dimanche, 25 septembre 2022

La une du 26 septembre 2022

Publié dans La Une
dimanche, 25 septembre 2022

Les actus en bref


L’avocat d’un suspect dans l’affaire de “carburant frelaté” indigné. Il remet en cause la participation de ses clients dans cette affaire et affirme que les personnes placées en détention dans le cadre de cette affaire ne sont que des « simples gens ». L’avocat Tody Arnaud s’interroge où sont les personnes qui sont concernées et qui opèrent réellement dans ce secteur de carburant frelaté. Pour lui, ces personnes sont celles qui empoisonnent tout un pays. Il cite nommément le nom du propriétaire du site où ont été retrouvées des preuves de la contrebande, la semaine dernière, mais également de hauts responsables et élus du pays. Il suspecte une volonté d’étouffer l’affaire derrière le traitement infligé aux personnes placées en détention dans cette affaire.

Un sénateur fait le buzz sur les réseaux sociaux en fin de semaine dernière. Sur Facebook, le parlementaire est pris en photos inaugurant un pont et sur une autre, être soulevé par la foule alors qu’il est assis sur une chaise. La question est de savoir si les images publiées reflètent la réalité sur place. Autrement, des explications sont attendues. D’un côté, le pont inauguré est un pont rudimentaire fait de rondins et de planches de bois, indigne d’être inauguré selon les commentateurs. De l’autre, le fait qu’il soit soulevé sur la chaise. Cette scène rappelle les chaises à porteurs, portées à bras d’hommes, dans l’ancien temps. Beaucoup se sont indignés de ce geste indigne et un manque d’humilité.

L'ambassadrice des Etats-Unis à Madagascar Claire A. Pierangelo a accueilli les 11 participants à la bourse YALI Mandela Washington 2022 qui ont terminé avec succès leur formation en leadership de six semaines aux Etats-Unis. Elle a également félicité les trois participants du YALI Alumni Enrichment Institute qui ont construit leurs compétences professionnelles lors d'un échange de trois semaines aux États-Unis. La diplomate a également décerné des certificats à 60 participants du YALI Regional Leadership Center (RLC) et a félicité les YALI-RLC Education Changemakers et les participants à l'African Civic Engagement Academy.  Lors de la cérémonie, elle a également reconnu Marie Christina Kolo pour sa sélection en tant que lauréate du YALI Leadership Impact Award 2022, qui reconnaît ses réalisations en tant que militante pour le climat et leader au service.

Le parti Hery Vaovao ho an’i Madagasikara a fait sa rentrée politique dans son quartier général samedi dernier, à Andraharo. Conférence-débat en panel, formations pour les jeunes et les femmes, séance de partage sur la vie du parti et accueil des nouveaux membres, étaient au programme.  Une rentrée marquée surtout par l’intervention par visioconférence de l'ancien Président de la République et leader du parti, Hery Rajaonarimampianina. L’opinion retiendra que l’ancien numéro un du pays, en quête d’une présence dans l’actualité, radote, rappelant notamment un programme, lequel a pourtant été rejeté massivement par l’électorat en 2018 lors de l’élection présidentielle.

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Le Président Andry Rajoelina et son épouse Mialy Rajoelina étaient parmi les hôtes du Président américain, Joe Biden et son épouse, Dr Jill Biden, lors d’un dîner officiel organisé à l’American Museum of Natural History. Ce fut lors de la 77ème Assemblée Générale des Nations Unies, à New York, le 21 septembre dernier. Pour l’occasion, la Première dame malagasy était habillée aux couleurs de la Grande île. En effet, elle a arboré un « lamba » bien malagasy pour assister à ce rendez – vous historique avec le couple présidentiel américain.
Cette invitation historique est considérée comme un signal fort témoignant de la relation de confiance entre les deux pays, mais aussi la reconnaissance du Président Biden au Chef de l’État malagasy. Outre le caractère convivial de cette rencontre entre les deux couples présidentiels, le renforcement de la coopération entre Madagascar et les Etats – Unis qui demeurent un partenaire stratégique pour la Grande île.
L’aide américaine sur tous les fronts
L’aide du Gouvernement américain s’étend sur différents secteurs. Depuis 2019, les Etats – Unis ont fourni une aide alimentaire et des intrants agricoles dans le Sud de Madagascar, et soutenu plusieurs projets réalisés à travers le pays. Parmi ces projets, trois ont reçu l’appui du Gouvernement américain à hauteur de 100 millions de dollars, par le biais de l’USAID, en faveur des régions du Sud de Madagascar. Il s’agit notamment du Projet Firanga d’un montant de 10 millions de dollars qui vise à apporter une aide alimentaire à 222.000 personnes dans les régions durement touchées par la sècheresse, à savoir l’Atsimo-Andrefana et l’Androy. A cela s’ajoute le projet Maharo, d’une durée de 5 ans et dont le financement s’élève à 45 millions de dollars, qui répondra aux besoins nutritionnels à long terme au profit de plus de 279.000 personnes vulnérables dans l’Atsimo-Andrefana et l’Androy. Et enfin, le projet Fiovana, à hauteur de 45 millions de dollars sur une durée de 5 ans, qui réduira l’insécurité alimentaire chez plus de 428.000 personnes dans les Régions Vatovavy, Fitovinany et Atsimo-Atsinanana. 

En 2020, l’aide de l’USAID à Madagascar était conséquente dans le secteur de la santé avec 62 millions consacrés sur les 114 millions de dollars accordés par l’agence américaine. A travers ces activités, les États-Unis ont aidé plus de 4 millions de mères ainsi que 2 millions d’enfants à rester en bonne santé et ont fourni à 76.303 personnes d’avoir accès à l’eau potable. 
S.R.

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Clap de fin pour la 17ème  édition de l’« Angaredona Mozika Festival », riche en événements musicaux et culturels. Les festivaliers peuvent être satisfaits de l’organisation de Rajery Valiha, l’association Takalo Tsara et ses partenaires qui ont réussi un tour de force pour offrir une très grande fête après deux années de pandémie. Le village d’Ambohimanga Rova et ses alentours étaient en effervescence pendant sept jours non-stop.  Le festival « Angaredona » est un événement conçu pour dévoiler au grand public la diversité culturelle ainsi que les différents types de chants et de rythmes musicaux qui font la richesse de Madagascar. Cet événement solennel, marqué par sept jours en musique, a vu la participation de plusieurs artistes venus de la Capitale et des autres Régions.
Dès le lancement des festivités, tous les ingrédients étaient déjà réunis pour que les 7 jours d’ « Angaredona » soient une grande fête. Nombreux musiciens, chanteurs ou encore danseurs ont été présents pour animer les lieux. Le public est également venu en masse avec une réelle ferveur et  enthousiasme. Il est évident qu’après quelques années d’absence dans la Capitale, le retour de l’un des plus gros festivaliers de musique du terroir était très attendu et les organisateurs n’ont pas failli à leur tâche. En plus des interventions et mouvements musicaux qui se sont succédé sur les lieux, les différents établissements scolaires privés d’Ambohimanga et ses alentours ont pu bénéficier des éducations culturelles et environnementales. Parallèlement à cela, conscients du développement de la technologie, les organisateurs tenaient à faire perdurer les jeux traditionnels malagasy. A cet effet, Rajery et compagnie ont régalé les petits avec l’« Animation Kilonga ». Une activité ayant pour but de faire connaitre aux enfants d’aujourd’hui les différents jeux éducatifs traditionnels tels que la course de pneus, « Kalesy », « tongotra hazo », « fanorona », « kinarinarina », « vitsilihy »,…
Brochettes d’artistes
Durant cet « Angaredona Mozika Festival », le site d’Ambohimanga Rova est devenu pendant une semaine le temple du partage et de la découverte du patrimoine culturel malagasy. Cependant, l’événement serait muet sans la participation des artistes. La magie opère toujours grâce aux chanteurs et groupes venus des quatre coins de l’île. Citons entre autres Rajery, le fondateur du festival, Bagzana, Princio, Lôla ou encore les Zaza Kanto. Ce qui a marqué le plus le public était l'un des fils laissés par la regrettée Sahondrafine. Il s’agit de Donah Sahondrafine. Ce dernier a régalé l’assistance avec les sons émis par son accordéon et son violon. Il ne faut pas non plus oublier le guitariste Mbola Talenta, le groupe Manan’ara et Angie Ambavilanitra qui ont maîtrisé joyeusement le rythme « Bà Gasy » lors des festivités. En outre, l’assistance était aussi éblouie et émerveillée par la prestation du groupe « Apongavato ». Cette bande, selon son histoire, est une génération issue des fameux « Vazimba » (premiers habitants de l'intérieur de l'île de Madagascar), originaire du village appelé Mahatamoana à Betafo. La particularité  de ce groupe est qu’il utilise des pierres comme instruments de musique. Bref, des ingéniosités musicales surprenantes dans une bonne humeur communicative, teintée d’une ambiance intense. Outre l'aspect musical, ce festival est aussi un événement qui va marquer le monde du tourisme. Ainsi, avec la collaboration avec Zà Tours, une visite du Rova à pied, à moto, à vélo ou encore en charrette a également été organisée pour les férus de l’Histoire. D’ailleurs, le festival « Angaredona » a comme objectifs initiaux de revitaliser, préserver et valoriser la diversité et la richesse du patrimoine culturel malagasy.
Sitraka Rakotobe

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Clap de fin pour la quatrième édition de la Foire internationale de l’agriculture (FIA). L’évènement, devenu un incontournable pour les acteurs du secteur, a pu recevoir un peu plus de 20.000 visiteurs en seulement quatre jours d’exposition. L’édition de cette année a vu la présence massive des concessionnaires agricoles témoignant l’intérêt des acteurs à professionnaliser ce secteur clé.  D’ailleurs, près de 550 stands ont été érigés afin que les exposants puissent présenter au grand public leurs offres de services et de biens, sans oublier les produits agricoles bios et transformés, faisant la particularité de chaque Région.
Durant ces quelques jours d’exposition, les concepts d’« émergence agricole » et « autosuffisance alimentaire » étaient sur toutes les lèvres. En parlant de l’atteinte de l’autosuffisance, le riz est toujours en première ligne avec une prévision de production additionnelle de paddy de l’ordre de 500.000 tonnes par an, ainsi que la création de fermes agro-pastorales. Pour le ministère de l’Agriculture et de l’Elevage, partenaire public de l’évènement, une stratégie sur l’agrégation agricole a été mise en place avec la création de huit Zones d’émergence agricole dont quatre zones pour l’agriculture et le reste pour l’élevage. Cette agrégation agricole consiste à mettre en relation des entreprises de transformation avec les coopératives de producteurs. Toujours au niveau du secteur de l’agriculture, une nouvelle superficie de 100.000 ha sera aménagée, tout en renforçant l’adoption de la technique de production SRI, et en effectuant une extension des superficies de riziculture intensive pluviale.
Ces dispositifs permettent ainsi de faciliter l’implantation des investisseurs nationaux et étrangers dans ces Zones d’émergence agricole. Pour rappel, environ 80 % de la population malagasy, soit plus de 20 millions d’habitants vivent en milieu rural, et la Grande île dispose d’énormes potentiels de développement rural. Sur 36 millions d’hectares de superficie cultivable, seulement 8 % sont cultivés. Au-delà de 100.000 ha en cours dont 50.000 ha dans le Bas Mangoky, le régime vise dans l’immédiat 270.000 ha de terres à cultiver, et une production additionnelle d’au moins 500.000 tonnes de riz par an. La nécessité de trouver d’autres méthodes pour une meilleure production agricole s’impose afin de viser l’objectif du Plan émergence (PEM) qui entre dans le cadre de la vision de promotion du secteur arboré par la FIA.
Quoiqu’il en soit, les objectifs de l’évènement rejoignent l’esprit des plus hautes autorités qui avaient déjà organisé récemment une conférence nationale pour l’autosuffisance alimentaire, dans la mesure où le Chef de l’Etat reste convaincu que le monde connaît aujourd’hui une période de récession importante à la suite des deux années de pandémie de Covid-19, mais aussi de la crise inflationniste due au conflit en Ukraine. Il est donc primordial pour chaque Etat d’être indépendant en termes d’approvisionnement alimentaire. C’est d’ailleurs l’objet de notre « Velirano » numéro 9 qui consiste à assurer l’autosuffisance alimentaire et l’amélioration de la productivité agricole. Ainsi, pour améliorer les conditions de vie des paysans, l'Etat malagasy entend mener des négociations auprès des institutions de microfinance afin que les paysans agripreneurs puissent bénéficier d'une baisse des taux d'intérêt.






Publié dans Economie


Dernièrement, s’est tenue aux îles Seychelles la 11ème session du Forum régional sur les prévisions saisonnières de la région sud-ouest de l'océan Indien (SWIOCOF-11). Neuf pays participaient à ce forum à savoir Comores, Réunion - département français d'outre-mer - Madagascar, Malawi, Maurice, Mozambique, Tanzanie, Seychelles et Afrique du Sud. Chacun des experts de ces pays se sont succédé pour partager leurs analyses en évoquant le phénomène la Niña qui pourraient éventuellement provoquer un important déficit hydrique dans ces quelques pays. La Niña est un phénomène climatique. Il est assez mal connu, mais dans l'ensemble, il se traduit par une diminution de la température à la surface des eaux de l'est de l'océan Pacifique, autour de l'équateur. Les zones qui seront touchées par la baisse des précipitations connaîtront des difficultés en termes de ressources en eau et d'irrigation à des fins agricoles. Les Seychelles, la Tanzanie, le nord du Mozambique et Madagascar seront touchés selon ces quelques spécialistes du climat. Les périodes d’étiage sont d’usage dans la Grande île mais à en croire ces spécialistes, la prochaine sera un peu plus difficile à passer. « La pluie ne tombe presque jamais dans notre village. La terre est sèche et nous n’avons pas d’eau à utiliser dans la vie quotidienne. On n’obtient qu’un bidon en un mois. On l’utilise pour cuire le manioc et le reste sera pour nous doucher ou laver notre visage et le linge », indique une mère de famille vivant dans le sud du pays. Le manque d’eau fait partie du train-train quotidien des habitants, qui sont contraints de s’adapter coûte que coûte.  En plus d’être rares, les bidons de 20 litres reviennent chers puisqu’ils sont vendus à des prix exorbitants quelquefois. D’ailleurs, en 2018, le mouvement des bidons jaunes a été lancé par les habitants d’un quartier de la Capitale qui ont exprimé leur mécontentement face à la pénurie récurrente d’eau. Et ce, malgré le ravitaillement en eau par des citernes de la JIRAMA à cause de la faible pression qui arrive à la pompe des usagers. « L’eau ne coule que la nuit et nous sommes obligés d’attendre que les bidons soient pleins pour aller dormir, sinon il n’y aura pas d’eau pour cuisiner, se doucher ou faire la lessive. Mais, il y a des moments où l’eau ne coule que deux heures de temps seulement la nuit », explique un habitant de cette périphérie sud de la Capitale. La faible production et distribution d’eau à cause du manque de matériels et d’infrastructures nécessaires ne permet pas à la JIRAMA de résoudre les problèmes d’eau à Antananarivo. Mais pour cette compagnie d’eau et d’électricité, les actions se focalisent dans la résolution des problèmes urgents, destinés à alléger le quotidien des habitants.  Le mouvement risque de s’étendre partout à Madagascar si jamais les prévisions des scientifiques sont avérées. Mais selon la JIRAMA, une diminution de 20% de l'eau est prévue en cette saison de sécheresse. D’ailleurs, la situation en septembre est meilleure qu'avant grâce aux actions qui ont été entreprises en préparation de la période d’étiage à ne mentionner que l’extension de la station Mandroseza II Bis (40 000 m3), les installations d'Unité de Traitement d'Eau Conteneurisées (UTC) 100m3/h x 8, le remplacement des anciennes canalisations, l’entretien de l'infrastructure de l'eau à partir de sa prise, en passant par le calcul de la station d'épuration, la production et l'amélioration de la distribution. Par ailleurs, des citernes points d’eau seront installées dans les zones fréquemment endommagée.

La Rédaction




Publié dans Politique


Pas de vainqueur. Le match amical opposant l’équipe malagasy, les Barea de Madagascar, et Congo-Brazaville s'est terminé sur un score de parité de 3 buts partout. Une rencontre qui entre dans la fenêtre FIFA du mois de septembre lors du tournoi « Maroc Capitale du football africain ». Pas moins de neuf pays africains sont en stage à Casablanca dans le cadre de leur préparation pour la qualification à la CAN 2023 de Côte d’Ivoire. Madagascar prépare son match contre le Ghana au mois de mars 2023. Les pays participants dans ledit tournoi s’affrontent dans des matchs triangulaires.
Malmenés au début du match, les Barea se sont ressaisis pour reprendre la situation en main, dans la soirée du samedi 24 septembre au stade El Bachir Mohammedia Casablanca, Maroc.
« Au début on a perdu en milieu de terrain mais ensuite nous avons fait un match extraordinaire.  A l’issue de cette rencontre on a pu aussi conclure que le football malagasy évolue et on peut donc dire qu’on peut aussi s’appuyer sur les locaux », explique le coach Dupuis.

Lors des 25 premières minutes du match, les Congolais ont déjà distancé les Barea de deux buts d’écart.
Mais Voavy Paulin réduit le score à la 27ème. En effet, les hommes de Nicolas Dupuis, assez maladroits dans le jeu et devant le but, réagissent et 2 buts à 1) à l’avantage des Diables rouges.
Au retour des vestiaires, les Barea reviennent de loin et égalisent à la 60ème grâce à une réalisation d’Ibrahim Amada (2-2), avant que le Congo ne repasse devant à la 69ème minute (3-2). Une erreur de la défense congolaise à la 85ème minute offre un penalty aux Barea, transformé par Marco Ilaimaharitra. Le score au tableau reste inchangé jusqu’au coup de sifflet final.
Elias Fanomezantsoa



Publié dans Sport



Salaires impayés, maltraitance sous toutes ses formes, esclavage moderne, etc. Bon nombre de travailleurs migrants malagasy endurent ces cas dans divers pays. Les pays du Golfe se trouvent même dans la liste noire quant au non respect des droits de l’Homme, en particulier ceux des travailleurs. Raison pour laquelle l’Etat malagasy maintient l’interdiction d’envoi des travailleurs migrants dans ces pays à risque, une décision en vigueur depuis 2013. Toutefois, ceux qui sont en congé ou en vacances à Madagascar et qui veulent rejoindre leurs pays d’accueil peuvent y revenir, d’après le directeur de la migration professionnelle auprès du ministère de tutelle. Ceci à condition que leurs papiers sont en règle.
Quant aux travailleurs migrants qui continuent d’exercer dans les pays arabes, les ambassades ou consulats malagasy sur place se chargent de leur protection et d’assistance, notamment en cas de problèmes. Le ministère des Affaires étrangères s’en occupe en cas d’absence de représentation malagasy, d’après le directeur de la diaspora et des questions migratoires. Aussi, un service auprès du ministère de la Sécurité publique (MSP) mène d’abord des enquêtes spécialisées concernant la traite de personnes. « Des recoupements se font, entre autres sur la sortie légale ou clandestine du territoire des travailleurs. Leurs contrats de travail sont également examinés », informe le contrôleur général de Police, Herilanto Iangotiana Rakotondravelo, secrétaire général du MSP.
Pour le rapatriement, des organisations s’imposent et tiennent compte du nombre des travailleurs qui le demandent. D’autres partenaires comme l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) et l’Organisation internationale du travail (OIT) entreront en scène si l’Etat ne dispose pas des moyens pour ce faire. Le rapatriement pourrait également se faire à la demande de leur pays d’accueil. 306 travailleurs migrants malagasy en provenance de Liban, Arabie Saoudite et Koweït ont, rappelons-le, été rapatriés en 2020. Le Gouvernement malagasy a pu le faire avec l’appui de l’OIM. Cette mesure a été adoptée face aux cas de maltraitance dénoncés par les travailleurs, outre l’absence de papiers en règle. Depuis, d’autres travailleurs migrants souhaitent une nouvelle vague de rapatriement, mais en vain...
P.R.

Publié dans Société



Les 16 nouveaux cas de Covid-19 enregistrés entre le 17 et le 23 septembre dernier à Madagascar se trouvent tous dans la Région d’Analamanga. Le pays compte actuellement 24 cas actifs de la maladie. Les premiers cas de coronavirus à Madagascar ont été identifiés le 20 mars 2020, suite à l’arrivée des deux vols en provenance de la France. Depuis, 66.660 cas confirmés ont été recensés dont 65.971 à l’issue des tests et 689 par scan. Le nombre de personnes ayant recouvré la santé est de 65.230, soit un taux de guérison de 97,85 %. 1.410 patients sont décédés. Durant les cinq dernières semaines, aucun décès dû au coronavirus n’a été enregistré.
Selon le ministère de la Santé publique, d’ici le mois de décembre prochain, près de 9 millions  de personnes âgées de 18 ans et plus sont ciblées par la vaccination contre la Covid-19 dans le pays. Jusqu’au 19 septembre dernier, 1.553.733 personnes ont été vaccinées à Madagascar. L’objectif est d’immuniser 10,29 % de la population d’ici juin 2023. Le taux de couverture vaccinale varie entre 3,08 % pour la Région d’Atsimo-Atsinanana et 22,4 % pour Analamanga. En Afrique, Madagascar fait partie des 6 pays dont ce taux de couverture  vaccinale est inférieur à 10 %. Il faut savoir que le vaccin est conçu pour protéger les individus contre la sensibilité à l’épidémie de Covid-19, et surtout pour éviter les  formes graves. C’est l’une des stratégies du Gouvernement pour protéger la population, en plus de préconiser la prise des CVO et CVO+. Afin de renforcer la lutte contre le coronavirus, 79.200 doses de vaccin Janssen ont été offertes par l’Afrique du sud dernièrement. Cette donation fait partie des mécanismes AVAT et COVAX.
Anatra R.

Publié dans Société
dimanche, 25 septembre 2022

Fia…ble !

On ne peut pas passer inaperçu l’évènement majeur de la semaine dernière, la FIA. En fait de jeudi à dimanche, la Foire internationale de l’agriculture (FIA) s’est tenue au Parc des expositions à Tanjombato. Quand on parle d’Agriculture, ce grand ensemble qui englobe toutes les activités du monde rural dans tous ses états.
Sont inclus à l’intérieur de ces activités dites agricoles la culture, la pêche et l’élevage qui se souscrit au sein de l’économie « verte » et « bleue ». Avec l’évolution des activités exigées par la demande sans cesse croissante des besoins de l’homme, l’agribusiness apparait et commence à occuper du terrain. De toute façon, l’agriculture représente un domaine de priorité surtout pour un pays comme Madagasikara. L’initiative entrant dans le cadre pour l’épanouir est toujours très appréciée et fiable. Les actions de l’Agence Première Ligne font partie des stratégies à encourager. En principe, l’agriculture est un ensemble inséparable nécessitant d’une politique générale cohérente au niveau d’un seul département ministériel comme c’est le cas dans les pays développés et riches. Dommage à Madagasikara, un pays pauvre, pour satisfaire les besoins de la politique, le grand ensemble « Agriculture » est morcelé et ce afin de pouvoir partager le gâteau aux amis sinon camarades combattants.
Sur le plan général, le monde agricole a pour vocation première de nourrir d’abord les hommes et les animaux d’élevage après. Logiquement et normalement, toute politique visant à développer l’agriculture doit contribuer à améliorer l’autosuffisance alimentaire. Dans un pays comme Madagasikara où plus de 80% de la population vivent dans le milieu rural et s’occupant des activités agricoles, les insuffisances alimentaires et les malnutritions ou sous-alimentations sont une aberration. Des contradictions humiliantes auxquelles le pays ne parvient à en découdre en soixante ans d’indépendance. La situation se détériore au fil des années !
La « Foire internationale de l’Agriculture » de Tanjombato s’inscrit dans la ligne droite des actions utiles et efficaces pour le pays dans la mesure où elle contribue à booster l’entrain vers l’autosuffisance alimentaire. Nul n’ignore que la Grande île se bat corps et âme pour atteindre le niveau nécessaire en quantité et en qualité en termes de nourriture pour les 25 millions d’âmes qui vivent dans ce beau pays. Il s’agit d’un défi vital que tous les régimes qui se sont succédé n’ont pas réussi à relever. Tous les dirigeants des régimes différents depuis la Deuxième République ont promis la … lune.  Au final, zéro balle, zéro point ! Le pays s’enfonce ! La situation s’empire !
Dans le Point IX du Velirano, le Président Rajoelina promet d’apporter du sang nouveau à l’agriculture dans le but d’atteindre justement l’autosuffisance alimentaire en ces termes « Augmenter la production de riz, développer l’élevage et la production halieutique, soutenir les agriculteurs et innover dans de nouvelles productions agricoles, améliorer les capacités de productions agricoles ». Il s’agit réellement d’un défi que le jeune dirigeant du régime Orange est en phase de concrétisation. Un enjeu politique de taille pour la sauvegarde des intérêts supérieurs de la Nation mais aussi pour la survie du régime. On n’est plus loin de 2023, personne n’a pas le droit de tergiverser.
D’autres initiatives de la part des groupements d’opérateurs agricoles débouchant vers le développement du secteur agricole sont les bienvenues.

Publié dans Editorial

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Editorial

  • Secteur combatif
    Le tourisme, le fer de lance pour la relance de l’économie nationale, se trouve en tête de la ligne du front dans la bataille sans merci contre la malédiction, si on peut s’exprimer ainsi, qui semble s’éterniser. En effet, il faut batailler dur si l’on veut briser à jamais le blocage en béton gênant la remontada. En diapason avec le ministère des Transports et de la Météorologie, le département du Tourisme et de l’Artisanat, en tête de peloton, sous l’impulsion de l’inamovible ministre Randriamandranto Joël conduit en tandem avec le ministre Ramonjavelo Manambahoaka Valéry Fitzgerald, le combat. En fait, les ministères du Tourisme et des Transports sont deux départements appelés à unir leur force dans un cadre de stratégie commune afin de coordonner les actions.

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