A Behoririka sévissent des malfaiteurs dangereux opérant par bande, notamment dans le pourtour du lac ! Cette situation est bien connue des habitants de la Capitale. Mais quand un chauffeur de taxi agit en complicité avec un gang, ça dépasse vraiment les bornes. Or, c’est ce qui s’est passé au cours du week-end dernier où une mère de famille, commerçante de son état, s’est fait voler de son million d’ariary, somme prévue à un achat. De plus, la scène s’est déroulée en plein jour et sous les yeux des passants, complètement médusés. Non seulement, la victime a été forcée d’indiquer son compte sur Mobile Banking, mais les assaillants l’avaient embarquée de force dans un taxi qui attendait dans le secteur. Evidemment, le conducteur, dans la voiture, était de mèche avec les voleurs.
Le mode opératoire de ces bandits, au nombre de six, et qui étaient équipés d’objets tranchants, dépasse l’entendement, du moins selon la dame. Elle raconte qu’un agresseur l’avait accostée comme si les deux se connaissent depuis des lustres. Le voyou a donc feint d’entourer la dame de ses bras pendant qu’il brandissait un couteau qu’il pointait, de manière persuasive et discrète, sur le ventre de la victime. Comme cette dernière a donné l’alerte, un second larron a surgi d’un coin de rue pour embarquer de force la femme dans ce taxi où tous les complices des deux attendaient déjà. « C’est là qu’ils m’ont forcée de leur fournir mon compte M’vola. Comme j’ai résisté, ils m’ont menacée avec leurs couteaux », relate la victime.
Une fois que les assaillants ont eu ce qu’ils ont cherché, ils ont conduit la femme en taxi jusque dans un quartier voisin où les bandits l’avaient abandonnée sur place. Pour elle, le chauffeur de taxi était sûrement dans le coup. Et que des gens le connaissent mais qu’ils n’osent pas réagir pour secourir la victime. Actuellement, l’enquête poursuit son cours pour tenter au moins d’identifier le véhicule. La balle est donc dans le camp de cette dame pour donner tous les renseignements nécessaires touchant aussi bien ce taxi que le reste, c’est-à-dire toute la filière.
F.R
Aucun décès à déplorer. A la date du 15 juin dernier, la Direction du Programme de vaccination élargie (DPEV) auprès du ministère de la Santé publique (Mnsanp) a écoulé 156.520 doses de Covidshield, la version indienne d’AstraZeneca. Elles ont permis à immuniser contre la Covid-19, plus précisément 147.959 personnes dans tout Madagascar. Sur les 250.000 doses reçues à travers l’initiative Covax et qui sont particulièrement destinées à la première administration, les vaccinodromes respectifs disposent encore un total de 93.480 doses. D’après toujours les informations communiquées par le ministère de la Santé publique, 176 personnes qui se sont présentées pour se faire vacciner ont développé un événement médical indésirable soit un taux de 0,12%. 172 d’entre elles ont présenté des Manifestations post-vaccinales indésirables mineures (MAPI), c’est-à-dire des effets fâcheux qui se produisent à la suite de l'administration du vaccin et n’ayant pas nécessairement de lien causal avec la vaccination. Elles sont caractérisées par des fièvres ou encore des réactions au point d'injection. A cela s’ajoutent quatre individus immunisés qui ont manifesté des événements indésirables plus graves encore par exemple l’hospitalisation d’un bénéficiaire à l’HJRA suite à un gonflement des yeux après une injection anti-Covid-19. En ce qui concerne le décès suspect d’un médecin à Fianarantsoa, 24 heures après l’administration de la première dose, les autorités sanitaires malagasy ont bien confirmé que le résultat de l’autopsie n’a révélé aucun lien avec le vaccin.
Vers la destruction de doses restantes
La réticence de la population malagasy observée au cours des premières semaines de la vaccination ciblée a été flagrante que les autorités sanitaires ont décidé d’ouvrir la campagne vaccinale à toutes les personnes de plus de 18 ans. Si la première dose a été au départ réservée aux agents de santé, Forces de l’ordre, personnes diabétiques, des travailleurs sociaux et d’autres personnes vulnérables, depuis quelques semaines, elle a été ouverte au grand public dont le secteur privé, les acteurs du tourisme, les personnalités publiques. Par conséquent, les demandes se sont accrus ayant amené à la multiplication des vaccinodromes. Pour Antananarivo, à part l’Hôpital Joseph Ravoahangy Andrianavalona (HJRA), CSS Tsaralalàna, Camp militaire Ampahibe, Amadia Faravohitra, il existe de nouveaux sites de vaccination créés. Ce sont notamment les cliniques des Nations unies Andraharo, le stade Malacam Antanimena, l’Esplanade Ankatso, l’Ecole Polyclinique Vontovorona, Théâtre de verdure d'Analamahitsy, 67Ha près de l’Eglise Salema, à Ambohimanarina dans la Commune Anosisoa. Et même les OSTIE et autres structures de santé ont rejoint le mouvement. En périphérie, les Centres de Santé de Base niveau II ont même administré la première dose. Il en est de même pour les structures de santé en région. En outre, même si la date de l’arrivée de la deuxième dose destinée à la vaccination de rappel contre la Covid-19 n’a pas été communiquée, il faut savoir que toutes les personnes ayant reçu la première dose ont été appelées à se présenter deux mois après leur première inoculation. C’est-à-dire que si la campagne vaccinale a débuté le 10 mai dernier, l’administration de la deuxième vague doit débuter vers mi-juillet. Ce qui suppose la fin de l’administration de la première dose ce jour car la date de péremption des vaccins arrive à échéance. Les doses restantes vont être ainsi détruites et jetées à partir de demain. Et ce sont les Centres de vaccination qui vont s’en charger.
KR.
Pari réussi pour les organisateurs. Un mois après son lancement, l’eFIM, la version en ligne de la Foire internationale de Madagascar (FIM) enregistre déjà plus de 25 000 visiteurs issus des quatre coins du globe. « En effet, grâce à la nouvelle technologie, nous pouvons aujourd’hui établir une cartographie des visiteurs internationaux de notre plateforme. Nous savons que des acteurs économiques de l’Allemagne, du Canada, des Comores, de Maurice ou encore de Dubaï et de Singapour sont passés par l’eFIM. En tout, une quinzaine de pays sont concernés. Une prouesse absolument inédite et inégalée par n’importe quel événement économique à Madagascar et dans la région indianocéanique », se réjouit Michel D. Ramiaramanana, président du comité d’organisation de la FIM, en dressant un bilan provisoire de l’eFIM.
Cet intérêt porté à l’égard de la plateforme de la FIM l’a ainsi poussé à élargir ses horizons et à devenir une plateforme multilingue. Pour conforter la structure et le positionnement international de l’eFIM, la plateforme numérique et traduite en huit langues à savoir l’Allemand, l’Anglais, le Chinois, l’Espagnol, le Français, l’Italien, le Malagasy, le Portugais, proposant ainsi des perspectives et des ouvertures sur de nombreux marchés. Cet engouement des visiteurs contribue ainsi à l’objectif de « Madagascar ouvert au monde ». « De plus, la tendance exportatrice reste le fondement d’une économie de l’émergence, tout en favorisant le maintien voire le renforcement de l’ariary face aux devises étrangères », rajoute ce responsable.
Rétablir la balance du commerce extérieur en faveur de Madagascar reste actuellement un objectif macroéconomique à atteindre.
Rova Randria
Nouveau marché en vue. Avec la concurrence de la vanille artificielle et l’instabilité des prix, Madagascar a dû mal aujourd’hui à écouler ses produits, sur le marché international. Pour solutionner ce problème, les opérateurs ont ainsi décidé de s’ouvrir à d’autres marchés et ne pas se limiter à ceux de l’Europe ou encore des Etats-Unis. Dans ce sens, des opérateurs ont décidé de miser sur le marché iranien. « Un premier échantillon de vanille mais aussi de girofle de Madagascar ont été envoyés en Iran la semaine dernière. Les opérateurs iraniens ont testé et approuvé les deux produits. Et ils comptent bien s’approvisionner dans la Grande île. Il reste juste mettre en relation les deux parties » explique Hassan Ali Bakhshi, chargé d’affaires au sein de l’Ambassade de la République Islamique d’Iran, hier, à Ankadivato, lors d’une rencontre avec la presse. L’Iran est donc un marché prometteur de plus de 83 millions d’habitants pour Madagascar. « La collaboration économique entre les deux pays était particulièrement limitée ces dernières années, par manque d’échanges. Pourtant, les opérateurs iraniens sont intéressés par les produits malgaches, et pas seulement la vanille et le girofle. Et pour en avoir, nous devions passer par des pays intermédiaires. Aujourd’hui, nous essayons de renverser cette tendance. C’est pourquoi, nous établissons des contacts directs avec le secteur privé de Madagascar. Nous voulons que la Grande île connaisse le marché iranien et toutes ses opportunités » rajoute ce chargé d’affaires.
Ce contact direct permettra aux acteurs économiques des deux parties d’avoir les bonnes informations concernant les investissements. Il permettra également à Madagascar de s’ouvrir aux pays voisins de l’Iran. « Pour la majorité, l’Iran et les pays qui l’entoure ne connaît Madagascar que par le dessin animé. Et cela doit changer surtout que le pays regorge d’énormes richesses. Outre le commerce, l’Iran est prêt à échanger en termes de savoir-faire dans le domaine agricole, énergétique ou encore celui de la construction pour renforcer les performances du secteur privé » note Hassan Ali Bakhshi. Après la vanille et le girofle, un échantillon d’arachides partira donc dès cette semaine. Une fois la prise de contact terminée, les opérateurs passeront donc prochainement à l’exportation.
Rova Randria
Coup de théâtre à Ampefy, hier matin. 29 personnes ont été arrêtées puis emmenées à Miarinarivo où ils auront à répondre de leurs actes devant le Parquet du Tribunal de première instance de cette ville de l’Itasy. Elles sont soupçonnées d’avoir recelé les biens et autres meubles luxueux trouvés dans ladite résidence présidentielle. C’est une patrouille de la Gendarmerie qui a fait récemment le triste constat.
Silence assourdissant des autorités compétentes. En espace de deux mois, Madagascar compte au moins trois tremblements de terre, notamment sur les hautes terres. Et la dernière secousse remonte à hier, très tôt dans la matinée. D’après les témoignages des Tananariviens, plusieurs quartiers d’Antananarivo et même les périphéries ont ressenti des secousses aux alentours de 2h 10 du matin.
Une situation tendue. Les affrontements entre le Bureau des collèges des pasteurs (BCP) d’un côté et le Conseil d’administration (CA) de l’autre, alimentent toujours la discussion au sein de la communauté, des réseaux sociaux et des médias. Au début de cette semaine, quelques fidèles, membres de l’église ont effectué une manifestation dans l’enceinte de l’église Jesosy Mamonjy à Ankorondrano.
Le Pôle anti-corruption (PAC) sème-t-il la terreur quelque part ? A en croire certaine manigance orchestrée autour d’une proposition de loi 01-2020 PL échafaudée et soumise à l’Assemblée nationale, on s’interroge légitimement. Modifiant et complétant certaines dispositions de la loi n° 2016-021 portant règlementation du fonctionnement du PAC, elle inquiète.
Miser sur la qualité. C’est sur ce leitmotiv que la campagne de vanille pour la Région d’Anosy a été lancée avant-hier dans la Commune de Mahatalaky. Selon un producteur local, « la plateforme d’Anosy ne peut pas encore rivaliser avec les autres en terme de qualité dans la mesure où elle n’a été remise en marche que depuis quelques années. Cependant, il s’agit pour nous de garder la qualité qui a fait notre renommée, et cela de manière à entamer une campagne fructueuse ».
« Faire de 2021 une année de performance après une année 2020 catastrophique ». C’est le principal objectif d’Ambatovy, l’industrie minière spécialisée dans la production de nickel et de cobalt, pour cette année de production. Cette industrie a effectivement repris la production le 23 mars dernier, presque une année après la mise en arrêt, pour raison d’entretien et de maintenance, de sa mine située à Moramanga et de son usine à Toamasina. Et avec les perspectives encourageants du marché, et ce, malgré la pandémie de coronavirus, Ambatovy entend bien en profiter pour soutenir son redémarrage.