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LA UNE DU 25 JUIN 2022

Publié le vendredi, 24 juin 2022


Après les huitièmes de finale pleins de surprises, les quarts en promettent encore pour cette fin de semaine à la Telma Coupe de Madagascar.
Le club champion de Madagascar en titre était déjà sorti de la compétition pour une équipe considérée comme « outsider ».  Les tirages au sort ont eu lieu cette semaine au campus Telma, premier partenaire du football et du sport malagasy en général.
Le CFFA Andoharanofotsy, champion en titre et tombeur du COSFA par forfait en seizième de finale ne disputera pas donc les quarts de finale de la coupe nationale.
 Fosa Juniors trouvera l’AJESAIA. Une finale avant l’heure qui vient de sonner car c’est l’ultime chance pour les Fosa de ne pas faire chou blanc cette saison. Il en est de même pour l’AJESAIA Bongolava, malheureux finaliste du championnat de Madagascar Orange Pro League.
Fosa Juniors a validé son ticket pour les quarts de finale sans se battre car son adversaire, le TAM Port Berger, n’a pas fait le déplacement pour disputer le match en entrainant son forfait de la compétition.
Les Oranges trouveront le petit poucet de la Pro League le JFC Atsimo Andrefana chez eux ce samedi 25 juin. Elgeco Plus n’a pas forcé face à USCAF Pro Analamanga sur sa pelouse en remportant la victoire par 2 buts à 0.
Le JFC Toliara de Franklin Andriamanarivo a fait l’essentiel (1-0) face à l’AS COMATO Atsimo Andrefana au stade Maitre Kira.
L’AS Fanalamanga trouvera l’os au stade Elgeco Plus ce vendredi 24 juin pour le match d’ouverture de ces quarts de finale. La formation d’Alaotra Mangoro croisera Eden Sport Boeny, le tombeur de CFFA à Mahajanga.  Enfin, Disciples FC défiera l’AS ST Analamanga.
Elias Fanomezantsoa


Pas de décision unilatérale. A l’issue d’une réunion qui s’est tenue en début de cette semaine, les propriétaires de « taxi-be » ont décidé d’appliquer une hausse du frais de transport à 1.000 ariary à partir du mois de juillet prochain. Cependant, la révision à la hausse du tarif nécessite encore la validation des autres acteurs œuvrant dans ce secteur, en l’occurrence le ministère des Transports et de la Météorologie ainsi que l’Agence des transports terrestres (ATT). Sur ce, l’Union des coopératives de transport urbain (UCTU) attend une rencontre avec ces deux institutions afin de trouver un accord commun. D’ailleurs, ce tarif de 1.000 ariary ne convient  pas au pouvoir d’achat des consommateurs. Ils sont encore confrontés à une crise économique et sociale.
Afin d’alléger les charges des transporteurs, la Préfecture de police d’Antananarivo a déjà autorisé l’utilisation des strapontins dans les bus exerçant à Antananarivo. Pour les véhicules de type Sprinter, ils ont droit de transporter cinq passagers par banquet. Pour les autres modèles de minibus, on aura 4 personnes par rangée. Cette mesure a également été prise afin de lutter contre l’insécurité qui mine la Capitale actuellement. En effet, de longues files d’attente ou des bousculades sont constatés devant les arrêts-bus tous les soirs. Les kidnappeurs ou les pickpockets en profitent. En augmentant la capacité d’accueil autorisée pour chaque véhicule, l’attroupement au niveau des arrêts-bus diminue.
En revanche, le respect des barrières sanitaires dans les véhicules de transport en commun est toujours de rigueur, en particulier le port du masque. Les chauffeurs et leurs aides doivent porter un masque et une visière de protection. Le contrôle sera strict autant que les sanctions, malgré la revendication des transporteurs. En rappel, le nombre de places a été limité à 4 par banquet depuis le début de la pandémie de Covid-19 en mars 2020.


Anatra R.


La une du 24 juin 2022

Publié le jeudi, 23 juin 2022


Il était environ 10h du matin hier lorsqu’une vision horrible, liée à un accident de la route, s’était offerte aux usagers au fasan’ny Karana à Anosizato. Le corps sans vie et baignant dans une mare de sang d’un motocycliste gisait au milieu de la circulation plutôt dense à l’endroit. Par ailleurs, son passager, un homme encore dans la force de l’âge, a survécu au terrible accident, quoiqu’ ayant souffert de quelques blessures. Ce dernier a dû être évacué d’urgence à l’HJRA. Le deux-roues a souffert des différents chocs qu’il est rendu inutilisable.
Les faits. Le scootériste, qui faisait route vers Ankadimbahoaka, était sur le point de doubler un camion qui était devant lui lorsqu’un autre camion roulant en direction du nord a brusquement surgi en face de lui. Du coup, le pilote a dû se rabattre sur le côté, manœuvre qui n’avait pour effet que l’envoyer valdinguer sous le mastodonte lequel il a essayé de dépasser. Le résultat fut effroyable et le sang a giclé. C’était le scootériste qui fut la première victime : son corps dont son crâne passait directement sous les roues du camion, qui n’aurait pu s’immobiliser que quelques mètres plus loin. Le port d’un casque était loin d’être salutaire au malheureux.
Le fait qu’il crachinait hier matin, n’a fait qu’aggraver les choses. La chaussée fut significativement rendue glissante. A tout cela devait s’ajouter la vitesse à laquelle le deux-roues fut lancé. “Le motocycliste et son passager seraient amis. Ils étaient visiblement empressés d’arriver à leur rendez-vous du côté d’Anosibe. C’est cet empressement du conducteur pour arriver à l’heure qui lui aurait poussé à adopter une conduite risquée dont cette tentative de dépassement”, explique une source.
Le drame a occasionné un ralentissement de la circulation à l’endroit tandis que la Brigade des accidents (BAC) de la Police à Tsaralalàna y a dépêché une équipe sur place pour un constat. Il a également fallu renforcer l’équipe des Forces de l’ordre, de crainte que le conducteur du poids lourd essuie une éventuelle colère des passants, très nombreux à s’attrouper à l’endroit.
A propos, le chauffeur routier en cause a été emmené dans les locaux de ce service de Police chargé d’enquêter sur ce genre d’accident et où il a été placé en garde à vue.
F.R.

 

Agenda du week-end

Publié le jeudi, 23 juin 2022

Vendredi 24 juin
Stéphanie
L’interprète de « Mila Fitiavana  » est toujours présente autant sur les grandes que les petites scènes. Cette fois-ci, Stéphanie invite les noctambules du quartier populaire d’Ambohipo pour une soirée qui s’annonce chaude en cette saison d’hiver. Elle sera dans la salle de cabaret de Jao’s Pub à partir de 21h. Encore une fois, avec sa jolie frimousse et bien sûr son talent, elle fera danser tous ceux qui décideront de passer un vendredi « joli » du côté du centre-ville. La chanteuse et ses musiciens, ornés par de talentueuses danseuses, feront sans doute vibrer l’estrade du Jao’S Pub avec des chansons rythmées. Bref, Stéphanie se dévoilera sous toutes les coutures.
Tovo J’Hay
Ce soir encore, les retrouvailles avec Tovo J’Hay sentiront sûrement la nostalgie et l’objectif est de faire revivre les beaux moments du passé durant quelques tours d’horloge. Ainsi, avec ce grand artiste, l’ambiance promet d’être chaude et le chanteur lui-même avoue être prêt à passer un moment inoubliable avec ses fans. Comme à l’accoutumée, de nombreuses chansons comme « Teny mamy », « Angolanao», « D’efa tia »,… seront au menu durant cette soirée qui commencera à partir de 20 h au CR8 By-pass, espace Iriantsoa. Bref, que des chansons d’amour comme les groupies les aiment. Des séquences acoustiques vont être également mises en exergue pour mieux fredonner à cœur avec le public, mais des morceaux rythmés pour faire durer l’ambiance seront aussi attendus.
Belahy
Malgré ses rares apparitions publiques, ce grand spécialiste des chansons à texte répond toujours présent dès que l’occasion se présente. A la fois auteur-compositeur, interprète et guitariste, Belahy se sent encore capable d'émerveiller l'assistance à chaque prestation. Se produisant souvent en solo avec sa voix et sa guitare - son instrument de prédilection - l’artiste aux multiples inspirations reste une référence en matière d'animation en version cabaret programmée dans des salles. Ce soir, à partir de 19h 30, il sera au restaurant Le Zoma à Faravohitra pour une soirée acoustique « Vazo miteny ».
Big MJ
La super vedette du District d'Antalaha, Big MJ, propose une nouvelle soirée dénommée « Réveillon de l’indépendance » au Bonara Be, 67 Ha ce soir à partir de 21h. Promettant une chaude ambiance à ses fidèles fans, le chanteur et son groupe vont partager le meilleur d'eux-mêmes par le biais d'un répertoire varié, allant du « salegy » au sega, en passant par la biguine, le slow, l'« antosy », le « malesa », le « bawejy »,... Rejoignez la piste pour vous éclater avec les morceaux populaires comme « Atero amin’ny babany », « Tsy mila », « Aminao foty niany ».
Iraimbilanja
L’infatigable groupe de rock Iraimbilanja remet au couvert son fameux show intitulé « Arendrina ». Cette fois-ci, ce sera sur la scène du SK Mandriambero que Niry et ses compères vont donner le tempo. Avec ses 37  années d’expérience en matière d’animation, le groupe Iraimbilanja promet toujours de réaliser des prestations exceptionnelles, à la hauteur de l’attente du public. Les premières notes se retentiront à 20h. Ce sera encore une autre occasion de revivre en « live » les tubes à base de rock et de slow qui ont marqué l'épopée d'Iraimbilanja durant de longues années. Citons entre autres « Mosoara», « Tanin-dolo », « Alitara », « Tsindry mandry ».
Samedi 25 juin
Oladad
En cette célébration du retour de l’indépendance, de nombreuses salles de cabaret et de restaurant organisent une soirée après le lancement des feux d’artifices. Pour sa part, le restaurant Les Cygnes sis à Mandrosoa-Ivato invite le groupe Oladad pour animer les lieux. Ainsi, ce groupe originaire de la province de Fianarantsoa allumera la scène du restaurant Les Cygnes demain à partir de 20 h. Les noctambules résidant aux alentours d’Ivato et Talatamaty sont avertis.
« Ndao hanal’azy »
« Ndao hanal’azy» est un événement programmant diverses animations et activités dédiées aux jeunes et tous ceux qui aiment s’amuser durant cette fête de l’indépendance. Le rendez-vous sera donné au Cask Pk0 Antanimena, demain à partir de 18 h. Cet événement se démarque par des animations en continue qui promettent de réjouir les amateurs de musique urbaine. Madmax, Nael, Malm ainsi que Wada &Yoongs se partageront la scène du Cask Pk0, Cette fête s’annonce enivrante.
Mr Sayda
L’interprète du nouveau tube « Voay » qui cartonne dans les stations radio et les réseaux sociaux ne chôme pas. Après avoir donné de l’ambiance au public de Maevatanàna, Mr Sayda sera l’affiche de l’Ibiza Club, Antaninarenina demain soir vers 21h pour un show digne d’un réveillon de l’indépendance. Un rendez-vous à ne pas rater sous aucun prétexte pour ceux qui ne l’ont jamais vu à l’œuvre, surtout les fans qui se trouvent dans cette zone. Au programme, les tubes tels que « Tia anao aho », « Vokatry ny foko », « Tara loatra », ou encore son nouveau titre « Ampianaro aho » seront fredonner à haute voix dans la salle. Une soirée « roots » et de variété qui promet d’être mémorable et chaude en cette période hivernale.
Si.R

 
Ça va se faire. L'autoroute entre Antananarivo la Capitale malagasy et Toamasina, sur la côte est, est loin d'être une illusion mais bien quelque chose de réelle. Tout va dans ce sens. La conclusion du contrat entre l'Etat malagasy et la société chargée de la réalisation de l'autoroute Antananarivo-Toamasina, est imminente. C'est ce qu'indique le ministre des Travaux publics, Jerry Hatrefindrazana. La finalisation du contrat est attendue pour ce mois de juillet affirme en effet le ministre au cours d'un entretien hier.
De hauts responsables de la société égyptienne de BTP choisie pour la réalisation de l'autoroute sont par ailleurs actuellement dans nos murs, informe le ministre. Une visite qui fait suite à celle d’une délégation malagasy dirigée par le ministre des Travaux publics en Egypte le mois dernier pour évaluer ses capacités en matière de construction d'infrastructures routières et autoroutières.
La ministre de l'Economie et des Finances, Rindra Hasimbelo Rabarinirinarison, souligne que le projet de loi de finances rectificative (PLFR) 2022 consacre un budget à la réalisation de l'autoroute. L'Etat va en effet prendre en charge la réalisation d'un tiers des 260 kilomètres d'autoroute à quatre voies prévus. Cette partie des travaux sera réalisée d'ici le mois de juillet 2023, réitère le ministre des Travaux publics.
Les travaux de l’autoroute Tana -Toamasina devront être achevés en quatre ans. Les premiers coups de pelle sont attendus trois mois environ après la finalisation du contrat, le temps pour l'entreprise adjudicataire du marché d'installer notamment les bases vie et de transférer le matériel nécessaire sur place.
Rn2
Cette autoroute accélérera l'acheminement de la plupart des biens et des produits entre le port de Toamasina et la Capitale malagasy. De presque 10 heures sur la Route nationale 2, le trajet devrait être divisé par trois sur l'autoroute Antananarivo-Toamasina. En attendant, la RN2 justement ne sera pas laissée de côté.
L'état de délabrement avancé de certains tronçons de route sur cet axe, contribue justement à rallonger la durée du trajet entre les deux grandes villes que sont Antananarivo et Toamasina. Le ministre indique que son département s'est attelé dernièrement à opérer des réfections des points noirs entre Andasibe et Toamasina. Selon les explications, les points noirs entre Andasibe et Antananarivo seront traités à partir du mois de juillet.
Le financement pour ces travaux est déjà acquis et les appels d'offres restreints, car les travaux sont considérés comme urgents lesquels seront lancés sous peu. Un programme plus important visant au recouvrement de bitume de toute la RN2 est prévu d'ici quelques mois. L'objectif est que les travaux soient terminés avant l'arrivée de la saison de pluie.

Recueillis par L.A.

A soixante-deux ans !

Publié le jeudi, 23 juin 2022

Le pays s’apprête à célébrer la Fête nationale marquant le retour à l’indépendance. A l’occasion des « soixante-deux ans » de souveraineté nationale, soixante-quatre pour la République, nuance, le comité d’organisation promet des cérémonies exceptionnelles. En effet, après les deux ans de contrainte du minimum due au diktat de la pandémie, le pays tente de se rattraper. Un programme alléchant, riche en jouissances populaires, est établi aussi bien dans la Capitale que dans les 23 Régions du pays. A Tanà, deux évènements marquent le clou de la Fête : les feux d’artifice à Anosy et le grand défilé des Forces armées de la République au stade Barea à Mahamasina. Grandioses, solennelles et dignes, tels peuvent être les qualificatifs qui prévalent à l’endroit des cérémonies.
 A soixante-deux ans d’âge du retour à la souveraineté nationale, des questions pertinentes reviennent toujours à l’esprit jusqu’à hanter l’intérieur de chacun. Entre autres, « où en sommes-nous exactement ? ». « En termes concrets, qu’avons-nous fait de ces six décennies d’indépendance ? ». « Avons-nous un programme sérieux capable de renverser la tendance ? ».
Evidemment, les réponses varient selon l’angle de vue où l’on se campe. Du côté de l’Opposition, plus exactement des détracteurs, on n’a affaire qu’à des éreinteurs qui torpillent des boulets rouges au régime en place sans la moindre proposition en échange. Selon eux, le pays vire au cauchemar, dans la déliquescence totale. Il n’y a que morbidité ! Ils ignorent complètement les efforts fournis.
Pour la majorité au pouvoir, le pays est en difficulté, certes, mais qu’à cela ne tienne. On ne se laisse pas bloqué par les difficultés. De grands chantiers démarrent, entre autres, les réhabilitations des axes routiers stratégiques. Des infrastructures respectant les normes, « manara-penitra », se font ériger un peu partout à travers la Grande île dont des établissements scolaires, des centres de soins de base (CSB 2), etc. Selon les termes du Chef de l’Etat Rajoelina, en personne, le régime Orange est en train de rattraper les retards accumulés par des dizaines d’années auparavant.
A soixante-deux ans d’âge, où en est-on exactement ? Le bilan, en cours de route, mi-figue mi-raisin, ne permet pas d’établir une situation exacte. Dire que rien n’est fait dans le pays relève d’un acte de mauvaise foi ! Mais, consentir que le pays avance vers le développement traduit quand même un geste de naïveté ou d’allégeance aveugle !
Il faut reconnaitre en toute franchise que les choses commencent à bouger à Madagasikara. Ecoles, hôpitaux, routes, nouvelles villes et bien d’autres, selon les normes requises, enrichissent le tableau des faits accomplis.
Cependant, il nous faut une bonne dose d’humilité d’admettre que sur le plan d’ensemble, Madagasikara se trouve en ce moment précis dans une situation compliquée. Par rapport à une certaine époque, le pays recule ! Les performances économiques laissent à désirer à tel point que la pauvreté rampe et atteigne des proportions … inhumaines. L’insécurité dans tous ces états règne partout. De l’insécurité sociale à l’insécurité alimentaire, la population subit le malheur de l’existence. A tout cela s’ajoute le regain en puissance de l’impunité, de la corruption, etc.
Certes, des actes concrets ont été accomplis mais beaucoup restent à faire.
Ndrianaivo
 



Dialogue public-privé. Pour promouvoir davantage les investissements dans le secteur de l’énergie renouvelable, l’Economic Development Board Madagascar, en collaboration avec le ministère de l’Energie avec l’appui du GIZ dans le cadre du projet PERER, ambitionne d’améliorer les mesures incitatives pour attirer les opérateurs du secteur privé à injecter des fonds dans le secteur de l’énergie renouvelable. En effet, l’intégration des énergies renouvelables dans les systèmes électriques est de plus en plus incontournable pour les pays fortement dépendants des énergies fossiles comme les îles du sud-ouest de l’océan Indien. Par le coût écologique et économique des combustibles fossiles, ces pays se doivent d’accélérer la transition énergétique et de miser davantage sur les énergies durables. Non sans mal. Par ailleurs, si les îles voisines, en matière de transition énergétique, sont beaucoup plus engagées dans des projets de diverses envergures en matière de solaire, d’éolienne, de biomasse, de géothermie ou encore d’énergie marine, Madagascar privilégie davantage l’hydroélectricité en raison de son potentiel important dans ce domaine : les cours d’eau exploitables dans le pays affichent un potentiel de près de 7,8 Gigawatts. De quoi couvrir l’ensemble des besoins de Madagascar, voire au-delà. Cependant, afin de préserver ce potentiel, la Grande île devra faire de la lutte contre le changement climatique une priorité.
Problématique
Ainsi, le dialogue public-privé qui s’est tenu récemment a été précédé d’une réunion du secteur privé qui a permis d’identifier les problématiques rencontrées par les opérateurs ainsi que les pistes de solution et de confirmer les engagements en contrepartie de la mise en place des mesures incitatives. Sur la base des problématiques et des propositions du secteur privé, une réunion public-public a été organisée afin d’aligner la position et les engagements de l’administration avant la rencontre public-privé. A l’issue de ces deux premières consultations, des points de convergence et des points de divergence ont été identifiés et ont conduit à la tenue du dialogue public-privé proprement dit avec des objectifs comme les précisions sur les points de convergence et ont défini un plan d’action pour la mise en œuvre des décisions, les débats sur les points en suspens et/ ou de divergence et un plan d’action de mise en œuvre des décisions. A l’issue des échanges, des résolutions ont été identifiées par rapport à la vulgarisation des mesures incitatives et de la facilitation des procédures comme la mise en place d’un site web dédié à l’énergie renouvelable. A cela s’ajoutent la diffusion des procédures sur les mesures fiscales et douanières, la mise en place d’un guichet unique pour l’énergie renouvelable, la mise à jour de la liste des équipements et matériels bénéficiant d’exonération ou encore la formation des transitaires sur les mesures incitatives ainsi que sur l’accès au financement. De façon unanime, les participants ont reconnu la pertinence des points échangés et des résultats obtenus. Un comité de suivi a été mis en place et a immédiatement planifié les prochaines étapes à réaliser pour concrétiser les résolutions.
Hary Rakoto



Cinq (5) ans de contrat social. Depuis 2016, 13.474 ménages ont bénéficié des deux programmes inscrits dans le cadre du projet « Filets sociaux de sécurité » (FSS) dans la Région de Haute-Matsiatra. Particulièrement, dans le District d’Isandra, 6.786 familles issues de 8 Communes et réparties dans 92 Fokontany ont participé au programme « Asa Avotra Mirindra » ou « Filets sociaux productifs (FSP), connu aussi sous le nom d’« Argent contre travail ». Par ailleurs, 6.688 ménages du District d’Ambohimahasoa ont profité du programme « Vatsin’Ankohonana » ou Transfert monétaire pour le développement humain (TMDH). 5 ans après, leur résilience à sortir de l’extrême pauvreté a porté ses fruits. Ainsi, au cours de ces deux derniers jours, ils ont exposé leurs récoltes et produits dans le cadre d’une foire appelée « Mampiray », conformément à l’esprit de la stratégie de protection sociale. Cela a été également l’occasion de se préparer à une mise en relation avec les autres partenaires potentiels pour une autonomie financière. Razafimahatratra, un père de famille âgé d’une trentaine d’années et originaire d’Ikando, District d’Isandra, autrefois en très grande difficulté, retrouve enfin une stabilité financière. « Je possède actuellement ma propre maison, mes propres cheptels et cela grâce à ma contribution au programme "Filets sociaux productifs" », a-t-il témoigné.
Le ministère de La Population, de la Protection sociale et de la Promotion de la femme, dans sa mission de coordination, se réjouit des résultats dudit projet FSS financé par la Banque mondiale et coordonné par le Fonds d’intervention pour le développement (FID). « Les représentants d'environ 160.000 familles ont enduré de dures épreuves. Ils ont réussi à améliorer leurs conditions de vie, tant sur le plan social qu'économique, et cela grâce à l'aide sociale du Gouvernement malagasy. Ils ont pu enseigner leurs enfants et les soigner régulièrement. Nous constatons également que les droits de la femme sont respectés, loin de la violence. Mieux encore, les ménages consomment des aliments nutritifs et peuvent maintenant emprunter de l'argent à travers la plateforme "Voamami " ou encore améliorer leurs moyens de subsistance grâce aux formations et autres soutiens liés à la protection sociale », a souligné Miarisoa Patricia Rakotonirina, secrétaire générale du ministère de la Population et de la Protection sociale, dans son discours en margé de la cérémonie d’inauguration de la foire « Mampiray » qui s’est déroulée à Fianarantsoa. 
Bilan positif
Le projet FSS est actuellement mis en œuvre dans 14 Régions de Madagascar dont celle de Haute-Matsiatra. D’après une enquête réalisée à Isandra, Manakara sud, Vatomandry et Ankazoabo, 80 % des ménages ont constaté une amélioration de leur revenu durant ces 12 derniers mois.  Si moins de la moitié des ménages (44 %) pratiquent au moins une activité non agricole, la plupart d’entre eux sont arrivés à développer des sources de revenu à travers la vente de produits agricoles, de produits d’élevage ou encore le commerce et l'artisanat. Mais en général, 53 % des bénéficiaires dudit projet ont pu retrouver leur situation d'avant. Il faut aussi rappeler que la stratégie nationale de protection sociale pour la période 2019-2023 prévoit que 15 % des ménages en situation d'extrême pauvreté bénéficieront d'une couverture de protection sociale efficace d'ici 5 ans. Plus précisément, dans un an, les autorités s'attendent à ce que 11,50 % de ceux en situation d'extrême pauvreté, soit 574.000 ménages, recevront des transferts monétaires réguliers.
K.R.


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Editorial

  • Sur la braise !
    La vie reprend son cours. Une reprise difficile pour certains. Sur le chaudron voire sur la poudrière pour d’autres. En tout cas, c’est la galère dans l’ensemble !Dès le lendemain, sans faute, de la date de la célébration de la Fête nationale, les vicissitudes des délestages reviennent au galop. Les coupures d’eau, du matin jusqu’au beau milieu de l’après-midi gâche les travaux de la vie quotidienne des ménages. Les coupures d’électricité qui prennent toujours au dépourvu chacun dans ses activités à la maison, à l’atelier, à la coiffure, à l’épicerie, etc., continuent de faire des ravages. Et le ras-le-bol remonte en surface.Mais, l’évènement phare de ce retour à la vie … anormale revient à la séance de « face-à-face » entre les membres de l’Exécutif et les élus du Parlement de la Chambre basse. Incontestablement, c’est le point d’orgue de la semaine qui concentre les attentions de l’opinion publique. Les…

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