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« L’employabilité des personnes aveugles nécessite la responsabilité de chacun pour un développement inclusif ». Tel a été le thème de la Journée internationale de la canne blanche. Pour Madagascar, la célébration officielle s’est déroulée hier à Antsirabe. Elle a été marquée par une caravane à travers la ville d'eaux, en compagnie des personnes malvoyantes. Au nombre de 160, ces dernières ont reçu chacune un panier garni contenant du riz, de l'huile, du lait et du savon, mis à part des outils tels que des cannes blanches et du matériel dont ils ont besoin pour réaliser des travaux manuels. D’ailleurs, la majorité de ces personnes travaillent dans l’artisanat. La ministre de la Population et de la Solidarité nationale, Aurélie Razafinjato, a honoré de sa présence cette célébration.
D'après la ministre, le pays dispose de centres pour former et enseigner les personnes ayant une déficience visuelle afin qu’elles puissent obtenir leur diplôme et participer au développement du pays. « Notre département ministériel accompagne les personnes en situation de handicap pour qu’elles soient autonomes et indépendantes », dixit-elle.
Afin de valoriser les compétences des personnes malvoyantes, une conférence a été organisée en collaboration avec l'Association des entrepreneurs du Vakinakaratra (FIOVA). L’objectif est de partager leurs expériences en valorisant leurs compétences. Un exemple concret est l'existence de trois personnes handicapées qui travaillent dans la Région de Vakinankaratra.
La Journée mondiale de la canne blanche est célébrée le 15 octobre. Cet évènement vise à aider les personnes ayant une déficience visuelle à se déplacer de manière autonome. La canne blanche est le symbole de la cécité et de la malvoyance. Il s’agit de l’auxiliaire de base conçu pour aider une personne en situation de handicap visuel à se déplacer de façon autonome et en toute sécurité sur la voie publique.
Anatra R.

Le Palais de Tokyo, situé à Paris, l’un des lieux emblématiques de l’art contemporain en France, accueillera Malala Andrialavidrazana pour sa saison d’hiver 2024. Depuis le 17 octobre 2024 jusqu’au 5 janvier 2025, cette artiste malagasy investit l'espace unique de la « Grande Verrière », une structure impressionnante d'un mur incurvé dépassant les 60 mètres de long sur près de 6 mètres de hauteur. Cette exposition monographique marque une étape importante dans la carrière de Malala Andrialavidrazana, tout en offrant un aperçu rétrospectif de sa série emblématique des « Figures », commencée en 2015. Les œuvres, à la fois monumentales et poétiques, sont conçues pour capturer l'attention des visiteurs, en leur permettant d'explorer des thèmes profonds liés à l'identité, à la mémoire collective et à la représentation de l’Afrique.

La « Grande Verrière » est réputée pour son ambiance lumineuse, grâce à la lumière naturelle qui éclaire généreusement l’espace, créant ainsi un cadre idéal pour les installations artistiques audacieuses. Ce lieu est le théâtre d’événements variés : installations d’art, performances théâtrales, conférences et expositions temporaires mettant en avant des artistes tant émergents que reconnus.

Née en 1971 à Antananarivo, Malala Andrialavidrazana est une artiste visuelle et photographe ayant obtenu son diplôme à l'Ecole nationale supérieure des arts décoratifs de Paris en 1994. Son travail, reconnu au niveau international, a été exposé au Centre Pompidou à Paris, à la Biennale de Dakar au Sénégal, ainsi qu'à la galerie Goodman à Johannesburg (Afrique du Sud). A travers la photographie, le collage, la vidéo et l’installation, elle interroge des dimensions variées de l’histoire et de la culture africaines, lui valant de nombreux prix et distinctions. Cette exposition au Palais de Tokyo est rendue possible grâce à un partenariat entre le président de l’institution et Hasnaine Yavarhoussen, président du Fonds Yavarhoussen. Avec cet événement, Malala Andrialavidrazana réaffirme son rôle significatif dans le paysage artistique contemporain, tout en mettant en lumière la richesse et la diversité culturelle de Madagascar. Le rendez-vous est donc pris pour découvrir ces œuvres spectaculaires dans l'un des espaces d'exposition les plus prisés au monde.

Si.R

Effort continu. Le Comité de pilotage chargé de la mise en place de la nouvelle Stratégie nationale de lutte contre la corruption (SNLCC) a intensifié ses efforts en organisant ce mois-ci plusieurs consultations thématiques. Ces échanges visent à définir des actions concrètes pour combattre la corruption qui gangrène plusieurs secteurs clés, notamment celui des ressources naturelles. Le secteur extractif, incluant l'exploitation minière et les ressources halieutiques, se trouve au cœur de ces discussions, en raison de son impact sur l'économie nationale et l’environnement. Ces ateliers, menés avec le soutien de partenaires internationaux tels que le Fonds mondial pour la nature (WWF), l'Agence des Etats-Unis pour le développement international (USAID) et financés par l'Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC), mettent en lumière la nécessité urgente d’assainir la gestion des ressources naturelles à Madagascar. La corruption, omniprésente dans l’exploitation des ressources minières, fragilise non seulement l'économie locale mais également les écosystèmes.

Menace sérieuse
« Le pillage de nos ressources minières à travers la corruption est une menace sérieuse pour le développement durable de Madagascar. Il est impératif de renforcer nos systèmes de contrôle et de garantir que l’exploitation de nos ressources stratégiques profite à l’ensemble de la population malagasy et non à une poignée de gens privilégiés », a expliqué le ministre des Mines et des Ressources stratégiques, Olivier Herindrainy Rakotomalala, en s’exprimant en faveur de mesures rigoureuses pour protéger le secteur extractif. Il a également souligné l’importance de la transparence dans l’attribution des permis miniers, un domaine souvent sujet à des pratiques illégales. Dans ce contexte, l'un des ateliers phares s'est concentré sur la lutte contre la corruption dans l’exploitation des ressources minières, un secteur souvent en proie à des pratiques illicites qui nuisent à la fois à l’environnement et aux revenus de l'Etat.
Ainsi, en plus des mines, les consultations ont également abordé la gestion des ressources halieutiques, un autre secteur crucial pour l’économie malagasy. La pêche illicite, souvent facilitée par des complicités corrompues, nuit gravement à la durabilité des stocks de poissons, entraînant une raréfaction des ressources. Les discussions ont porté sur des solutions pragmatiques pour renforcer la lutte contre ce fléau, avec des propositions telles que l'amélioration des systèmes de suivi des navires de pêche et une meilleure coopération entre les autorités locales et les communautés côtières.
Hary Rakoto

Deuxième victoire en deux matchs pour la Gendarmerie nationale basketball club (GNBC) de Madagascar, en lice au Road to BAL 2025. Le GNBC a battu le Beau Vallon Heat des Seychelles sur le score de 98 à 72, hier à Kabiha, en Tanzanie, ce vendredi 18 octobre.
Au début du match, le Beau Vallon Heat des Seychelles a intimidé la Gendarmerie nationale, mais les Malagasy ont mené 22-13 à la fin du premier quart-temps. Ce match a été intense, avec des moments clés qui ont tenu les spectateurs en haleine. En effet, les Seychellois ont renversé la tendance durant le deuxième quart-temps, en remportant la période 20-11, au détriment des bérets noirs. Les deux équipes étaient à égalité à 33-33 à la pause.
Le Beau Vallon Heat a commencé fort, montrant une bonne cohésion d'équipe et une attaque efficace, et a creusé l'écart après avoir dominé le troisième quart-temps 33-23, portant le score à 66-56. Cependant, la Gendarmerie Nationale a su réagir grâce à une défense solide et des tirs précis.
Dans les dernières minutes, la pression est montée. Les deux équipes ont cherché à prendre l'avantage, mais finalement, le Beau Vallon Ha a réussi à s'imposer grâce à des performances individuelles remarquables et à une gestion tactique des dernières possessions, confirmant sa suprématie avec un score de 31-16 dans le dernier quart-temps.
Elly Randriampionona est élu MVP du match avec 33 points sur son compteur.
Ce match a permis à Madagascar de se rapprocher de la qualification pour la Basketball Africa League, tandis que les Seychelles ont montré un bon potentiel, malgré la défaite.
Elias Fanomezantsoa

La UNE du 18/10/24

Publié le vendredi, 18 octobre 2024

Dans le cadre d'une nouvelle collaboration et du programme de travail de la Fédération malgache de volleyball, une conférence de presse a eu lieu hier, au campus Telma Galaxy Andraharo. Le planning des trois derniers mois de cette année a été élaboré durant cette période.

Avant tout, il y aura la formation des entraîneurs avec le « Cours d'entraîneurs Niveau 1 », qui se déroulera du 5 au 9 novembre 2024 à Antananarivo, sous la supervision de l'instructeur international Razafinjatovo Jean Honoré.

Encore un décès de plus sur la route !  Tragique collision, la énième du genre, vers 21h sur la rocade de Tsarasaotra, mercredi dernier. Une familiale de marque Hyundai Starex, qui transportait 5 personnes à son bord, dont 4 sont des étrangers, tous de nationalité lithuanienne, s'était violemment encastré sous l'arrière d'un camion qui roulait devant elle. Le choc fut effroyable. 

Face à une récente information véhiculée par une source comme quoi les ravisseurs auraient brûlé vive l'une de leurs otages, puisqu'il s'agit de deux femmes à Ambolotarakely-Ankazobe, la Circonscription inter-régionale de la gendarmerie nationale d'Analamanga (CIRGN), était littéralement sortie de ses gonds. Lors d'une conférence de presse à Ankadilalana, hier, la Gendarmerie n'a pas hésité de parler d'une intox aux lourdes conséquences morales sur les victimes,  mais aussi sur la population, voire d'une tentative de faire une récupération politique.

Les actions pour limiter l’impact de la pénurie d’eau portent déjà leurs fruits. Après la mobilisation des camions citernes pour remplir les bonbonnes d’eau installées dans de nombreux quartiers, victimes de coupures d’eau fréquentes, la stratégie de l’Etat malagasy est la bonne. En effet, les longues files d’attente au niveau des bornes-fontaines et des bonbonnes commencent à disparaître, créant ainsi un sentiment de sécurité pour la population en matière d’approvisionnement en eau. 

Les liaisons maritimes avec les Comores de nouveau fermées. A l'issue du dernier Conseil des ministres qui s'est tenu le 16 octobre, le Gouvernement malagasy a décidé de suspendre les transports maritimes reliant les Comores à Madagascar, et ce jusqu' à nouvel ordre. Cette mesure a été prise en raison d’une nouvelle propagation de l’épidémie de choléra sur l’archipel des Comores. Par contre, le transport par bateau de marchandises stratégiques sera autorisé, avec une interdiction stricte pour les membres d’équipage de sortir à bord. Quant aux transports aériens reliant Madagascar aux Comores et aux autres pays d'Afrique touchés par cette épidémie, ils sont maintenus.

Fil infos

  • Actu-brèves
  • Hausse des tarifs douaniers - Madagascar opte pour un dialogue constructif avec les Etats-Unis
  • Assainissement d’Antananarivo - Les parlementaires se croisent les bras
  • Assemblée nationale - Les députés désormais privés de gardes du corps  
  • Soupçons de corruption dans le recrutement à l’APMF - Un responsable en détention provisoire
  • Lutte contre la pauvreté - Base Toliara, une des solutions pérennes
  • Commémoration du 29 mars et célébration de l’Iftar - Andry Rajoelina condamne les tentatives de diviser les Malagasy
  • Vol d'un minibus Mercedes - Un chauffeur de 53 ans assassiné et démembré
  • Rumeurs de remblayages et démolitions - L’Etat rassure les habitants d’Ambatolampy- Tsimahafotsy
  • Avant le sommet de la COI - Emmanuel Macron sera en visite d’Etat à Madagascar le 23 avril

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Editorial

  • Paradigme spécial !
    Les Partenaires techniques et financiers (PTF), délégation de l’Union européenne, France, Royaume Uni, Allemagne, Japon, Corée du Sud, Etats-Unis, Canada englobés dans ce qu’on appelle la Communauté internationale s’interrogent pourquoi la Grande île ne parvient-elle pas à se décoller ! Ils ont adressé à l’intention des dirigeants du pays, des leaders politiques, des intellectuels, de la presse, de l’opinion publique en général, une étrange sinon inédite lettre leur posant la question : « pourquoi Madagascar se trouve-t-il dans de telle situation ? ». Une situation de misère intenable alors que le pays dispose des atouts divers et multiples que certains n’en peuvent pas se permettre d’avoir entre les mains ! En fait, il s’agit concrètement d’une interpellation directe de la Communauté internationale à l’encontre des dirigeants et des responsables à tous les niveaux du pays. Une mise en réflexion de chacun sur la gravité de la situation dans laquelle les…

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