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Les deux anciens Présidents, Marc Ravalomanana et Didier Ratsiraka, lors de leurs dernières interventions médiatiques, ont réclamé la transparence sur la gestion des fonds reçus par Madagascar pour combattre le coronavirus. Les deux « has been » ont fustigé, chacun à sa manière, l’opacité de la gestion financière de la crise sanitaire. De la sorte, ils unissent leur voix à celle de certaines organisations exigeant aussi la transparence totale sur les aspects financiers de la crise. Comme à l’unanimité, les deux anciens locataires d’Iavoloha ont évoqué l’existence des fonds qui, selon une communication de la Banque mondiale, auraient alimenté les dépôts dans les paradis fiscaux.
Pour Madagascar, les montants qui auraient pris ce chemin représentent la coquette somme de 193 millions de dollars. Ces opérations, selon toujours ce rapport de la Banque mondiale, se sont déroulées de 2001 en 2010. Pour anticiper les observations similaires à celles formulées par les deux anciens Chefs d’Etat, le ministre de l’Economie et des Finances, Richard Randriamandranto, a déjà eu l’occasion d’apporter la semaine passée des précisions à ce propos. Selon le grand argentier, les mouvements des fonds feront désormais l’objet de rapports mensuels d’accès publics. Que demande le peuple alors ?
M.R.


« Environ un tiers des employés au sein de notre société sont actuellement au chômage technique provisoire, et ce depuis le mois d’avril. Pour le reste, le patron a passé à la réduction de salaire allant de 25 à 75 %, selon les tâches des employés retenus. Je fais partie de ceux qui touchent la moitié de leur salaire, alors que la crise actuelle liée au Covid-19 paralyse toute autre source de revenus », nous confie Tefy R., employé d’un hôtel situé en centre-ville. Bon nombre de salariés qui travaillent dans divers domaines et de secteurs d’activité font face à cette situation. « Nous sommes privés de toutes nos indemnités depuis la crise. Pourtant, notre salaire de base reste très bas, sans indemnité. Ces trois derniers mois, je perçois 200 000 ariary par mois contre 400 000 auparavant », témoigne Mamy R., agent administratif auprès d’un organe de presse privé. Effectivement, le confinement décrété samedi dernier en Conseil des ministres risque d’aggraver la situation. D’ailleurs, l’Organisation internationale du Travail (OIT) reconnait qu’« un arrêt forcé des activités du secteur privé aura un impact dévastateur sur l’économie nationale. C’est ainsi que la continuité du fonctionnement des entreprises a été laissée sous la responsabilité des employeurs dans une perspective de protéger l’emploi et l’économie du pays ». Au niveau mondial, plus de 305 millions de personnes ont perdu ou vont perdre leur emploi dans divers secteurs, entre autres le tourisme, l’hôtellerie et la restauration, le commerce et surtout le secteur informel.
Entente avec les employeurs
Aucune plainte reçue sur la réduction de salaire. C’est ce qu’un inspecteur de travail exerçant dans la Direction régionale d’Analamanga affirme. « Le Code du travail diffère des autres lois mises en vigueur à Madagascar. Une entente faite entre les employeurs et les salariés peut être considérée et mise en œuvre. Les patrons pourront appliquer la réduction de salaire et la suppression des indemnités ou primes si les recettes de leurs entreprises chutent. Ils devraient toutefois en parler avec leurs salariés afin que ces derniers puissent donner leur accord », expose notre source de l’Inspection de travail. Dans la plupart des cas, les travailleurs n’ont d’autres choix que d’accepter s’ils veulent continuer à gagner de l’argent. En cas de chômage technique, ils ne perçoivent aucun salaire pendant un délai déterminé, allant jusqu’à 6 mois.
Dans les deux cas, les employés préfèrent un salaire réduit qu’être au chômage. L’adage malagasy « aleo mihinan-kely toy izay mandry fotsy » (Il vaut mieux manger peu que de jeûner la nuit) illustre bien la position des travailleurs. Quoi qu’il en soit, la révision à la baisse du salaire et des primes doit engendrer la diminution des heures de travail. Pour certains secteurs, les employés peuvent maintenant rester chez eux en faisant du télé-travail. Ce dernier évite les déplacements mais requiert des connexions Internet, dont les coûts sont considérables si les entreprises n’en fournissent pas…
Recueillis par Patricia Ramavonirina


Limiter la vente des produits miniers à l’état brut . Le Gouvernement s’oriente de plus en plus vers la transformation des pierres précieuses avant sa commercialisation. Une vision fixée dans le cadre du développement du secteur extractif à Madagascar. Pour atteindre cet objectif, le ministre des Mines et des Ressources stratégiques, Fidiniavo Ravokatra a inauguré un nouveau bâtiment du laboratoire de gemmologie et de lapidairerie, au campus d'Ambohitsaina vendredi dernier, au sein de l'institut des mines, de la géologie et du pétrole. La cérémonie a également vu la présence du président du conseil d'administration, du président de l'université d'Antananarivo et du directeur de l'institut des mines, de géologie et du pétrole. Outre la formation de ceux qui sont intéressés par la filière gemme et lapidairerie, ce laboratoire peut aussi accomplir une prestation de service. Lors de son allocution, le ministre de tutelle a évoqué le projet de création d'un atelier communautaire de lapidairerie à Antsirabe dans le cadre de la loi de Finances rectificative 2020. Cette initiative permettra de professionnaliser les artisans et exploitants locaux dans le taillage et la transformation des pierres précieuses et pierres fines.En effet, cette transformation permet de valoriser et augmenter leur valeur commerciale. Le ministre a également félicité l'effort de tout un chacun pour la volonté d’encourager et soutenir les recherches appliquées à travers la mise en place de cette nouvelle infrastructure. D’autant plus qu’à part une partie des matériels de lapidairerie fournis par l’ambassade de Thaïlande, les travaux de construction et d’équipement de ce nouveau laboratoire sont le fruit des ressources propres internes de l’institut des mines, de géologie et du pétrole.
Recueillis par Solange Heriniaina


La panique revient dans la Capitale. Après l’annonce du reconfinement total dans la Région d’Analamanga face à la propagation extravagante du coronavirus, la même histoire que celle du mois de mars dernier se répète. Toutes les grandes surfaces et les grossistes sont de nouveau pris d’assaut par les Tananariviens puisque tout le monde veut faire des provisions. Dans la matinée d’hier, de longues files ont été aperçues au niveau des supermarchés. En un clin d’œil, le gel désinfectant, les légumes et fruits, le pain, d’autres produits de première nécessité et laitiers autant que les kits d’hygiène comme les couches, les mouchoirs et les lingettes sont quasiment introuvables sur les étagères. D’après les consommateurs, ils veulent à tout prix faire des provisions avant que l’heure du reconfinement sonne. D’ailleurs, dès le premier jour du confinement, il y a quatre mois de cela, les étalages dans les grands magasins ont été vidés en très peu de temps, tandis que d’autres commerçants ont aussitôt augmenté le prix de divers produits.
Cependant, c’est justement cette panique qui a causé une grande perte pour la plupart des  ménages durant la première période de confinement en mars dernier. Sitôt après l’annonce, les gens se sont précipités pour faire le plein auprès des stations-services. D’autres se sont rués auprès des pharmacies. Tout cela a engendré une rupture des stocks dans plusieurs endroits de la Capitale. Cependant, le lendemain, il a été annoncé que tous les déplacements sont désormais interdits. Et concernant les nourritures, bon nombre de ménages ont avancé que la provision prévue pour durer 15 jours a été avalée en seulement 5 jours.
Anatra R.


Et rebelote ! Le Gouvernement a décidé un retour au confinement total face à la recrudescence des cas confirmés de Covid-19 dans la Région d’Analamanga à l’issue d’un Conseil des ministres spécial, samedi dernier. Dans une intervention détaillée sur la chaîne nationale, hier, plusieurs membres du Gouvernement ont exposé les tenants et aboutissants de l’application de ces nouvelles mesures.  D’emblée, il est difficile d’imputer ce regain de contamination du coronavirus aux dirigeants ou au peuple. Ce n’est pas le moment de rejeter la faute à qui que ce soit. Néanmoins, l’heure est venue pour tout le monde, les citoyens comme les autorités, de se montrer plus responsable car la lutte contre cet ennemi invisible qu’est le Covid-19 – on le dira jamais assez – est l’affaire de tous.
La responsabilité de l’Etat est d’assurer le bien- être de la population en facilitant l’accès aux services et besoins de base durant le confinement : nourriture, soins, etc. L’on s’attend donc à une meilleure organisation dans la réalisation de toutes les dispositions annoncées. Du côté des Forces de l’ordre, la rigueur et l’intransigeance sont fortement de mise pour passer le cap des 15 prochains jours avec succès. Force est, en effet, de constater que ce fut la présence des forces armées qui a contribué en grande partie à la baisse des cas dans la ville de Toamasina.
Un sens de la discipline à aiguiser
Certains affirment que les Malagasy ne sont pas suffisamment sensibilisés, d’où cette insouciance apparente face à la pandémie. D’après les mêmes hypothèses, cela expliquerait l’appréhension d’une partie des citoyens à appliquer les mesures barrières comme le port de masque, la limitation des sorties ou encore le respect de la distanciation sociale d’un minimum d’un mètre. Néanmoins, l’on ne peut s’empêcher de remarquer que le système du bouche à oreille montre encore son efficacité au sein de la société. A preuve, au lendemain même de la publication des informations sur le retour au confinement total, les commerçants ne sont jamais en décalage quand il s’agit de revoir à la hausse les prix des produits de première nécessité. Dès hier matin, les marchands se sont déjà hâtés d’effectuer une petite mise à jour de leurs prix, histoire de profiter un peu de la crise. A croire que les citoyens, les commerçants en l’occurrence, sont mieux informés que jamais et sont constamment à l’affût de la moindre nouvelle.
 L’application des gestes sanitaires devrait donc se faire de la même manière. Il ne faut pas attendre les sanctions pour se protéger et interpeller les autres à en faire autant. La fin ou la prolongation de la période de reconfinement  total dépendra ainsi du sens de responsabilité de tout un chacun. Rester dans un climat de peur ou avancer avec précaution et auto – discipline ? La balle est dans notre camp !
La Rédaction

la une du 6 juillet 2020

Publié le dimanche, 05 juillet 2020

Après son déferrement au Parquet, le directeur du patrimoine au sein de la SIRAMA, cette société sucrière nationale, a été placé sous mandat de dépôt, jeudi dernier. Motif : avoir détourné une parcelle appartenant à ladite entreprise et sise près de Toamasina. Pour y arriver, le prévenu est soupçonné de faux et usage de faux. C’est du moins ce qu’on a appris de source proche de cette même société.
En effet, l’arrivée du nouveau directeur général pour prendre les rênes au sein de la SIRAMA, il y a trois mois de cela, a apporté beaucoup de changements au sein de celle-ci, et juste à un moment où l’entreprise a failli sombrer pour cause de laxisme et de gabegie, comme le récent cas de ce détournement de terrain à Toamasina, et dont ce directeur de patrimoine a été mis en cause.
Pendant ces trois derniers mois, une investigation menée sur l’initiative de la Direction sur la vie de cette société a permis de déceler les différents détournements de ses terres, mais aussi de surveiller de près le comportement du personnel. D’ailleurs, c’était dans ces circonstances que le pot aux roses a pu être étalé au grand jour concernant les agissements du directeur en question. Ce dernier aurait alors détourné le terrain pour en faire une propriété privée depuis l’année 2018, selon toujours l’information. Sur cette parcelle, il  aurait déjà bâti une maison, une situation qui pourra constituer la preuve formelle de cette mainmise de la part de l’accusé. Il devra répondre de tout ceci devant le juge pour le prochain procès sur cette affaire, et dont la date n’a pas été encore communiquée.
Mais celle-ci risque de ne pas s’arrêter de sitôt. Toujours est-il que les récentes vérifications sur l’état de ses domaines, a révélé que d’autres employés, outre bien sûr son directeur de patrimoine, seraient également impliqués dans des détournements similaires. Pour le moment, notre source n’a pas encore dévoilé des noms, secret de l’enquête oblige.
Ceci dit, le coup de balai interne actuellement au sein de la SIRAMA va-t-il encore provoquer d’autres chamboulements ? Nul ne le sait. Mais en témoignent le limogeage du président du Conseil d’administration, vers fin juin dernier, ou encore l’audit foncier de février dernier à Nosy Be.
Franck R.

Redevable envers sa région d’origine, un couple veut apporter sa contribution au développement du pays par le biais du sport. Natifs de Vangaindrano, Zafeta Rahalson vice-président (France) et son épouse, non moins présidente fondatrice, Annick Pierre, appuyés par quelques personnes de bonne volonté, originaires de la région Atsimo Atsinanana ont créé l’association Andrarangy. C’est un dialecte local qui signifie « Elite ». C’est le fruit du projet d’un couple de deux sportifs de haut niveau résidant en région parisienne à Sarcelles.
Zafeta Rahalson, plus connu sous le nom de Maître Mémin, premier maître de karaté dans la ville de Vaingaindrano, ceinture noire en kick Boxing, depuis 1991, fait partie de l’équipe militaire championne de Madagascar en 1988, instructeur et moniteur de self-défense.
Annick Pierre, quant à elle, est une championne d’athlétisme, ancienne relayeuse de 4x400 m et championne de cross-country à 17 ans, passionnée de football et de basket-ball. Capitaine et meneuse de jeu des Cheminots de Fianarantsoa et ceux d’Antananarivo pendant 18 ans.
Créée en 2015 mais officialisée le 16 janvier 2016, l’association Andrarangy, dirigée par son président national, Lahinirina Gérard, apporte sa contribution dans le développement du pays à travers le sport. Vecteur de loisir et d’épanouissement. Effectivement, sans matériels, l’association ne peut pas avancer, un des obstacles au développement dans la région du Sud- Est. Les membres se sont démenés pour trouver des aides : Approche des collectivités et autres organismes sociaux, vente d’objets artisanaux typiquement de la région, cotisation des membres. De leur côté, les membres en France organisent des collectes et les envoient aux dirigeants locaux pour assurer l’acheminement des matériels à Vangaindrano. L’association a déjà reçu entre autres des tatamis venant de la Fédération malagasy de judo. Même le Président Rajoelina a déjà promis d’aider l’association lors d’une rencontre entre lui et la présidente fondatrice Annick Pierre à Paris, l’année dernière.
L’association a commencé par un ballon à Vangaindrano et actuellement, plusieurs disciplines sont fusionnées au sein de l’association telles que judo, kick boxing enseignés dans différents lieux de la ville. Le sport renaît de ses cendres dans la région Sud-Est grâce à l’association, devenue même une fierté de la ville. De tels succès motivent l’association à créer une Ecole de sport. Cette dernière occupe pour le moment  la « maison des jeunes » tous les samedis après-midi.
L’association veut désormais avoir sa propre infrastructure. Vu l’engouement des membres et des disciplines, l’Ecole de Sport a besoin d’espace permanent pour les cours, les entraînements, les stages organisés au niveau local et régional. L’association souhaite bâtir une grande salle de sport qui servirait de local, salle de cours, de centre d’entraînement et de lieu de stockage. Elle lutte aussi pour la mise en place de plusieurs autres infrastructures sportives dans la ville de Vangaindrano.
Elias Fanomezantsoa




Covid-19 - 8 décès et 435 contaminés en 5 jours

Publié le vendredi, 03 juillet 2020


Record. Le 8ème prolongement de l’état d’urgence sanitaire ayant débuté lundi dernier est catastrophique. Au cours de ces 5 derniers jours, Madagascar a connu des chiffres alarmants en termes de décès et de nouvelles contaminations liés au Covid-19. Rien qu’en 5 jours, le Centre de commandement opérationnel (CCO) - Covid-19 sis à Ivato a comptabilisé 8 patients décédés après avoir présenté des formes symptomatiques graves, voire critiques. A cela s’ajoutent 435 cas positifs déclarés contre 409 personnes infectées, identifiées durant la semaine du 22 au 28 juin dernier. 349 parmi ces individus ayant contracté le coronavirus sont localisés à Antananarivo qui, d’ailleurs, devient le foyer épidémique. Particulièrement, 2 décès, 109 nouveaux cas et 17 guérisons ont été annoncés hier par le Professeur Vololontiana Hanta Marie Danielle, porte-parole du CCO - Covid-19. Parmi ces nouveaux cas, 85 se trouvent à Antananarivo, un autre à Moramanga. La localisation des 23 cas restants n'a pas été communiquée. Selon la statistique, vers la fin du mois de mai, la Grande île était au stade de 790 cas positifs et 6 décès. Un mois après, ce chiffre a triplé avec 2 214 personnes contaminées et 20 décès.
Selon le docteur Manitra Rakotoarivony, directeur de la promotion de la santé, les messages de sensibilisation s’adressent toujours à toute la population. « Partout dans le monde, l’application des gestes barrières sanitaires reste le seul et unique moyen de se protéger contre cette pandémie. C’est toujours pareil comme en France, aux Etats-Unis, au Brésil ou encore à Madagascar, le port obligatoire des masques, la distanciation sociale,  le lavage fréquent des mains sont les mesures à respecter pour éviter la contamination au coronavirus », souligne-t-il. Par ailleurs, la riposte Covid-19 établie par le Gouvernement malagasy avec les autorités sanitaires consiste à l’amélioration du traitement. Auparavant, les patients disposaient le choix entre deux protocoles de traitement, à commencer par l'association de l'Azithromycine avec la Chloroquine du Professeur Didier Raoult. Les personnes malades ne développant pas de maladies chroniques ont été, de leur côté, traitées avec le remède traditionnel amélioré, composé d’artemisia et d’autres plantes médicinales endémiques, appelé Covid-Organics (CVO). Actuellement, il existe un troisième protocole constitué d’un remède « made in Madagascar » en version injectable, rassemblant deux médicaments dont l’Artesunate, un dérivé de l’artemisinine.
Comme l’a toujours précisé le Professeur Vololontiana Hanta Marie Danielle, le pays dispose actuellement assez de laboratoires d’analyse afin d’identifier en temps réel les cas positifs au sein de la communauté. Mis à part l’Institut Pasteur de Madagascar (IPM), le Centre d’infectiologie Charles Mérieux (CICM) et le Centre hospitalier universitaire Joseph Ravoahangy Andrianavalona (CHU-RJA), le Laboratoire d’analyse médicale malagasy (LA2M) dispose d’une forte capacité de production, pouvant dépasser une centaine d’analyses par jour,  selon le docteur Lamina Arthur, directeur de cabinet auprès du ministère de la Santé publique. A cela s’ajoute le laboratoire utilisant la machine GeneXpert, actuellement opérationnel dans 12 Régions et qui a déjà commencé à traiter des prélèvements dans la Région d’Alaotra-Mangoro cette semaine.


Des chercheurs affirment que le coronavirus qui circule actuellement dans de nombreux pays est plus contagieux entre êtres humains que celui qui est apparu en fin de l’année dernière en Chine. Effectivement, la variante du SARS-CoV-2 serait plus transmissible, selon une étude publiée jeudi dans la revue Cell. Elle mute en permanence comme tout virus et est devenu dominante. Et c'est cette version européenne qui s'est ensuite installée aux Etats-Unis. La variante, nommée D614G, concerne une seule lettre de l'ADN du virus, à un endroit contrôlant la pointe avec laquelle elle pénètre les cellules humaines. Les presses étrangères, notamment « Sud-Ouest »,  « LCI », « 20 minutes.fr » et tant d’autres encore en parlent toutes.

K.R.

Les signalements abondent. Désormais, les victimes ainsi que les proches et le voisinage osent dénoncer d’autres formes de violence, à part celle physique. Une avancée significative dans la lutte qui pourrait s’expliquer par le renforcement des activités de sensibilisation menées par divers acteurs. « Les violences économiques et celles psychologiques se trouvent en tête de liste de signalement dans la ligne d’urgence 813. Les violences physiques et sexuelles s’en- suivent », informe Rova Rabetaliana, Directeur général de la promotion de la femme (DGPF) au sein du ministère de tutelle. La perte d’emploi et le chômage technique engendrés par la pandémie constitue les principales causes de la recrudescence des cas de violences, notamment au niveau conjugal. « Mon mari et moi travaillons dans la même boîte. Mais avec la restriction du personnel, il a été licencié alors que je suis retenue. Depuis, c’est lui qui gère nos finances en confisquant mon salaire, et même mes indemnités. Je n’ai plus droit à aucun argent supplémentaire, à part 2000 ariary par jour pour mes frais de transport. A cela s’ajoutent les insultes, menaces et mots blessants que j’endure jour et nuit », nous confie M.R., une des victimes. Outre la confiscation de salaire de leurs épouses, d’autres hommes qui travaillent gardent leur paie et en privent leurs foyers. Cette forme de violence économique reste la plus courante.
Un psychologue à la rescousse
Jusqu’ici, M.R. supporte son calvaire pour le bien de ses 2 enfants, selon ses dires. Toutefois, d’autres préfèrent en parler afin d’obtenir des conseils ou pour se soulager. D’ailleurs, le ministère de la Population, de la Protection sociale et de la promotion de la Femme (MPPSPF) et ses partenaires ont engagé un psychologue afin d’assurer le soutien des victimes qui en ont besoin. D’après notre source, les intervenants sociaux sélectionnent les victimes qui ont besoin d’accompagnement psychologique, en considérant leurs cas. « Le cas d’une femme qui a appelé a retenu l’attention de nos intervenants sociaux. En fait, son mari a perdu son emploi avec la crise actuelle liée au Covid-19. Depuis, son agressivité a atteint son summum non seulement envers sa femme mais aussi envers ses enfants. La femme arrive à tolérer cette situation, contrairement au fils. Ce dernier tient tête à son père, et les conflits y afférents entraînent une ambiance infernale à la maison. Par conséquent, la femme est devenue dépressive, ne sachant plus quoi faire », rapporte la DGPF. Après son appel de détresse au 813, cette femme bénéficie d’un accompagnement psychologique gratuit. « Le psychologue intervient à travers des appels téléphoniques, vu le contexte actuel. Les victimes  accompagnées ne déboursent aucun sou ni crédit puisque les prestations leur sont assurées gratuitement.
Patricia Ramavonirina

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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