Le quartier d’Ambilanibe à Ilanivato, Anosipatrana, a été le théâtre d’une scène de violence meurtrière de bandits vers 8h du matin, hier. Les faits s’étaient produits juste en face d’un établissement scolaire tenu par les bonnes sœurs. Un chef de famille de 30 ans a payé de sa vie lors de cet assaut perpétré par trois individus armés et non cagoulés. Pire, les assaillants ont pu s’enfuir avec la somme de 8 millions d’ariary volés sur la victime. Cette dernière a cueilli un projectile tiré presque à bout portant, d’abord sur son bras avant que celui-ci ne transperce son corps pour atteindre finalement le cœur.
Une bonne initiative. Hier, le Premier ministre Ntsay Christian a ordonné l’immatriculation des deux-roues circulant dans tout Madagascar. Une décision qui fait suite aux innombrables accidents mortels causés par les motos ces derniers temps. « Il s’agit d’une politique que le chef du Gouvernement veut instaurer en tant que responsable de l’Administration. L’étude de faisabilité et son application par décret reviennent aux techniciens, notamment ceux qui opèrent au niveau de l’immatriculation », avance l’Agence des transports terrestres (ATT).
Une facilitation du paiement des frais de transport. Le projet « Mlam » ou « My Local Access to Mobility » ont créé un système de carte rechargeable pour les transports en commun dans la capitale. L’équipe a présenté la semaine dernière leur idée lors du concours Hackaton ayant comme thème « Territoires et villes durables », organisé par l’Ambassade de France. Les quatre membres du groupe ont d’ailleurs remporté le premier prix, un voyage aller-retour à l’île de La Réunion. « Les passagers paient directement leur frais de transport grâce à cette carte et non plus en liquide.
Une diminution considérable. Outre les coupures de courant dues aux différents travaux de réparation et d’entretien, les délestages ont été réduits au cours de ces derniers mois. Les causes des délestages ont presque toutes été solutionnées par la compagnie nationale d’eau et d’électricité. « Les délestages ont nettement diminué ces derniers temps pour plusieurs raisons. D’un côté, la saison des pluies est particulièrement favorable au bon fonctionnement de nos barrages. L’eau est en effet suffisante autant à Mandraka, à Andekaleka mais aussi à Antelomita. Les centrales hydroélectriques arrivent ainsi à produire l’énergie nécessaire pour approvisionner la Capitale. D’un autre côté, le carburant pour faire fonctionner les centrales thermiques est aussi livré en temps et en heure.
La Haute Cour constitutionnelle a renvoyé hier, une fois n’est pas coutume, le dossier à l’envoyeur. Alors qu’elle s’apprêtait à juger la saisine du président de la Commission électorale nationale indépendante, en date du 05 mars dernier, pour demander la destitution de son vice-président Thierry Rakotonarivo, la HCC a finalement décidé de renvoyer le dossier à la CENI. En effet, bien que la HCC ait déclaré la requête recevable, elle estime qu’Alarobia doit d’abord appliquer dans leur intégralité les articles 87 à 90 de son règlement intérieur. En effet, la HCC a publié hier, sur son site web, l’arrêt n°03-HCC/AR du 10 mars 2020 concernant la destitution d’un membre de la Commission électorale nationale indépendante.
La visite du couple présidentiel dans le Sud de Madagascar a été riche en actualités. Outre les évènements liés à la célébration du 08 mars, le Président Andry Rajoelina et son épouse ont pu visiter plusieurs localités. Pour clôturer la visite avant - hier, la délégation a fait le déplacement à Taolagnaro. Cette ville a été le théâtre d'un évènement important dans l'histoire des aéroports à Madagascar.
Après la célébration du 8 mars dans la ville de Toliara, la visite du Président Andry Rajoelina et son épouse Mialy Rajoelina dans le Sud s’est terminée hier.
Pour cette dernière journée, le Président de la République et son équipe ont enchaîné les visites dans les Communes éloignées de la ville de Toliara. Ce fut au tour de la population d’Androka d’accueillir la délégation présidentielle dans la matinée. Le Chef de l’Etat a profité de l’occasion pour promettre l’accès à l’eau potable pour la population au niveau des 43 Fokontany de la Commune d’Androka. La délégation a aussi procédé à l’inauguration d’infrastructures destinées à l’approvisionnement en eau potable. Ainsi, un château d’eau a été inauguré dans la Commune de Betsinjaka Toliara.
Pour pallier la pénurie d’eau, le Président a annoncé la mise en place de solutions durables. Le nombre de forages d’eau a été doublé, soit 4 forages au lieu de 2. Ce projet reçoit l’appui financier de la Banque mondiale à hauteur de 1,2 milliard de dollars. Les autorités locales ont profité de cette visite officielle pour adresser leurs demandes en vue de la construction de lycée et d’infrastructures routières. Des demandes auxquelles l’homme fort du pays a répondu favorablement.
Ayant fermé ses portes depuis quelques mois, le Centre national d’éducation musicale et de danse (CNEMD), sis à Ampefiloha, est de nouveau opérationnel. Hier dans la matinée, le ministre de la Communication et de la Culture, Lalatiana Andriatongarivo, a visité l’établissement dans le cadre de la rentrée solennelle pour cette année académique. Après sa rénovation, le CNEMD peut désormais accueillir plus d’une centaine d’apprenants. L’inscription est encore ouverte pour les passionnés de ces arts. Diverses filières y sont enseignées comme le piano, le clavier, la flûte, le violon, l’alto, la guitare, la trompette, l’éveil musical, la culture musicale, la danse classique et moderne, la danse urbaine, le hip hop, la capoeira.
Construit dans les années 60, ce conservatoire national a été délaissé par les dirigeants. Par conséquent, le centre a été totalement détruit et le personnel a été privé de ses droits depuis des mois. Le ministère de tutelle a ainsi a pris en charge la rénovation des infrastructures. Et c’est la première fois que le CNEMD a été réhabilité depuis 1960. Outre la rénovation du bâtiment, le ministère s’est également concentré sur l’amélioration des méthodes de travail ainsi que le programme au niveau de ce centre. Côté ressources humaines, des professeurs de musique ayant des diplômes internationaux ont été recrutés et tout le personnel a bénéficié d’une formation.
Anatra R.
Que de situations inattendues ! L’envergure du problème de surpopulation carcérale serait « nationale », dans les 90 infrastructures de détention réparties sur l’étendue du territoire national. A vrai dire, cette assertion pêche par omission, dans la mesure où à la maison de sûreté d’Andilamena et celle d’Anosibe an’Ala, il n’y a respectivement que quatre détenus, a révélé le Directeur régional de l’administration pénitentiaire (DIRAP) de l’Alaotra-Mangoro, Laihambana Zacharie. Et de faire remarquer, par la même occasion, qu’en dépit des réductions de peine qui ont libéré 71 détenus à Ambatondrazaka, 49 à Moramanga, 3 à Andilamena et malgré la mise en service de la nouvelle infrastructure de Moramanga, la maison centrale du chef-lieu de la Région vit toujours dans la précarité, la surpopulation carcérale y demeure.
Ainsi, il y a lieu de se demander pourquoi il en est ainsi. D’autant que les maisons de sûreté sont censées « désengorger les maisons centrales ». En ce qui concerne Anosibe an’Ala, l’acheminement de détenus vers ce chef-lieu de District est pratiquement impossible, eu égard à l’état défectueux de la route nationale qui y mène, même en dehors de la saison des pluies. « Je dois recourir au service d’une motocyclette pour m’y rendre : nécessité de service oblige ! », confie le Directeur régional. La RN3.A menant à Andilamena est mieux, malheureusement ce chef-lieu de District, se trouve trop loin, c’est-à-dire au « Cap d’Ambre », au goût de ceux qui habitent Ambatondrazaka. S’y ajoute le spectre de l’insécurité, l’idée d’y envoyer des détenus ne vient presque jamais à l’esprit des responsables.
L’intention de doter Andilamena d’un Tribunal a déjà été publiquement évoquée, à une certaine époque !
Nandrasana