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Rajoelina Andry Nirina, le seul maître à bord !

Publié le mercredi, 21 juillet 2021


Les tests d’évaluation étant achevés, dixit la ministre de la Communication, porte-parole du Gouvernement Lalatiana Rakotondrazafy Andriantongaririvo et les défis et enjeux du second mandat qui s’imposent, l’éventualité d’un remaniement ou d’une retouche de l’équipe gouvernementale se précise. Au fur et à mesure où l’hypothétique date se rapproche, elle crée des vagues, de fantasmes et fait apparaître des appétences souvent mal contrôlées jusqu’à provoquer une crise à l’intérieur même du régime.
De tous les cas de figure, Rajoelina Andry, le Chef de l’Etat, est le seul maître à bord pour apprécier sinon juger l’opportunité ou non de changer partiellement ou totalement son Gouvernement ou rien. Il tient  ferme, à lui seul, la baguette non pas magique mais de décision. Inutile de faire des gesticulations ou des pressions directes ou indirectes !
A en observer de près, les ambiances du moins les surchauffes au sein des états-majors politiques et aussi à l’intérieur de la majorité au pouvoir dénotent l’intérêt suprême que suscite l’éventualité d’un remaniement ou d’une retouche du Gouvernement. Avoir son nom figurant dans la liste représente toujours une aubaine à ne jamais rater ! Pour ainsi dire que les prétendants et ce aux sièges dorés se bousculent au portillon. Pour sa part, l’Opposition, du moins l’aile HVM et consorts, affiche sans détours, son intention d’intégrer au sein du Gouvernement. Elle met en avant la nécessité d’établir un « Accord politique » avec les tenants du régime. Reste à savoir si le locataire d’Iavoloha, le seul maître à décider, considérera l’offre.
La tâche qui attend le Premier Magistrat du pays s’avère des plus difficiles voire compliqués. D’abord, Rajoelina doit oser se démarquer de toute forme de pression en externe aussi bien en interne du régime. Il lui faut aussi déjouer les pièges tendus en interne et en externe du pouvoir. Dans le cas où il opterait pour un remaniement général, le Chef de l’Etat doit dénicher au moins 22 à 23 oiseaux rares (OR). En principe, trois critères principaux même incontournables justifient le choix des heureux élus. A savoir, il faut que le nouveau ministre épouse l’orientation politique (Orange) du régime. De préférence, il ou elle présente un parcours politique au sein soit du TGV, soit du MAPAR, soit de l’IRD. Les parvenus de nulle part n’ont pas droit de cité à moins que le Chef ait une raison particulière justifiant son choix pour un poste particulier ! C’est une prérogative personnelle du Président de la République. Et tout le monde, militants ou sympathisants devront se plier avec. Ensuite, le ou la  postulant (e) retenu(e) doit faire preuve de compétence technique selon le domaine concerné. Et enfin, il faut nécessairement avoir une réputation irréprochable en termes d’intégrité morale. Ce sont les trois qualités minima requises.
Le Président Rajoelina ne pourra pas ou ne devra s’aventurer à nommer des personnalités provoquant encore la zizanie ou des frustrations dans les rangs des militants affiliés aux formations alliées à l’Orange notamment au sein de la majorité parlementaire.
Ceci étant, le Président Rajoelina marche sur des œufs. Et on comprend aisément pourquoi, en dépit de l’urgence qui prévaut, il préfère prendre son temps. Certes, son entourage immédiat travaille d’arrache-pied  pour l’épauler dans cette entreprise délicate.
Ndrianaivo



“Collabo” désigne un citoyen d’un pays sous occupation, mais qui travaille avec la puissance, ou bien le pays occupant ! C’était bien le cas de certains Français du gouvernement de Vichy. Ces individus qui ont agi en de véritables hommes de main de l’Allemagne nazie, afin de mener des actions subversives en France, lors de la 2e Guerre mondiale. Dans une période plus récente, l’attitude des opposants actuels de la diaspora malagasy en France n’est pour beaucoup d’observateurs qu’une copie conforme de l’esprit “collabos”, surtout quand il s’agit de parler de la restitution des îles Eparses par Paris.
Voyons donc à la loupe cette attitude de “petits collabos tropicaux” de Paris, car tout à fait diamétralement opposée aux efforts actuels des dirigeants malagasy pour que la France restitue à Madagascar les îles Eparses. 
Le 14 juillet dernier, lors de la célébration de la fête nationale française à la résidence de France, Christophe Bouchard, l’ambassadeur de France, a pris un ton plutôt conciliant devant ses invités de marque. Il s’est particulièrement montré conciliant à reprendre le dialogue avec la partie malagasy sur cette brûlante question des îles Eparses. Signe d’une avancée certaine du dossier remis sur le tapis par le Président Andry Rajoelina lors de son face-à-face avec son homologue français, Emmanuel Macron, en 2019. Durant son discours, l’ambassadeur de France a particulièrement souligné la volonté partagée de la France de reprendre au plus vite les discussions entre les deux pays sur les îles du canal du Mozambique, comme les deux Chefs d’Etat s’y étaient engagés en mai 2019. 
Le récent discours de certains membres de la diaspora malagasy de l’hexagone, est pourtant en nette distorsion par rapport à celui de l’ambassadeur.  Tenue 48 heures après la fête nationale française et de cette déclaration du représentant à Madagascar de la France, la manifestation de quelques poignées de malagasy basées dans l’hexagone aurait été une occasion pour entendre la voix des dirigeants de l’association RMDM.
Mais grande déception pour les nationaux, ces Malagasy d’Andafy n’ont pipé mot sur cette exigence de Madagascar de reprendre son bien dénommé, îles Eparses. Cette minorité de la diaspora va ouvertement à contre-courant des efforts communs menés par les patriotes. Il n’est pas étonnant que ces derniers qualifient de collabos leurs compatriotes qui semblent inconscients de l’enjeu de la restitution qui nécessite pourtant l’union des malagasy.  Au lieu d’avancer dans ce sens, ces « collabos » veulent la démission d’un Président de la République élu par la majorité des électeurs en 2019 contrairement à la dirigeante du RMDM qui n’a récolté qu’un zéro virgule et quelques poussières. « Je ne crois pas à ce que ces collabos vont oser tenir une manifestation pour exiger à la France la restitution des îles Eparses. La peur d’être extradés pour certains et expulsés pour d’autres ou d’un séjour non renouvelé prend le dessus sur d’autres considérations », ironise un observateur.
Effectivement, certains des manifestants de la place de la République samedi dernier et à l’instar de leurs commanditaires, ne vont pas se hasarder à retourner à Madagascar actuellement. Non pas qu’ils sont des vrais « opposants » mais tout simplement ils traînent des casseroles qui n’ont pas du tout rien à voir avec leur opinion politique. Et c’est cet égoïsme qui dicte la ligne directrice de leur « politique ».
La Rédaction


Une bombe. C’est l’effet de l’information lancée par la procureure générale près de la Cour d’appel d’Antananarivo(PGCA), Razafiarivony Berthine, hier en début de soirée. Celle-ci a convoqué  la presse pour annoncer un projet d’attentat contre le Président de la République Andry Rajoelina.
« Le mardi 20 juillet dernier, les Forces de l’ordre ont procédé à l’arrestation des ressortissants malagasy et étrangers. Les preuves  matérielles en possession des enquêteurs démontrent qu’ils ont échafaudé un vaste projet d’élimination physique de diverses personnalités  malagasy dont le Président de la République Andry Rajoelina. A ce stade de l’enquête qui se poursuit, le parquet général assure que toute la lumière sera faite sur cette affaire », a déclaré la PGCA. Elle qui, en guise de réponse aux questions émises par les journalistes, s’est contentée de répondre que vu l’enjeu de l’affaire, elle ne veut pas divulguer d’autres informations.
Ainsi la voix officielle n’a relevé ni l’identité des présumés comploteurs encore moins leur nationalité et évidemment le nombre des personnes arrêtées. A la question de savoir où se trouvent actuellement ces conspirateurs et quelle entité procède à leur enquête, la première responsable du Parquet  n’a pas également pipé mot. Une brève version officielle complétée néanmoins par les bruits de couloir difficiles tout de même à recouper. La prochaine convocation de la presse par la PGCA confirmera ces bruits ou les infirmera.
Deux personnes, de nationalité française mais l’une d’origine malagasy, seraient  parmi les individus arrêtés en début de soirée du mardi 20 juillet. Il s’agissait d’un certain Philippe Marc François, un colonel retraité qui a dirigé le régiment de marche au Tchad (RMT). Sortant d’une école de guerre évidemment, il a reçu certainement une formation de commando.  Celui-ci connait très bien l’Afrique francophone en étant présent au moment fort  de la crise en Côte d’Ivoire, notamment à l’opération de destitution du Président Laurent Gbagbo. Etabli à Madagascar au mois de janvier 2020, son nom figure sur la rubrique des sociétés enregistrées auprès de l’Economic Board of Madagascar(EDBM). Philippe Marc François est effectivement le gérant de la société TSARA FIRST créée au mois de décembre de l’année dernière.  Cette société a comme activités « l’investissement sous toutes ses formes, en son nom ou pour le compte de tiers, dans toute société industrielle ou de service ». Cette société qui apparemment englobe tout appartiendrait à un dénommé Paul Maillot Rafanoharana. Comme son nom l’indique c’est un Malagasy mais de nationalité française. Instructeur commando parachutiste à l’école des officiers de la Gendarmerie française, Paul Maillot Rafanoharana serait le second individu appréhendé par les Forces de l’ordre malagasy dans la nuit du mardi 20 juillet.
Ces deux français sont ainsi accusés d’atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat et voulaient reproduire dans la Grande île le scénario d’Haïti de la semaine dernière à l’issue  duquel  le président Jovenel Moïse a perdu la vie et son épouse gravement blessée.
De source bien informée qui veut garder l’anonymat, les renseignements fournis par une grande puissance occidentale représentée à Madagascar ont permis de déjouer les plans concoctés depuis des mois par ces présumés comploteurs avec comme objectifs la neutralisation et l’élimination de plusieurs personnalités malagasy dont le Président Andry Rajoelina.
Un projet funeste, qui s’est réalisé au Mali, Tchad et tout dernièrement en Haïti mais grâce ainsi à cette aide précieuse venant de l’étranger, a été déjoué à Madagascar.
La Rédaction





La Banque mondiale soutient les efforts du Gouvernement à faire face à la pandémie de Covid-19 ainsi qu’à engager une reconstruction efficace. Elle a octroyé à la Grande île une aide financière d’un total de 490 millions de dollars pour financer quatre projets qualifiés de structurants de développement, approuvés au préalable par le Conseil d’administration de la Banque mondiale. Ce partenariat s’inscrit dans le cadre d’un engagement plus global de l’Institution de Bretton Woods auprès de Madagascar à hauteur de 1,1 milliard de dollars. La signature de l’accord s'est tenue hier au palais d’Iavoloha au cours d’une cérémonie qui s’est déroulée en présence du Président Andry Rajoelina et de Marie-Chantal Uwanyiligira, responsable des opérations de la Banque mondiale pour Madagascar.
Dans le cadre de ce soutien, le secteur de la santé bénéficiera ainsi d’un soutien à hauteur de 100 millions de dollars afin d’appuyer l’acquisition de vaccins contre la Covid-19 et au renforcement du système de santé. Le deuxième secteur à bénéficier de cette aide sera le secteur économique. 150 millions de dollars seront en effet alloués à ce secteur, à travers le Projet de transformation économique pour la croissance inclusive (PIC3). Ce projet s’adressera particulièrement aux Petites et moyennes entreprises et entrepreneurs dans les secteurs du tourisme, de l’agribusiness et numérique. 200 millions de dollars seront alloués dans le secteur routier. Ce financement permettra aux autorités gouvernementales d’effectuer l’entretien et la maintenance de 1 200 km de routes à Madagascar dont la RN2, RN7, RN4, RN34, RN3a, RN5a, RN30, RN30a, RN50, RN12, RN45 et la RN25. Enfin, le Projet d’agriculture durable par une approche paysage (Padap) bénéficiera d’un fonds additionnel de 40 millions de dollars, qui contribuera à accroître l’accès aux services d’irrigation et aux techniques agricoles durables.
Marque de confiance
Le Président de la République de Madagascar, durant son discours de circonstance, a tenu à louer la volonté et la détermination de la Banque mondiale à appuyer Madagascar dans l’expansion des programmes sociaux et économiques, notamment pour soutenir la résilience de la population face aux impacts socio-économiques considérables de la Covid-19. Il a également souligné l’importance de la contribution de l’Institution pour soutenir les secteurs porteurs de croissance afin de favoriser la croissance économique, et de réduire la pauvreté à Madagascar. La signature des accords souligne en outre l’excellence des relations entre la Banque mondiale et l’Etat malagasy, a souligné le Président Andry Rajoelina.
« Cette année Madagascar a enregistré un record d’engagement de 1,1 milliard de dollars grâce à l’IDA. Et aujourd’hui à travers la signature de ces quatre accords de financement, la Banque mondiale à travers l’IDA prouve à nouveau qu’elle soutient Madagascar et adhère à notre politique de développement », a-t-il précisément indiqué. Des propos qui rejoignent ceux de la responsable des opérations de la Banque mondiale pour Madagascar. La signature de ces accords marque « le partenariat de qualité entre le gouvernement, le peuple et le groupe de la Banque mondiale (…) Nous nous réjouissons de l’excellente qualité de notre partenariat surtout que celui-ci apporte des résultats palpables qui touchent les 26 millions de malgaches », a indiqué Marie-Chantal Uwanyiligira.
Une signature qui vient par ailleurs également mettre du plomb dans l’aile des détracteurs du régime actuel. Lesquels soutiennent en effet une rupture de la confiance entre le pouvoir actuel et les partenaires financiers du pays et martèlent l’existence d’une mauvaise gouvernance et des détournements de deniers publics. Particulièrement regardant en ce qui concernant la gouvernance, les bailleurs tels que la Banque mondiale se seraient montrés réticents à accorder de nouveaux financements si les allégations de l’Opposition étaient avérées. Hormis les fonds pour le projet concernant l’acquisition de vaccin, dont le décaissement pourrait aller « très très vite », les premiers décaissements pour les autres projets sont dépendants des procédures et ne sont donc pas attendus avant cette année, à entendre les explications.

La Rédaction

La une du 22 juillet 2021

Publié le mercredi, 21 juillet 2021



Une initiative de la coopérative des femmes de l’Androy baptisée « Avotse ». Celle-ci a pu mettre en œuvre un projet celui d’une unité de transformation de manioc en « gari », ou poudre enrichie en vitamines. Il s’agit d’un moyen de conservation du manioc, l’un des produits spécifiques de la région, même au-delà de 3 mois. C’est également un moyen de contribuer à la lutte contre le kere dans cette partie de l’île. La coopérative regroupe plus de 1500 femmes actives issues de diverses associations. Ces dernières mettent en œuvre plusieurs activités, mais agissent communément dans la transformation de manioc en « gari », ou encore des fruits de cactus et de tamarins en confitures. « A travers les associations, nous avons comme ambition de renforcer notre contribution dans la lutte contre le kere, en identifiant des solutions pérennes. Nos activités visent également à promouvoir l’autonomisation des femmes afin qu’elles puissent mieux contribuer au bien-être de leurs ménages », s’exprime Vola Teandraza, présidente de la coopérative « Avotse ».
« J’ai été informée de ce projet innovant lors de mon passage à Amboasary Sud, cette année. Mais aussi convaincue des avantages que l’unité de transformation de manioc en « gari » pourrait apporter, après en avoir discuté avec les femmes de la coopérative », se rappelle Mialy Rajoelina, Première dame et non moins présidente de l’association Fitia. C’était hier lors de l’inauguration de l’usine à Ambovombe Androy. L’association Fitia n’a pas manqué de soutenir ce projet innovant. Pour sa part, le directeur pays de l’OIT à Madagascar en la personne de Coffi Agossou a fait un témoignage révélateur. « Ma famille a pu survivre avec la transformation et la vente de « gari ». D’ailleurs, j’ai pu finir mes études grâce à ma mère et cette activité génératrice de revenus », a-t-il révélé. 
Notons que la Première dame a profité de son passage à Ambovombe pour remettre des machines de transformation aux femmes de la coopérative. Elle a également remis des semences et des matériels agricoles pour l’association « Ampela Mitraoke » à Ambovombe Androy. Ce soutien pourra contribuer à l’autosuffisance alimentaire ainsi qu’à la lutte contre la famine dans le Sud.
Recueillis par Patricia Ramavonirina


L’EPP Ankibay fait peau neuve

Des infrastructures aux normes à Ankibay. Ce Fokontany situé dans le District de Tsihombe dispose désormais d’une école primaire publique (EPP) récemment construite. Ces travaux résultent du partenariat entre l’association Fitia, l’OIT et la Fondation Viseo. En fait, les élèves et enseignants au sein de l’EPP Ankibay ont fait face à diverses difficultés pendant des années, avec les conditions précaires dans lesquelles ils ont dû suivre les cours. La toiture en paille favorisait les fuites durant la saison des pluies, entraînant la suspension des cours pendant des mois. Mais cette époque est désormais révolue, depuis l’inauguration des nouvelles infrastructures qui s’est tenue hier.
Comme le cas dans les EPP Behodatse et Ankazombalala, les élèves auprès de l’établissement ont bénéficié d’un repas chaud offert dans la cantine scolaire. Celle-ci a été opérationnelle depuis le mois de janvier dernier et ce jusqu’à la fin de l’année scolaire en cours. Les habitants ont, pour leur part, reçu des vivres et des lampes solaires, dans le cadre du projet « Hazavana ho anao »
P.R.





Une menace pour la population. A chaque saison des pluies, plus d’une centaine de familles voient leurs maisons inondées à cause des remblais et constructions illicites. En effet, la plupart de ces terrains sont des canaux d’évacuation des eaux. C’était le cas d’Anosizato, l’année dernière, le remblai et construction illicites ont fait des victimes et des dégâts matériels du fait que les lieux étaient une zone inondable.
Face à la recrudescence du remblayage illicite dans la Capitale, l’Autorité pour la protection contre les inondations de la plaine d’Antananarivo (APIPA) et la Commune urbaine d’Antananarivo (CUA) ont renforcé la surveillance. A noter que chaque semaine, au moins cinq remblais illicites sont recensés, selon le directeur général de l'APIPA, Rakotonjanahary Ranto, soit 25 par mois. Les quartiers de Tsiadana, Ankatso, Boulevard de l'Europe, By Pass sont les principaux concernés.
 Ce responsable de rappeler que pour effectuer les travaux, les propriétaires devraient disposer de permis de remblai. « D'après les textes mis en vigueur, chaque titulaire doit obtenir une prescription d’urbanisme, l’avis technique de l’APIPA et le permis de remblai délivré par le maire, avant d’effectuer les travaux », soutient-il. Dans le cas contraire, des pénalités comme la remise à l’état et la confiscation ou mises en fourrière des camions transporteurs des remblais, une amende correspondant au double des frais alloués pour l’obtention du permis de remblai se référant à la superficie du terrain remblayé sont attribués aux contrevenants. Ainsi, les maires qui délivrent des permis pour des travaux de remblai ou constructions illicites seront punis suivant l’article 473 du Code pénal.
En rappel, jusqu'au 1er décembre 2021, le remblayage est autorisé au niveau des 43  Communes du Grand Tana. Au cours de l’année dernière, la CUA a enregistré pas moins de 700 interpellations de constructions et de remblais illicites.
 Anatra R.



La pratique du feu, volontaire, mal maîtrisée ou intentionnelle, par la population locale constitue un des facteurs majeurs de dégradation des ressources naturelles à Madagascar. Pour mieux gérer ces feux, le ministère de l’Environnement et du Développement durable se dote ainsi des outils adéquats avec un stratégie dédié. En effet, en partenariat avec le GIZ, la coopération allemande, le ministère vient de lancer un géoportail de suivi des feux. Le pays n’aura plus besoin des géoportails internationaux vu qu’il en dispose. Il pourra ainsi avoir des données fiables en premier lieu, et en second lieu agir à temps pour une meilleure sauvegarde des ressources. «Le feu constitue une menace permanente dans la réalisation de l’objectif de «Reverdir Madagascar. Comme nous savons tous, l’initiative du pays pour cette année est de mettre en place 75 000 ha de surfaces reboisées viables et utiles. Mais ces efforts seront vains si la pratique du feu persiste, et risque même de prendre de plus en plus d’ampleur au détriment du développement économique et écologique du pays. Cette situation doit être améliorée d’urgence d’où l’a mise en place de ce géoportail» défend Vahinala Baomiavotse Raharinirina, ministre, lors du lancement de ces outils, avant-hier, à l’hôtel Colbert Antaninarenina.
Ce nouvel outil se diffère des autres notamment grâce à un système de prévisions et d’alertes précoces,  un autre centré sur le suivi des feux actifs et un dernier système de surveillance des surfaces brûlées mensuelles mais aussi annuelles, et ce à l’échelle national. «Outre les luttes actives durant la période sèche, des préventions en amont et suivi post feux doivent être planifiés. De même, il est aussi nécessaire de mettre en place des outils de gestion de feux efficaces, tout en considérant la multiplication des facteurs impliqués et la diversification de leurs origines. Ces actions seront facilitées par ce géoportail» rajoute la responsable. Les challenges sont encore immenses et à long terme. C’est pourquoi le lancement de cet outil est accompagné de la finalisation de la stratégie nationale de gestion du feu. En tout cas, la maîtrise de ce phénomène constitue un projet d’accompagnement pérenne pour la reforestation et la protection des ressources naturelles du pays. Cette dernière est alors incontournable, et tout le monde doit apporter sa contribution.
Rova Randria


Limité. Afin de lutter contre l’accroissement du phénomène de fuite de capitaux et la sortie illégale de devises, de nouvelles dispositions ont été prises par le ministère de l’Economie et des Finances. « Désormais, la limitation du montant de devises sous forme de billets de banque que les voyageurs qui vont sortir de Madagascar peuvent emporter avec eux est plafonnée à 10.000 euros ou son équivalent en d’autres devises », annonce le MEF dans son bulletin de communication de ce mois de juillet. En effet, une mise à jour de la réglementation régissant ce secteur a été entamé à travers l’élaboration d’un nouveau projet de loi sur les changes. Pour ce faire, l’opérationnalisation prochaine du module « Allocation de devises », dans le SIG-OC ou Système intégré de gestion des opérations de change à Madagascar, est aussi envisagée dans ce souci de renforcement de contrôle des sorties de devises aux frontières et du suivi des opérations de change manuel. Les réformes sur les changes ont ainsi été opérées dans l’objectif de rapatrier des devises nées notamment des exportations. « Certes, ces recettes d’exportation ne rentrent pas dans la caisse de l’Etat dans la mesure où elles sont les produits de vente des exportateurs. Cependant, leur rapatriement et leur cession sur le marché des changes contribuent amplement à alimenter les offres de devises et agissent ainsi sur l’appréciation de la monnaie nationale », estiment les responsables au sein du MEF. Une manière pour ces derniers d’expliquer qu’entre autres, c’est de cette façon que le ministère arrive à assurer un contrôle et suivi des flux de rapatriement de devises par les exportateurs en partant des actions de sensibilisation de ces derniers jusqu’aux stades de sanctions pour les plus sceptiques. D’ailleurs, les opérateurs les plus récalcitrants ont été récemment traduits en justice pour non-respect des textes régissant l’obligation de rapatriement de devises. En effet, depuis l’application de ces mesures, une amélioration des contrôles de l’exportation, notamment dans la filière vanille et la régulation du secteur aurifère, a été constatée. De plus, pour assainir davantage le secteur de change, le MEF songe à adopter d’autres mesures de sanction comme l’instauration d’une amende administrative qui vise à assurer une transparence d’application de celles encourues en cas d’infraction à la réglementation des changes. L’objectif final étant la stabilisation de la monnaie nationale par rapport aux monnaies de référence en change à travers l’accroissement de l’offre de devises sur le marché des changes et de limiter la fuite des capitaux.
Hary Rakoto

Behodatse et Ankazombalala sous le feu des projecteurs. Ces 2 Fokontany situés dans la Commune d'Anjampaly, District de Tsihombe, ont accueilli hier une délégation conduite par Mialy Rajoelina, Première dame et non moins présidente fondatrice de l'association Fitia. Figurant parmi les localités fortement frappées par le « Kere », ces Fokontany ont aussi bénéficié de diverses activités pour y faire face. La construction d'écoles primaires publiques (EPP) aux normes constitue l'une de ces activités mises en œuvre dans le cadre du projet « Avotse » de l'association Fitia.

 

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Editorial

  • Trop de princes !
    Que la triste et choquante tentative d’élimination physique de la personne du Chef de l’Etat ne nous voile pas les réalités toujours compliquées et encore difficiles vécues par les concitoyens. Qu’il nous soit permis de dresser sans état d’âme, ni complaisance ou détours le tableau qui met en relief la vie nationale vue surtout sous l’angle du train de vie des « Mpitondra Fanjakana ». Et qu’il nous soit admis également de rappeler, en toute humilité et en toute franchise, les consignes decelui à qui le peuple a confié son pouvoir et son avenir.La population vit dans une ambiance des plus tordues. Les effets délétères de la pandémie corsent tous les secteurs des activités économiques dont le tourisme qui littéralement s’agenouille. Les opérateurs attirent sérieusement l’attention des décideurs que leurs chiffres d’affaires ont baissé d’au moins 56 %. Le nombre des sans-emplois gonflent. Le coût de la vie, de son…

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