Dans le cadre de sa politique de modernisation et de transparence, le ministère de l’Economie et des Finances (MEF) a procédé au lancement officiel du Portail Economique et Social de Madagascar (PortES), une plateforme numérique interactive conçue pour centraliser et diffuser des données socioéconomiques actualisées. Cet outil innovant vise à faciliter la prise de décision pour les acteurs publics, les investisseurs privés, ainsi que le monde académique, tout en répondant aux attentes croissantes en matière de transparence. Ainsi, PortES se compose de six rubriques clés : économie nationale, économie régionale, indicateurs de programme, aides publiques au développement, documents cadres, et études et recherches.
Le paysage culinaire malgache s'enrichit d'une étoile brillante. Le chef Lalaina Ravelomanana, après avoir mené l’équipe malagasy à une impressionnante 4ème place lors de la Coupe du monde des traiteurs, a également gagné le Prix du meilleur dessert. Ces succès remarquables lui ont ouvert les portes d'une nouvelle aventure : une invitation tant attendue à participer au Bocuse d'Or 2027, l'un des concours culinaires les plus prestigieux au monde.
Le Bocuse d'Or, souvent considéré comme le Championnat du monde de la gastronomie, est un événement qui attire les meilleurs chefs de chaque continent.
Marc Ravalomanana, leader du Tiako i Madagasikara (TIM), semble avoir fait des accusations son principal axe de communication. Institutions électorales, adversaires politiques, voire alliés supposés, tous sont pointés du doigt comme responsables des revers subis par le TIM. Pourtant, il n'est jamais question d'une remise en question de la stratégie du parti ou de son propre leadership.
En effet, depuis la présidentielle, les législatives et jusqu’aux dernières élections communales et municipales, Ravalomanana n'a eu de cesse de pointer du doigt les institutions, convaincu que ses adversaires et la Commission électorale nationale indépendante, pour ne citer que ceux-là, se sont liguées pour lui barrer la route. Le directeur de cabinet du président de la CENI Fanahimanana Tiaray, dans une interview hier, devait d’ailleurs monter au front pour défendre son institution face aux récentes attaques non fondées de l’ex-Président.
Plus de retard dans la distribution des bourses d'études comme défi.
La gestion des bourses d'études est devenue une priorité essentielle pour le système éducatif à Madagascar. Dans ce contexte, une réunion s'est tenue au centre numérique d'Antaninarenina hier. Cette rencontre visait à établir des solutions durables pour la gestion des bourses étudiantes et à évaluer les progrès réalisés concernant le logiciel « EDUTIC ». Un calendrier a été établi pour le lancement des visites dans chaque université. Ces visites visent à sensibiliser les établissements sur les nouvelles procédures et à assurer une mise en œuvre harmonieuse des solutions proposées. L'accent est mis sur la nécessité d'éviter les retards dans l'attribution des bourses, qui peuvent causer des désagréments aux étudiants. Ce logiciel joue un rôle crucial dans la gestion des parcours étudiants, englobant divers aspects tels que les cours, les notes, les examens et l'assiduité. Lors de la réunion, les participants ont discuté des améliorations nécessaires pour optimiser son utilisation. L'objectif est de garantir une gestion efficace et transparente des bourses, afin de répondre aux besoins des étudiants de manière rapide et fiable. Dans le cadre de cette initiative, le ministère du Développement numérique, des postes et des télécommunications (MNDPT) a fourni 10 ordinateurs au ministère de l'Enseignement supérieur et de la recherche scientifique (MESUPRES). Cette contribution vise à améliorer l'infrastructure technologique nécessaire pour le bon fonctionnement du logiciel EDUTIC. De plus, une offre de connexion sera mise en place pour faciliter l'accès aux ressources numériques.
Corentin Martins, le nouveau coach des Barea, est là. Après avoir attendu patiemment ou impatiemment, selon le cas, le Onze national a finalement son nouvel entraîneur. Le Franco-portugais Corentin Martins signe avec la FMF un contrat de douze mois.
L’opinion publique, en général, les observateurs, en particulier, semblent admettre des réactions positives sur la désignation du nouveau coach. Le cursus étoffé et les riches expériences professionnelles de Corentin Martins. Presque à l’unanimité, on reconnait la légitimité du choix. La FMF a su dénicher, entre tous, l’homme qui mérite en lieu et place qu’il faut. Félicitations !
N’empêche que certaines remarques s’imposent. Corentin Martins aura-t-il entre les mains les atouts sinon les possibilités matérielles de concrétiser les ambitions voulues ? Il doit réussir à surmonter au moins deux écueils.
D’abord, le temps. Avec un contrat de … un an qu’il a signé avec la FMF, Martins aurait-il l’occasion réelle à reconstruire l’édifice et cela afin de parvenir à hisser l’équipe nationale au sommet ? Autrement dit, réussir à qualifier la Grande île pour la Coupe du monde 2026. Pour ce faire, le Franco-portugais, nouveau coach, doit au minimum « rebâtir » les Barea, l’équipe nationale, à sa façon. Mais, une vraie reconstruction nécessite du temps … réglementaire. Le risque d’un travail précipité voire bâclé n’est pas à écarter. En tout cas, c’est un défi qui n’est pas à la portée de tout le monde. Certes, il avait le même topo en Mauritanie. Et qu’il a réussi à renverser la vapeur et remonter la pente. Mais, Mauritanie n’est pas Madagasikara ! Et vice-versa ! A chaque pays sa trajectoire propre qui, à terme, définit son contexte réel. Pour tout dire que quand on est parvenu à faire quelque chose de si important dans un pays donné, il ne l’est pas automatiquement dans un autre. La tâche qui attend le Franco-portugais relève du miracle, de la magie ! Espérons tout de même qu’il puisse faire le nécessaire !
Autre écueil. Corentin Matins n’a, en tout et pour tout, que 60 jours et quelques miettes de temps de préparation pour affronter la Centrafrique et le Ghana. Des pays africains dont les qualités techniques, footballistiquement parlant, ne sont plus à démontrer. Les Barea joueront les 17 et 25 mars, matches de tous les dangers, contre la Centrafrique à l’extérieur et contre le Ghana à domicile. Evidemment, il n’est pas impossible de réussir une telle entreprise. Seulement, il faut admettre que Corentin Martins s’est engagé dans une aventure périlleuse dont la chance de réussite n’est pas à la portée de tout Coach lambda. De toute manière, on n’est pas là pour décourager ce technicien avéré du football. On le souhaite les succès, la réussite !
Il mérite de soulever quelques remarques. Jusqu’à quand Madagasikara pourra-t-il enfin se débarrasser de cette manie de tout faire au dernier moment ? Choisir le dernier moment pour enfin se décider est-il un tare que le pays ne parviendra jamais éviter ! Parfois, on hésite à reconnaitre la qualité technique et professionnelle de certains décideurs. Notre habitude maladive à faire quelque chose à la vitesse d’une charrette à bœufs doit à tout prix changer. La Grande île, le pays du « moramora », n’est plus d’actualité.
Après tout, bienvenue au club !
Ndrianaivo
Les limites du visa touristique clarifiées. De nombreuses personnes ont été victimes de fraudes en raison de la croyance erronée selon laquelle il est possible d'obtenir un visa de travail après avoir d'abord demandé un visa touristique. Cela a conduit à des situations dans lesquelles des individus ont été trompés, volés, et perdu de l'argent. Le ministère du Travail, de l'Emploi et de la Fonction publique a tenu à clarifier la situation concernant l'utilisation des visas pour travailler à l'étranger. Cette note vise à informer le public des conséquences potentielles de telles actions. Le visa touristique est spécifiquement destiné aux personnes souhaitant voyager pour des raisons de loisir. Il ne permet pas d'exercer une activité professionnelle. Les conditions d'obtention de ce visa stipulent clairement qu'il est réservé aux touristes uniquement. En revanche, le visa travailleur est conçu pour ceux qui souhaitent travailler à l'étranger. Ce type de visa est soumis à des exigences spécifiques, y compris la présentation d'un contrat de travail valide. Il est important de noter que le visa touristique, en dépit des fausses promesses et des rumeurs, ne peut pas être converti en visa travailleur une fois à l'étranger. Le ministère a averti que travailler avec un visa touristique peut entraîner des sanctions sévères. Les individus peuvent faire face à des peines de prison s’ils sont pris en train de travailler illégalement. Des amendes peuvent également être imposées à l'arrivée dans le pays étranger.
Investissement crucial pour une force de sécurité moderne et efficace. Du 27 au 31 janvier derniers, le Service de sécurité intérieure (SSI) a organisé une formation à la collecte et à l'analyse du renseignement opérationnel. Cette formation a bénéficié à un groupe de 10 policiers et 10 gendarmes affectés à des services spécialisés. Animée par un expert formateur du Service Départemental de Renseignement Territorial (SDRT) du Puy-de-Dôme, la session a couvert une variété de sujets importants. Parmi ceux-ci figuraient la prévention des troubles à l'ordre public, la radicalisation et l'économie souterraine. Au cours de la formation, les participants ont participé à des ateliers et des exercices pratiques, renforçant leurs capacités dans la collecte et l'analyse d'informations. La session a également permis de partager les meilleures pratiques et d'échanger des connaissances entre les Forces de l'ordre. Cette formation fait partie d'un cycle de formations régulières organisées par le SSI dans le but d'améliorer les capacités des forces de sécurité et de leur permettre de répondre efficacement aux défis émergents en matière de sécurité. En plus de renforcer les compétences techniques des participants, la formation a également contribué à consolider les liens de coopération entre la Police et la Gendarmerie. Cette collaboration est essentielle pour garantir une réponse coordonnée et efficace aux menaces à la sécurité nationale.
Vente aux enchères de 296 voitures à Toamasina. De « véhicules prohibés » en pièces détachées. Une vente aux enchères est prévue au port de Toamasina le lundi 17 février 2025. Cet événement concerne un total de 296 voitures qui ont été importées à Madagascar, mais qui ne respectent pas les normes de qualité exigées par la loi. Ces véhicules sont classés comme des véhicules prohibés. Les voitures mises aux enchères seront réparties en quatre catégories. Chaque catégorie sera définie par des critères spécifiques, permettant ainsi une meilleure organisation de la vente. Avant leur sortie du port de Toamasina, ces véhicules devront être détruits pour en extraire des pièces détachées et des ferrailles. Cette vente aux enchères s'adresse ainsi principalement aux entreprises œuvrant dans les domaines de la métallurgie, de la sidérurgie, ou encore de la vente de pièces automobiles. Ces secteurs sont particulièrement concernés par l'acquisition de pièces détachées et de matériaux recyclables. Il est important de noter que le coût de cette opération de destruction sera à la charge de l'acheteur. Cela implique que les entreprises intéressées doivent prendre en compte ces frais dans leur budget. La liste des lots ainsi que les prix associés seront disponibles pour consultation. Les personnes intéressées par cette vente aux enchères pourront accéder à ces informations via le site Internet de la Douane alagasy. Cela permettra aux potentiels acheteurs de se préparer adéquatement avant la vente.
Clôture de la mission du FMI à Madagascar. La mission spéciale du Fonds monétaire international (FMI) à Madagascar, s'est achevée hier. L'équipe a présenté son rapport à la ministre de l'Économie et des Finances, Rindra Hasimbelo Rabarinirinarison, et à ses collègues. Selon le rapport, le travail de la mission s'est concentré sur l'examen de la bonne gouvernance et de la lutte contre la corruption. Ce volet s'aligne pleinement avec le troisième pilier de la Politique générale du Gouvernement. Le FMI a salué les efforts accomplis par Madagascar dans ces domaines et encouragé les autorités à poursuivre sur cette voie. De nombreuses améliorations doivent encore être apportées, notamment dans l'utilisation des systèmes informatiques et la digitalisation de l’Administration. La mission a également souligné l'importance de publier un rapport contenant des recommandations adaptées à la situation de Madagascar d'ici la fin du troisième trimestre de cette année. Ce rapport contribuera à la décision du FMI sur la situation et la note de Madagascar au sein de l'institution. Toutefois, le FMI a réitéré son engagement à soutenir Madagascar dans ses efforts de développement économique et social. La poursuite de la bonne gouvernance et de la lutte contre la corruption restent des éléments essentiels pour assurer la reprise économique et améliorer les conditions de vie de la population malagasy.
La machine est en marche. Après la concertation nationale pour la transformation agricole de Madagascar tenu il y a quelques jours dans la capitale, une autre étape est franchie pour l’atteinte de l’objectif final d’autosuffisance alimentaire. Hier, dans la Commune de Tanambe, District d’Amparafaravola, Région Alaotra-Mangoro, le Président Andry Rajoelina a concrétisé l’une des actions phares de son projet. Lors de sa visite, il a procédé à la distribution de semences de riz hybride et d’engrais.
Cette initiative vise à moderniser les techniques de culture et améliorer la production de riz. Le choix de la Région Alaotra-Mangoro pour le lancement de cette initiative n’est pas anodin. Cette zone, considérée comme le grenier à riz de Madagascar, a été identifiée comme un point de départ stratégique pour ce projet ambitieux.
En effet, ce ne sont pas moins de 1.400 cultivateurs du District d’Amparafaravola qui bénéficieront directement de cette aide. A travers la distribution de semences de riz hybride de 25 kg/ha et d’engrais MPK (350 kg/ha pour les exploitations d’un hectare), le Gouvernement entend booster les rendements agricoles tout en répondant aux défis posés par le changement climatique.
« Nous, les agriculteurs, sommes très heureux de cette aide. Cela va nous permettre d’augmenter nos rendements », ont exprimé les bénéficiaires de cette distribution. Une satisfaction légitime, car le riz hybride, contrairement au riz traditionnel, présente l’avantage de pouvoir être récolté en seulement 90 à 110 jours, contre 160 jours pour le riz classique. Cette rapidité est un atout majeur face aux incertitudes climatiques.
Le projet ne se limite pas à la distribution de semences et d’engrais. Il prévoit également des formations pour les agriculteurs afin de leur permettre de maximiser les rendements. De plus, les équipements nécessaires à la modernisation de la production, tels que les usines de production d’engrais, les tracteurs, les moissonneuses-batteuses et les décortiqueuses, seront bientôt mis à disposition. Le Président Andry Rajoelina rappelle qu’un financement de 250 millions de dollars est déjà disponible dans le cadre du projet Riz+ et que des barrages seront construits là où cela s’avère nécessaire.
Dans son discours, le Président Rajoelina a mis l’accent sur l’importance de l’agriculture dans la lutte contre la pauvreté. « Les agriculteurs sont l’un des leviers essentiels pour sortir de la pauvreté », a-t-il souligné. Il a ajouté que le projet de riz hybride vise à augmenter les rendements, et ce, pour chaque hectare cultivé. Les résultats des tests effectués montrent déjà une production prometteuse, avec des rendements qui pourraient passer de 3-4 tonnes par hectare à 10 tonnes.
Ce projet, qui sera étendu à 12 régions du pays, s’inscrit dans une vision de long terme pour l’agriculture malgache. L’objectif final est de réduire les pertes post-récolte et de faire en sorte que Madagascar devienne un modèle en matière de production rizicole en Afrique. Il s’agit là d’un pas décisif vers la transformation du secteur agricole, un secteur qui, jusqu’à présent, n’a pas suffisamment bénéficié d’innovation.
L.A.
Cyria Olivine Temagnombe, couronnée Miss Madagascar 2024, s'apprête à représenter son pays au prestigieux concours Miss Monde 2025. Agée de 22 ans et originaire de la Région d'Androy, cette étudiante en gestion mesure 1,73 m et se distingue par son engagement envers une cause qui lui tient particulièrement à cœur. Il s’agit de la protection des enfants atteints d'albinisme.
Lors d'une rencontre récente, Cyria, accompagnée de Christelle Stefano Rakotoniaina, CEO de Miss Madagascar, et de Josvah Maheny, vice-président de l'association Albinos Madagascar, a partagé son projet novateur. Cette initiative, développée en collaboration avec la Miss Anôsy, a été récompensée par le challenge « Beauty with a Purpose », un prix qui met en avant les actions ayant un impact significatif sur des problématiques sociales.
Cyria incarne une force tranquille, affirmant que son moral d'acier est l'une de ses plus grandes qualités, essentielle pour faire face aux défis inhérents à sa préparation pour le concours Miss Monde. Entre la rigueur de l’entraînement, la pression médiatique et les attentes des supporters, le fait de maintenir une attitude positive et résiliente est crucial. Elle sait que sa simplicité, combinée à cette force intérieure, constitue une stratégie gagnante sur la scène internationale. Pour son passage au concours, Cyria sera vêtue par la styliste Olyh, récemment récompensée au challenge « World Designer » avec la Miss Menabe. Avec un tel soutien créatif, les attentes sont élevées quant à sa performance. Au-delà de la compétition, Cyria Olivine Temagnombe incarne une beauté engagée, désireuse d'initier des changements positifs pour les enfants albinos à Madagascar. Son rôle de porte-parole est crucial, car elle souhaite éveiller les consciences sur les défis que rencontrent ces enfants dans leur quotidien.
A travers son parcours, Cyria aspire non seulement à briller sur la scène internationale, mais également à semer les graines d'un changement durable pour une cause qui lui est chère. Sa voix, à la fois douce et puissante, résonnera sans aucun doute au-delà des frontières, faisant d'elle une ambassadrice inspirante pour tous ceux qui luttent contre les préjugés et l'injustice. La route vers Miss Monde est semée d'embûches, mais avec détermination et passion, Cyria est prête à relever le défi et à faire entendre la voix des enfants albinos de la Grande île.
Si.R