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L’Assemblée nationale a ratifié à l’unanimité les trois projets de loi incluant les neuf ordonnances. Une démonstration de force de la majorité parlementaire. C’est au tour du Sénat de se pencher sur ces projets de loi de ratification. Le président de la Chambre haute usera-t-il des manœuvres dilatoires comme durant l’adoption de la loi des Finances de l’année dernière ?

Expéditive. Les travaux parlementaires de l’Assemblée nationale vont à grande allure. Les députés ont en effet adopté les neuf ordonnances prises par le Président de la République en 2019. Sur les trois projets de loi, 78 députés soutenant le régime ont voté pour, et 05 députés TIM ont voté contre. Le TIM mis en minorité à l’issue des élections législatives n’a pu rien faire pour contrecarrer la ratification des projets de loi. Ce rapport illustre bien le rapport de force au sein de l’hémicycle de Tsimbazaza. La majorité soutient le régime dirigé par le Président Andry Rajoelina, la minorité s’érige en opposition. Les ratifications se sont déroulées sous l’œil vigilant des ministres concernés, à savoir le ministre de l’Aménagement du territoire et des Travaux publics Hajo Andrianainarivelo, le ministre de la Justice Johnny Richard Andriamahefarivo, le ministre des Mines et des Ressources stratégiques Fidiniavo Ravokatra et le ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation Tianarivelo Razafimahefa. Ces ministres ont en effet suivi de près tous les travaux parlementaires d’hier à Tsimbazaza toute la journée.

Le premier projet de loi ratifié concerne l’ordonnance n° 2019-002 du 15 mai 2019 portant loi organique modifiant et complétant certaines dispositions de la loi organique n° 2018-008 du 11 mai 2018 relative au régime général des élections et des référendums ; l’ordonnance n° 2019-006 du 28 mai 2019 portant loi organique modifiant certaines dispositions de la loi organique 2015-007 du 3 mars 2015 fixant les règles relatives au fonctionnement du Sénat ainsi qu’aux modalités d’élections et désignation des sénateurs de Madagascar ; et l’ordonnance n°2019-009 du 22 juillet 2019 modifiant et complétant certaines dispositions de la loi modifiée n° 92-022 du 19 août 1999 portant code minier.

Le second projet de loi autorise la ratification des ordonnances n° 2019-001 du 10 mai 2019 relative au patrimoine routier ; n° 2019-007 du 06 juin 2019 relative à l’ordre national et n° 2019-015 du 15 juillet 2019 relative au recouvrement des avoirs illicites. Et le troisième projet de loi autorise la ratification des ordonnances n° 2019-008 du 28 juillet 2019 portant abrogation totale de la loi n° 2017-011 du 28 juillet 2017 portant Politique nationale du cinéma et de l’image animée ; n° 2019-012 du 15 juillet 2019 abrogeant les dispositions de la loi n° 97-035 du 1er décembre 1997 portant création du Fonds d’entretien routier ; n° 2019-013 du 15 juillet 2019 abrogeant les dispositions de la loi n° 2005-046 du 24 avril 2005 portant création de l’Autorité routière.

La ratification de ces ordonnances par les députés ne constituait donc qu’une formalité, comme l’a affirmé la présidente de l’Assemblée nationale lors de l’ouverture de la session extraordinaire, mercredi dernier. En effet, ces ordonnances ont été déclarées conformes à la Constitution par la Haute Cour constitutionnelle, elles ont déjà été appliquées.

Manœuvres dilatoires ?

La balle se trouve désormais dans le camp du Sénat. La procédure législative veut en effet qu’une loi adoptée par l’Assemblée nationale soit transmise à celle pour discussions et vote. Mais le Sénat va-t-il emboiter le pas de la Chambre basse ? Ou bien le président de la Chambre haute va-t-il faire montre de manœuvres dilatoires pour bloquer, sinon retarder la ratification de ces ordonnances ? En tout cas, ce ne sera pas la première fois qu’il fera preuve de mauvaise foi dans la conduite des travaux parlementaires. Tel était le cas lors de l’adoption de la loi des finances de l’année dernière. Il a attendu la dernière minute avant la fin de la deuxième session ordinaire pour envoyer le projet de loi amendé à l’Assemblée nationale. Ce qui a empêché l’adoption du projet de loi des Finances par la voie législative. La présidente de l’Assemblée nationale, lors de son allocution d’ouverture de cette session extraordinaire a ouvertement pointé du doigt le non- respect de la procédure de la navette par le Sénat. Or, cette procédure de la navette est un prescrit constitutionnel.

Les yeux des observateurs politiques seront donc rivés vers le Palais de verre Anosy à compter de ce jour. Quelle manœuvre le président du Sénat et ses hommes de main utilisera pour empêcher la ratification de ces ordonnances ? En tout cas, la ratification de ces ordonnances démontrera de quel côté de la balance se pencheront les sénateurs.

L'assassinat à Ambohibao le 23 février dernier d'Hélène Ralivao, cette théologienne de 63 ans, a horrifié l'opinion. Depuis, les efforts de la compagnie de Gendarmerie d'Ambohibao pour apporter la lumière sur cette affaire, ont été couronnés de succès. Les trois  présumés auteurs du forfait, des hommes âgés de 25, 29 et 30 ans avaient été finalement identifiés puis interpellés au cours de ces dernières heures. Si l'un d'eux était appréhendé en premier mercredi dernier, les deux autres le furent hier. D'après le secrétaire général d'Etat à la Gendarmerie, le second fut interpellé vers 5h du matin, le troisième vers 9h du matin.

Bâtir un  monde avec zéro violence. Dans son combat de longue haleine pour éradiquer les Violences basées sur le genre (VBG), le Fonds des Nations unies pour la population (FNUAP) a remis à la Première  Dame Mialy Rajoelina  et à son association  « Fitia » une clinique mobile hier au  Parvis de l'Hôtel de ville à Analakely.  Dans le cadre de la semaine de célébration de la journée internationale de la femme sous le thème "Je suis de la génération égalité: levez-vous pour les droits de la femme" et en vue de renforcer la lutte contre les VBG,  cette donation constitue un appui offrant des services de conseil de sensibilisation et de santé sexuelle et reproductive ainsi que les premiers soins des personnes victimes de blessures et d’agression sexuelle. 

100 millions de dollars de pertes annuelles à cause des dégâts causés par les catastrophes. Les infrastructures routières sont les plus touchées par les éboulements et les inondations. Pour mettre en place de l’infrastructure solide et résistante aux chocs, le ministère de l’Aménagement du territoire met en place une norme de construction. L’atelier de validation s’est tenu hier au Carlton Anosy.  « Les normes de construction pour les infrastructures routières résistantes aux inondations et aux phénomènes géologiques à Madagascar (NIRIPG)  assure la durée de vie et d’accroitre la résilience et la sureté des infrastructures routières contre les dégâts liés aux inondations et aux phénomènes géologiques ainsi que de sécuriser les investissements réalisés dans le secteur.

La une du 06 mars 2020

Publié le jeudi, 05 mars 2020

Une maison traditionnelle s’est effondrée subitement, dans la nuit du mardi, en plein cœur de la ville d’Arivonimamo. Bilan, deux locataires, des fillettes âgées de 6 et de 8 ans et qui sont issues d’une même famille, ont trouvé la mort car ayant été ensevelies sous les décombres. La pluie diluvienne qui s’est abattue sur la région serait à l’origine de l’écroulement de la bâtisse, vétuste, selon des témoins. « En réalité, la maison en question est presque inhabitable tant elle est vétuste », rapporte un habitant du secteur. 

Un point de presse des hauts cadres du ministère de l'Environnement et du Développement durable (MEDD), présidé par le nouveau secrétaire général, le magistrat Rakotoarisoa Miadantsata Indriamanga, a lieu hier à Antsahavola. Et au cours duquel Mmes Ony Rabearivololona (directeur général du Développement durable), Lovakanto Ravelomanana (directeur du bureau national des Changements climatiques), entre autres, ont martelé l'implication du département en faveur des biens sociaux et économiques de la population. Les principales axes de la ministre Vahinala Raharinala dans son contrat programme mettent en exergue un environnement propice au développement durable de Madagascar, au-delà de la dimension reforestation/reboisement.

Après Ambohimiandra en novembre 2019 et Befelatanana en janvier 2020, le Centre hospitalier universitaire Mère-enfant de Tsaralalàna (CHU Met) vient également d’ouvrir son propre centre de vaccination. Hier, Mialy Rajoelina par le biais de son association Fitia et non moins en tant qu’Ambassadrice du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA), accompagnée par le Pr Ahmad Ahmad, ministre de la Santé publique et le Professeur Charlotte Faty Ndiaye, Représentante résidente de l’OMS à Madagascar, ont inauguré un point de vaccination qui accueillera à partir de la semaine prochaine des parents et mères de famille pour faire vacciner leurs enfants. « La forte concentration de la population à Antananarivo demande des capacités de réponse à une demande de vaccination assez élevée.

L’une des rares aires protégées du même genre à Madagascar. L’autonomie financière reste un rêve pour les aires protégées, mais surtout pour leurs gestionnaires. Toutefois, ce rêve peut prendre vie. Et le Parc national Nosy Tanihely en est la preuve. Aujourd’hui, il constitue un vrai modèle de cogestion à dupliquer dans les différentes aires protégées du pays. « Le fonctionnement, les investissements et les dépenses relatifs au parc pour son développement sont entièrement supportés par ses ressources propres. Aucun financement venu des bailleurs de fonds ou subvention n’a été reçu par le gestionnaire. Les ressources sont obtenues à partir des droits d’entrée et d’autres services tels que la vente des articles de souvenir, mais aussi des droits de recherche, de la vente de produits ou des services effectués », a expliqué Dr Mamy Rakotoarijaona, directeur général de Madagascar National Parks. 

Après les diverses interventions médiatiques du vice-président de la Commission électorale nationale indépendante, ce fut hier au tour de l'intégralité du bureau du CENI, à commencer par son président, de se présenter à la presse pour tenter d'éteindre l'incendie née dès suite de la révélation de son vice-président. Celui-ci, en fin de semaine dernière, avait révélé l'existence de plus d'un million d'électeurs ayant des numéros identiques sur leurs cartes d'identité. Une annonce qui a fait réagir les différents courants politiques dans le pays, notamment l'opposition qui, se basant sur cette révélation, demande l'annulation de l'élection présidentielle suite à l'annonce faite par la CENI. 

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Editorial

  • Paradigme spécial !
    Les Partenaires techniques et financiers (PTF), délégation de l’Union européenne, France, Royaume Uni, Allemagne, Japon, Corée du Sud, Etats-Unis, Canada englobés dans ce qu’on appelle la Communauté internationale s’interrogent pourquoi la Grande île ne parvient-elle pas à se décoller ! Ils ont adressé à l’intention des dirigeants du pays, des leaders politiques, des intellectuels, de la presse, de l’opinion publique en général, une étrange sinon inédite lettre leur posant la question : « pourquoi Madagascar se trouve-t-il dans de telle situation ? ». Une situation de misère intenable alors que le pays dispose des atouts divers et multiples que certains n’en peuvent pas se permettre d’avoir entre les mains ! En fait, il s’agit concrètement d’une interpellation directe de la Communauté internationale à l’encontre des dirigeants et des responsables à tous les niveaux du pays. Une mise en réflexion de chacun sur la gravité de la situation dans laquelle les…

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