On pourrait croire à une mauvaise blague, mais non. 24h après la mutation de l’ancien ministre de la Jeunesse et des Sports à son poste initial, la fédération de sport boules malagasy, dirigée par son président Amir Andrialemirovason, hier après-midi, à Andraharo, accompagné des deux membres fédéraux, affirme que tous les impayés liés au déplacement en Espagne sont désormais réglés et la somme a déjà été virée au président de la Fédération internationale de pétanque et jeu provençal (FIPJ).
Durant cette rencontre avec les médias, les dirigeants ont aussi souligné que les impayés ont été réglés dans sa totalité par l’Etat malagasy représenté par le ministère de la Jeunesse et des Sports. Des négociations sont en cours avec la FIPJ pour la levée de sanction de Madagascar qui est privé de participation à toutes les compétitions internationales et aux Jeux des îles de l’océan Indien.
Notons que c’est la deuxième fois après les mondiaux juniors et dames à Kaihua , Chine en 2014 que le même cas d’hébergement impayé se répète. Et c’était Claude Azema qui a réglé personnellement l’ardoise de la délégation malagasy.

En ce qui concerne le communiqué paru dans le site de la FIPJ indiquant que seul l’hébergement du ministre de l’époque, Hawel Mamodali et son directeur général de sport, Rosa Rakotozafy, était bizarrement payé mais pas les joueurs, Amir Andrialemirovason a précisé qu’il n’y a qu’une seule facture qui règle toutes les ardoises de la délégation malagasy .

Il a aussi avancé que Madagascar s’est déjà engagé aux mondiaux de Danemark prévus au mois de mai et que le sponsor de la FSBM a promis de régler toutes les dépenses de la délégation. D'après la lettre de la fédération internationale, cette sanction s'applique jusqu'à la régularisation de la situation.
E.F.
 

Publié dans Sport


Une délégation de la Banque mondiale visite depuis mercredi les chantiers sur la route nationale 44 (Moramanga-Vohidiala Gara) pour y constater de visu l’état d’évolution de la reconstruction de la route du riz. Le secrétaire général du ministère des Travaux publics accompagné du directeur général des Travaux publics est aussi en déplacement dans l’Alaotra-Mangoro. Sans le ministre des Travaux publics pour la journée de mercredi pour une raison évidente liée à la recomposition de l’équipe gouvernementale présentée au Palais d’Etat d’Iavoloha.
Mercredi, l’équipe de la Banque et celle du ministère ont inspecté les travaux réalisés le long du lot 1 de la RN44 de Marovoay Gara à Amboasary Gara (40 km). Le bitumage à proprement parler y est à quelques jours de sa fin. Il n’y reste plus qu’environ un kilomètre et demi à couvrir. L’épandage du bitume sur les derniers mètres de cette portion pourrait intervenir vendredi ou samedi prochain si les conditions météorologiques et techniques le permettront.
Pour le lot 1, la fin du bitumage est programmée pour le 25 mars prochain. La matérialisation des voies, l’installation des signalisations, l’aménagement des emprises routières ainsi que la restauration des sites utilisés durant l’exécution du chantier se poursuivront après. Il en sera de même de la réhabilitation des pistes rurales des deux Communes desservies par le lot 1 à savoir Morarano Gara et Amboasary Gara. Elles ont chacune droit à des dizaines de kilomètres de pistes à retoucher par l’entreprise chinoise CGC, l’adjudicataire du marché.
Une place de choix
Après la visite sur le lot, les délégations ont mis le cap sur la ville d’Ambatondrazaka, d’où elles tiennent un atelier de travail avec les responsables régionaux avant de mouiller la chemise sur le terrain. La visite sur le lot 2 (Amboasary Gara-Vohidiala Gara, 73 km) est prévue pour jeudi. La réalisation des travaux sur cette section avance plutôt bien malgré les arrêts temporaires occasionnés par les fréquents passages cycloniques depuis janvier.
La Banque mondiale finance la reconstruction de la route du riz dans le cadre du Projet d’appui à la connectivité des transports (PACT). Le lancement officiel du chantier sur le lot 1 a eu lieu à Morarano Gara le 15 octobre 2019 pour une durée de 18 mois. Cette durée a été prolongée de 11 mois suite à la prise en considération des paramètres dépendant des conditions climatiques notamment. Pour le lot 2, le chantier est prévu aboutir courant 2023.
Les autorités gouvernementales tiennent beaucoup à la reconstruction de la RN44. A entendre la lecture de la version actualisée de la Politique générale de l’Etat lors de la présentation de l’équipe gouvernementale retouchée, ce projet occupe une place de choix dans les priorités d’Iavoloha. Sa mise en œuvre est même inscrite à la liste des projets présidentiels.
M.R.

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jeudi, 17 mars 2022

La une du 18 mars 2022

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Ambatovy, QMM ou Base Toliara ! Le Premier ministre, Christian Ntsay s’est montré ferme à l’endroit des sociétés minières qui exploitent le sous-sol malagasy. « L’on ne peut accepter ce qui se passe au niveau de QMM, au niveau d’Ambatovy ou encore ce qui se trame au niveau de la Base Toliara », a déclaré le Chef du Gouvernement en marge de la cérémonie de passation de service avec le nouveau ministre des Mines, Rakotomalala Herindrainy Olivier, hier au Palais de Mahazoarivo. Il a souligné que ces projets miniers devraient normalement avoir des retombées positives sur le domaine social et économique du pays. Cette déclaration du patron de la Primature pourrait également avoir un lien avec les dernières actualités liées au cas de pollution qui sont imputées à la société QMM à Taolagnaro.
Rappelons que la semaine dernière, plusieurs sources d’information à Taolagnaro avaient notamment fait part des cas de pollution d’eau aux alentours des sites d’exploitation de QMM. Les habitants des Communes riveraines ont également relaté la dégradation progressive de l’environnement. Des informations confortées par un communiqué publié par Transparency International qui interpelle sur des potentielles contaminations des sources et cours d’eau, à cause des fuites d’eaux usées identifiées par les villageois. Les mêmes informations ont fait part, avec images à l’appui, de la présence de poissons morts qui flottaient sur les eaux. Des preuves qui montrent bel et bien la pollution des eaux en question et ce malgré la tentative de justification de la société incriminée.

Un nouveau Code minier s’impose
 
Le locataire de Mahazoarivo a reconnu que certes, Madagascar a besoin des investissements issus des sociétés minières. En revanche, cela ne doit pas se faire au péril des populations locales qui sont directement touchées par ces projets d’exploitation. « Aucune pression, venant de qui que ce soit, ne peut être tolérée », a annoncé le Premier ministre.
Le Chef du Gouvernement a également insisté sur la nécessité voire l’obligation de finaliser le nouveau Code minier et qui constitue la condition sine qua non pour la délivrance de nouveaux permis miniers. Parmi les points importants qui pourraient être sujets à révision dans ce fameux Code figurent les redevances minières qui nécessitent une révision. « Nous avons besoin d’un Code minier qui ne profitera pas uniquement à une minorité. Le texte actuel n’est nullement favorable à une avancée du pays », déclare le patron de Mahazoarivo qui a particulièrement mis l’accent sur le fait que toutes les exploitations et exportations de nos ressources minières doivent profiter à l’ensemble de la population. Un nouveau Code minier serait donc synonyme d’un nouveau souffle au secteur minier à Madagascar. 

La Rédaction


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Vers le début de l’après-midi mercredi dernier, une berline Vw Golf rouge a fauché deux petits garçons d’une fratrie en train de traverser un passage protégé sur une portion de voie à Tsarasaotra. Nathan (9ans) a succombé des suites de ses blessures tandis que Rudis (7 ans), le cadet, s’en sortait avec une fracture à la cuisse. De son côté, le conducteur de la Golf a pris immédiatement la fuite et il reste introuvable, du moins jusqu’au moment où nous écrivons ces lignes. Hier, l’ultimatum que lui a donné le père des victimes pour se rendre et son souhait afin de le rencontrer, aurait expiré depuis. “Si vous m’écoutez en ce moment, je veux que vous venez me voir immédiatement à l’HJRA, et je vous donne un ultimatum jusqu’à aujourd’hui (Ndlr, hier) pour vous montrer. A votre place, je viendrai rapidement. Je ne veux aucun sou de votre part, ni chercher à vous régler un compte ! C’est ce que je veux, c’est votre excuse. Imaginez-vous la conséquence de votre acte sur ces petits orphelins de mère, qui nous a quittés, il y a trois mois de cela. Donc, ne compliquez pas les choses, cher monsieur, et il vaut mieux que ce ne soit pas la Police qui va vous chercher”, déclare sans ambages le chef de famille, la voix étranglée par l’émotion.
Le jour du drame, les deux petits membres de la fratrie traversent tranquillement le passage pour piéton lorsque la Golf arrive en trombe pour les renverser. “Nathan a déjà réussi à regagner l’autre côté ou presque lorsque la voiture l’a renversé à mort et percuté Rudis. Ce dernier affirme s’être bien remémoré de cette Golf rouge, qui a repris aussitôt sa route”, renchérit notre interlocuteur.

Visiblement, le papa des deux enfants victimes était sorti de ses gonds lors d’une rencontre avec les médias locaux à l’HJRA Ampefiloha. C’est là que le corps de Nathan devrait être autopsié et où Rudis, le survivant, venait de sortir du bloc opératoire à la suite d’une intervention chirurgicale et son nécessaire hospitalisation. De son côté, la Brigade des accidents ou BAC de la Police de Tsaralalàna affirme que les recherches se poursuivent encore pour tenter de retrouver les traces de cette berline en fuite, et son conducteur avec. “Nous sommes en train d’effectuer toutes les procédures ainsi que toutes les réquisitions nécessaires à ce dessein”, commente une source auprès de ce service de Police. En attendant, des bribes d’information glanées auprès de certaines sources avancent que les enquêteurs ont déjà une piste dans leur investigation. Mais attendons de voir.
Franck R.

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jeudi, 17 mars 2022

Les actus en bref

Echos des passations au niveau du Gouvernement

Le Garde des sceaux, ministre de la Justice François Rakotozafy ambitionne de restaurer la confiance des citoyens envers la Justice. C’est ce qu’il a affirmé hier dans une interview en marge de la cérémonie de passation de service entre lui et la ministre par intérim, Gisèle Ranampy, ministre du Travail, de l’Emploi, de la Fonction publique et des Lois sociales. Rétablir cette confiance suppose de nombreux efforts et des actions de la part de l’institution judiciaire, indique le nouveau numéro un de Faravohitra. Il cite à titre d’exemple l’amélioration de l’accueil des usagers de la Justice, l’accélération des procédures, des décisions de justice impartiale acceptées pour tous. La lutte contre la corruption figure également en première ligne des priorités du nouveau ministre.

Le ministre de l’Aménagement du territoire et des Services fonciers veut améliorer des services au sein de son département ministériel. Ramaholimasy Pierre Houlder cite en particulier l’octroi des certificats juridiques et des titres fonciers, en marge de sa passation de service avec le ministre par intérim Joel Randriamandranto hier à Anosy.  Pour les Malagasy, la terre est sacrée.  Ainsi, parmi ses priorités figurent la gestion des plaines d’Antananarivo et le plan d’urbanisme. Le Gouvernement a déjà interdit les remblais et déblais dans la Capitale, cependant, d’autres mesures sont encore à entreprendre afin de lutter contre l’inondation. Dans la ville, il est encore difficile de gérer cette situation, et le passage des cyclones dernièrement en est la preuve.  « Peut-être que nous avons négligé le remblayage des terrains dans la Capitale, et les conséquences sont très graves. Quant à l’explosion démographique de la population, il est nécessaire de revoir le processus d’urbanisation», soutient –il.
Le ministre des Mines et des Ressources stratégiques, Herindrainy Olivier Rakotomalala entend poursuivre les efforts déjà entrepris et améliorer ce qui doit l’être. Des propos affirmés lors de sa passation avec le Premier ministre Christian Ntsay qui occupait également les manettes de ce département ministériel d’Ampandrianomby depuis août 2021 en tant qu’intérimaire suite à la démission de Brice Randrianasolo. Développer les grandes extractions, professionnaliser le secteur des petites et moyennes extractions, lutter contre l’exportation illicite et augmenter la contribution des ressources minières dans le produit intérieur brut du pays, figurent ainsi dans le plan d’action du nouveau titulaire des Mines. Son programme de travail comprend de grandes explorations pour développer les grandes extractions dans la Grande-île. 

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jeudi, 17 mars 2022

Agenda du week-end

Vendredi 18 mars
Rija, Luk et Mahery
Les trois mousquetaires refont l’expérience. Et oui, l’harmonie entre ces trois chanteurs semble bien réussir. C’est ainsi que l’on ne change pas une formule qui gagne. Voilà pourquoi Luk, Mahery et Rija Ramanantoanina renouent à nouveau le chemin du cabaret. Pour ce vendredi qui s’annonce très joli, c’est dans la salle du vieux carré à Behoririka que le trio retrouvera les noctambules. De la bonne musique aux rythmes des variétés malagasy et des prouesses vocales est à prévoir. Le rendez-vous est donné à partir de 20h 30 au Piment Café.
Nael
Nael, l’interprète de « Veloma », figure encore aujourd’hui parmi les chanteurs préférés des jeunes. Il a conquis ses fans grâce à son charisme et ses morceaux. Ce soir, l’artiste sera sur la scène de l’Ethnika à Analakely pour interpréter ses plus grands classiques, entre autres « Fa nagnino », « Tsy miova », ou encore « Jarina ». Les festivités démarreront à 21h pour une date unique. Avis aux amateurs de pur son de la musique actuelle.
Green
Du rock à l’ancienne, comme les aiment les puristes, c’est ce qui sera au menu du restaurant Annexe Le Zoma sis à Antaninandro pour ce vendredi soir qui s’annonce déjà joli. Ne se produisant que rarement, Jacquot et ses potes, pour ces retrouvailles avec les inconditionnels, vont reprendre tous leurs tubes et chansons avec lesquels on a connu le groupe Green, à l’instar de « Foa roa », « Tapitra hatreo » « Ilay tsy miova »,… Beaucoup de décibels et de l’émotion attendent ceux qui vont décider de se défouler dans cet antre de la Capitale.
Tence Mena
De retour de France, la chanteuse Tence Mena réserve une chaude retrouvaille avec ses admirateurs, ce soir du côté de Bonara Be, 67 Ha. La star, toujours en super forme avec sa voix et ses multiples gesticulations scéniques, est donc de retour au pays avec son nouveau tube intitulé « Confession » qui sera sans doute fredonné à voix haute durant cette soirée. Un rendez-vous à ne pas rater pour revivre en live le style « mipoapoaka » dont la chanteuse est la reine. Reconnue pour être une véritable bête de scène une fois devant son public, Tence Mena reste inégalable et inépuisable.     
Big MJ
Absent sur la scène de la ville des mille durant quelques mois, Big MJ, la super vedette du District d'Antalaha, propose une nouvelle soirée dénommée « Big Come-Back » à l’Ibiza Club, Antaninareina. Ce soir, en promettant une chaude ambiance à ses fidèles fans, le chanteur accompagné de ses musiciens, choristes et danseuses, vont partager le meilleur d'eux-mêmes par le biais d'un répertoire varié allant du rythme « salegy » au sega, en passant par la biguine, le slow, l'« antosy », le « malesa », le « bawejy »,... Rejoignez la piste de danse pour vous éclater avec des morceaux populaires tels que « Avy agny », « Tsy mila », « Aminao fotyniany »,…
Samedi 19 mars
Kakabe Djino
Une ambiance tropicale assurée à travers un répertoire dominé par du rythme à gogo. En matière d'animation, Kakabe Djino est un grand habitué de la scène et occupe la place qu'il mérite dans la grande famille des artistes. Maîtrisant multiples styles musicaux, allant du « salegy » au slow, en passant par du « coupé décalé », de la biguine..., le jeune artiste est capable d'offrir une soirée survoltée et explosive. A apprécier sur place ses tubes comme « Sarotro atao tsara », « Lanin’ny moko », « Menimeny », « Nivadiky », « Werawera ». Alors, à votre agenda, Kakabe Djino vous donne rendez-vous demain soir à 21h au Jao’s Pub, Ambohipo.    
Hommage à Bao
Plusieurs artistes rappeurs se réuniront sur la scène du No Comment Bar pour rendre hommage à  Bao, une grande passionnée et défenseuse de la musique rap à Madagascar qui est partie rejoindre les étoiles. Doublenn, Roy Rakoto, Minah, Vy Mamay, Bouddha El Taga Redmack Killah, Sayère, Yvon, Apo.T.Ose et Jon Art. Tout ce beau monde se relayera sur scène pour le plus grand plaisir des amateurs de la musique hip-hop, mais surtout rendre hommage à Bao. Les premiers tempos retentiront à partir de 14h 30. Un événement à ne pas rater puisque les crèmes de la culture hip-hop seront toutes présentes à cette occasion.
Si.R

Publié dans Culture

Elle est là, elle y reste et détruit ! Des promesses à gogo et de belles paroles en pagaille. Des engagements fermes. Mais au final, niet ! La « bête » résiste. Indomptable sinon même impitoyable, elle devient de plus en plus dangereuse pour la vie de la population. Aucun régime, jusque-là, ne parvient pas à le maitriser.  L’inflation, car il s’agit exactement d’elle, continue indifféremment sa lancée galopante. Elle met en péril voire assassine carrément les modestes bourses des couches les plus vulnérables autrement dit couches défavorisées. A l’état actuel de la situation, toutes les strates de niveau de vie encaissent durement, d’une manière ou d’une autre, les caprices de l’inflation.
Il y a lieu tout de même de souligner que les effets nocifs de l’inflation attaquent frontalement la classe moyenne, le niveau de vie se situant entre le bas peuple, les pauvres de toujours, et les nantis, les riches. Une classe sociale composée essentiellement des petits fonctionnaires et des petits salariés qui, en fait, ne peuvent atteindre le standing des riches mais éprouvent de grande difficulté à se rabaisser aux conditions d’existence des plus pauvres. En somme, c’est la classe des nouveaux pauvres qui subissent très durement les retombées pernicieuses de l’inflation. Et le drame, cette « nouvelle classe » a tendance à augmenter en nombre et s’appauvrit du jour au lendemain ! A tel point qu’il n’y a plus que deux classes sociales dans le pays, les super riches et les misérables.
Les treize points de Velirano du Président Rajoelina, selon la consistance de leur esprit global, militent pour l’amélioration des conditions d’existence des 25 millions de Malagasy et combattent contre toutes les formes de misère qui sévissent, sans foi ni loi, sur le dos du petit peuple. Dans son discours à l’endroit des membres nouvellement nommés et des reconduits du Gouvernement Ntsay, le Chef de l’Etat persiste et signe que la raison d’être du Gouvernement consiste à concrétiser le Velirano.
Les prix des produits dits de première nécessité (PPN) et ceux des articles d’utilité quotidienne sur les étals des épiceries de quartier flambent à un niveau qui dépasse littéralement les modestes possibilités de … tout le monde. Les maudits prix éreintent les précaires bourses des petits salariés. Seule une toute petite minorité des Malagasy qui se trouve au-dessus du lot réussit à supporter le coût. 
Il faudrait revoir la liste de ce que nous entendons par PPN (riz, huile alimentaire, pain, légumes, sucre etc.). Il fallait étendre la liste à d’autres articles comme les pâtes alimentaires, les fruits, les œufs, le lait, etc. Les prix de tous ces produits ou articles d’épicerie d’utilité quotidienne sont tous hors de portée. Ils ont presque doublé ou triplé.
A tout cela s’ajoute la menace des transporteurs urbains de revoir à la hausse les tickets sans oublier l’autre menace, l’éventuelle hausse des prix à la pompe. Une épée de Damoclès qui surplombe nos têtes à cause de cette indélicate guerre en Ukraine. Le pire est à venir !
La reconduction du ministre du MICC divise les esprits. De toutes les manières, l’occasion est offerte sur le plateau à Razafindravahy de justifier son retour à Ambohidahy, entre autres, dompter cette bête, l’inflation.
Ndrianaivo

Publié dans Editorial


Vigueur passagère. Les pics vertigineux, sur lesquels le cours de l’euro trônait il y a quelques mois, semblent s’être atténués. Une situation qui penche à l’avantage de la monnaie nationale depuis quelques jours. En effet, si un euro s’achetait, à près de quatre mille six cent ariary il y a quelques semaines, présentement, l’achat d’un euro équivaut à quatre mille quatre cent soixante-seize ariary. Une progression symbolique de la monnaie nationale rendue possible face à la dévaluation de l’euro avec le contexte de crise ukrainien entre autres raisons. Cependant, les observateurs estiment que les indicateurs ponctuels ne peuvent refléter la réelle santé de l’ariary. « Certes, elle est positive mais cela reste une tendance passagère qui ne peut retranscrire les réalités. Il peut s’agir de la conséquence de sanctions annoncées par les autorités sur le rapatriement impératif des devises dans les délais impartis, entre autres raisons», explique un des membres nationaux du cercle des économistes de Madagascar. Une façon pour ce responsable de remettre les pendules à l’heure sur le fait qu’il est plus judicieux de ne considérer les indicateurs que sur un laps de temps plus conséquent. Partant d’une tendance ponctuelle, il est donc difficile de conclure à un regain de santé effective de la monnaie nationale pour le moment. Ainsi, il est plus prudent de se référer à des indicateurs d’envergure pour définir si oui ou non la monnaie nationale a effectivement remonté la pente pour être compétitive face aux monnaies de référence. Les tendances ponctuelles sur les quelques derniers jours sont ainsi à prendre avec des pincettes sur les interprétations en ce qui concerne le poids de l’ariary face au dollar et à l’euro sur le marché interbancaire de devises. Cette situation représente ainsi une opportunité pour les opérateurs au niveau du commerce international. Cependant, les revers font aussi que les prestataires de service dans le domaine de la délocalisation se retrouvent en pleine situation désavantageuse pour le moment. En effet, La régression de la valeur de la monnaie nationale est synonyme d’une économie en mauvaise santé. Cependant, une certaine couche de la société arrive à tirer son épingle du jeu. « Plus l’ariary se dépréciera, plus cela tourne à notre avantage du fait que nos prestations en externalisation de service sont généralement rémunérées en euro », explique un travailleur indépendant dont la majeure partie des clients résident en Europe. De plus, l’application du taux de change flottant a toujours été source de divergences depuis son adoption dans la politique du pays pendant près d’un quart de siècle. « Bien ou mal pour l’économie malagasy», cette question à propos du marché interbancaire de devises demeure comme étant un large sujet à débattre. Raison pour laquelle certains économistes prônent la suppression immédiate du marché tandis que d’autres soutiennent un changement progressif de ce même système en émettant quelques réserves sur les risques entraînés par un basculement brusque vers l’ancienne politique qu’était celle du taux de change fixe.
Hary Rakoto

Publié dans Economie



Le Code municipal d’hygiène (CMH) a été appliqué dans la ville d’Antananarivo depuis 2020. Malgré la sensibilisation, bon nombre de gens ne savent pas encore son existence, tandis que d’autres enfreignent délibérément la loi.  Face à cette situation, il est actuellement temps d’appliquer les sanctions au profit des contrevenants, indique la Commune urbaine d’Antananarivo. Cependant, celles-ci vont de pair avec la mise en place des infrastructures adéquates afin que la population ne puisse pas utiliser comme prétexte les mesures d’accompagnement.
A l’issue d’une réunion avec les parties prenantes, la CUA, en collaboration avec ses partenaires, mise sur la construction de blocs sanitaires. Pour cette année, plus de 50 toilettes mobiles et 25 autres modèles seront mis en place dans la ville d’Antananarivo, selon le directeur de l’eau, de l’assainissement et de l’hygiène au niveau de la CUA, le docteur Razakanombana. Ainsi, toutes les infrastructures « Wash bloc » seront rénovées. « Il s’agit d’infrastructures remplissant les fonctions WASH ou Eau, Assainissement et Hygiène dont les blocs sanitaires, les bassins-lavoirs, les bornes-fontaines », soutient-il. Tous les Arrondissements profiteront de ces infrastructures.
Par ailleurs, la gestion des ordures est loin d’être maîtrisée dans la ville des mille, notamment durant l’abondance des fruits et la saison des pluies. Afin de résoudre cette problématique, la Commune urbaine d’Antananarivo collabore avec les usines œuvrant dans le recyclage des ordures ménagères. Chaque Arrondissement devrait disposer d’un centre de traitement des  déchets ménagers, selon le responsable de la promotion de santé au niveau de la CUA, Rasoanomenjanahary Maharavo. Les travaux devraient inclure toute la communauté, les structures communautaires locales de gestion intégrée en eau, hygiène et assainissement (RF2) ainsi que les Fokontany.
Un atelier de concertation axé sur les mesures d’accompagnement existantes pour la dissémination et l’application du Code municipal d’hygiène, plus précisément l’assainissement et l’hygiène, s’est tenu hier à Antaninarenina.
Anatra R.





Publié dans Société

Fil infos

  • Vol d’or au ministère des Mines - Les responsables successifs s’en lavent les mains
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Editorial

  • Identité nationale
    Que la fête commence ! Que les choses sérieuses débutent ! Bref, que le plat de résistance soit servi ! Le clou des cérémonies de la célébration de la Fête nationale arrive ce jour de 25 juin, la veille de la date du Soixante-deuxième anniversaire du retour à la souveraineté nationale. En effet, après avoir été colonisée pendant 64 ans, la Grande île accède le 26 juin 1960 à l’autodétermination.

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