lundi, 05 septembre 2022

La une du 6 septembre 2022

Publié dans La Une
lundi, 05 septembre 2022

Les actus en bref

Transport de clandestins
14 mois d’emprisonnement ferme pour un passeur malagasy. C’est le verdict du tribunal à Mayotte contre celui qui a tenté d’introduire dans cette île 34 immigrants en provenance de Madagascar composés entre autres de 21 femmes et 8 enfants ainsi qu’un homme de nationalité syrienne. L’embarcation a été interceptée par les autorités mahoraises, la semaine dernière, aux abords de la côte de l’île de Mayotte. Placés en garde à vue, les deux passeurs ont été jugés en comparution immédiate et l’un d’eux, qualifié de récidiviste, a eu la lourde peine de 14 mois de prison ferme avec   10 ans d’interdiction du territoire français. Le second, quant à lui, écope de 6 mois de détention avec sursis et 3 ans d’interdiction de fouler le sol français. D’après les sources, les passagers immigrants de l’embarcation ont été tous refoulés vers leurs pays de départ.
Rappel à l’ordre de la directrice du cabinet de la Présidence
Les méfaits des détenteurs du pouvoir, élus ou désignés, rapportés ces derniers jours par la presse n’ont pas laissé de marbre Baomiavotse Vahinala Raharinirina, directrice du cabinet de la Présidence de Madagascar. Elle leur a rappelé que le Président de la République martèle que Madagascar est un Etat de droit et que personne n’est au-dessus de la loi. Dans son message, à titre personnel, Baomiavotse Vahinala Raharinirina, a tenu à préciser que les responsables de ce pays sont au service de la population et doivent avoir un comportement digne dans l’accomplissement de leurs fonctions.
L’adieu des parlementaires
La dépouille mortelle du sénateur Fiandraza a été transportée au Palais de l’Assemblée nationale de Tsimbazaza hier. Là où des députés et employés de l’hémicycle ont rendu un dernier hommage à celui qui, pendant des années, y siégeait avant de devenir sénateur. Le décès de Fiandraza est survenu la semaine dernière suite à ses blessures occasionnées par un accident de circulation à Ihosy. Après une veillée funéraire au Palais de verre d’Anosikely au lendemain de son décès et ce passage au Palais de Tsimbazaza, la dépouille mortelle du sénateur Fiandraza sera ramenée sur sa terre natale à Ambovombe où l’enterrement aura lieu.
Début de travaux
« Ela gn’ela rekitsy ityn tsy ta sasy ». Cette phrase qui peut être traduite comme « Enfin. C’est parti. Rien ne pourra plus nous arrêter » a été publiée par le ministère des Travaux publics pour annoncer le début effectif des travaux de réhabilitation sur la Route nationale numéro 13 entre Ambovombe et Taolagnaro. Le ministère annonce l’arrivée sur le chantier des engins de la société Colas en charge des travaux. La réhabilitation des « points noirs » de Taolagnaro entre les « barrières de police » et Manatantely jusqu’à Ambovombe. Des travaux effectués pour la population et les usagers de cette route ainsi que pour réguler la circulation durant les travaux de réhabilitation, précise le MTP.



Publié dans Politique
lundi, 05 septembre 2022

De quel droit !

En vertu de quel droit ou d’une quelconque législation internationale en vigueur un pays ou un groupe d’Etats peuvent-ils se permettre de remettre en cause, de s’ingérer voire d’émettre un jugement dans la gestion des affaires internes d’un pays ou d’un Etat indépendant et souverain ?
La mission d’observation électorale de l’Union européenne (MOE-UE) à Madagasikara fit état de son rapport relatif au dispositif électoral de la Grande île vu à travers le scrutin de 2018. Les membres de la MOE s’intéressaient également aux institutions habilitées à traiter et à juger du processus électoral, à savoir la CENI et la HCC. En effet, la MOE-UE regrette qu’aucun effort n’ait été fait pour « améliorer » le cadre légal des élections. Le chef de mission (MOE), Cristian Preda, constate avec consternation que les recommandations émises lors du dernier rapport après les élections de 2018 restent lettres mortes. Le chef de mission fustige le fait que la vraie indépendance de la CENI et la HCC laisse à désirer dans la mesure où les deux présidents, Andrianarisedo Dama Arsène (CENI) et Rakotoarisoa Florent (HCC), de ces instances électorales sont réputésproches ou très proches du régime Orange. Christian Preda se méfie de leur capacité à faire valoir leur indépendance. Ainsi pour clore, la MOE-EU recommande l’organisation d’une consultation élargie de manière à établir, selon le rapport, un consensus autour du scrutin à venir. A suivre de près les propos du chef de mission, on a l’impression d’entendre parler d’un certain Marc Ravalomanana ou d’un certain pasteur Tsarahamequand ils évoquaient la nécessité d’une concertation ou conférence nationale.
De quel droit ! Certains observateurs déplorent l’agissement de l’UE par le biais de la MOE qu’elle diligentait auprès d’un Etat souverain. Au nom de quel principe l’Union européenne par le truchement d’une commission mandatée ose-t-elle bétonner des reproches à l’endroit du Gouvernement malagasy concernant le processus électoral du pays ! Il y a tout de même des limites à ne pas franchir. Et cela, en vertu du respect du peuple qui a, par le pouvoir démocratique et en toute liberté, mis en place ce régime. Il s’agit-là d’une entorse aux fondamentaux de la Charte des Nations Unies qui reposent sur l’autodétermination des peuples à gérer leurs affaires internes. L’historique des origines de l’ONU rappelle que la souveraineté d’une Nation indépendante est inviolable. Les graves erreurs commises par les nazis sous le règne d’Adolf Hitler ne doivent plus se répéter à jamais. Les pères fondateurs des Nations Unies n’ont-ils pas clamé haut et fort « Plus jamais de ça ! » et cela en référence aux atrocités de la Grande Guerre (39-45).
Evidemment, on ne peut pas assimiler les « écarts » de paroles de Christian Preda et consorts  aux crimes des régimes fascistes et nazis mais à force d’agir de la sorte ou de harceler ainsi on finirapar agacer le pays victime et attiser son amour propre.
Personne ne s’oppose qu’un pays tiers ou qu’un groupe d’Etats recommandent ou proposent des options à considérer. Les partenaires faisant preuve de bonne volonté à l’égard d’un autre doivent savoir s’en tenir à leur place. Quand ils croient utile de dicter ou d’imposer leurs avis c’est là que tout se corse. De quel droit !
Ndrianaivo


Publié dans Editorial


Un événement drôle et rempli d’énergie positive. Ce sera la deuxième vendredi du mois, le moment attendu par les fans du spectacle humoristique. A cet effet, le centre culturel « Ivon-toeran’ny Kolontsaina Malagasy » (IKM), situé à Antsahavola, accueillera le fameux « Men in Blagues ». Le spectacle se déroulera de 15 à 17h. Un rendez-vous où des jeunes bluffant le domaine humoristique dans toute sa splendeur émerveilleront le public. Ce qui signifie aussi que des heures de blague et de rigolade seront assurées par des jeunes humoristes expérimentés. Et encore pour cette fois-ci, le collectif  « Gasy Stand Uppers » se chargera de l’animation et apportera de la joie aux férus de sketchs dans cette antre de la Capitale pour un vendredi de fou rire.
Effectivement, « Men in Blagues » est devenu un rendez-vous incontournable des inconditionnels de l’humour. Pour cette nouvelle édition, en dehors du spectacle, l’association et plateforme « Gasy Stand Uppers », en collaboration avec l’IKM, a fait appel à un humoriste pour des ateliers d’approfondissement et expérimentaux. Les séances se tiennent les 2 et 7 septembre. Celles-ci se poursuivront les 7 et 12 octobre, du 5 au 10 novembre et enfin durant les spectacles « Men in Blagues », c’est-à-dire à chaque vendredi du mois jusqu’au mois de novembre. Ainsi, l’organisation de ce spectacle se mélangera avec des ateliers.
Plaisir
Comme à l’accoutumée, encore une fois de plus, de grands éclats de rire vont sans doute submerger la salle de l’IKM. Certes, le concert « Men in Blagues » fait le bonheur du public depuis des mois. Des spectacles de rire qui s’annoncent hilarants vu l’affiche qui concocte des sketchs et imitations des plus originaux. Dans ce sens, les membres de l’association « Gasy Stand Uppers » ne cessent de trouver des sujets hilarants et plaisants pour conquérir l’assistance à chaque prestation. Pour ceux qui hésitent encore de voir ces jeunes humoristes sur scène, les raisons de venir à ce show sont nombreuses. Tout d’abord, la présence de ces jeunes talents qui font parler d’eux dans les réseaux sociaux et dans les émissions télévisées, consacrées à l’humour, si l’on ne cite que le jeune Raytra Belaw’yck, Hasimbolaniaina ou encore Aina Maharavo. Des jeunes talents capables d’évoquer les grands défis de notre époque, tels que l’éducation, l’écologie, la fracture sociale, les problèmes quotidiens, toujours avec du style brûlant et aiguisé. Chaque sujet est analysé pour en souligner l’hypocrisie et en dégager ou non des solutions… Le tout dans un humour piquant, présenté avec une énergie spectaculaire et un rythme effréné. Le temps d’un concert, l’humour, le rythme, les émotions, bref tous ces ingrédients seront de la partie. Les membres du collectif « Gasy Stand Uppers » tiennent également à rappeler à tous qu’ils ne sont ni un groupe d’humoristes ni un « Comedy Club ». Les « Gasy Stand Uppers » sont à la fois une association et une plateforme créée pour la promotion du « stand up comedy » et de ses pratiquants.
Sitraka Rakotobe

Publié dans Culture
lundi, 05 septembre 2022

Météo - Le froid persiste !


N’abandonnez pas vos vêtements et accessoires d’hiver, pas encore ! Dans la Capitale, le froid a surpris plus d’un hier alors que la semaine dernière, le temps a connu un éclaircissement prometteur pour les frileux. En effet, un temps hivernal accompagné de fines pluies a accueilli les Tananariviens en début de semaine et qu’il fallait ressortir les doudounes, les manteaux et autres vêtements chauds. Le temps actuel à Madagascar est gouverné par l’alternance d’un front et un anticyclone dans la partie sud. Ce phénomène occasionnera des vents froids et apportera des nuages favorisant une baisse des températures sur la partie centrale et l’ouest de l’île. Des averses pourraient même survenir sur l’extrême sud. Avec l’anticyclone qui s’installera au sud du pays vers jeudi au samedi matin, un temps nuageux est prévu sur la partie Est avec des pluies faibles et intermittentes le long des côtes et des crachins locaux pour le versant Est.
Selon la Météo Malagasy, l’hiver n’est pas encore terminé. La saison ne devrait s’achever que fin septembre au plus tôt et début octobre au plus tard. Ainsi, pendant les trois prochains jours, surtout sur les hautes terres, les températures seront encore dans les normes de l’hiver. Les minima oscilleront entre 5 et 7 °C le matin et les maxima ne dépasseront pas les 26 °C sur les hautes terres. S’il faut chercher le soleil et la chaleur, il faudra être du côté ouest et sud-ouest où les températures vont de 19 à 35 °C. En plus des situations locales, un phénomène climatique appelé « La Nina » pourrait être aussi mis en cause dans la persistance du froid à Madagascar.
Il est à noter que d’après les centres mondiaux de prévision, Madagascar subit les effets du phénomène météorologique appelé « La Nina » depuis 2021 et qui continue encore aujourd’hui. Ce phénomène est caractérisé par un refroidissement anormal des eaux de surface du pacifique équatorial et occasionne une période de saison fraîche et sèche à Madagascar.
Selon l’Organisation météorologique mondiale (OMM), « il est fort probable que l’épisode prolongé "La Nina" en cours, qui a affecté les régimes de températures et de précipitations et aggravé les sécheresses et les inondations dans différentes parties du monde, se poursuivra au moins jusqu’en août, voire jusqu’à l’automne et au début de l’hiver de l’hémisphère Nord. Certaines prévisions à long terme suggèrent même qu’il pourrait persister jusqu’en 2023 ».
Nikki Razafy

Publié dans Société



80 % des terrains à Madagascar ne sont pas sécurisés. Cela entraîne souvent des conflits au niveau de la société avec l’existence d’arnaqueurs et de voleurs en tout genre. Les litiges fonciers sont parmi les nombreuses affaires jugées au Tribunal et tiennent la première place en termes de nombre de dossiers traités. La digitalisation est l’une des premiers pas pour réaliser cette sécurisation.
Ainsi, proposé par le président de la République, Andry Rajoelina lors du colloque national sur la réforme foncière, le régime foncier malagasy doit connaître une véritable révolution. Parmi ces réformes figure la digitalisation au niveau du secteur foncier, et c’est dans cette optique qu’un logiciel sera mis en place grâce au partenariat avec la Fondation Land Portal et l’Open Data Charter, avec le soutien financier de l’Agence allemande de coopération internationale pour le développement (GIZ). Cet outil, présenté hier, fait partie du processus de la réforme du foncier à Madagascar. Il va fournir aux usagers des informations ouvertes sur la situation foncière à Madagascar.
Le projet, dans un souci de transparence et de bonne gouvernance, a pour objectif d’avoir des données accessibles à tous, que ce soit localement mais aussi dans le monde entier. Le logiciel est capable de consolider des données fiables, faciles d’accès et exploitables par tous, répondant ainsi aux besoins du public. Ce système est déjà utilisé au niveau international, mettant en réseau plus de 150 gouvernements et organisations qui travaillent à l’ouverture des données, selon les informations du ministère de tutelle. Déjà utilisé Madagascar, il est également exploité au Sénégal et au Liberia.
Ce logiciel est fondé sur six principes communs fondamentaux : une ouverture par défaut ; capable de fournir une utilisation rapide et complète ; accessible et fiable ; comparable et compatible à d’autres systèmes ; capable de permettre aux citoyens et aux membres du Gouvernement d’avoir une meilleure idée des réalités sur le terrain (transparence, gouvernance, amélioration du service public (…) ; et enfin améliore le développement inclusif et l’innovation.
A part la mise en place de cet outil, la réforme du foncier sera aussi accompagnée de deux ateliers incluant les acteurs œuvrant au sein de ce secteur. Le premier atelier s’est tenu hier. Il servira d’abord à « comprendre l’état des lieux actuel du secteur foncier malagasy, en faisant une cartographie des acteurs et une analyse technique des données foncières existantes ». Le second atelier s’attellera sur la production « d’une feuille de route et d’un plan d’action pour la mise en place d’un système d’ouverture de données ». En outre, les opérations de distribution de certificats fonciers (CF) ou « kara-tany » seront amplifiées. Les CF permettent aux demandeurs de sécuriser en partie le terrain qu’ils viennent de demander avant l’obtention d’un titre foncier.
Nikki Razafy

Publié dans Société


La tragédie d’Ikongo ayant provoqué la mort d’une dizaine de personnes en début de semaine dernière reste d’actualité. Des gendarmes ont ouvert le feu sur la foule. Cette dernière, selon la version des Forces de l’ordre, voulait prendre d’assaut la caserne de la Gendarmerie où des suspects dans une affaire d’enlèvement d’enfants atteints d’albinisme étaient placés en garde à vue. A la base de la réaction des habitants en colère comme dans ce cas d’Ikongo, il y a, de l’avis de l’opinion publique en général, un déficit de confiance de la population envers le système judiciaire, comprenant dans le lot, les Forces de l’ordre mais surtout la Justice. Et ce contrairement à l’avis du ministère de la Justice qui soutient que la justice n’est pas la seule responsable de ce déficit de confiance et qui pointe du doigt également les autres maillons du système, notamment les Officiers de police judiciaire aux magistrats, aux greffiers, aux avocats, aux huissiers. Ce manque de confiance pourrait être causé par la faillite du système judiciaire, car si tous les maillons de la Justice faisaient leur travail correctement, nous pensons que ce genre de choses n’arriverait pas », affirme un haut responsable du département ministériel de Faravohitra, hier.
En tout cas, pour beaucoup d’observateurs ce déficit de confiance découle d’un déficit de la communication du monde judiciaire et de la magistrature en particulier. Un manque de communication qui favorise les inquiétudes, les doutes, les suspicions au sein de la population. Dans le contexte actuel où l’information est quasiment instantanée avec internet, ce manque est une défaillance importante. Les procureurs qui sont chargés de communiquer à la presse sur les affaires publiques ne le font que très rarement pour ne pas dire jamais. De mémoire, la dernière fois qu’un responsable du ministère public s’est adressé à la presse, ce fut pour l’affaire Apollo 21. L’accès à l’information pour les journalistes est d’ailleurs une autre question. Après cette affaire, de nombreuses grandes affaires auraient mérité la prise de parole en public des responsables du ministère public. Sous d’autres cieux, voir des procureurs s’exprimer est monnaie courante. Bon nombre d’observateurs pensent que ce manque criard de communication devrait être réglé. Quelle que soit la forme de communication, cela doit être résorbé car ce manque favorise les doutes du public envers la Justice.
La Rédaction

Publié dans Politique



Du haut de ses 73 printemps, Tovonanahary Rabetsitonta semble s’éloigner des rivages de la politique politicienne. Il est le président d’honneur et fondateur du Groupe de réflexion et d'action pour le développement de Madagascar Iloafo en 1991 – une sorte de think tank à ses débuts et dont le slogan fait miroiter un état d’esprit positif exprimé dans une formulation négative « Tsy lahatra akory ny fahantrana » (lire : La pauvreté n’est même pas une fatalité).
Par deux fois, l’ancien ministre s’est présenté aux présidentielles : en 1993 et en 1996. Il a aussi soutenu le candidat Marc Ravalomanana durant la crise postélectorale de 2002. Mais, ces dernières années, le statisticien chevronné, lors de ses apparitions médiatiques, tient des discours mettant en avant ses compétences en matière financière et économique.
L’ancien sénateur reste toutefois fidèle à son idéal économique. Il croit toujours au développement du pays si le secteur privé joue pleinement son rôle. C’est dans ce sens que l’homme à la tête du Groupe de la Société trading de l’océan Indien (STOI) – à ne pas confondre avec la Société minière de l’océan Indien (SMOI) que le père a créée en 2006 avec son fils Ony Rabetsitonta – s’engage durant la période 2022-2027 dans la production à grande échelle du riz hybride pour « la sécurité alimentaire et l’autosuffisance alimentaire et un développement économique inclusif ».
L’initiative, certes prometteuse et louable, a fait l’objet d’une convention-cadre signée vendredi dernier avec le ministère de l’Agriculture et de l’Elevage. A entendre les discours officiels, la tenue à Antananarivo en juin de la conférence nationale pour l’autosuffisance alimentaire aurait donné un coup d’accélérateur à la prise de décision.
Le projet vise près de 150 000 exploitants rizicoles répartis dans seize régions de l’île. Ceux-ci bénéficieront d’appuis pragmatiques afin d’atteindre l’objectif fixé : produire un rendement annuel supplémentaire de 500 000 à 600 000 tonnes de paddy pour les 28 millions d’âmes dont la consommation per capita est de 135 kg de riz par an contre une moyenne africaine de 10 fois moins.
Madagascar devrait produire 6 millions de tonnes de paddy par an contre 4,2 millions de tonnes actuellement. Les variétés de riz hybride à promouvoir sont passées par des expérimentations menées avec les scientifiques du Centre national de recherche appliquée au développement rural (Fofifa) et ceux d’Africa Rice. Le résultat obtenu était probant.
Lors de ses prises de parole à la cérémonie de signature, Rabetsitonta est resté dans une posture plus technicienne que politicienne. Sa vision que le Groupe STOI concrétisera s’articule autour du rapport des exploitants agricoles et le secteur privé, d’où l’insistance sur « le développement économique inclusif ».
A aucun moment, l’homme n’a cité même pas un seul passage aux consonances politiques politiciennes. Certes, la filière riz a toujours été un secteur stratégique à Madagascar où « le riz, c’est la vie », la raison à la base du début de la mise en valeur des périmètres coloniaux dans les grands bassins agricoles du pays à partir des années 1920.
Celui qui détient la clé du riz détiendrait le pouvoir à Madagascar. Si le Groupe STOI de Rabetsitonta de concert avec Yuan’s Madagascar et en partenariat avec le Gouvernement réussira son projet, la pauvreté ne sera nullement pas une fatalité.
M.R.

Publié dans Politique


Le sélectionneur national franco-algérien, Boualem Mankour, vient de dévoiler la liste des 24 joueurs qui disputeront la qualification à la Coupe d'Afrique des Nations U23 contre les Seychelles, le 24 septembre prochain. Une rencontre comptant pour le match Aller de la première journée de ce qualificatif pour la CAN U23 qui aura lieu à Mahamasina. Le retour se jouera à l'extérieur prévu pour le 27 septembre.
Dans la liste des Barea U23 figure le nom d'un nouveau joueur qui vient honorer sa première sélection. Il s'agit de Matis Rakotomahanina, un joueur du Racing Union Lëtzebuerg qui évolue en première division luxembourgeoise. La pépite du football malagasy El Hadary Raheriniaina, qui joue actuellement au Saint- Michel United ( Seychelles), figure aussi dans la liste des Barea retenus pour le regroupement avant le choc. Déjà sollicité par Nicolas Dupuis avec les Barea A, il honore sa première convocation avec les jeunes. Le nom d’Arnaud Andrianantenaina du club El Gouna Fc D1 Egyptien est aussi dans la liste du technicien franco-algérien.
Rappelons qu’en cas de qualification, Madagascar croisera le fer avec le Gabon les 21, 22, 23 octobre pour le match Aller et les 28, 29, 30 octobre pour le retour. La dernière montagne à franchir sera le troisième tour programmé au mois de mars pour atteindre la phase finale au Maroc en 2023.
Le chemin à parcourir sera encore long pour les Barea U23, car la CAN U23 prévue au Maroc, au mois de juin 2023, sera à son tour qualificative pour les Jeux olympiques de Paris 2024.
Elias Fanomezantsoa

Publié dans Sport


Dans les starting-blocks, la Vitrine du Vakinankaratra, ce rendez-vous économique, avec plus de 120 stands, sera l'occasion pour tous les acteurs de la Région de communiquer, d'échanger et de se concerter durant plusieurs conférences-débats, de nombreuses animations sur le podium, des rencontres d'affaires, des manifestations culturelles et sportives. Cet évènement de trois jours permettra de créer un nouvel élan pour booster l'économie de cette Région à forte potentialité. Pour cette 24ème édition qui se déroulera sur l'avenue de la Gare d'Antsirabe, les 08, 09 et 10 septembre prochains avec le thème « Convergence d'idées et d'efforts pour la relance économique », le FIOVA (« Fivondronan’ny orin’asan’ny Vakinankaratra »), c’est-à-dire le Groupement des opérateurs du Vakinankaratra, veut démontrer son rôle dans le développement économique du pays en coordonnant ses activités avec la tendance nationale. « Chaque opérateur doit profiter de chaque événement et chaque domaine présent pour en tirer des profits qui doivent évidemment nous servir de guide pour l’émergence du pays », fait remarquer Andrianjafy Ramarojaona, président du FIOVA. Il n’a pas manqué de noter que tout d’abord, l’objectif général de la Vitrine du Vakinankaratra est de développer les affaires des opérateurs pour pouvoir atteindre ensuite l’économie du pays. Comme à chaque édition, de nombreux opérateurs économiques issus de tous les secteurs, allant de la production agricole jusqu’à la transformation, ainsi que les sociétés de service, pourront profiter de cette manifestation économique pour lancer ou relancer leurs produits. Les visiteurs et les clients, de leur côté, découvriront à travers l’événement de nouveaux services et produits répondant à leurs attentes.
Financement des entreprises
On pourrait citer entre autres la banque BNI, bien présente à Antsirabe avec ses 3 agences et ses équipes nomades de KRED, qui témoigne son engagement d'accompagner dans leur développement les acteurs économiques de la Région, agriculteurs, éleveurs, artisans, petites industries et commerçants. Avec la nouvelle Direction des petites et moyennes entreprises (DPME) au sein de la banque, l'objectif est de mieux accompagner les entreprises, les PME, les TPME. A cet effet, une intervention des spécialistes de la DPME aura lieu durant la conférence-débat sur le thème « Le financement du "mpandraharaha" et les risques associés ».
Ce rendez-vous économique régional est véritablement une opportunité de faire connaitre les solutions financières adéquates pour les entreprises de la Région. A travers cet évènement, le FIOVA veut prouver son rôle dans le développement économique du pays en coordonnant son activité avec la tendance nationale. Cet évènement économique qui rime avec des activités sportives et culturelles est donc une occasion pour les petites, moyennes et grandes entreprises participantes pour tirer des profits dans le domaine commercial et économique. Outre l’exposition des activités du secteur agricole, la séance de rencontre « B to B » et les séries de conférences-débats axés sur l’économie et le développement sont également prévues durant cette foire économique. Cette année, l’accent sera surtout mis sur des séances de coaching au cours desquelles les participants qui rencontrent des difficultés dans ce domaine, auront l’occasion d’acquérir des connaissances et des expériences sur la stratégie marketing, la gestion et la politique du développement d’entreprise.
Hary Rakoto





Publié dans Economie

Fil infos

  • Nouveau Gouvernement - Les lobbyings agitent en coulisses
  • Eradication de la poliomyélite - Fy, jeune influenceuse et défenseuse des jeunes pour la vaccination
  • Nouveau Gouvernement - Après Paris, Bissau et Luanda ?
  • ACTU-BREVES
  • Actu-brèves
  • Nouveau Gouvernement Ntsay Christian - Amputé de deux poids lourds
  • Prétendus « sujets Bacc » - Deux facebookers arrêtés
  • Edgard Razafindravahy à la tête de la COI - Rayonnement de Madagascar dans l'Océan indien 
  • ACTU-BREVES
  • Actu-brèves

La Une

Recherche par date

« September 2022 »
Mon Tue Wed Thu Fri Sat Sun
      1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28 29 30    
Pub droite 1

Editorial

  • Secteur combatif
    Le tourisme, le fer de lance pour la relance de l’économie nationale, se trouve en tête de la ligne du front dans la bataille sans merci contre la malédiction, si on peut s’exprimer ainsi, qui semble s’éterniser. En effet, il faut batailler dur si l’on veut briser à jamais le blocage en béton gênant la remontada. En diapason avec le ministère des Transports et de la Météorologie, le département du Tourisme et de l’Artisanat, en tête de peloton, sous l’impulsion de l’inamovible ministre Randriamandranto Joël conduit en tandem avec le ministre Ramonjavelo Manambahoaka Valéry Fitzgerald, le combat. En fait, les ministères du Tourisme et des Transports sont deux départements appelés à unir leur force dans un cadre de stratégie commune afin de coordonner les actions.

A bout portant

AutoDiff