Précieux sésame. La ruée vers les billets d’avion pour la liaison entre Antananarivo et la Capitale française se confirme. Selon une agence de voyage basée à Paris, les places sur la compagnie nationale française sont toutes réservées jusqu’à la fin de l’année. Pour rappel, Air France propose une fréquence de deux vols passagers et un vol cargo par semaine en partance de Paris pour Antananarivo et trois vols passagers depuis la Capitale malagasy jusqu’à Paris. Pour ce qui est d’Air Madagascar, cette même agence de voyage de préciser que le remplissage des vols Paris-Tanà est en bonne voie tandis que les réservations sur la ligne Tanà-Paris peinent à décoller. « Selon nos projections, d’ici le début décembre, les réservations sur la ligne Paris-Tanà seront « full » tandis que le voyage en sens inverse ne trouve pas encore beaucoup de preneurs en termes de réservation de billet. La raison étant que le traitement des visas reste sur le statu quo par rapport à la période antérieure à la pandémie », explique notre responsable d’agence. En effet, les procédures de traitement des dossiers de visa n’ont pas évolué jusqu’à présent. Le niveau de complexité reste le même pour un Malagasy désireux d’aller en France comme la simplicité des procédures pour un Français de venir à Madagascar est toujours la même. De plus, selon les explications de certains tour- opérateurs étrangers, ils peinent à vendre rapidement les places sur la liaison Paris-Tanà de la compagnie malagasy car cette dernière n’est pas en mesure de fournir des informations en temps réel en réponse aux demandes de renseignement des clients potentiels.
Stratégie agressive
« Les clients n’ont pas l’assurance quant à la fréquence ou encore la disponibilité des vols tant pour la liaison internationale que les vols locaux. Prenons l’exemple d’un touriste en provenance de Paris qui désire séjourner à Mahajanga et qui n’a aucune idée de la disponibilité de la liaison Ivato-Amborovy alors qu’il embarque depuis CDG Paris. On comprend qu’il puisse avoir un sentiment d’hésitation lors de la confirmation de la réservation sur Air Madagascar », déplore notre responsable d’agence. En alternative à cette situation, ces professionnels du voyage préconisent d’adopter une stratégie de vente un peu plus agressive, notamment en renouant sur les partenariats avec les compagnies étrangères en proposant des liaisons assurant un post acheminement à travers le système de « code share ». « La compagnie nationale gagnerait à établir une table ronde avec les « vendeurs de place » en Europe pour mettre une stratégie de vente plus efficace sur la liaison en profitant de la ruée après l’ouverture prochaine des frontières. De cette manière, on pourra directement proposer à un voyageur en provenance, par exemple, des Etats-Unis, de venir à Madagascar en transitant par Paris sans pour autant se soucier des détails de ce transit en achetant un seul et unique billet direct », suggère l’agence de voyage parisienne.
Hary Rakoto
Ça sent la moutarde. Une descente de l’Inspection générale de l’Etat (IGE), pour vérifier les comptes publics, n’est jamais fortuite d’autant plus qu’elle se fasse en milieu de l’exercice. Depuis la semaine dernière, selon des informations, des éléments de l’IGE se trouvent au Parc botanique et zoologique de Tsimbazaza (PBZT), non pas pour une visite du lieu, mais pour des raisons précises. Ils y sont suite à des cris d’alerte lancés par des employés à la ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique (MESUPRES) sur la gestion dudit parc. Ce dernier, sous tutelle de ce département ministériel, serait actuellement dans une situation lamentable, notamment les animaux qui y sont exposés. Mais d’autres faits répréhensibles font aussi pourrir la situation du parc.
Un visiteur témoigne sur les réseaux sociaux sa déception et son amertume, à l’issue de sa visite dans cet unique parc botanique et zoologique de la Capitale, voire de Madagascar. « Ce parc n’est plus digne de son statut de conservation des faunes et flores. L’endroit est mal entretenu et les animaux qui s’y trouvent sont presque décharnés. Bref, le parc n’est plus attrayant comme auparavant », regrette ce visiteur qui n’est pas certainement le seul à constater la dégradation du parc au fil des mois et des années. Les responsables du MESUPRES en sont conscients d’où leur demande à l’IGE de voir de très près la gestion du parc.
En effet, le ministère alloue un budget annuel au PBZT et prend en charge entièrement les salaires des employés. Les recettes générées par le parc, par contre, lui reviennent exclusivement. Ainsi, il est inadmissible qu’avec ces fonds, le PBZT se dégrade de jour en jour. Espérons que la lumière soit faite pour que le PBZT retrouve sa notoriété d’antan…
La rédaction
La population encouragée à se protéger. Le ministre de la Santé publique, le Pr Zely Arivelo Randriamanantany, mise, voire exige la responsabilité de chacun face à la réouverture des frontières internationales, prévue pour le 6 novembre prochain. « Tous les moyens de défense peuvent être utilisés. La prise de la CVO pour renforcer le système immunitaire en fait partie. Maintenant, la vaccination fait aussi partie des priorités », avance le ministre de tutelle. Madagascar a, rappelons-le, déjà reçu plus d’un million de doses de vaccins Covishield/ Astrazeneca, Johnson&Johnson, de Sinopharm. Une campagne de communication intensive se fera bientôt pour encourager la population à se faire vacciner. Toutefois, la vaccination se fera volontairement et gratuitement.
D’un autre côté, le respect des gestes barrières constitue la principale prévention, maintenant plus que jamais. « Les pays qui ont effectué des campagnes de vaccination mais qui ont négligé ces gestes ont vu leurs cas augmenter. Vaccinés ou pas, le port de masque, la distanciation sociale ainsi que le lavage des mains avec du savon sont primordiaux », souligne le ministre de tutelle.
Des équipements pour renforcer les contrôles
« Limiter les effets négatifs induits par les restrictions de mobilité liées au contrôle de la Covid- 19 ». Ce projet intitulé « REfrAMe », mis en œuvre par l’Organisation internationale de Migration (OIM), bénéficie d’un financement japonais à hauteur de 272 277 dollars, soit plus d’un milliard d’ariary. Concrètement, l’OIM vient de remettre des équipements informatiques et de santé pour renforcer les capacités de contrôle aux frontières de Madagascar. Ces équipements, utilisés auprès des aéroports internationaux d’Antananarivo et de Nosy Be ainsi qu’au port de Toamasina, vontfaciliter le traitement informatique afin que les services fournis soient proportionnels aux arrivées. La Police de l’air et des frontières, la Direction générale des Douanes ainsi que la Direction de la veille sanitaire et de la surveillance épidémiologique et riposte constituent les bénéficiaires de ce soutien matériel.
Lors de la remise des équipements, hier à Ivato, l’ambassadeur du Japon à Madagascar a mis l’accent sur la nécessité de rouvrir les frontières, notamment pour la relance des secteurs- clés de l’économie. Cela présente aussi un risque de nouvelles flambées de cas de Covid- 19, notamment par le biais des cas « importés ». « Les mesures sanitaires restent les mêmes, dont l’exigence d’un test PCR pour chaque passager depuis son embarquement ainsi qu’un PCR de contrôle à son arrivée dans le pays. Quoi qu’il en soit, le système de riposte mis en place sera réactivé en cas de flambée des cas », conclut le n01 de la Santé publique.
Patricia Ramavonirina
Un coup monté ! C’est ce qu’on peut dire du braquage de l’agence BNI d’Andohan’Ilakaka, la nuit du 12 octobre dernier. A preuve, la directrice d’agence et son adjoint, figurant dans la liste des 11 personnes impliquées dans l’affaire. Ces dernières ont été alors déférées au Parquet, comme nous l’avons évoqué dans l’une de nos précédentes publications. A propos du déferrement du 26 octobre dernier, il n’a pris fin que vers minuit mardi dernier ! Le verdict est tombé, sept suspects, tous des hommes, ont été placés sous mandat de dépôt à Tsiafahy tandis que deux femmes dont la directrice en cause le sont à Antanimora.
Deux pour cent (2%). Tel est le taux de couverture vaccinale contre la Covid-19 à Madagascar, contre 4% en Afrique. 325 084 personnes ont pu se faire vacciner depuis le mois de mai dernier, dont 197 000 du Covishield, 143 777 de l’Astrazeneca ainsi que 181 307 du Johnson&Johnson. Pourtant, Madagascar a fixé l’objectif de vacciner un million de personnes jusqu’à la fin de cette année.
L’éducation des enfants est un grand pilier pour le développement du pays. Par ailleurs, Madagascar compte une population jeune, plus de la moitié de la population. Cependant, les parents sont encore confrontés à des grandes difficultés quant à la scolarisation de leurs progénitures, et particulièrement, ceux vivant dans les milieux ruraux.
L’Afrique en crise ! Elle s’égare. Le navire « Africa » chavire. Le Continent que les éminents anthropologues et archéologues baptisent de « Berceau de l’Humanité » traverse, ces temps-ci, une passe mouvementée. Les trois dernières années, les bruits de bottes provoquent de terribles secousses et font des ravages partout où ils passent.
Sombre perspective. La nouvelle série de rapports Groundswell Africa, publiée aujourd'hui par la Banque mondiale à la veille de la 26e session de la Conférence des Nations unies sur le climat (COP 26), annonce que le changement climatique pourrait contraindre 86 millions d'Africains à migrer au sein de leur propre pays d'ici 2050 et peser sur les perspectives de reprise du continent.
Marquer l’histoire. Le ministère de la Communication et de la Culture, mené par Lalatiana Andriatongarivo, laisse son empreinte. La pose de la première pierre de l’Auditorium « Havoria » et du Musée de conservation de l'histoire de l’audiovisuel a eu lieu, hier, dans la cour de l'ORTM Anosy. Andry Rajoelina a honoré de sa présence la cérémonie.
Aucune baisse majeure. Les prix des produits de première nécessité n’ont toujours pas connu la moindre diminution. Pire, plus d’un a observé que le coût de certains produits alimentaires d’usage quotidien a été révisé à la hausse. C’est le cas du prix du riz qui semble avoir du mal à se stabiliser. Les prix varient d’un quartier à l’autre.