Bientôt une nouvelle route praticable. Les usagers de la RN5A reliant les Districts d’Ambilobe et Vohémar peuvent déjà se réjouir. La signature de l’accord cadre sur le projet de réhabilitation de cet axe s’est effectuée, hier, entre l’Etat malagasy représenté par le ministre des Affaires étrangères, Naina Andriantsitohaina et la Chine représentée par le chargé d’Affaires de son Ambassade à Madagascar, Chen Xiolei. Une cérémonie solennelle, en présence du Président de la République Andry Rajoelina, au palais d’Etat d’Iavoloha. Après cette signature, la somme d’une valeur de 150 millions de dollars dédiée à cette réhabilitation sera débloquée la semaine prochaine. L’ouvrage qui s’étendra sur plus de 150 km devra débuter la semaine prochaine également. Il y a près d’un mois, le Chef de l’Etat a effectué une descente dans la Commune de Betsiaka, District d’Ambilobe et a pu constater de visu le piteux état de la route. C’est ainsi qu’il a pris la résolution de faire de la réhabilitation de cet axe l’une de ses priorités, étant donné les nombreuses doléances de la population.
Des vrais travaux
Cette réhabilitation est qualifiée de « travaux du siècle » par le chargé d’Affaires chinois. Une société chinoise déjà présente dans la Grande île depuis plusieurs années est responsable de l’exécution des travaux. Le Chef de l’Etat a été invité spécialement par l’Ambassade de Chine pour la cérémonie de remise de l’enveloppe dédiée à ces travaux de réhabilitation. « Je ressens les difficultés auxquelles font face les habitants de la Diana et de la Sava. Des régions dotées de nombreuses richesses notamment les ressources minières et les produits d’exportation comme la vanille, le girofle ou le cacao mais qui se heurtent au mauvais état des routes », a déclaré le Président Andry Rajoelina. Il n’a pas manqué de rappeler les promesses de ses prédécesseurs qui ont tous déclaré leur intention de réhabiliter cet axe mais en vain. Cela inclut le régime sortant qui avait même fait un semblant de pose de la première pierre pour la construction de cette voie mais qui n’a pas abouti. Au final, ce sera donc le nouveau Président, du haut de ses 80 jours à la tête du pays, qui pourra finalement mettre fin au calvaire des usagers de cette route. Après de nombreuses années d’illusion, les « vrais travaux » vont donc bel et bien commencer. Une nouvelle réalisation qui confirme la devise « Asa fa tsy kabary » (l’action au lieu de la parole) que le Chef de l’Etat fait désormais sien!
La Rédaction
La direction régionale de l’Environnement et du Développement durable (DREDD) d’Atsinanana est mise sur la sellette. Hier, avec l’aide de leur avocat, les douze villageois, arrêtés samedi puis conduits à Toamasina pour être enquêtés au bureau de la DREDD (cf. notre édition d’hier), ont déposé une plainte pour diffamation. « Nous n’acceptons pas d’être traités ainsi. Cela ne doit pas rester sans suite », nous a fait savoir l’une des victimes. Les plaignants sont des membres de l’association Razan’ny Vohibola, une entité ad hoc qui protège tant bien que mal la forêt primaire, la seule du littoral Est de Madagascar, contre les pilleurs de mèche avec certains responsables locaux. Une équipe aux ordres du directeur régional Christian Ratsimbazafy, avec six gendarmes de Brickaville, les a cueillis chez eux suivant une méthode saugrenue ce week-end. Nous en avons parlé amplement. Les yeux bandés, les villageois accusés de trafic de bois saisis ont été photographiés et filmés par des journalistes aux ordres.
A peine cent jours et quelques miettes au pouvoir, pétarades et rafales de viles critiques partant des détracteurs, en mal de comportements sensés (tsy mahay miaina) assènent le régime de l’IEM. Le jeune Président Rajoelina et son épouse Mialy en sont leurs cibles de prédilection. En fait, le vaillant couple présidentiel se trouve, en permanence, en ligne de mire de vaines attaques émanant de ces vilains et vulgaires faux opposants. Ce que le pays a besoin, qu’il soit clair une fois pour toutes, c’est un opposant (un vrai) capable de soumettre une vision une vision autre que celle prônée par le tenant du pouvoir. Une alternative que le peuple appréciera ou jugera au moment opportun. Un opposant apte à proposer des solutions au grand jour mais non proférer des critiques de nature à saper, à la manière de vilains rongeurs tels les rats opérant dans le noir. S’il a des critiques à formuler, qu’il le fasse mais selon la règle de l’art respectant les normes universelles de la démocratie. En effet, l’épanouissement de la démocratie nécessite un équilibre sensé du pouvoir. Mais elle (la démocratie) rejette toutes formes de destruction morale et politique. Effectivement, le pays réfute l’interaction de petits malins, spécialistes des faux débats, dans la vie politique nationale. Dans les efforts titanesques de redressement de la Nation, on a besoin d’une mobilisation générale. Que toutes les forces vives la Nation se regroupent autour de l’Initiative pour l’émergence de Madagasikara (IEM) comme un seul homme. Les grands projets de l’IEM que les détracteurs qualifient de « rêverie de jeunesse » sollicitent des efforts soutenus. L’heure n’est plus aux chamailleries enfantines des « ennemis » du développement de Madagasikara. Dire que le courageux projet « Taramasoandro » visant l’extension de la Ville des Mille vers l’Ouest serait du domaine de la chimère relève d’une mauvaise foi. Un grand chantier dont les tenants et aboutissants (plan d’ensemble, investissements, etc.) sont déjà mis en place. Il reste que le coup d’envoi de la mise en œuvre. Un grand défi réalisable auquel le Président de la République tient à cœur. Le gigantesque chantier de « Miami » sur le bord de la mer du Grand Port démarrera également. Les bailleurs ont manifesté déjà leurs intérêts. Les détracteurs feront mieux de se taire et attendre. Certes, c’est un défi de haut niveau mais Zandry Kely ne reculera jamais ! La volonté de ramener sur un terrain glissant de la politique le débat relatif à l’installation d’un parc industriel à Moramanga ne servira pas les intérêts de tous. Clamer sur le toit que Rajoelina serait en train de céder la terre de nos Ancêtres à des étrangers équivaut à commettre une trahison, une profanation à l’endroit du principe sacro-saint de la souveraineté nationale. C’est du blasphème (fanompana) contre les fondamentaux des idéaux chers à l’homme fort du pays. Bref, une volonté de cracher sur le visage du Président. Et que dire de ces délires insensés (rediredin’adala) véhiculés par ces détracteurs mal famés selon quoi le Président Rajoelina dilapiderait la Caisse de l’Etat en faisant de multiples missions à l’étranger. S’il vous plaît, on n’est plus au temps du régime HVM! Messieurs les détracteurs, veuillez entreprendre d’abord des recoupements avant de crier sur le toit.
Ndrianaivo
La démolition du nouveau bâtiment situé devant l’Ecole primaire publique de Behoririka avait fait grand bruit à la fin du mois de mars dernier. Près de deux semaines plus tard, les personnes qui sont passées devant le bâtiment n’ont pas manqué de remarquer que les travaux de démolition semblent être en suspens. Si le rez-de-chaussée du bâtiment est presque entièrement détruit, les étages supérieurs sont toujours intacts. Une situation qui a créé une polémique sur les réseaux sociaux. Face à cette situation, des précisions ont été apportées par le ministère de l’Aménagement du territoire, de l’Habitat et des Travaux publics. Dans une communication hier, ce département ministériel rappelle que la poursuite de l’action de démolition du bâtiment est de la responsabilité de la Commune urbaine d’Antananarivo, qui doit notifier le propriétaire du bâtiment.
Des têtes vont – elles bientôt tomber ? La Cour spéciale qui s’occupe des affaires de trafic de bois de rose et de bois d’ébène est actuellement en train de traiter 16 dossiers chauds. Des affaires sulfureuses qui concernent, a priori, de gros trafics de bois de rose. D’après les confidences du procureur de cette Cour spéciale, relayées par un média hier, un ancien ministre du régime HVM serait sur la sellette concernant particulièrement l’exportation de bois de rose saisis à Singapour. Au début de l’année, l’ancien ministre en question avait fait l’objet d’une convocation par le Bureau indépendant anti – corruption pour audition. Il a, par la suite, été présenté devant le Pôle anti – corruption (PAC) avec ses anciens collaborateurs puis reparti libre.
A Antananarivo comme dans les autres Régions, les scooters envahissent les rues. Ils sont partout et il faut dire que toutes les classes sociales peuvent actuellement s’en procurer, étant donné que les produits, que ce soient d’occasion ou neufs, sont de plus en plus nombreux, exactement comme les réparateurs et garages qui offrent des services de réparation sur place. Quoi qu’il en soit, il ne faut pas nier que les motos, scooters ou autres catégories de véhicules sont parmi les causes des embouteillages monstres dans la Capitale. Puisque leur taille n’est pas si grande et que les motos peuvent circuler entre les voitures, beaucoup sont les motards qui abusent et gênent les trafics, notamment dans les ronds-points ou dans les virages. D’ailleurs, ce n’est pas pour rien que les scooters de moins de 50cc ont été interdits de circuler dans les rues de Tana avant, pendant, et après le 16e Sommet de la Francophonie en 2016. Ceci afin de préserver la fluidité de la circulation. Par ailleurs, moto, particulièrement à Antananarivo, rime souvent avec incivilité. Ce type de véhicule est le premier en ce qui concerne les irrégularités et le non respect du Code de la route. En tout cas, nombreux sont les pilotes qui conduisent sauvagement leur deux-roues.
En janvier dernier, le ministre de l’Environnement et du Développement durable (MEDD), Alexandre
Georget, a émis une note-instruction concernant l’interdiction de toute coupe, exploitation, circulation et exportation de produits forestiers sur tout le territoire national. En effet, cette note ne concerne pas que les bois précieux comme les bois de rose, ébène et palissandre. Par conséquent, ceci entraine la suspension des autorisations, agréments, convections et permis d’exploitation ainsi que l’exportation et la circulation desdits produits. Cette mesure provoque en effet des problèmes au niveau de la source d’énergie domestique, c’est-à-dire le charbon de bois, puisque le prix de ce produit ne cesse de grimper à l’échelle nationale. Effectivement, à Madagascar, le bois est utilisé par plus de 90 % des habitants comme source d’énergie domestique. Les foyers des grandes villes utilisent principalement le charbon de bois. Depuis des décennies, la situation n’a pas beaucoup évolué. Il s’agit donc d’un combustible plus que nécessaire pour toute la population. Pourtant, le charbon de bois est en passe de devenir inaccessible pour beaucoup de gens.
La ministre de la Communication et de la Culture, Lalatiana Rakotondrazafy Andriantongarivo avait annoncé que la réforme du Code de la communication médiatisée, inscrite dans son « contrat-programme », ferait partie de ses priorités. La concrétisation de cet engagement prend forme. Première étape de la réforme de ce texte à polémique, la ministre fait appel aux patrons de presse pour débattre de l’élaboration de ce projet de loi. « Suite à des études menées par l’équipe juridique du ministère de la Communication et de la Culture sur la législation relative à la communication médiatisée, il a été constaté diverses dissensions causées par celle-ci. Pour mener la réforme, le ministère entend franchir la prochaine étape et veut consulter les différentes parties prenantes », peut-on ainsi lire dans une invitation signée par le directeur général de la Communication auprès du MCC, Fanahimanana Tiaray. Prônant une démarche participative et inclusive des acteurs du monde des médias, la nouvelle ministre a insisté sur des débats partant de l’avant projet de loi élaboré avec les partenaires tels que le Programme des Nations Unies pour le Développement. « Afin de permettre à toutes et à tous, et surtout aux acteurs des médias de s’exprimer dans une démarche participative ; pour valoriser la culture malagasy du « teny ierana » et de la démocratie ; le ministère de la communication et de la Culture a l’honneur d’inviter tous les patrons de presse (écrite-papier ou en ligne-, audiovisuelle) à une rencontre valant consultation qui se tiendra au siège dudit ministère à Nanisana le vendredi 12 avril 2019 à 9h du matin », est précisé dans l’invitation du DG de la Communication auprès du ministère.
Très en colère. Le ministre de l’Environnement et du Développement durable Alexandre Georget l’est, selon un de ses conseillers spéciaux. Joint au téléphone, celui-ci dit que le ministère suit de très près l’évolution de la très médiatique affaire de Vohibola, la seule forêt humide restante du littoral est située à 60 km de Toamasina sur les rives du canal des Pangalanes (cf. notre édition du 2 avril). La forêt vit ses dernières heures à cause des activités illicites sans précédent qui menacent sérieusement sa survie.
« J’étais avec le ministre ce matin (ndlr : mardi) lorsqu’il donnait l’ordre au directeur régional de l’Environnement et du Développement durable (DREDD) d’Atsinanana de relâcher immédiatement les gens de Vohibola. Le ministre était très en colère », a révélé le conseiller spécial. Sur ordre du DREDD, Christian Ratsimbazafy, deux femmes de Toamasina et trois hommes de Brickaville, tous sous son autorité, avec six gendarmes (trois d’Ambinaninony et trois autres de Brickaville) ont arrêté samedi douze villageois.
« Ils m’ont pris chez moi à 6 heures du matin. Ils ont sur-le-champ confisqué mon téléphone. Voilà pourquoi je n’ai pas pu informer les autres. Mon bien ne m’a été restitué que lundi matin », a raconté une des victimes qui a été relâchée hier soir après des heures d’enquête et de tracasseries inutiles au bureau de la DREDD à Toamasina. Joël Talata, 84 ans, le plus vieux du groupe a aussi retrouvé sa liberté avec elle après avoir subi le même traitement au même endroit.
L’Initiative pour l’émergence de Madagasikara démarre et marche. Comme dans un circuit de Formule 1, après le top de départ, les bolides démarrent en trombe. Sur une piste d’envol, l’aéronef décolle à merveille. A ce rythme, il atteindra la vitesse de croisière d’ici peu. Les grands chantiers prévus par l’IEM et promis dans les actes treize du Velirano débutent. A peine débarqué au pays après un voyage fructueux à l’île Maurice, le Chef de l’Etat descendit sur Toamasina, le Grand Port de l’Est et ce pour constater de visu l’arrivée à bon port le navire transportant les 16.500 tonnes de « Vary mora » que le candidat n° 13 avait promis lors de la campagne électorale. Rajoelina Andry tenait à être présent pour la réception de ce PPN hautement stratégique que la population a besoin dans la vie quotidienne. Il n’y a pas un jour sans que le riz ne soit présent dans les repas du vahoaka. Et c’est une peine indescriptible de l’avoir raté à même une fois dans la journée. Dans la même foulée, le Président a fermement promis aussi le démarrage effectif de la construction de l’autoroute reliant le port à la Rn2 B, une portion de 7 km, facilitant bien sûr la circulation dans la ville. Une promesse de campagne que le candidat Rajoelina, élu Président de la République, tient à honorer. Tout démarrera lors de la prochaine descente. En même temps, il a donné un ordre formel aux responsables locaux de réhabiliter illico les rues de Toamasina, en état de délabrement avancé. Sitôt atterri au pays après une visite d’Etat très prometteuse en terre de Maki Shall, le Président Rajoelina Andry rejoint, pour la énième fois, le Grand Port de l’Est. Cette fois-ci, l’objet de la tournée consiste à superviser le démarrage effectif des travaux de l’autoroute promise et de s’enquérir de l’état d’avancement des travaux de réhabilitation des tronçons de rue qu’il avait ordonné d’exécuter.