la forme de résistance la plus radicale. Les violations des droits humains à Madagascar sont trop importantes pour pousser les différentes entités nationales, régionales et internationales à briser le silence. Le Parlement européen et la conférence des évêques en font partie (voir article par ailleurs). Les dénonciations qu’ils ont formulées la semaine passée sont sans appel.
Le grand ménage dans lutte contre la corruption menée par le Bianco continue. En attendant la clôture de ces grands dossiers, le Bureau indépendant  anti – corruption a traité une dizaine de dossiers à Ambatondrazaka cette semaine. D’après nos  informations, ces dossiers concerneraient des faits  de corruption au sein des services de la Police nationale, de la Gendarmerie nationale, de la Commune urbaine, des services  topographiques et des domaines,  et de la Région. 
Le Président du Zimbabwe, Robert Mugabe est plus que jamais proche de la sortie.. Hier, le parti au pouvoir, la Zanu-Pf (Union nationale africaine du Zimbabwe – Front patriotique) a annoncé qu’il enclencherait au Parlement la procédure de destitution du plus vieux dirigeant en exercice au monde, 93 ans, si celui-ci ne démissionnait pas avant ce jour. Il a également été annoncé plus tôt que le Chef de l’Etat zimbabwéen avait été démis de ses fonctions à la tête de son parti. 
Deux mois jour pour jour après le titre de docteur honoris causa remis à Rome au Président de la République malgache Hery Rajaonarimampianina, l’affaire continue de faire parler dans le microcosme politique local. Remis le 17 octobre dernier à l’ambassade de Madagascar  dans la capitale italienne, la valeur de ce titre décerné au numéro Un malgache continue d’être remis en doute par un certain nombre d’observateurs malgaches. A l’instar de l’association Wake Up Madagascar qui s’est notamment posé des questions sur « l’établissement que la communication présidentielle a qualifié ‘d’Université de Milan’ ».  Cette association a ainsi mené ses petites enquêtes.  Des…
  Une semaine à peine après le discours cinglant de l’Archevêque d’Antananarivo, Monseigneur Odon Razanakolona à l’Université Catholique de Madagascar à Ambatoroka, la conférence des Evêques de Madagascar vient de lancer une nouvelle offensive à travers un message destiné à tous les malagasy, et qui date de jeudi dernier. 

Fil infos

  • Communales à Tana - « Iarivo Mandroso » vote pour Naina Andriantsitohaina
  • De la Région d’Itasy à la DIANA - Un week – end marathon pour le Président
  • Nouveau gouverneur de la Banque centrale - La consolidation des réserves d’or en priorité
  • Andry Rajoelina sur les îles éparses - « L’intérêt du pays passe avant les divergences politiques »
  • Environnement et corruption - Les évêques s’alarment
  • Traite de personnes vers l’Arabie Saoudite - Une passeuse condamnée à 5 ans d’emprisonnement
  • Problèmes de la JIRAMA - “Je prendrai mes responsabilités”, affirme le Chef d’Etat
  • Stade de Mahamasina - La réhabilitation incontournable !
  • Détournement de deniers publics - Liberté provisoire refusée pour Claudine Razaimamonjy et le maire d’Ambohimahamasina
  • Revendication des îles éparses - La cohésion nationale, condition primordiale du succès

Editorial

  • Quid de la Haute Cour de Justice !
    Cinq ans après ou presque de la date butoir de son entrée en fonction, la Haute Cour de Justice (HCJ) n’est pas encore opérationnelle. Un retard flagrant et voulu par un régime, en particulier son chef, qui n’avait pas du tout l’intérêt à son opérationnalité. La Constitution, votée le 17 novembre 2010 et proclamée le 11 décembre de la même année mettant en place la 4ème République, prévoit dans le titre IV l’existence et le fonctionnement de la HCJ. La première Constitution malagasy donnant naissance à la Première République datait de 1959 qui prendra fin à l’élection d’une nouvelle Constitution en 1975, date du début de la Deuxième République qui sera, elle aussi, balayée par la naissance de la Troisième République en raison d’une nouvelle Constitution votée en 1992. Elle s’achèvera en 2010. Le Président de la République Rajaonarimampianina Hery faillit, en 2015, abandonner le siège doré d’Iavoloha en raison…

A bout portant

AutoDiff