Société

Le présumé meurtrier de Honoré Randriamihaja, un chauffeur de taxi âgé de 36 ans, a été interpellé dans son domicile après avoir échappé à la police pendant sa garde à vue, samedi soir dernier. Mais ces dernières heures, les événements se sont rapidement intensifiés à la suite du meurtre tragique du taxi-man, survenu le 6 décembre à Alasora. Le suspect initialement appréhendé a donc réussi à s'évader durant la nuit du samedi, mais a été capturé de nouveau dimanche soir à son domicile, dans le quartier d'Ambovonkely.
Le commissariat d'Alasora a été en émoi hier suite à l'évasion d'un homme détenu, suspecté d'avoir assassiné Honoré Randriamihaja, un chauffeur de taxi retrouvé mort. Initialement arrêté jeudi dernier à Ambovonkely Ikianja Ambohimanga Kely, le présumé meurtrier a réussi à s'échapper de sa cellule de garde à vue. L'évasion, survenue lors d'un contrôle nocturne des cellules, a été constatée aux alentours de 22h30 le 27 décembre. Les enquêteurs ont découvert que le système de ventilation de la chambre de sûreté avait été compromis, suggérant que l'individu avait utilisé cette issue pour fuir.
Depuis le 25 décembre, le charbon manque dans plusieurs quartiers d’Antananarivo. De nombreux commerçants ont fermé leurs étals, laissant les habitants avec peu d’options pour cuisiner. Dans le quartier de Manarintsoa Namehana, par exemple, un seul commerçant sur cinq est encore ouvert. Le charbon disponible est souvent humide et difficile à allumer. « Même avec du bois de cuisson huilé, il est difficile de faire du feu à cause de l’humidité », explique Liva, une mère de famille.
Du 24 décembre dernier jusque vers le début de la matinée hier, les accidents de la circulation ont fait plusieurs victimes dans la capitale et dans sa périphérie Nord et Sud. Selon un récent bilan de la police nationale, c'est dans Antananarivo Avaradrano qu'on a enregistré les accidents de la circulation les plus meurtriers. En effet, ils y ont occasionné la mort de deux personnes. Dans la banlieue Sud où l'Atsimondrano, les accidents y ont fait 5 blessés. Enfin, dans le centre ville, les accidents corporels furent également légion, avec au moins 10 victimes.
Constatée depuis ces dernières semaines, la qualité de l’eau du robinet approvisionnée par la JIRAMA ne cesse de se dégrader dans plusieurs quartiers, non seulement à Antananarivo mais aussi dans les autres provinces. Cette situation inquiète les ménages, notamment ceux ayant des enfants et des personnes vulnérables. « Outre la couleur rougeâtre ou jaunâtre, avec de la boue au fond des seaux, des bidons et des filtres , des odeurs nauséabondes émanent de l’eau du robinet. Mon fils de 5 ans s’est retrouvé avec une diarrhée en buvant cette eau, pendant que j’étais distraite un instant », nous confie A.R.,…
Une situation d’urgence. 1490 maisons localisées sur plusieurs quartiers de la haute ville d’Antananarivo sont actuellement en danger imminent. Ceci à cause des fissures constatées sur une vingtaine de blocs rocheux, pesant chacun plusieurs tonnes, lesquels risquent de s’effondrer à tout moment, avec les pluies continues. « Même une simple décharge de foudre peut provoquer la chute de ces rochers », prévient un technicien auprès du Bureau National de Gestion des Risques et des Catastrophes (BNGRC). « À chaque averse, nous avons peur que les rochers tombent et touchent notre maison », nous confie un riverain.
Depuis le 5 décembre dernier, Honoré Randriamihaja, surnommé Haja, père de quatre enfants et chauffeur de taxi, était porté disparu. Sa dernière apparition remonte à l’après-midi de ce jour-là, près d'une station-service à Alasora. La situation a pris une tournure tragique, samedi dernier, lorsque son corps a été retrouvé dans des circonstances horrifiantes. Haja avait été assassiné pour son véhicule, et son corps dissimulé dans une jarre d'eau, ensuite abandonnée dans une fosse à latrine d'une maison visiblement à l'abandon à Miadana Alasora.

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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