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L’initiative d’une époque révolue. Tel pourrait – on qualifier le geste du préfet de Toamasina qui vient de publier une note aux allures d’injonction. Très vite, le document a fait le tour de la Grande toile et n’a pas manqué de faire le buzz sur les réseaux sociaux, hier. Ledit document cacheté et signé en bonne et due forme par le secrétaire général de la Préfecture (par délégation du préfet) appelle la population du Grand Port à venir en masse pour accueillir le Président de la République, Andry Rajoelina à l’aéroport d’Ambalamanasy où il est prévu débarquer demain, dimanche. Chaque foyer est également encouragé à hisser le drapeau national. Des actions visant une « mobilisation collective pour honorer le Président de la République », selon toujours le communiqué. Une initiative qui a fait énormément jaser car devrait désormais appartenir à une époque révolue.Il est certain que cet excès de zèle ne plaira nullement pas au Chef de l’Etat. Dès son arrivée au pouvoir, le Président Andry Rajoelina a, en effet, inscrit parmi ses chevaux de bataille la rupture avec les anciennes et mauvaises pratiques du passé. A titre d’exemple, à ses sorties internationales ou ses retours au pays, le Président Andry Rajoelina refuse que les chefs d’institution, ministres ou hauts responsables se déplacent à l’aéroport d’Ivato pour le saluer ou l’accueillir. « Que les responsables se mettent au travail au lieu de perdre leur temps à ces protocoles inutiles », a-t-il lancé en Conseil des ministres. L’initiative du préfet de Toamasina, au lieu d’augmenter la cote du Chef de l’Etat, ne fera que ternir son image.

«  Notre père nous a quitté ce matin à 10h15 ». C’est par ce post publié sur les réseaux sociaux par son fils, Mahery Lanto, que les Malagasy ont appris hier la mauvaise nouvelle du décès d’un des rares grands politiciens de Madagascar. Bien qu’affaibli de l’amputation de sa jambe en 2015, Manandafy Rakotonirina possède toujours sa capacité intellectuelle et ne rate jamais l’occasion d’exprimer ses avis critiques tant sur les dirigeants que les opposants malagasy. Né le 30 octobre 1938 à Fandriana, il  a fait ses études primaires à Ambositra et Antsirabe avant de devenir des années plus tard professeur de sociologie, le point de départ de sa longue carrière politique. A la tête du parti MFM, Manandafy Rakotonirina était derrière les mouvements populaires qui ont émaillé l’histoire de la République de Madagascar, en avril 1971 avec le regretté Monja Jaona, en mai 1972 durant la manifestation estudiantine, en 1991 avec Richard Andriamanjato, Zafy Albert et consorts et tout dernièrement en 2002.  « Vaut mieux l’avoir avec soi que contre soi », aimait répéter Didier Ratsiraka en enrôlant Manandafy Rakotonirina en 1977 au sein du Front national pour la défense de la révolution (FNDR) et ce après avoir placé en résidence surveillée ce bouillant politicien pendant des mois. Habitué à ce genre de « sanction politique », Manandafy l’a vécu souvent durant ses quarante-sept ans de carrière politique.

Sans détour. Hier, à  l’aéroport international d’Ivato, Andry Nirina  Rajoelina, Président de la République a de nouveau répondu à la polémique naissante suite à son annonce depuis Maurice de l’implantation d’un site industriel à Moramanga, dont  80Ha seraient réservés aux entreprises textiles mauriciennes.  Malgré les critiques, il a affirmé son intention de ne pas reculer et ce pour l’intérêt général. « Je suis étonné d’entendre certaines personnes m’accuser de vendre la terre de nos ancêtres. Il faut clarifier une chose : Madagascar n’est pas à vendre. La terre de nos ancêtres n’est pas à vendre.  Toutefois, je ne resterai pas sans rien faire et regarder uniquement les richesses entre nos mains », a indiqué le Chef de l’Etat, au cours d’un point de presse à sa descente d’avion.  A Maurice, au cours d’une visite d’Etat, et lors de la signature des protocoles d’accords entre Madagascar et Maurice, le numéro Un malgache   avait annoncé qu’un site industriel de 600Ha sera implanté à Moramanga. Depuis Nairobi, où il avait assisté au « One planet summit » et à l’Assemblée générale des Nations Unies sur l’environnement, le Chef de l’Etat avait déjà réagi une première fois, affirmant qu’il était hors de question de vendre nos terres aux étrangers. Cette fois-ci, le Président de la République donne plus de clarifications sur le projet et se défend contre toute accusation de vente de terres des ancêtres.  Le Président Andry Rajoelina de préciser d’emblée que la mise en place de ce parc industriel cadre avec ses engagements de campagne concernant la création d’emplois et l’industrialisation du pays. Le projet vise ainsi à créer des emplois par milliers, à attirer les investisseurs étrangers et locaux.

Assainissement et non règlements de comptes !

Publié le vendredi, 15 mars 2019

La traque des auteurs de magouilles continue et s’intensifie même. Les interceptions s’amplifient et ne font aucune distinction ni un « deux poids, deux mesures ». Tous les anciens dignitaires ayant commis des malversations (conseillers spéciaux, ministres, Dg ou autres, des opérateurs économiques, ...) passent à la trappe. Les mesures de rétorsion contre toutes les formes d’exaction portant atteinte aux intérêts supérieurs de la Nation sont diversement appréciées auprès de l’opinion et de certaine classe politique. Pour les « ennemis » du régime, en place, il ne s’agit ni moins ni plus que de vilains actes de règlements de comptes. Les principales cibles étant, pensent-ils, les anciens dignitaires du pays. Selon les commentaires véhiculés à travers certains quotidiens de la place et par réseaux sociaux interposés, la nouvelle équipe dirigée par Andry Rajoelina  s’acharne, sans ménagement, contre les membres influents de l’ancienne équipe au pouvoir, et cela, pour leur rendre la monnaie de la pièce. Ces ennemis du régime actuel rappelent dans leurs commentaires  que, les barons aux cravates bleues avec la bénédiction de leur Patron, Hery Rajaonarimampianina, menaient la vie dure à leurs anciens compagnons d’armes qui, au fait, les avaient conduits au pouvoir. Les élus MAPAR, du moins ceux qui étaient fidèles à leur famille politique, subirent les exactions morales et physiques des hommes à Rajao. Pour ne citer que quelques cas représentatifs, Christine Razanamahasoa, députée élue MAPAR d’Ambatofinandrahana, ancienne ministre et ancienne présidente de l’Assemblée nationale qui fut expulsée manu militari, tôt le matin, de son domicile de fonction à Amparibe. L’ancien ministre de la Transition et membre influent du MAPAR, Augustin Andriamananoro, dans l’affaire Soamahamanina,  sa localité natale, avait été appréhendé sans aucune considération humaine et placé sous mandat de dépôt à Antanimora pour des raisons floues sinon banales. Sans parler des abus de pouvoir orchestrés à l’encontre des proches de l’ancien président de la Transition. Bref, le régime HVM matraquait, pour des motifs superficiels voire sans fondement, les hauts dirigeants du MAPAR/TGV.   Les partisans du régime précisent tout de même que les arrestations de ces derniers jours relèvent plutôt des affaires démasquées au temps de l’ancien régime mais que les enquêtes ou les exécutions des ordres ont été délibérément ralenties  pour des raisons que tout le monde connait. Adepte de la politique de la tolérance zéro, les dirigeants actuels ne se constitueront pas un obstacle à la bonne marche de la machine judiciaire. La récente incarcération à Antanimora  d’un candidat aux élections législatives, et non moins ancien haut responsable des services fonciers,  sous la couleur de la mouvance présidentielle en est une preuve.  Le peuple décida de remettre la pendule à l’heure. Entièrement et profondément désabusé par les inepties et aberrations, à répétition, des tenants du pouvoir HVM, il opta pour un changement ... radical. La population qui ne supporte plus que l’on  lui marche dessus a balayé d’un coup de ... balai décisif le régime délétère de Rajao. Zandry Kely revient, de la manière la plus noble, à la barre. Un nouveau régime s’installe. Sous la bonne garde de Rajoelina Andry Nirina, Président de la République et sous l’impulsion de l’Initiative pour l’émergence de Madagasikara (IEM), le nouveau pouvoir est déterminé à combattre, sans fioriture, les errements de l’ancien régime. Aucune tolérance n’est admise ! L’impunité zéro est appliquée ! Déterminés à imposer le holà à toutes les aberrations commises, la nouvelle équipe a pris des mesures draconiennes  à l’encontre de tous les fauteurs. Farouchement contre et déterminé à éradiquer la corruption, à punir les auteurs de détournements de deniers publics et à s’opposer contre les cessions des terres des Ancêtres, Rajoelina ne reculera jamais sur ces mesures d’assainissement qu’il ne faudrait jamais confondre avec les futiles règlements de comptes. 
Ndrianaivo

Les femmes de l’association « Tous ensemble pour Madagascar » (TEM)  ont offert, en fin de semaine dernière, des lots de produits de première nécessité aux étudiants du Foyer universitaire malagasy (FUM) de Cachan en France, pour les aider symboliquement. La remise de ces dons s’est déroulée en présence de représentants des membres de l’association et ceux des étudiants. Fruit de cotisations des femmes de TEM, ces dons sont composés d’huiles, de riz et de pâtes alimentaires. 80 % des dons ont déjà été distribués. Les 20 % restants ont été confiés aux étudiants responsables, sous la supervision du directeur du foyer, qui se chargeront de les faire parvenir aux absents. Les niveaux d’étude des universitaires hébergés dans ce foyer varient de la première année au doctorat. Le directeur du FUM a souligné l’ambiance studieuse qui prévaut au sein de ce foyer. 90 % des étudiants réussissent aux examens dans les différentes filières. Regroupant des membres de la diaspora, l’association TEM s’investit quant à elle dans les domaines touchant le développement du pays et aide ceux qui les sollicitent dans le secteur socioculturel, économique, etc.

Incroyable mais vrai, des personnes malintentionnées s’adonnent au commerce d’enfant à Antananarivo. A preuve, ce joli coup réussi par la Gendarmerie de Fiadanana la semaine dernière par l’arrestation d’un couple du côté d’Andohatapenaka. Tout est parti par des rumeurs qui finalement sont devenues des renseignements fiables pour les Forces de l’ordre. Ces dernières ont eu vent d’une vente d’enfant depuis des jours et ont décidé de passer à l’action en élaborant un plan pour piéger les auteurs.  Un des membres de la Gendarmerie s’est passé pour un acheteur.  Rendez-vous est fixé vendredi dernier du côté du stade des Makis à Andohatapenaka. Un couple s’est présenté avec un petit garçon de 4ans et a annoncé le prix de 10 millions d’ariary à « l’acheteur ». Arrêté sur le champ, le couple qui s’est qualifié de simple livreur a ensuite dénoncé les « propriétaires », quatre hommes habitant à Ampasika. Coincés, ils ont été appréhendés le lendemain avec leurs complices. Présentées devant le  Tribunal lundi dernier, cinq personnes trempées dans cette affaire ont été placées en détention préventive à Antanimora. L’enfant, de son côté, a pu retrouver ses parents qui résident à Antetezana Afovoany.
La rédaction

Le lundi 27 mai, les électeurs seront appelés aux urnes pour élire leurs députés. Elu pour la première fois en 2013 comme députée du troisième Arrondissement de la Capitale, Aina Rafenomanantsoa dit Anyah briguera un second mandat. Hier, sans surprise, la députée sortant a déposé son dossier de candidature à l’Organe de vérification et d’enregistrement des candidatures du troisième Arrondissement à Tsaralalàna. Une confirmation plus qu'autre chose, tant le doute était faible. La question de sa candidature n'avait cessé de lui être posée ces dernières semaines. Jusqu’à hier, la candidate avait entretenu le suspens. « C’est une nouvelle étape », a indiqué la députée hier. A ses côtés, Mamy Rahantason, Marcel Rakotorisoa et Rija Razafimpanja sont de nouveau ses suppléants. La candidate aux élections législatives du 27 mai dans le troisième Arrondissement a été présentée par le Tanora Gasy vonona et portera l’étendard du Isika rehetra miaraka amin’i Andry Rajoelina. Hier au cours d’une interview, la prétendante à sa succession à Tsimbazaza n’a également pas manqué d’émettre ses reconnaissances envers les chefs de partis au sein de la coalition présidentielle, le Secrétaire national du TGV, les électeurs du troisième Arrondissement pour leur soutien indéfectible.

L’affaire de la vente du jardin d’Antaninarenina retient toujours l’attention des citoyens. La dernière évolution en date est le placement en détention préventive de certains responsables accusés à tort ou à raison d’avoir facilité la vente de ce domaine public et ce malgré l’interdiction de la loi. Le conservateur des Domaines et le rapporteur général du conseil municipal à l’époque de la vente, soit en 1998, croupissent à la maison d’arrêt d’Antanimora depuis lundi. Et ce suite à la décision du Parquet après la saisine du ministère de l’Aménagement et les enquêtes effectuées par la Gendarmerie.  D’autres personnes mouillées dans cette vente illicite ont par contre brillé par leur absence lundi lors du déferrement du dossier au Tribunal d’Anosy. Ces principaux acteurs ne sont autres que le président du conseil municipal d’antan à savoir Lalaina Berthnès, signataire de l’acte de vente et les acheteurs de la parcelle « marché du zoma » où se trouve le jardin d’Antaninarenina et la propriété « Florida », en face du bâtiment technique de TELMA, également à Antaninarenina. Razaiarimanga Marie Meltine, Sophie Marie et Andrianomenjanahary Mahefasoa sont les acquéreurs de ces terrains appartenant à la Commune urbaine d’Antananarivo (CUA).

La réception des dossiers de candidature pour les élections législatives est clôturée. Comme attendu, les candidats se sont bousculés hier aux portillons des Organes de vérification et d’enregistrement des candidatures de la Grande-île. Le voile a été levé sur les candidatures des différentes écuries politiques.  Plus de 500 candidatures auraient été enregistrées hier dans la fin de l’après-midi. Premier constat, comme annoncé depuis quelques jours, la plateforme « Isika rehetra miaraka amin’i Andry Rajoelina » a investi deux ministres dans l’actuel Gouvernement pour être candidats à la députation.  Volahaingo Marie Thérèse, ministre de l’Education nationale, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle et  Irma Naharimamy Lucien ministre de la Population, de la Promotion de la femme et de la Protection sociale seront en effet en lice à l’occasion du scrutin du 27 mai prochain. Dans l’objectif d’accrocher le maximum de sièges à l’Hémicycle de Tsimbazaza, le giron présidentiel mise sur ces deux valeurs sûres.

Date butoir

Publié le mardi, 12 mars 2019

 Le dépôt de candidature pour les législatives du 25 mai est clos. La date butoir a été formellement fixée pour le 12 mars. Les Organes de vérification et d’enregistrement des candidats (OVEC), démembrements au niveau des Districts de la CENI), vont convoyer à Alarobia, les dossiers dûment vérifiés, à charge pour la dernière de les transmettre à Ambohidahy après compilations. Ayant le dernier mot, la HCC tranchera. Selon le calendrier affiché, la date de publication des listes définitives de candidats retenus se tiendra le lundi 19 mars 2019. Contre toute attente, les dépôts de candidature auprès des OVEC  s’étaient faits aux compte-gouttes du moins jusqu’à samedi 9 mars. Pour les 150 postes à pourvoir, on n’a enregistré que quelque 76 dossiers, 72 heures avant la date butoir. Et à 24 heures, il n’y a que 239 dossiers reçus.  Apparemment, y aurait-il un désintéressement général de la classe politique ou des citoyens autour de la charge d’un député ? Tout le monde aurait-il boudé Tsimbazaza ? En réalité, négatif ! Loin de là. Certainement le peuple, écœuré et las des comportements éhontés de certains élus de la précédente législature, se méfie et s’apprête à ne plus accorder un quelconque crédit à ce scrutin au cas où le même scénario se produirait. Qu’on ne se trompe point de l’apparence calme des dépôts de candidature !

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Editorial

  • Un front de trop !
    Alors que les dirigeants du pays s’affairent à affronter l’urgence sanitaire et l’urgence de la reforestation, deux urgences nationales, voilà qu’une troisième urgence nationale pointe son nez : la montée des eaux. Bref, le régime se trouve en face de trois fronts de guerre qu’il faille attaquer en simultané. Evidemment, il faut avoir la tête posée et les reins solides. En somme, c’est l’avantage pour un pays d’avoir un dirigeant jeune en pleine possession de ses facultés intellectuelles et physiques.

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