mercredi, 01 juin 2022

La une du 02 juin 2022

Publié dans La Une


Lutte contre les drogues. Les vêtements, chapeaux, accessoires avec le design « feuilles de drogue » sont interdits dans la province de Mahajanga. Selon la déclaration de l’adjoint commissaire de la Police économique, Andriamahazaka Landy, mardi dernier, ces accessoires influent les comportements des jeunes. Ils les incitent à prendre de la drogue. Une sensibilisation a été faite au niveau des commerçants  et les parents. Des sanctions seront infligées aux contrevenants.
 Une décision qui a engendré des discussions interminables au niveau de la communauté.En effet, les  avis divergent. Certains encouragent l’application de cette mesure sur le territoire national. Cependant, elle nécessite une mesure d’accompagnement. « L’interdiction devrait être généralisée. Non seulement, les habits portant ce design mais plusieurs autres comme les housses de téléphone, les  cartables, les sandales et même les colliers et boucles d’oreilles qui sont tous des produits importés. On devrait surveiller la sortie de ces marchandises à la douane », soutient Lalah, enseignant.
Par contre, beaucoup ne sont pas d’accord avec cette décision. C’est un habillement comme tant d’autres marques à travers le monde, mais aussi une culture, comme le jaune, vert, rouge. « On ne peut pas juger quelqu’un avec sa tenue. Tout simplement, il aime le design ou fait partie des amateurs du reggae. Il n’a pas d’autres idées derrières la tête », se plaint notre interlocuteur. Et de poursuivre : « Comme moi, avant même que je sache que c’est une feuille de drogue, j’aimais déjà ce design. J’ai plusieurs modèles sur  pulls, sandales, housse, mais je ne prends pas la drogue. Ce sont tous des articles importés. Cela n’a rien à voir avec le comportement des jeunes. D’ailleurs, la plupart d’entre eux ne savent même pas que ces  feuilles sont de la drogue ».
 Pour rappel, ces  derniers temps, les drogues se propagent dans le pays. Ce sont les jeunes, plus précisément les lycéens, qui sont les  principales cibles des dealers. 
 Anatra R.

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Au cours de ces 5 dernières années, la prise de drogue par injection est en hausse chez les jeunes à Madagascar. Même si aucun chiffre officiel n'est disponible, une société de consommation d’héroïne, entre autres, s’est installée a indiqué le Dr Miarintsoa Andriamiarinarivo, une psychothérapeute et consultante en alcoologie, toxicomanie et relation d’aide en marge de la célébration de la Journée mondiale sans tabac avant-hier. Etant un médecin addictologue et non moins présidente du Centre de cure aro aina (CCAA) à Andravoahangy, elle annoncé que des adolescents de 13 ans se présentent à son cabinet pour se soigner après avoir pris de l’héroïne. Elle a même souligné que sur une vingtaine de consultations par semaine, 80% sont des jeunes dépendants de l’héroïne. Et d’une manière générale, leur âge est compris entre 16 et 21 ans.
En 2021, Lucia Bird, analyste et auteure principale du rapport intitulé « Marées changeantes : l'évolution du commerce illicite des drogues dans l'océan Indien occidental et leur évolution ces dernières années dans cette zone située entre l’Afrique et l’Asie » a déjà lancé une alerte comme quoi le nombre de consommateurs d’héroïne augmente dans la Grande île. « Nous devrions nous pencher sur le phénomène maintenant, avant que le marché de la drogue ne devienne trop important », avait-t-elle insisté. 
Une épidémie évitable
L’héroïne provoque au début un apaisement rapide et une sensation d'extase d’où l’intérêt des jeunes à s’en procurer. Mais quand la consommation devient répétitive, la dépendance s'installe, diminuant ainsi le plaisir intense des débuts. C’est à cet instant que le besoin devient de plus en plus grand tout en dégradant la santé. Heureusement, cette dépendance physique à l’héroïne est évitable et traitable. Auprès du Centre de cure aro aina, en plus d’une thérapie psychologique, des médicaments sont aussi prescrits. « Les usagers qui viennent nous consulter présentent parfois un état de manque. Ils se sentent malades après avoir cessé la consommation de cette drogue addictive. La consultation permet, par la suite, de détecter des maladies à traiter pour les sortir de l’inconfort. Il faut savoir que l’état de manque de ces jeunes consommateurs d’héroïne se caractérise par l’insomnie ou encore des douleurs jusqu’à présenter des fièvres », a indiqué la psychothérapeute.
KR.

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mercredi, 01 juin 2022

Remontada !


Les dirigeants au sommet de l’Etat se démènent sans relâche. Chef de l’Etat et chef de Gouvernement, les deux têtes de l’Exécutif, parcourent monts et vallées, à même au-delà du territoire national, afin de dénicher les voies et les moyens en vue du redressement … rapide du pays. La relance économique exige des issues, des « voies rapides », parce qu’il faut coûte que coûte rattraper le retard, combler les manques à gagner dus, d’une part, à la pandémie de  Covid-19 qui a durement sévi au cours des trois dernières années et la crise causée par la guerre en Ukraine qui plonge le monde, riches et pauvres, dans une situation chaotique, d’autre part.
Madagasikara, bien avant ces crises innommables, pataugeait dans la boue de la misère. Parmi les cinq pays les plus pauvres du monde, le pays supporte « très mal » les impacts de la pandémie et de la guerre en Ukraine. Le tissu économique se désagrège au fil du jour. Les unités de production commerciales, industrielles et artisanales se disloquent péniblement au point d’accroitre le nombre des sans-emploi. Les prix des denrées alimentaires nécessaires au besoin quotidien du peuple flambent. En tout cas, l’inflation provoquée et par la pandémie mondiale et à cause de cette terrible guerre frappe tous les marchés du monde. Le prix du brut (pétrole) sur le marché international grimpe indifféremment. Ce qui provoque inévitablement une hausse à la pompe. Nous en sommes-là justement. Et le peuple s’appauvrit encore plus !
Tout compte fait, il faudra des actions à effet rapide sinon spectaculaire ou inattendu pour renverser le plus vite la tendance. Une « remontada » de nature à sauver la Nation.
Larousse définit ce mot nouveau et tout récent « remontada » crée sur le terrain de football, en ces termes « Remontée de score inattendue permettant à l’équipe qui perd d’emporter la victoire dans un match de football alors qu’il y a un grand écart de points entre les deux équipes ».
Le Premier Ministre multiplie les rencontres. Un jour, Ntsay Christian, le locataire de Mahazoarivo, organise une séance de travail avec l’équipe de la Banque mondiale afin de déterminer les stratégies à mettre en œuvre. Un autre, il réunit les patrons de Compagnies pétrolières afin, évidemment, de trouver le consensus sur l’éventuelle augmentation des prix à la pompe. Un incontournable tournant qu’il faille discuter. Un sujet délicat, hautement sensible voire « inflammable » qu’il faut négocier avec une bonne dose de prudence. D’autres réunions vont s’enchainer. Le tout pour débloquer aussi vite que possible la situation nationale.
Le Chef de l’Etat, Rajoelina Andry, effectue une mission de travail et non de tourisme (svp) à Doubaï et ce pour des contacts de haut niveau dans la stratégie globale de relance … rapide et surtout efficace. Des séances de travail avec de grandes entreprises, multinationales, de la taille du Groupe Al Jaber ou de la Fédération Arabe pour l’économie numérique ont été au programme. La mission a porté déjà ses fruits. Les grands projets présidentiels genre « Tanamasoandro » ou la mise en place du système basé sur le numérique dont entre autres, le métier du digital et l’e-commerce verront concrètement le jour.
La remontada pour la relance rapide n’est pas de l’utopie !
Ndrianaivo

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Dernière ligne droite pour les candidats au concours de textes. Depuis le début du mois de mai, le ministère de la Communication et de la Culture a annoncé l’ouverture d’un concours national de littérature, dans le cadre de la célébration du « Iray volan’ny teny malagasy » (Mois de la langue malagasy). Un événement qui se déroule durant ce mois de juin. Ainsi, le ministère sollicite tous les auteurs mais surtout les jeunes à participer à ce concours. Le ministère a prévu de clôturer la date de remise des textes le 24 mai dernier. Mais en raison de nombreuses demandes, l’organisateur a décidé de prolonger la date jusqu’à demain plus précisément ce vendredi. Rappelons que les candidats auront à leur disposition de nombreux choix pour démontrer leurs talents puisque le concours comprendra diverses catégories telles  les recueils de poésie (Amboaran-tononkalo), la fiction (tantara foronina), des contes (Angano), textes narratifs (lahatsoratra) ou encore un recueil de nouvelles (sombin-tantara). Les sujets qui seront abordés dans chaque écrit porteront sur les programmes du ministère de la Communication et de la Culture. Cela inclut d'éduquer chaque individu à être de bons citoyens. Le ministère prône également à unifier le peuple malgache à travers le programme « Iray ihany isika » pour que l’unité entre Malagasy règne. Et de marquer cette harmonie à travers le « Tagnamaro ».  Sans oublier d’encourager les jeunes à aimer le travail et l'effort.
Scintiller
L'objectif est évidemment  de promouvoir la langue malagasy dans l'écriture ainsi que d’éveiller l'esprit des citoyens  à l'importance de la langue maternelle. Un concours pour non seulement encourager et pousser la nouvelle génération à mieux utiliser la langue malagasy mais qui  vise également à mettre en lumière les talents des jeunes auteurs. En bref, faire rayonner la langue maternelle. Pour ceux désireux de prendre part au concours, Les formulaires d’inscription peuvent être téléchargés à partir de la page facebook officiel  « Ministeran’ny Serasera sy ny Kolontsaina » ou sur le site www.mcc-gov.mg. Par ailleurs, les textes pourront être envoyés par courrier électronique à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ou par message à la page facebook de la MCC ou simplement rapportés directement à la Bibliothèque nationale d'Anosy. Divers grands lots seront distribués aux lauréats dudit concours.
Sitraka Rakotobe

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Les députés seront en séance plénière ce jour afin d’adopter leur nouvel ordre du jour pour les semaines à venir. Parmi les sujets attendus pour être inscrits au calendrier des membres de la Chambre basse figure notamment la proposition de loi déposée par la députée élue à Tsihombe, Masy Goulamaly, relative à l’interruption thérapeutique de la grossesse. Le texte devait être inscrit dans le précédent ordre du jour de Tsimbazaza mais a été retiré par son porteur pour attendre les observations du Gouvernement. Des observations que l’Exécutif a adopté mercredi dernier au cours du dernier Conseil du Gouvernement. Ces observations constituent en quelque sorte le feu vert aux débats à l’hémicycle de l’Assemblée nationale. Sauf surprise, le texte devrait être inscrit à l’ordre du jour. Les travaux de commission au sein de la Chambre basse devraient débuter dans la foulée. Un autre dossier quant à lui semble avoir totalement été oublié. L’opinion attend toujours désespérément le procès des anciens barons des régimes précédents. La haute Cour de justice, dans le désarroi et l’impuissance, ne peut pas lever le petit doigt à cause d’un système qui favorise l’impunité. Le CSI déplore l’existence des blocages quelque part gênant le processus de mise en accusation des crimes économiques et financiers commis par des grosses têtes.
La mise en accusation traine
L’examen des dossiers de mise en accusation d’anciens ministres impliqués dans des affaires de corruption a littéralement été snobé par les députés depuis le début de l’actuelle session. De la décision des députés sur chacun des dossiers dépend en effet l’évolution de celles-ci. Au moins une dizaine de dossiers ont été transmis à l’Assemblée nationale où une commission spéciale de mise en accusation a été mise en place. Cependant, la procédure de mise en accusation a fait du surplace. Lors de la deuxième session ordinaire du Parlement l’an dernier, la commission d’enquête avait affirmé avoir fait sa part du travail. Il ne resterait plus que l’inscription de la présentation des rapports et des propositions de résolution de mise en accusation pour faire avancer les choses. Un palier que les députés rechignent visiblement à franchir, avançant à chaque fois de nouveaux prétextes pour repousser l’inéluctable. Et des petits malins se demandent déjà aujourd’hui quelles nouvelles excuses seront avancées pour ne pas faire avancer les choses.


La Rédaction

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Croissance ralentie. Dans la dernière note de perspectives économiques de Madagascar présentée par la Banque mondiale, hier à Ivandry, l’institution explique que Madagascar doit plus que jamais entreprendre des réformes audacieuses pour accélérer la croissance et renforcer sa résilience. Une façon pour cette dernière de mettre en garde qu’en l’absence de réformes audacieuses, Madagascar aura du mal à se redresser correctement, surtout après avoir subi les impacts de la récente crise sanitaire qui prévaut jusqu’à présent. Selon les études effectuées par l’institution internationale, les conditions de vie restent difficiles pour la grande majorité de la population. Ainsi, plusieurs priorités sont mises en avant comme particulièrement urgentes dans cette note de perspectives économiques, notamment des réformes de la tarification du carburant et de l’électricité. En effet, depuis près de trois ans, le pouvoir maintient le prix à la pompe à coup de subventions. Actuellement, la différence entre le prix réel et le prix affiché par les stations-service est, cependant, de 600 ariary. Pour combler ce gap, l’État a dû décaisser 172 milliards d’ariary en faveur des pétroliers, durant l’exercice fiscal 2020 – 2021, par exemple. Un montant qui dépasse largement le seuil convenu. Un des points sur lesquels les bailleurs de fonds ont toujours été intransigeants. Les subventions pour maintenir inchangé le prix à la pompe pèsent lourd sur les caisses de l’État, pourtant. Afin d’éviter le choc d’une hausse soudaine et brutale du prix du carburant, il a été convenu avec les bailleurs que cette subvention ne dépasse pas les 100 milliards d’ariary. Pour rappel, l’État s’est toujours appliqué à tout mettre en œuvre pour éviter une nouvelle hausse. Dans la Grande île, chaque hausse du prix du carburant est suivie d’une réaction en chaîne et mène à une inflation quasi-généralisée. Entre-temps, le coût du baril de pétrole sur le marché international est passé de 70 dollars en juin 2019, à 110 dollars le mois d’avril 2022. Idah Pswarayi-Riddihough, directrice des opérations de la Banque mondiale pour les Comores, Madagascar, Maurice et Mozambique, lors de la présentation du rapport, insiste pourtant que « C'est une nécessité pour réduire la pauvreté dans les années à venir et d’éviter un retard croissant par rapport aux pays pairs ». Par ailleurs, toujours selon ce dernier rapport de la Banque mondiale, la crise en Ukraine devrait avoir un impact notable sur l’évolution économique à Madagascar, en raison du ralentissement de la demande des partenaires commerciaux et de la hausse des prix du pétrole qui devrait entraîner une détérioration de la balance commerciale et des pressions croissantes sur les finances publiques. Au-delà des facteurs conjoncturels, le déclin de l'investissement privé depuis le début de la crise constituerait un frein supplémentaire pour le potentiel de croissance. Dans ce contexte, la croissance devrait atteindre 4,2% en 2023 et 4,6% en 2024, les contraintes structurelles et une demande extérieure affaiblie faisant obstacle à une reprise plus rapide.  
Hary Rakoto
 

Publié dans Economie


Ces derniers mois, on constate que les agressions contre les personnes albinos surtout des mineurs, sont subitement en recrudescence à Madagascar. Les faits observés au cours de ces deux dernières semaines parlent d’eux-mêmes. La gravité de cette situation d’insécurité est telle que les parents des albinos sont totalement désemparés. En cause, ils n’ont même pas les moyens nécessaires d’assurer la protection de leurs progénitures, ou au moins, les mettre hors de portée des ravisseurs, vu que ces derniers peuvent faire à tout moment leur sale coup. Les albinos vivent ainsi dans la peur, au quotidien. Certains observateurs parlent de souffrances, voire de torture mentale, avec la crainte de devenir à son tour la cible de ces criminels. Les malheureux vivent constamment dans un sentiment d’insécurité totale.
Le dernier fait en date concerne le kidnapping d’une fillette, qui devrait être toutefois en sécurité car elle dormait dans le foyer parental dans une localité du Sud. Un quotidien de la place rapporte alors que les ravisseurs l’avaient empoignée et emmenée de force avec eux alors qu’elle se trouvait encore au lit. Toujours dans le Sud, un petit garçon a réussi à s’échapper des griffes de ses geôliers avec un œil qui pendait hors de son orbite. Les bandits qui l’ont kidnappé étaient déjà à deux doigts de lui arracher l’œil lorsque la victime a eu le réflexe de se débattre pour finalement s’enfuir. Son cas a profondément ému l’opinion après que les ravisseurs avaient enlevé les yeux à cette autre fillette de 12 ans, toujours dans le Sud. Malgré l’état dans lequel les assaillants ont laissé la victime, cette dernière a toutefois survécu à ses horribles plaies. La liste des exemples de ces atrocités envers les membres de la communauté des albinos de Madagascar n’est pas exhaustive.
 L’on rapporte que les attaques et les meurtres macabres impliquent des mutilations et des démembrements basés sur des croyances dangereusement fausses selon lesquelles ces parties du corps peuvent être utilisées dans des rituels pour apporter chance et protection. Là, on peut dire que ce sont surtout les fausses croyances populaires qui sont à l’origine du calvaire des albinos. Ces croyances erronées attribuent des pouvoirs magiques aux albinos. Pour élaborer les potions magiques permettant à leurs clients de connaître le succès professionnel, sentimental ou financier, les sorciers requièrent le sang, les parties intimes, les bras ou les jambes des albinos.
La crédulité de la population ne se limite pas à la préparation des potions magiques. Dans certaines localités, la croyance veut que manger les parties intimes d’un albinos apporte le pouvoir. Au Cameroun, certains pensent que le sang versé d’un albinos arrête un volcan entré en éruption.
Interpellation des Nations unies
Le phénomène a progressivement diminué d’intensité en Afrique, qui semble finalement réaliser ses erreurs du passé. Dans certains pays comme le Malawi, le Burundi, la Tanzanie ou le Mali où les attaques contre les albinos étaient impitoyables, avec un nombre record de victimes, il y a encore quelques années de cela. En cause, les autorités de certaines localités de ces pays africains aidées par les pouvoirs en place et la communauté internationale ont pris une disposition afin de mettre les albinos en lieu sûr. Car on assiste à la mobilisation de communautés religieuses locales, lesquelles ont décidé de créer des centres d’accueil pour les albinos. Il se trouve que, souvent, ces albinos souffrent de la discrimination et surtout l’exclusion dans ces pays. Pire, même leurs proches et autres parents inhumains les rejettent tout simplement. D’où alors la multiplication de ces centres d’accueil dans ces pays du continent noir.
Eu égard à la situation qui prévaut actuellement à Madagascar, la question s’impose donc à propos des albinos dans le pays. Est-ce qu’il existe au moins des mesures de protection des albinos malagasy prises par les différents responsables afin de faire face au danger ou d’un risque d’éventuelle explosion de crimes « racistes » et superstitieux contre eux ? Des associations commencent à y réfléchir mais une action commune avec l’Etat s’avère nécessaire pour que tout soit éradiqué rapidement. Certains proposent donc d’agir comme cette communauté religieuse du Sud-Est du pays qui a décidé de créer un site d’hébergement pour accueillir les enfants jumeaux. Comme les albinos, ces derniers font l’objet de préjugés discriminatoires et de rejet simplement.
Enfin, des experts des droits de l’homme des Nations unies ont exhorté aujourd’hui Madagascar à prendre des mesures immédiates pour protéger les personnes atteintes d’albinisme face à des informations qui font état d’attaques et de meurtres dans le pays.

Publié dans Politique


C’est aujourd’hui que les Barea de Madagascar affrontent les Black stars de Ghana dans le cadre de  la 1ère journée des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2023. Sur place depuis la fin de la semaine dernière avant les joueurs, Nicolas Dupuis, coach des Barea, a été interviewée par les journalistes ghanéens. Les propos de Nicolas Dupuis n’ont pas été du goût de certains fans des Barea de Madagascar notamment concernant l’infime chance de ses protégés de sortir vainqueur de cette confrontation avec  leurs homologues du Ghana. « C’est un peu difficile pour nous de vaincre le Ghana pour multiples raisons. Entre autres le peu d’expérience internationale de certains éléments et l’absence d’au moins quatre cadres de la sélection malagasy » aurait expliqué Nicolas Dupuis aux confrères du pays d’Abedi Pelé. Des propos réalistes peu appréciés par des supporters  obnubilés qui ne pensent qu’à la victoire contre qui que ce soit et quelle que soit la situation.
La qualité et l’expérience  de l’équipe adverse comparées aux vécus de la sélection malagasy ne plaident pas du tout en la faveur de cette dernière. La préparation bâclée suite aux incompétences de l’équipe actuelle de la fédération malagasy, concentrée depuis des mois  à la guerre interne plutôt qu’au développement du football en plus de la mauvaise décision en faisant miroiter à la population footballistique locale à la qualification au 2e tour des éliminatoires au mondial 2022. Ajouter à ces «  fautes lourdes » l’incapacité de la fédération nationale à mobiliser les ressources financières pour organiser un regroupement en Europe avant de rallier le Ghana. Mis à part, ces dérives fédérales, « l’indisponibilité douteuse » de certains éléments, non blessés ou  feignaient de l’être. Des bruits de couloirs affirment que la non-convocation d’untel aurait incité d’autres à refuser la sélection. Si c’est avéré,  il s’agit ni plus ni moins que d’un pur chantage indigne d’un sportif de haut niveau.
C’est dans ce contexte malsain que la sélection malagasy va aborder ses deux premières journées des éliminatoires de la CAN 2023, au Ghana ce jour et à Mahamasina dimanche face à l’Angola. En dépit de tout, Nicolas Dupuis et les joueurs sélectionnés affirment leur volonté  d’arracher des bons résultats. Avec le cœur comme unique arme entre les mains pour défaire ses adversaires, du moins pour le moment, la sélection malagasy se dit prête  à vendre chèrement sa peau. Alefa Barea !
Rata

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Chaotique, la préparation de la sélection malgache de football pour ses prochaines échéances l’aura été. Au moment d’affronter le Ghana à Accra et d’accueillir l’Angola à Antananarivo, dans le cadre des deux premiers jours des éliminatoires de la CAN 2023, les Barea ne se présentent en effet pas dans les conditions les plus optimales. Loin s’en faut. En cause, une préparation complètement ratée, pour nombreuses raisons.
Madagascar, qui avait atteint les quarts de finale pour la première phase finale de son histoire, n’a pas réussi à se qualifier lors de la dernière édition, qui a eu lieu au Cameroun, et s’est fait piteusement éliminé de la qualification pour la Coupe du monde 2022. Pour de nombreux observateurs, au sortir de la non-qualification à la CAN 2021, les Barea auraient dû se focaliser sur les qualifications pour la CAN suivante. La mission confiée à Eric Rabesandratana, éphémère sélectionneur, de qualifier les Barea pour le Mondial 2022, s’est avéré une mauvaise décision. La qualification pour la CAN 2023 et le rajeunissement de la sélection auraient dû être au cœur du projet. Car aujourd’hui, le constat est terrible. A quelques heures de la rencontre avec le Ghana, le sélectionneur Nicolas Dupuis se retrouve obligé de composer du neuf avec du vieux, pour reprendre le dicton. L’absence de plusieurs cadres est également à déplorer. Romain Métanire, Alex Ramalingom, Thomas Fontaine, Fabien Boyer, Marco Ilaimaharitra sont ‘‘out’’ pour ces deux matchs. A ces défections s’ajoutent celles de dernières minutes d’Abel Anicet et de Carolus, rendant la tâche du sélectionneur autrement plus compliquée.
La préparation a surtout été handicapée par la lutte intestine au sein de la Fédération malgache de football. Aucun match de préparation n’a été programmé lors des fenêtres FIFA. Il aura fallu une récente prise de décision de la FIFA, entérinant la désignation du premier vice-président en tant que patron de la FMF, pour que les choses bougent de nouveau dans le bon sens. En cavale ou en exil à l’étranger depuis plusieurs mois, suite à ses démêlés avec la Justice, le président de la Fédération malgache, Raoul Rabekoto, n’est pas exempt de tout reproche. Au lieu de déléguer à défaut de laisser la place, il a préféré tenir le football malgache en otage. Aujourd’hui, au moment d’affronter le Ghana à Accra et d’accueillir l’Angola à Antananarivo, le fait est que les Barea n’ont tout simplement pas eu de préparations. Un regroupement était prévu se dérouler en France depuis le 27 mai mais n’a pas pu avoir lieu faute d’argent au sein de la FMF. « Un problème qui aurait pu être résolu grâce à la prévente des billets pour le match de ce dimanche à Mahamasina », regrette Lova Rasamimanana. Espérons que ce manque de préparation soit contrebalancé par la motivation des joueurs sélectionnés, notamment les joueurs locaux, qui auront à cœur de montrer qu’ils sont prêts à porter haut le flambeau. Si les deux matchs de cette semaine ne sont pas décisifs, ils sont toutefois déterminants pour la suite du parcours des Barea dans ces qualifications. Des mauvais résultats compromettraient sérieusement le rêve d’un retour dans la grand-messe du football africain.
L.A.


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Editorial

  • Le ciel bleu !
    Qui dit que les relations de Madagasikara avec les pays amis traversent une « passe » difficile ! Et cela, à cause, avance-t-on, de la position controversée de la Grande île pour les uns mais légitime pour d'autres, vis-à-vis de la guerre en Ukraine.

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