Fruit du partenariat du ministère de l’Education nationale (MEN) et C3 Madagascar (C3M). Une cinquantaine d’enseignants, directeurs d’établissements ainsi que des représentants de DREN, CISCO et ZAP issus de la Région de Menabe ont été formés sur l’éducation relative à l’environnement marin et biodiversité marine d’une part et l’éducation à la citoyenneté et au civisme, de l’autre. Les personnels de l’éducation formés proviennent de 17 écoles des Districts de Morondava et de Manja. La formation de 3 jours, du 31 août au 3 septembre dernier, était une occasion de renforcer leurs connaissances sur les thèmes abordés. Ils ont également été formés sur l’utilisation du guide d’éducation environnementale des « Juniors Ecoguards », en vue d’étendre ce réseau des jeunes. Les enseignants ayant reçu cette formation sont désormais capables de créer et d’animer un club « Junior Ecoguards ». « Tous les thèmes traités sont intéressants et importants. Nous avons eu l’occasion d’apprendre l’existence et l’importance de certaines espèces méconnues mais qui existent dans notre Région », témoigne l’un des participants.
La formation résulte d’un accord de collaboration entre le MEN, à travers la Direction de l'Éducation de Masse et du Civisme et l’ONG C3M, ratifié en 2016 et renouvelé en 2021. Il s’agit d’une initiative financée par l’Organisme sans but lucratif Tusk trust, avec l’appui technique de divers partenaires locaux. Le choix de la Région de Menabe s’explique, notons-le, par sa richesse en termes de biodiversité, que ce soit marine ou terrestre. Cette Région côtière possède des aires protégées, un parc national, de réserves spéciales et des sites Ramsar tels que Belo-sur-Mer, Menabe Antimena, Kirindy-Mitea, Andranomena, Ambondrombe, l’allée des Baobabs et une partie du complexe Mangoky-Ihotry.
P.R.




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Les observateurs ont scruté avec une grande attention le communiqué du dernier Conseil des ministres de mercredi. Ils sont à la recherche du nom de l’éventuel remplaçant du gouverneur d’Alaotra-Mangoro, Dr Richard Ramandehamanana. Limogé la semaine passée, le natif d’Ampitandrefana d’Alaotra a laissé vacant son poste à Sabotsy Ambatondrazaka, le siège de l’administration régionale.
Selon des informations, l’administration centrale n’a pas encore désigné l’intérimaire. Cette fonction devrait revenir de fait au secrétaire général, Dr Damoela Randriatsimaniry. Aucune notification dans ce sens n’a eu lieu jusqu’ici.
Les spéculations vont bon train pour trouver le nouveau chef de l’exécutif de cette collectivité territoriale décentralisée. Les noms des parlementaires issus du parti majoritaire sont entendus dans les échanges informels. Certes, les cinq Districts constitutifs de la Région ont tous chacun un député élu sous la couleur Orange.
Comeback
La popularité de ces politiciens a connu une chute libre dans leur circonscription respective. Quelques-uns trouveraient peut-être en la fonction du gouverneur un tremplin en or pour préparer le retour à Tsimbazaza lors des prochaines législatives. Voilà pourquoi ils auraient fait des mains et des pieds pour être le chouchou d’Iavoloha à placer à la tête de l’exécutif d’Alaotra-Mangoro.
L’administration de cette Région est jusqu’ici dominée par les Sihanaka. Feu David Alexandre Robinson, un natif de Moramanga donc de Mangoro, était le seul chef de l’exécutif d’Alaotra-Mangoro hors du groupe ethnique Sihanaka. Il était le premier chef de Région d’Alaotra-Mangoro de 2004 à 2009. Le changement de régime en 2009 l’a chassé de sa chaise au profit de Ramandehamanana.
Au temps de l’HVM (2014-2019), trois autres Sihanaka à savoir Dr Honoré Raminoarison, Jean-Yves Ranaivonirina et Désiré Ranarisoa s’y sont succédé avant que Ramandehamanana n’ait fait un comeback après l’avènement du pouvoir en place.
A voir la configuration ethnique qui a prévalu jusqu’ici, d’aucuns estiment que le temps est maintenant venu d’attribuer le poste de gouverneur d’Alaotra-Mangoro à un natif d’Andilamena ou d’Anosibe Anala. Moramanga, Ambatondrazaka et Amparafaravola ont tous été présents à la tête de l’exécutif régional. Mais jamais les deux autres Districts.
Tolérance zéro
L’un et l’autre, situés à la pointe nord et sud de la Région, sont très en retard en matière de développement. Le manque d’infrastructures routières les fait souffrir. De plus, le gouvernorat de Ramandehamanana a eu tendance à concentrer les actions de développement à Amparafaravola, dont il est originaire, et à Ambatondrazaka.
Son style de gouvernance a généré des frustrations. Pas mal de citoyens avertis veulent lui régler un compte maintenant. Les impayés des marchés publics irréguliers sont faramineux. Les entrepreneurs exigent leurs dus. Le Président Andry Rajoelina a toujours martelé la politique de la « tolérance zéro » à l’égard de la corruption et des infractions assimilées. Il ne ferait exception à personne, selon sa promesse électorale…
M.R.

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« Grâce aux nombreuses formations professionnelles que nous avons bénéficié, j’ai pu améliorer mes sources de revenus. En fait, la formation sur les techniques en élevage de poulet gasy amélioré m’a beaucoup aidée à développer mon activité, outre l’emprunt d’un fonds de démarrage. Je dispose actuellement de 75 poules, contre 25 l’année dernière ». Hélène R., mère de famille résidant dans un village non loin d’Ambohinaorina, dans la Commune rurale d’Anosiala Ambohidratrimo, en témoigne. Elle fait partie des plus de 400 femmes rurales de ladite Commune qui ont pu se relever malgré la Covid-19, et cela grâce aux multiples activités de développement intégré. Le Centre d’appui au développement rural intégré (CADRI) en est l’origine. « Mes revenus de la couture et de la culture maraichère m’aident à envoyer mes enfants à l’école et à contribuer aux charges familiales. Mon mari en est fier », ajoute une autre bénéficiaire.
« Outre l’agriculture et l’élevage, nous maîtrisons maintenant les techniques de fabrication de bio-charbon. Plus besoin d’acheter du sac de charbon ou de jeter des déchets biologiques, nous les rassemblons pour fabriquer des boulettes de charbon écologique. Outre le côté économique, cela contribue également à la préservation de l’environnement », avance Emilie Rasoamanantany, vice-présidente de l’association « Olo-mazoto », dont les membres figurent parmi les bénéficiaires du CADRI. Ces femmes rurales semblent désormais autonomes, alors qu’elles faisaient partie des personnes considérées comme vulnérables auparavant.
Fonds « Francophonie pour elles »
Un projet mis en œuvre grâce au fonds « Francophonie pour elles ». Le CADRI constitue la concrétisation du prix lauréat de ce fonds de solidarité alloué par l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) en faveur de l’autonomisation économique des femmes, remporté par Madagascar en 2019. Le but étant d’aider les femmes à se relever dignement de la crise. « Des femmes rurales ont pu subvenir à leurs besoins grâce aux activités du CADRI, tout en contribuant au développement de leurs communautés », constate Marie-Orléa Vina, ministre de l’Environnement et du Développement durable (MEDD). C’était hier lors de sa visite au centre d’appui situé à Ambohinaorina Anosiala, en accompagnant la Secrétaire générale de l’OIF en la personne de Louise Mushikiwabo. Elles ont pu constater de visu les activités entreprises au profit des centaines de femmes rurales de cette localité.
« Ce projet de développement rural intégré, lequel inclut des activités très utiles, parvient à avoir des impacts sur la vie de tous les jours des femmes rurales. Elles parviennent, avec leurs petits revenus, à envoyer leurs enfants à l’école, à les nourrir, à contribuer à la survie de leur famille et leur communauté. Cette partie de ma visite à Madagascar étant celle que je voulais. Je suis le témoin de changements modestes mais réels et concrets », s’est exprimée cette cheffe de délégation. « Pour que la femme s'épanouisse, il faut qu'elle bénéficie du soutien et de l'encouragement de ses proches, depuis son foyer », a-t-elle précisé, en écoutant les témoignages des femmes rurales d’Anosiala.
« Le fonds "Francophonie pour elles" constitue une initiative louable de la SG de l’OIF », reconnait le MEDD. Il vise à apporter du soutien aux femmes en précarité économique dans les pays membres de l’OIF. Les organisations de la société civile méritantes du fonds de solidarité ont pu être identifiées en décembre 2020. Depuis, 143 projets mis en œuvre dans une vingtaine de pays en sont financés, au profit de plus de 30.000 femmes. Pour les pays francophones de l’océan Indien, le fonds de solidarité finance 16 projets au profit de 2.200 femmes, dont celles de Madagascar.
Patricia Ramavonirina



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dimanche, 11 septembre 2022

La une du 12 septembre 2022

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L’un des groupes icônes de la musique hip-hop et catégorisé « old-school » annonce un retour aux sources. Après quelques périodes de disette et de discrétion, Da Hopp, le fer de lance du rap malagasy, fera désormais son comeback au-devant de la scène musicale. En effet, samedi dernier, le groupe a officialisé son partenariat avec la fameuse maison Ivenco, promotrice d'artistes et de talents malagasy, et entre ainsi dans un univers musical plus professionnel et plus moderne, tout en préservant les bases et l’identité depuis ses débuts dans le milieu des années 90. Un partenariat marquant, un nouveau départ pour le groupe mythique Da Hopp qui sortira également un clip et un nouveau single dans les prochains jours. Ce nouveau morceau sera comme une sorte d’amuse-bouche pour le grand public mais représentera également l’un des premiers résultats de cette nouvelle collaboration.
Par ailleurs, pour le grand plaisir de tous, un double concert sera au programme à l’Institut Français de Madagascar les 9 et 10 décembre prochains pour que le trio retrouve enfin son public et permettre à la nouvelle génération de le découvrir. Comme à l’accoutumée, Ivenco s'associe à Ticketplace qui assurera la billetterie. Pour la petite histoire, les membres de Da Hopp ont tous passé leur adolescence dans la cité d’Antsahabe. Et en 1992, ils fondent un collectif de danseurs urbains, d’abord nommé MM Boyz, le hip-hop très en vogue au début des années 90. Influencés par les grands rappeurs de la côte Est des Etats-Unis, ils décident de se lancer dans la discipline en 1995 et le groupe est baptisé Da Hopp, inspiré de « The Hope » (L'espoir en anglais). Ils sont considérés comme parmi les tout premiers rappeurs malagasy et gagnent rapidement en popularité auprès des jeunes de l’époque. Un groupe qui fouille et cherche toujours les bons mots pour donner de l’espoir aux jeunes et à toujours avoir un œil porté vers le futur malgré les tracas du présent. Composé de six membres à ses débuts, DaHopp est aujourd’hui un trio composé de Tax, Ben J et Jento et s’associe désormais avec Ivenco.
Collaboration
Les membres du groupe veulent marquer un nouveau tournant dans leur carrière grâce à cette collaboration. En ce 21e  millénaire, le domaine musical ne cesse d’évoluer et Da Hopp veut valoriser sa musique en misant fortement sur la qualité dans le but de toujours satisfaire ses fans. Après le chanteur Mirado qui vient de de rejoindre la grande famille et l’équipe, le groupe Da Hopp aura aussi conclu une collaboration officielle avec la production Ivenco. Rappelons que cette maison ne se contente pas seulement de la préparation événementielle. Elle se lance surtout dans la promotion d’artistes et de talents malagasy pour le développement ainsi que l’épanouissement du domaine culturel. La société de production artistique et musicale accueille dans son écurie des artistes issus de divers horizons, qu’ils soient amateurs ou professionnels, et apporte un nouveau souffle à l’évènementiel ainsi qu’au show-business en mettant la culture d’excellence et l’innovation au cœur de ses projets. Ivenco reste fidèle en tout temps à sa politique de qualité et garantit une prestation technique et évènementielle digne de sa réputation. Grâce à un matériel à la pointe de l’innovation ainsi qu’une équipe passionnée et professionnelle, Ivenco vise une organisation irréprochable, toujours fidèle à l’ampleur de ses projets et ne cesse de relever des défis dans sa démarche de promotion d’artistes.
Sitraka Rakotobe

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Cauchemar sur la RN7 au niveau d’Amboanjobe sise à une trentaine de kilomètres au Sud de la Capitale, samedi dernier. En effet, cette localité a été le théâtre d’une série d’accidents  de la circulation ayant coûté la vie à une victime. Par le hasard des circonstances, ces drames routiers, au moins deux, étaient survenus juste au passage du véhicule du ministre de la Sécurité publique actuel à ces endroits. Du coup, le ministre qui n’était pas resté de marbre, s’était  volontairement porté au secours de toutes ces victimes, au nombre de trois, en les transportant d’urgence à bord de sa propre voiture vers l’hôpital Joseph Ravoahangy Andrianavalona à Ampefiloha.
A commencer justement par l’accident survenu vers 17h samedi dernier et qui a touché ces deux policiers qui ont voyagé à bord d’un taxi-brousse. Ces derniers ont occupé des places sises à l’avant du véhicule, qui a fait une embardée, pour un motif non encore élucidé. Les deux membres des Forces seraient donc les passagers, les seuls à être blessés au cours de cet accident. Ils allaient effectuer une mission à Belo-sur-Tsiribihina lorsque le destin en a décidé autrement. Mais souvent, un accident peut en cacher un autre. Alors que la voiture du ministre de la Sécurité publique a foncé vers la Capitale, un autre accident l’attendait cette fois ci du côté de Bongatsara. Là aussi, et pour une raison indéterminée, un scootériste s’était brutalement dévié de sa route et a ensuite buté violemment contre une borne kilométrique sise sur le côté de la chaussée. Il fut sérieusement touché au niveau du crâne, qui présentait une plaie béante. Du coup, le ministre a également pris la victime à bord de sa voiture. Direction : HJRA Ampefiloha.
Malheureusement pour ce scootériste d’une trentaine d’années et habitant à Ankasina, il aurait succombé des suites de ses graves blessures et au cours de son évacuation à l’hôpital. Puisqu’il y avait urgence, il a fallu pour le ministre, qui n’est pas à sa première action volontaire et citoyenne de ce genre pour secourir des victimes d’accidents et autres agressions, solliciter l’aide de nombreux policiers et autres agents de la circulation pour justement libérer la voie, notamment du côté d’Anosy, faits que certains ont interprété autrement.
Actuellement, l’état des deux policiers victimes n’est plus à craindre même s’ils sont encore sous soins dans ce centre hospitalier universitaire d’Ampefiloha.
Franck R.

 

Publié dans Société
dimanche, 11 septembre 2022

Unanime hommage !

L’Angleterre pleure. Le Royaume Uni en deuil. Le monde rend hommage.
La Reine Elisabeth II décède !  A 96 ans, elle quitte définitivement le trône d’Angleterre, du Royaume Uni, qu’elle a occupé durant 70 ans. Un record mondial de longévité qu’aucun roi ni reine n’ose  égaliser du moins jusque-là. En fait, elle quitte « paisiblement » le Royaume Uni pour rejoindre le Royaume éternel. Dirigeants et simples citoyens du monde rendent hommage unanimement au décès de cette légendaire reine. En dépit de la limitation de moitié et même beaucoup plus de son pouvoir, de ses compétences, réduits à la fonction honorifique, Elisabeth II a su afficher la tête haute la dignité d’une Reine qui, d’ailleurs, garde le titre de Chef d’Etat. De cause à effet, la Reine Elisabeth II s’est forgée une immense popularité à travers le Royaume Uni en particulier parmi les Britanniques et ce jusqu’ à la dernière seconde de sa vie et même bien au-delà.
Le Royaume Uni comprend certains ensembles de pays : la Grande Bretagne (Angleterre, Ecosse, Pays de Galles) ; l’Irlande du Nord ; les îles britanniques qui font partie des 56 Etats du Commonwealth dont entre autres l’Australie, le Canada, l’Afrique du Sud, Bengladesh, Botswana, Cameroun, Rwanda, etc. Ils ont en commun l’usage entier ou partiel de la langue anglaise et gardent voire entretiennent des relations privilégiées sinon étroites sur le plan économique et culturel avec l’Angleterre, l’ancienne puissance coloniale dans le respect du principe « gagnant- gagnant ». Malheureusement, ce n’est pas le cas concrètement avec l’autre ancienne puissance coloniale. Suivez mes yeux !
Quoiqu’on dise, le rayonnement emblématique de la Reine ne souffre d’aucun doute. Elle force le respect et l’admiration. Les points forts de sa personnalité, marquant l’empreinte de son long et sans précédent règne, résident sur quelques fondamentaux à savoir la stabilité, la dignité et la neutralité ensuite la force du silence et le tout dans le respect sans faille des dispositifs de la Constitution du Royaume relatifs à son nouveau rôle de Chef d’Etat.
Née le 21 avril 1926 à Londres, la Reine Elisabeth II incarne la maturité et la dignité d’un dirigeant imperturbable face aux défis sans cesse compliqués qu’exige la responsabilité d’un ou d’une vraie cheffe d’Etat. A son décès, elle lègue un précieux héritage à tout ce qui aspire devenir leader. Une mine de trésor que chacun désirant postuler un poste de dirigeant doit savoir intelligemment exploiter. La force de caractère, dans le silence et la discrétion, qu’elle possède en son âme et conscience, nous inspire profondément. En 70 ans de règne, Elisabeth II nous enseigne la vraie image d’un homme ou d’une femme d’Etat. De mémoire d’homme, depuis que je suivais de près les affaires internationales voilà à peu près cinq décennies, je n’avais jamais eu l’occasion de lire ou d’entendre des reproches ou des critiques à son égard personnel ou en sa qualité de Reine.
L’unanime hommage à l’échelle des Nations, de l’ONU jusque dans chaque Etat membre, reflète concrètement le grand respect et la grande estime que tout le monde, dirigeants et simples citoyens du monde, éprouve à son égard.
A Madagasikara, l’année cruciale 2023 approche que celui ou celle qui postule la magistrature suprême sache apprendre de cette Reine exemplaire.
Ndrianaivo

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Actuellement, le taux d’analphabétisation à Madagascar est estimé à 25 % de la population, soit un quart des Malagasy. Ce chiffre a été tiré du dernier recensement global de la population (RGPH3) effectué par l’Institut national de la statistique (INSTAT).
Ce chiffre est encore élevé et constitue une barrière au développement de notre pays. En plus, la plupart de ceux qui ne savent ni lire ni écrire se font arnaquer en effectuant des papiers administratifs. Pour eux, la production de simples dossiers à fournir représente un obstacle pour pouvoir avancer et se développer.
En se référant à l'Enquête Nationale pour le Suivi des Objectifs du Millénaire pour le Développement (ENS-OMD) de 2012-2013 qui faisait état d’un taux d’alphabétisation de 71,6 % contre 76,7 % en 2018, une avancée palpable s’affiche actuellement dans ce domaine, mais reste encore insuffisante.
L’enquête montre aussi que le taux d’alphabétisation diffère selon les localités. En effet, les Régions des Hautes terres centrales et du nord comme Analamanga, Bongolava, Matsiatra-Ambony, Vakinankaratra, Itasy, SAVA et DIANA, ont un taux d’au moins 80 % tandis que les Régions situées dans le sud, à savoir Anosy, Androy, Melaky et Atsimo-Andrefana passent parfois en dessous des 40 %.
Cette situation dans le sud est causée surtout par l’insécurité, mais aussi l’insuffisance alimentaire. Ce qui est le plus dur dans l’alphabétisation, en plus du manque de matériel, c’est la sensibilisation des adultes, car ils préfèrent consacrer leur temps au travail.
« Que tous les acteurs œuvrant dans l’éducation doivent unir leur force afin d’aider nos compatriotes à vaincre l’analphabétisme, de faire les efforts nécessaires pour envoyer nos enfants à l‘école et d’éradiquer l’abandon scolaire », indique le directeur général en charge des établissements scolaires, dans son allocution lors de la célébration de la Journée internationale de l'alphabétisation qui s’est tenue le 8 septembre à Toamasina.
Par la même occasion, le ministère de l’Education Nationale continue ses efforts afin de réduire le nombre d’habitants qui savent lire et écrire avec la continuité de la Stratégie Nationale de l’Alphabétisation (SNA). Cette stratégie tourne autour de 5 axes : l’augmentation du nombre de personnes suivant des cours d’alphabétisation, l’accroissement et la diversification de l’offre d’apprentissage destinée aux analphabètes et aux déscolarisés, l’amélioration de la qualité des interventions en matière d’alphabétisation, le développement d’une alphabétisation fonctionnelle, la programmation de trois actions au niveau de la gestion et de la gouvernance qui comprend la mise à jour de la SNA et de la base de données sur l’alphabétisation ainsi que la mise en place d’un système de suivi-évaluation.
Durant cette cérémonie, les personnes ayant suivi des formations sur la lecture, l’écriture et les calculs ont reçu leur certificat de fin de formation.
Recueillis par Nikki Razafy

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Débutée vendredi par l’inauguration notamment de la RN5A, la descente de la délégation étatique, dirigée par le Président de la République Andry Rajoelina dans la Région de SAVA dans le nord-est du pays, s’est poursuivie dimanche à Ambilobe. Accompagné par la première Dame Mialy Rajoelina, le Chef de l’Etat a procédé à l’inauguration de trois nouvelles infrastructures marquant  la concrétisation de ses Velirano qui répondent aux besoins de la population. Ces infrastructures participent également à rapprocher les services publics de la population et cadrent avec les efforts menés ces trois dernières années par le pouvoir qui visent à affirmer la présence de l’Etat.
C’est ainsi que, pour la première fois de son histoire, Ambilobe se dote d’un Tribunal de première instance. Auparavant, toutes les affaires étaient traitées au TPI d’Antsiranana à 140 km de là, avec ce que cela suppose de contraintes pécuniaires et logistiques. Pour les magistrats notamment, souvent obligés de faire des déplacements dans le cadre des audiences foraines. Mais surtout pour les justiciables. Le nouveau TPI devra alléger plusieurs procédures administratives notamment pour le jugement supplétif ou l’attestation de nationalité.
Il devra également faciliter certaines affaires judiciaires. Il faut savoir en effet que les  frais de transfert d’un prévenu devant la Justice à Antsiranana, depuis Ambilobe, sont à la charge du plaignant. Souvent, les affaires finissent ainsi en queue de poisson faute de moyens, ce qui favorise un certain sentiment d’impunité. Parlant d’ailleurs de moyens, le numéro Un du pays a remis une voiture tout terrain au président du Tribunal. « Nous changeons le cours de l’histoire avec la réalisation de cette nouvelle infrastructure », affirme le Président Rajoelina.
359è EPP manara-penitra
La suite du Chef de l’Etat a ensuite inauguré l’Ecole primaire publique manara-penitra de Matsaborin’Ilaidama. Dotée de 12 salles de classe, cette école est capable d’accueillir 600 écoliers. Il s’agit de la cinquième EPP manara-penitra créée dans le District d’Ambilobe, après celle de Betsiaka. La nouvelle infrastructure comportera une salle informatique, une cantine gratuite, une infirmerie et une bibliothèque.
Selon les explications de la ministre de l’Education nationale, l’école sera dotée d’une caisse école d’une valeur de 1,3 million d’ariary. Cette EPP, la 359è créée en trois ans et demi sur les 1 156 prévues, a été financée par le programme d’investissement public du MEN. Pour encourager les élèves méritants, le Chef de l’Etat annonce que des bicyclettes seront remises aux élèves méritants aux examens de CEPE et du BEPC, ainsi que pour les enseignants, à l’issue de l’actuelle année scolaire.
Après la RN5A la veille, le locataire d’Iavoloha a de nouveau procédé à l’inauguration d’une route, en l’occurrence la route pavée du Fokontany d’Ilaidama, le Fokontany le plus peuplé d’Ambilobe. D’une longueur d’un demi-kilomètre, la route réhabilitée relie la Route nationale 6 au lycée Mixte. La nouvelle infrastructure a été réalisée par le gouvernorat de la DIANA. A cette occasion, le Chef de l’Etat annonce également la volonté de l’Etat de réhabiliter la route vers le stade manara-penitra à Ambilobe ainsi que les routes dans la Commune. Il annonce aussi le goudronnage de la route d’Andapa et Bealanana.
Recueillis par L.A.


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Razzia. Depuis l’ouverture officielle tous azimuts des frontières aériennes malagasy, la logique oblige que les compagnies aériennes opérant habituellement dans le ciel malagasy puissent se rattraper après la longue période de restriction causée par la situation sanitaire mondiale. A ne mentionner entre autres qu’Air Austral qui saute sur toutes les occasions possibles pour renforcer progressivement sa desserte vers la Grande île. « Nous reprendrons nos vols vers Toliara et Taolagnaro du 10 au 24 octobre prochain, avec 1 fréquence hebdomadaire. Les vols au-delà du 24 octobre 2022 seront disponibles à la réservation dès que nous aurons obtenu l’approbation des autorités malagasy sur notre programme de vols pour la saison été austral », explique la compagnie sur ses réseaux. Avant cela, la compagnie réunionnaise a obtenu le feu vert des autorités malagasy pour reprendre ses dessertes de Toamasina et Antsiranana, interrompues depuis le début de la crise sanitaire. Air Austral renforce dans le même temps son programme de vols sur Antananarivo et sur l'île touristique de Nosy Be. En plus, Ewa Air, encore une filiale d’Air Austral assure la liaison Mahajanga vers les Comores via Moroni pour rallier Mayotte. Ceci pour contourner la restriction imposée par les autorités malagasy sur cette ligne pour Air Madagascar. De son côté, Air Mauritius est aussi de la partie en améliorant les fréquences des liaisons avec la Grande île tandis qu’Air Madagascar, faute de moyen, peine à suivre les mêmes rythmes. Ainsi, face à Air Mauritius ou encore Air Austral, la compétitivité de notre compagnie nationale est bien loin de faire le poids. Certes, la compagnie nationale est pour le moment, seule à être en mesure de rallier l’île Maurice via Sainte-Marie.
Chasse gardée
Mais en comparant l’envergure de cette desserte par rapport aux parts de gâteaux qui sont déjà les chasses gardées des autres compagnies voisines, cela semble négligeable compte tenu du fait qu’Air Madagascar ne dispose pas encore d’une flotte adéquate pour se mettre en concurrence sur toutes ces lignes régionales. Tandis que les autorisations de desserte passent crème pour les autres compagnies qui sont en mesure d’assurer les vols avec les aéronefs adéquats. Quid de l’application du business plan dévoilé il y a quelques temps et qui précise l’importance du renouvellement et le renforcement de la flotte d’Air Madagascar de manière à avoir une meilleure compétitivité au niveau régional et même international ? Pour rappel, le choix des modèles Embraer 190 E2 et l’ATR 42-600 pour les vols moyens courriers ainsi que du Boeing 787-900 pour les vols longs courriers afin de renforcer la flotte de Madagascar Airlines a été proposé à partir du business plan avancé par l’ensemble des employés de Madagascar Airlines ainsi qu’après les études du cabinet Bearing Point qui a été mandaté pour les études techniques et financiers en vue de la relance de la compagnie. D’ailleurs, Air Madagascar a déjà loué un Boeing 787-400 en ACMI ou « Aircraft, Crew, Maintenance and Insurance » avec son équipage ainsi que son service de maintenance et d’assurance à une époque. Durant cette période de location, les observations de ces techniciens de Madagascar Airlines ont confirmé la rentabilité de l’appareil. Raison pour laquelle la combinaison des deux « business plans » élaborés par les employés d’Air Madagacar et le cabinet Bearing Point suggère l’utilisation du nouveau modèle de manière à pouvoir augmenter la capacité de la compagnie à apurer ses dettes.
Hary Rakoto


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Editorial

  • Secteur combatif
    Le tourisme, le fer de lance pour la relance de l’économie nationale, se trouve en tête de la ligne du front dans la bataille sans merci contre la malédiction, si on peut s’exprimer ainsi, qui semble s’éterniser. En effet, il faut batailler dur si l’on veut briser à jamais le blocage en béton gênant la remontada. En diapason avec le ministère des Transports et de la Météorologie, le département du Tourisme et de l’Artisanat, en tête de peloton, sous l’impulsion de l’inamovible ministre Randriamandranto Joël conduit en tandem avec le ministre Ramonjavelo Manambahoaka Valéry Fitzgerald, le combat. En fait, les ministères du Tourisme et des Transports sont deux départements appelés à unir leur force dans un cadre de stratégie commune afin de coordonner les actions.

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