Le baccalauréat s’avère être un terrain privilégié des escrocs. Après les fraudes notamment liées à la vente des soi-disant sujets d'examen, les charlatans sont toujours à la recherche de nouvelles idées pour tromper les jeunes.
Dernièrement, un groupe de personnes vend des « Mentions » du baccalauréat sur les réseaux sociaux. Selon une information, 200.000 ariary est la somme à payer pour une mention « Assez bien », un million d’ariary pour une mention « Bien » et deux 2 millions d’ariary pour une mention « Très bien ».
Face à cette situation, le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a haussé le ton. Il affirme que la vente des « Mentions » du baccalauréat est un acte de déstabilisation. Plusieurs comptes ou groupes Facebook qui prétendent vendre ces mentions sont poursuivis en Justice. « Il n'y a pas de vente de mentions au baccalauréat. Les candidats sont jugés en fonction de leur qualité de travail durant les épreuves », indique le ministère.
Tous les centres de correction pour les épreuves du baccalauréat sont également surveillés de près, à part la mise en place des caméras de surveillance. Une cinquantaine de personnes ont été prises en flagrant délit de violation du règlement à cet examen. Certains ont remplacé des candidats tandis que d’autres ont vendu des sujets. Bientôt, ils comparaîtront devant la Justice.
Des personnes malveillantes arnaquent les jeunes, et beaucoup d’entre ces derniers sont aussi tombés dans leurs pièges. D’ailleurs, plusieurs filières ou établissements supérieures exigent les « Mentions » comme critère de sélection d'entrée en première année.
Anatra R.
Le soir du 2 août dernier, le corps sans vie d'Armella Florent, cette jeune immigrante Malagasy qui avait été assassinée, a été abandonnée et retrouvée sur la plage de Mliha Chanfi à Mayotte. Il a fallu attendre que la semaine ne s'écoule pour que la situation ait finalement évolué. Samedi soir dernier, la Gendarmerie de l'île mahoraise a fait le coup de filet du présumé auteur du meurtre d'Armella. Il s'agit d'un homme âgé d'une trentaine d'années. D'après un journal mahorais, le suspect n'aurait pu être jamais identifié sans ce contrôle, plutôt routinier de son véhicule, effectué par la gendarmerie dans la localité de M'tsamboro, samedi soir dernier. Un avis de recherche émis par le Parquet il y a quelques jours de cela, a aidé les gendarmes à l'identifier sans trop de difficultés.
Depuis, le trentenaire mis en cause a été placé en garde à vue à la section de recherche de la Gendarmerie en charge de l'investigation, à Mayotte.
Le trentenaire n'est pas vraiment étranger des services judiciaires : c'est en quelque sorte un récidiviste qui a gagné une sale réputation pour des faits de violences, selon toujours les médias de l'île française voisine. Lors de son interrogatoire, il aurait reconnu les faits. Lundi après-midi dernier, le suspect aurait dû être déjà présenté à un juge d'instruction en vue d'une éventuelle mise en examen pour meurtre.
On peut dire que cette triste et sanglante affaire a profondément bouleversé la communauté malagasy de Mayotte, depuis une semaine. Soutenue par des Mahorais, celle-ci s’est mobilisée pour honorer la mémoire de la victime.
C'était le cas le 10 août dernier lorsqu'une marche silencieuse en hommage à la victime, et à laquelle a participé une trentaine de personnes, s'est déroulé entre Dzaoudzi et l’aéroport Marcel-Henry, à Mayotte. Escortés par la gendarmerie, les participants portaient des pancartes et des banderoles qui réclamaient justice pour Armella Florent.
Cette marche silencieuse avait aussi pour but de dénoncer les disparitions inquiétantes qui touchent d’autres ressortissants malgaches sur l’île mahoraise. Le cortège s’est achevé à l’aéroport, où le corps d'Armella a été embarqué vers la Grande île. Son corps a été alors rapatrié afin qu’il soit inhumé dans son village natal, Ambilobe. Et puis, la diaspora malagasy et les Mahorais se sont mobilisé pour rapatrier la dépouillle grâce à un fonds collecté de plus de 6000 euros.
Rappelons que le soir du drame du samedi 2 août dernier, la victime a passé la soirée dans un snack-bar avec ses amis lorsqu'un inconnu l'a abordée avant de l'entraîner à un endroit un peu en retrait, et tout en confiant son portable et son sac à main à ses acolytes.
Or, le temps passe sans qu'Armela ne s'était toujours pas manifesté, suscitant ainsi l'inquiétude chez ses amies. Du coup, elles ne pouvaient rien faire d'autre que d’informer les Forces de l'ordre. D'où leur décision de rechercher la portée disparue, et ce jusqu'à ce qu'elles découvrent le corps sans vie de celle-ci sur cette plage mahoraise.
Franck R.
La cinquième édition de la Foir’Ferme mettra en avant l’agriculture et l’élevage bio. L’événement se tiendra à l’espace Sainte- Famille Mahamasina, du 14 au 17 août. Producteurs, éleveurs, artisans et passionnés se retrouveront pour valoriser le savoir-faire et encourager des pratiques respectueuses de l’environnement. Hier, lors d’une conférence de presse à Antananarivo, Nadia Ramanandianina, directrice événementielle de Canal7 Events, a annoncé qu’au moins 10 000 visiteurs sont attendus, contre 9 000 en 2024. Cette dernière a précisé que le nombre de stands a été revu à la hausse : « Nous avions prévu 60 stands, mais il y en aura plus de 72 ». Tous proposeront des produits bio , vendus directement aux consommateurs à des prix accessibles. L’événement ne se limite pas aux ventes. Des conférences et formations gratuites porteront sur l’agriculture et l’élevage, offrant aux visiteurs la possibilité d’acquérir de nouvelles connaissances.
Des exposants variés
Cette édition accueillera des participants aux profils divers. Sunshine Farm présentera des lapins multicolores rares. Mam’s Anthurium Plus, fleuriste, ajoutera une note florale. Ando Ferm représentera l’élevage. Pour un responsable de l’entreprise, la Foir’Ferme est une bonne occasion pour les éleveurs, débutants comme expérimentés. « Les visiteurs qui rencontrent des difficultés dans leurs activités agricoles ou d’élevage pourront bénéficier de conseils pratiques et d’un accompagnement personnalisé de la part des participants », a-t-il annoncé. Plusieurs formations auront lieu. « Elles porteront sur la fabrication de charbon écologique, l’entretien des vaches laitières, l’agroécologie et l’alimentation saine. On y parlera aussi des engrais bios, de leur production, utilisation et avantages, ainsi que du test de la qualité du lait », a ajouté l’organisateur. L’évènement se veut un lieu de découverte, d’échanges et d’apprentissage. Elle permettra de mieux comprendre les méthodes agricoles durables et de créer des liens entre producteurs et consommateurs.
Carinah Mamilalaina
Une aventure qui fera le plaisir des téléspectateurs malagasy. La nouvelle saison de l’émission de télé-réalité « « Divas Hit the Road - Season of Unity » s’apprête à mettre la Grande île sous le feu des projecteurs. Ce projet promet de captiver les téléspectateurs, qu’ils soient originaires de la Grande île ou d’ailleurs, notamment en Chine, où le programme sera diffusé sur une chaîne nationale. Le ministère du Tourisme et de l’Artisanat, qui a relayé l’annonce, fait déjà naître beaucoup d’attentes. Si les dates et les heures de diffusion restent à confirmer, une chose est certaine : cette aventure télévisée sera accessible au plus grand nombre. Une excellente opportunité pour les amateurs de découvertes, de culture et de rencontres authentiques.
Ce qui rend cette saison particulièrement attrayante, c’est son casting. En effet, sept célébrités chinoises, reconnues pour leur talent et leur notoriété, embarquent pour un voyage à travers Madagascar. Leurs objectifs consistent à explorer, découvrir et partager les richesses naturelles et culturelles de l’île. A travers des récits empreints d’émotion et d’humanité, elles mettront à l’honneur les paysages époustouflants, la biodiversité unique et l’hospitalité des habitants. Ce partenariat entre Madagascar et la Chine illustre un désir commun de stimuler les échanges culturels et touristiques. Le ministère insiste sur l’impact positif de ce projet. Ainsi, il valorisera non seulement le patrimoine de l’île mais contribuera également à renforcer les liens entre les deux Nations. Par ailleurs, la diffusion de cette émission de téléréalité sur la chaîne nationale malagasy TVM permettra aux habitants d’apprécier cette expérience exceptionnelle, en résonance avec leur propre identité culturelle.
Portée par une dynamique de partage et de transmission, cette émission aspire à offrir une vitrine internationale axée sur les splendeurs de Madagascar. Ses paysages, ses traditions et les valeurs humaines de ses habitants seront mis en avant avec authenticité et émotion. Bien plus qu’un simple programme de divertissement, « Divas Hit the Road - Season of Unity » se positionne comme une célébration des différences et de l’unité, un pont entre deux cultures et une ode à la beauté universelle. Cette aventure permettra à des célébrités chinoises de partir à la découverte de Madagascar. Un récit qui promet d’émerveiller, d’inspirer et de rapprocher le public du monde entier.
Si.R
La Journée internationale de la jeunesse (JIJ) 2025 met l’action locale au cœur des Objectifs de développement durable. Du 9 au 12 août, Madagascar a vibré au rythme de la JIJ 2025, célébrée cette année autour du thème « Actions locales des jeunes pour les ODD et au-delà ». Quatre jours d’activités festives et inspirantes, organisées aux quatre coins du pays, avec un point d’orgue la cérémonie nationale au Palais des Sports de Mahamasina, le 12 août.
Placée sous la coordination du ministère de la Jeunesse et des Sports, dirigé par Moustapha Marson Abdulah, la célébration a réuni un large panel de partenaires institutionnels et privés, parmi lesquels Fihariana, l’Observatoire de la jeunesse, l’UNICEF, l’UNFPA, le PNUD, les Nations unies Madagascar, le haut-commissariat aux droits de l’homme, Ny Havana, U Report et Orange Madagascar. Tous se sont mobilisés pour offrir aux jeunes des espaces d’expression, de formation et de valorisation.
Carnaval, foire « Tsenaben’ny tanora », animations culturelles et sportives, ateliers, master class et projets pour l’autonomisation des filles, ont rythmé la Capitale, tandis que les 24 directions régionales organisaient leurs propres événements.
Cette édition s’est également distinguée par sa coïncidence avec le pré-sommet YouthConnekt Madagascar pour la Province d’Antananarivo, en prélude au YouthConnekt Africa Summit 2025, qui se tiendra en novembre à Madagascar. Les panels et échanges organisés lors de la cérémonie officielle ont permis à la jeunesse malgache de partager ses expériences et de formuler des pistes concrètes pour contribuer aux Objectifs de développement durable.
E.F.
« On a tué notre propre discipline ». Tel est le constat de l’ancien directeur technique national adjoint de la Fédération malagasy d’athlétisme et ce, après les résultats de la discipline de base lors des jeux de la CJSOI aux Seychelles car n’ayant gagné qu’une médaille d’argent et une de bronze. Après les performances jugées catastrophiques de l’athlétisme malagasy à CJSOI, l’ex-international Lahimanana Indépendance, alias « Depa Sakaraha », brise le silence et dénonce les dérives qui ont, selon lui, conduit à ce déclin.
Vers 11h30 hier, un accident de la circulation impliquant un taxi-be de la ligne 133 s'est produit près de la station Shell à Anosimasina Itaosy. Lâché par ses freins, et dans son ultime réflexe pour éviter d'emboutir un véhicule, et ce, d'après les dires du chauffeur de 32 ans lui-même, le résultat fut au contraire catastrophique. Car ayant échappé totalement au contrôle, le minibus Mercedes Benz 307 fou roulant en provenance d'Ampasika, a au contraire, percuté une personne à côté d'un atelier de fabrication de meubles, qui fut endommagé, puis heurté deux autres véhicules, avant qu'il ne s'immobilise finalement près de la station-service, provoquant ainsi des blessures sur 7 de ses passagers dont 2 enfants.
Une nouvelle artère pour désengorger le nord de la Capitale. Ce lundi 11 août, le nouveau tronçon de la voie rapide, reliant le rond-point d'Ivato au rond-point d'Andranotapahana, a été officiellement ouvert à la circulation. Cet axe majeur assure désormais une connexion directe et fluide avec des points névralgiques tels que la Route nationale 4 (RN 4), la Route de la Francophonie, ainsi que les zones d'Ambohitrimanjaka et d'Andohatapenaka.
Un centre de prise en charge pour les femmes victimes de violences. Le ministère de la Population et de la Solidarité nationale, en tant que premier responsable du bien-être de la population, mise sur la promotion des droits des personnes vulnérables, en particulier les femmes, ainsi que le renforcement des priorités du Gouvernement en matière de développement du capital humain. Dans ce cadre, le centre de prise en charge pour les personnes victimes de violences dans la ville de Mahajanga, Région de Boeny, a été inauguré hier.