jeudi, 03 mars 2022

La une du 4 mars 2022

Publié dans La Une
jeudi, 03 mars 2022

Agenda du week-end

Vendredi 4 mars
Inah & Co
La chanteuse Inah, le guitariste Mbola Talenta, Fanilo Poppin’s et Ony sur la même scène. Ce beau petit monde s’armera de guitares et d’autres instruments de musique pour reprendre les meilleurs morceaux du genre folk, variété et rock malagasy dans la salle du vieux carré. Au menu figurent diverses interprétations des propres compositions de Mbola Talenta et Inah, notamment  agrémentées de bon son à la sauce malagasy,  ainsi que des improvisations à n’en plus en finir. Rendez-vous donc ce soir au Piment Café de Behoririka à partir de 20h 30. Un vendredi joli à ne pas rater !

Toko Telo
Ce groupe était absent de la scène depuis quelques mois. D’ailleurs, ce sera le premier concert de l’année pour « Toko Telo » qui envahira la salle du Glacier à Analakely,  ce soir à partir de 20h pour célébrer ses 20 ans de scène. A cette occasion, Tonton Pa et son groupe interprèteront les tubes qui les ont fait connaître, mais aussi des reprises qu’ils affectionnent tant depuis toujours, à l’instar de « Tiako izy », une incontournable chanson d’amour, très médiatisée à un certain temps et qui sera bien sûr incluse dans le répertoire. Mais il sera aussi question de revisiter les autres morceaux tels que « Fitia madio », « Ho tsaroako » et d’autres compositions qui ont fait le renom du groupe depuis son apparition. D’autres artistes « surprises » seront également de la partie pour fêter cet anniversaire.
Ceasar
Un autre jeune chanteur aux multiples styles musicaux et qui est aujourd’hui devenu une star nationale sera sur scène ce soir. Il s’agit de Ceasar, un artiste qui s'inspire du rythme tropical et de l’« afro beats » dans son répertoire. En un temps record, depuis 2020, il a été souvent sollicité pour animer les grands rendez-vous organisés dans la Capitale et dans plusieurs Régions. Sa chanson « Repela» l’a poussé au sommet de son art. D'autres morceaux tels que « Tsy ho zakanao », « Tanteraky », « Mahatamana», « Sokiro » sont récemment venus pour compléter la liste. Il va enflammer la scène de l’Ethnika situé dans l’enceinte Urbania, Analakely ce soir à partir de 20h.
Telo Fangady
Un concert de musique brassant le folk, le « ba-gasy » avec des sonorités acoustiques à consommer autour de quelques verres et du « tsakitsaky ». C’est ce que propose le restaurant Annexe Le Zoma sis à Antaninandro pour ce vendredi joli qui s’annonce déjà très musical.  Un groupe composé de trois artistes reconnus dans leur domaine respectif investiront la scène. Néanmoins, ces trois membres du groupe « Telo Fangady » sont tous à la guitare et au chant. Le « line-up » donne déjà une idée de ce que la soirée sera et les mélomanes sauront l’endroit où aller ce soir. Le répertoire promet d’être éclectique.

Samedi 5 mars
Imiangaly
Partager ensemble dans la convivialité, en musique et en images, tout cela autour d'un verre dans un concert de musique brassant le folk et la « world music » avec des sonorités acoustiques. C’est ce que propose Imiangaly demain soir sur la scène du No Comment Bar sis à Isoraka. Ce sera une soirée musicale à  consommer sans modération et à voir absolument puisqu’il est rare de pouvoir admirer cette chanteuse sur l’estrade. Sur scène, elle sera accompagnée de Ranto Niaina à la guitare, Rolf à la basse et Kevin Zerara au saxophone
Mr Sayda
L’interprète de « Mba marina anie », à savoir Mr Sayda sera l’affiche pour demain soir du côté d’Antanimenakely Ampitatafika. Cette soirée est conçue pour arroser son trophée de meilleur artiste masculin gagné durant l’événement « Rdj Mozika Awards ». Une aubaine à ne pas rater sous aucun prétexte pour ceux qui ne l’ont jamais vu à l’œuvre ailleurs que sur le petit écran. Au programme, les chansons intitulées « Tia anao aho », « Vokatry ny foko », « Tara loatra », ou encore son nouveau titre «Ampianaro aho» seront fredonner à haute voix dans la salle de la Bimbo à partir de 21h. En ce début du mois de mars, cette soirée « roots » et de variété promet d’être mémorable et s’annonce chaude. Elle se poursuivra par une animation Dj assurée par le Dj X Bri.
Sitraka Rakotobe

Publié dans Culture


De nombreux pays voisins de Madagascar ont déjà fait part de leur intérêt pour une éventuelle autorisation de mise sur leur marché du CVO+ curatif. C’est ce que laisse entendre le président du Conseil d’administration de la société Pharmalagasy. Et ce, au cours d’une rencontre avec des représentants des médias hier dans l’après-midi. Holijaona Raboana indique par ailleurs que d’autres pays sont en position d’attente. Cependant, Madagascar se tournera vers les pays cités supra pour une éventuelle entrée sur le marché international. Un intérêt formulé après la recommandation émise à l’issue d’une visite de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) comprenant des membres du comité consultatif régional d’experts sur la médecine traditionnelle pour la riposte à la Covid-19 (React) à la mi-février dernier à Madagascar.
En effet, selon les communications à l’issue de cette visite, il a été dit qu’une recommandation a été faite sur le CVO+, entre autres le passage à l’étape du dépôt d’un dossier complet de demande de mise sur le marché auprès de l’Agence du médicament de Madagascar. Une recommandation qui est tombée après que les experts ont fait le point avec la partie malgache sur les essais cliniques sur le CVO+. Les résultats de cette étape pourraient servir de base au pays pour envisager une étude multicentrique comparant le CVO+ curatif aux traitements standards avec un nouveau protocole. A entendre Holijaona Raboana, il a aussi été soufflé à Madagascar l’idée d’entamer une démarche de demander une autorisation de mise sur le marché dans d’autres pays et conformément à la législation en vigueur dans ces pays, pour une mise à l’exportation, attendue donc par certains pays.
Mis au point par le Pharmalagasy, le CVO+ curatif, pour rappel, est un remède traditionnel amélioré sous forme de gélules à base d'extraits lyophilisés d'Artemisia annua et d'autres plantes médicinales, et destiné au traitement des formes légères et modérées de la Covid-19. En juillet 2021, le Gouvernement malagasy avait rendu public les résultats d'un essai clinique Phase III sur ce médicament. Les responsables au sein du Centre national de recherches pharmaceutiques (CNARP) et de la société Pharmalagasy ont annoncé une efficacité à 87,1 % du médicament. Le déroulement de l'essai clinique avait bénéficié d'un appui technique de l'OMS. L'Organisme onusien avait salué la conduite de l'essai dans le respect de la réglementation nationale et du protocole de recherche proposé. Un protocole de recherche clinique adopté à partir du Protocole cadre développé par l’OMS et ses partenaires, approuvé par le React et mis en œuvre pour évaluer entre autres la qualité, la non-toxicité et l’efficacité du CVO+ curatif. L'OMS estimait cependant nécessaire l'examen des données suite à l'essai clinique par un comité d'experts qui apportera un avis scientifique indépendant des résultats obtenus, conformément aux normes et procédures en matière d'essais cliniques, et avisera sur les prochaines étapes. C’est dans ce dessein que la mission citée plus haut est venue à Madagascar récemment.
La Rédaction

Publié dans Société


Les 10 personnes, impliquées dans le vol d’environ 6,45 tonnes de granules de caoutchouc, ont été déférées au Parquet, hier. Une affaire dans laquelle des responsables et autres tâcherons chargés de construire des terrains synthétiques à Ambatondrazaka et à Moramanga sont mêlés. Aujourd’hui, on devra assister à la poursuite de l’instruction de l’affaire au Parquet d’Anosy. Mais hier, l’audition des incriminés par le juge d’instruction s’est poursuivie toute la journée. “Puisqu’il y a autant de personnes à auditionner, décision fut prise, côté Justice, d’arrêter momentanément les interrogatoires ce jour (Ndlr, hier) et de les reprendre à partir de 8h demain (Ndlr, ce jour)”, commente une source auprès du service de Gendarmerie chargé de l’enquête, hier. Du coup, tous les suspects, à la demande du Parquet d’Antananarivo, ont dû retourner dans leur cellule de détention policière dans les locaux de la Gendarmerie à Ankadilàlana.
Pour le colonel Anicet Randrianarivelo, commandant de compagnie de gendarmerie d’Imerina central, il s’agit d’un démantèlement d’un réseau de vol. Les coups de filet ont démarré au barrage de contrôle routier à Carion, mardi dernier. Quant aux objets saisis, ils sont surtout constitués de granules de caoutchouc prévus à la construction, ou plutôt à la finition des terrains synthétiques à Moramanga et à Ambatondrazaka. Le matériel volé fut à la fois caché et réparti dans 258 sacs, lesquels ont été immédiatement confisqués dans les locaux du bureau de la Gendarmerie à Mahamasina Ankadilàlana.
Le déroulement de l’enquête sur cette affaire a permis de savoir que le gang aurait envisagé de détourner ce matériel en vue de construire un terrain synthétique privé et prévu à accueillir du “foot à 7” dans la Capitale. Les granules volés par cette bande ont été importés de Chine. Pour revenir à la genèse des saisies par la Gendarmerie, l’une est survenue à Carion où ses éléments de ce barrage routier ont intercepté 3 tonnes de ces granules, tout en procédant à l’arrestation de deux suspects. Mais plus tard, d’autres arrestations se sont succédé à la fois, outre dans la Capitale, à Moramanga, à Ambatondrazaka, enfin à Toamasina. Le développement de l’enquête, menée par la Gendarmerie, a permis d’apprendre que le réseau aurait déjà réussi à revendre environ 2,5 tonnes de granules pour 300 000 ariary dans une banlieue nord de la Capitale tandis qu’une autre tonne fut saisie à Nosy Be.

Publié dans Société

Le combat continue et se durcit. La guerre en Ukraine qui l’oppose avec l’armée russe bat son plein et fait des ravages. Kherson, une première grande ville ukrainienne, tombe aux mains de Poutine. Panique générale auprès de la population notamment ukrainienne. Le camp soutenant l’Ukraine s’active énormément pour ramener les deux belligérants autour d’une table. On redoute le pire. Le spectre d’un troisième conflit mondial plane sur la tête de chacun. Aussi, faudrait-on tenter de stopper d’urgence la guerre et freiner l’avancée au front de l’armée russe. Mais on est encore, malheureusement, loin de l’hypothétique fin de la guerre sinon d’une éventuelle trêve.
A Madagasikara, une autre bataille perdure. Et le pire, elle s’intensifie ! Au-delà de la lutte contre la pandémie de la Covid-19 et les efforts pour la relance économique ainsi que les travaux de reconstruction du pays suite aux intempéries, Madagasikara se débat, et ce, depuis des années, contre la corruption et d’autres malversations d’ordre financier en particulier. Le mal persiste. L’ennemi résiste.
Le ministère des Finances et du Budget (MFB) et celui de la Fonction publique (MTEPLS) se décident ensemble de neutraliser la « bête » par les cornes. Deux départements-clé assurant la gestion des ressources humaines de l’Etat qui conjuguent leurs efforts pour réguler sinon moraliser la gestion du personnel de l’Etat. De nouveaux modules intégrés dans l’AUGURE 2 ont été mis en place et cela afin de mettre à flots la digitalisation et la gestion transparente des ressources humaines de l’Etat. Il s’agit ainsi d’une grande réforme renforçant la lutte contre la corruption et ses dérivés. Effectivement, la bataille contre la corruption s’intensifie. Nous osons espérer que les engagements pris au niveau de ces deux départements de base continuerons jusqu’à terme, autrement dit, jusqu’au jour où ce cancer, la corruption, soit éradiqué !
D’autres batailles qu’il faut affronter en simultané sont la pauvreté, l’insécurité et l’inflation qui, en somme, polluent l’atmosphère de vie quotidienne de la population.
La pauvreté, ce mal qui colle à la peau du bas peuple, ne mérite plus à la dignité des concitoyens. La grande majorité se bat, du jour au lendemain, contre la mainmise des insuffisances chroniques notamment alimentaires. La population, dans l’ensemble, ne mange pas à sa fin. La lutte contre la pauvreté est une bataille sans fin. La pandémie n’a fait qu’aggraver la situation. Le régime en place ne ménage pas les efforts pour l’endiguer. Qui vivra verra !
L’insécurité, l’autre bataille difficile et compliquée, sème la terreur parmi les pauvres concitoyens. En ville comme dans le monde rural, l’insécurité assène aveuglément. Personne n’y échappe ! Les Forces de la défense et de la sécurité (FDS) déclarent la guerre contre tous les réseaux qui entretiennent les bandits de tout acabit. Elles ne reculent point ! Le combat continue et se durcit !
Mais l’autre bataille qui risque de perdurer aussi consiste dans la lutte contre l’inflation. En dépit des engagements des nouveaux responsables au ministère de l’Industrialisation, du Commerce et de la Consommation (MICC), la flambée des prix ne faiblit pas. Il fallait à tout prix renverser la vapeur, c’est –à-dire tirer la tendance vers le bas. Les produits de première de première nécessité (PPN) se trouvent hors d’atteinte de la petite bourse.
La bataille continue !
Ndrianaivo

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Malgré une fin de tournoi haletante pour le premier tour du Golf Ringer score organisé par la Banque BNI, la compétition a repris ses droits après des mois d’attente. Luc Ratsimbazafy a frappé fort d’entrée. Il a remporté le premier tour, chez la catégorie 1ere série senior homme, du tournoi qui a été lancé les 26 et 27 février derniers, au golf du Rova d’Andakana. Ravon Christiane occupe quant à elle le top du classement avec un score de 84 dans la première série dames.
Ce premier round a vu la participation de 110 golfeurs issus des tous les clubs de la Capitale.
Malgré un terrain superbement préparé, les résultats n’ont pas été à la hauteur des espérances des joueurs. Sans doute que la saison des pluies y est pour quelque chose. En effet, en cette saison, l’herbe pousse très vite et les « rough » épais deviennent le cauchemar des joueurs lorsqu’ils s’égarent, car il est difficile de retrouver sa balle.
Néanmoins, ce tournoi se déroule sur 9 tours. Les joueurs ont encore 8 tours pour améliorer leur score.
Chez les seniors dames, Danielle Guillet était la surprise de cette première journée de compétition. Avec une bonne entame dès le début de la compétition, la victoire n’a pas pu lui échapper après avoir livré une carte de 93 au bout des 18 trous.
Chez les seniors hommes, Sylvain Rabetsaroana a dominé la partie avec un score de 82 à la main. Chez les pros, la surprise Ramon Ocaly Gonzalez remporte la victoire du premier tour avec 79.
Dans la catégorie des juniors, avec 78, KIM Do Woo mène provisoirement au classement à l’issue de ce premier tour.
Elias Fanomezantsoa




Publié dans Sport



L’Etat malagasy persiste et signe. La position de Madagascar face à la guerre en Ukraine reste inchangée. D’ailleurs, cette position de « non aligné » a été confirmée au cours d’un vote organisé en Assemblée générale des Nations unies, avant – hier. Les pays membres de l’ONU devaient adopter une résolution qui « exige que la Russie cesse immédiatement de recourir à la force contre l’Ukraine ». La Grande île figure parmi les 35 pays qui ont opté pour l’abstention (ni pour ni contre) lors de ce vote et ce au même titre que la Chine. D’après les informations relayées par les médias internationaux, la résolution réclame que « la Russie retire immédiatement, complètement et sans conditions toutes ses forces militaires d’Ukraine » et « condamne la décision de la Russie d’accentuer la mise en alerte de ses forces nucléaires ».
Pour une fois, la décision du régime a fait l’unanimité chez les citoyens ainsi qu’au sein de la classe politique. A titre d’exemple, le parti « Otrikafo » a, dans une déclaration sur une station privée, salué hier la décision des dirigeants d’opter pour la neutralité par rapport à cette guerre tout en suggérant l’adoption d’une politique tournée vers l’autonomie afin de réduire toute dépendance vis-à-vis des pays étrangers.
Au nom du « Fihavanana »
Depuis plusieurs jours, Madagascar est au centre de nombreuses pressions émanant principalement de l’Union européenne et des pays qui s’opposent à la guerre engagée par la Russie en Ukraine. Les sollicitations pour une prise de position de la Grande île se sont enchaînées. La réponse des dirigeants ne s’est pas fait attendre : « Madagascar ne prend pas position. Nous travaillons avec tous les pays », a déclaré de manière claire et ferme le Premier ministre, Christian Ntsay.
Cette position ou plutôt, non prise de position, du régime a été confirmée par un communiqué publié par le ministère des Affaires étrangères au nom de la République de Madagascar. D’emblée, la déclaration officielle souligne qu’ « en sa qualité de membres des Nations unies, (…) Madagascar défend le respect du principe d’intégrité territoriale d’un Etat souverain et de ses territoires ». Au nom du « Fihavanana », Madagascar prône, en toutes circonstances, les voies et moyens pacifiques à tout différend. L’Etat malagasy témoigne également sa solidarité « envers les victimes et leurs proches, les personnes déplacées dont les ressortissants africains y compris ceux malagasy ». Madagascar exprime ses préoccupations par rapport aux impacts de ce conflit sur l’économie et justifie sa décision de rester non aligné par le fait que « le pays n’a ni les moyens, ni la puissance de s’impliquer dans le conflit ». La Grande île encourage la reprise des négociations pacifiques en privilégiant les voies diplomatiques et faisant abstraction de tout recours aux armes.
Sandra R.

Publié dans Politique


Partagée entre effervescence et scepticisme, l’opinion publique attendait avec impatience l’annonce de la réouverture aérienne totale des frontières de Madagascar. Validée en Conseil des ministres la semaine dernière, cette réouverture s’accompagnait, malgré tout, de quelques conditionnalités que le procès-verbal du Conseil des ministres expliquait être détaillée ultérieurement pour le besoin des compagnies aériennes, celui des voyageurs ainsi que des opérateurs touristiques en particulier et économique en général. Pourtant jusqu’à présent, les détails de ces mesures ne semblent pas être à disposition des concernés. D’autres opérateurs, à l’instar des membres du groupement des entreprises se disent « étonnés que ces mesures n’aient aucun rapport avec les mesures sanitaires face à la Covid-19 mais plutôt pour prévenir les trafics en tout genre ». Des propos énoncés par le président de ce groupement en marge de leur assemblée générale qui s’est tenue dernièrement à Anosy. Pour rappel, Madagascar avait fermé pour la première fois ses frontières aériennes en mars 2020 après la découverte des premiers cas d’infection au coronavirus sur le territoire. Au mois d’octobre 2020, le Gouvernement avait annoncé une reprise progressive des vols internationaux, mais ces derniers étaient à nouveau suspendus en raison du regain épidémique. Ainsi, la réouverture de l’aéroport international d’Ivato (Antananarivo) et celui de Fascene (Nosy Be) aux vols internationaux n’a pas été concrétisée avec l’apparition du variant Omicron. D’ailleurs, la semaine passée, l’Office régional du tourisme de Nosy Be a évoqué la « situation de crise désastreuse » à laquelle font face les opérateurs qui travaillent principalement avec le tourisme international. De leur côté, les groupements du secteur privé ont diffusé un communiqué à ce sujet. Dans ce communiqué, le secteur privé avance que Madagascar a perdu 90% de son trafic aérien international et régional entre 2019 et 2021. Près de 3 900 milliards d’ariary de perte ont été enregistrés par le secteur touristique jusqu’à fin 2021 et des dizaines de milliers d’emplois ont été sacrifiés. Reprendre des échanges internationaux fluides qu’ils soient professionnels ou familiaux est primordial pour nos entreprises et pour l’attraction des investissements, soutient le secteur privé. Ainsi, face à la pression notamment des groupements du secteur privé, les autorités ont dû revoir leur position qui reste malgré tout incongrue car les mesures obligatoires annoncées ne sont toujours pas disponibles à près de 24heures de la date butoir. Par exemple du côté de la compagnie Ewa, basée à Mayotte, qui desservait Antsiranana, Mahajanga et Nosy Be, on est encore incapable de dire si les vols pourront vraiment reprendre dans une semaine. Cette réouverture, en tout cas, va redonner de l’espoir aux professionnels du tourisme à Madagascar ; ils estiment que leurs pertes depuis deux ans ont monté à plus de 800 millions d’euros. Beaucoup d’hôtels et de restaurants ont mis la clef sous la porte. Des dizaines de milliers d’employés ont perdu leur travail.
La rédaction

Publié dans Politique



Apporter de l’assistance aux habitants suite aux passages des cyclones Batsirai et Emnati d’une part.  Enchaîner les réponses à la crise alimentaire dans le Sud, de l’autre. Tels sont les objectifs des vols humanitaires « EU Humanitarian Aid Flight », financé par la Direction générale pour la protection civile et les opérations d’aide humanitaire européennes (ECHO). Au total, 48 vols humanitaires feront la liaison entre Antananarivo et les localités les plus affectées par ces 2 cyclones, à savoir Farafangana, Mananjary et Manakara. Pendant les 3 prochains mois, 4 vols par semaine se chargeront du transport de personnel humanitaire et de matériel léger nécessaires aux réponses postcycloniques en cours. Le PAM se charge de la gestion de ces vols, via le service aérien humanitaire des Nations unies (UNHAS).  Le premier vol humanitaire a quitté l’aéroport d’Ivato, dans la matinée d’hier, pour rejoindre les zones sinistrées.
« Cet avion renforcera non seulement les capacités d’intervention sur les zones affectées par les cyclones Batsirai et Emnati mais permettra également de garder la continuité des autres opérations de transport et d’appui humanitaire en faveur du grand Sud du pays », a déclaré SergiuszWolski, attaché politique de la délégation de l’Union européenne, hier à Ivato. « Certaines zones de l’Est de Madagascar sont encore difficile d’accès. La mise à disposition d’un avion pour des vols réguliers est précieuse pour un déploiement rapide des équipes de la communauté humanitaire et du Gouvernement afin d’apporter de l’assistance aux populations sinistrées. Je réitère ainsi ma profonde gratitude envers l’Union européenne qui soutient les activités d’urgence dans les situations de crise comme celles-ci », s’est exprimée Pasqualina Di Sirio, directrice du PAM dans le pays.
Selon le dernier bilan provisoire, plus de 300 000 personnes ont un besoin urgent d’assistance alimentaire suite aux dégâts causés par les 2 cyclones cités ci-dessus. Le PAM prévoit ainsi d’augmenter son assistance alimentaire jusqu’au mois de mai prochain.  Notons que cet appui de l’UE s’inscrit dans une contribution plus large qu’ECHO a fournie dans le pays, incluant un financement additionnel de 1,5 million d’euros, soit plus de 6,5 milliards d’ariary. A cela s’ajoute la mobilisation via de volontaires français, allemands et polonais pour faciliter la purification de l’eau et les soins médicaux.
Notons que le Sud de Madagascar est actuellement au pic de la période de soudure, à en croire la directrice pays du PAM. Ainsi, près d’un million de personnes victimes d’insécurité alimentaire bénéficient d’une assistance. Avec les multiples réponses menées dans cette partie de l’île, les acteurs sur place constatent des améliorations. La sortie de la crise alimentaire grave,pour certains ménages, en fait partie. Divers acteurs mettront en œuvre des programmes de résilience à partir du mois de mai prochain…
Patricia Ramavonirina


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La non-participation du Maroc au vote à l’Assemblée générale de l’ONU au sujet de la crise russo-ukrainienne est une décision souveraine, qui ne peut être interprétée comme «un désalignement stratégique» ou comme «une position contre le droit international et l’intégrité territoriale des Etats».
Plusieurs experts en droit international et en géostratégie ont précisé, dans des déclarations à la MAP, la non-participation du Maroc au vote à l’AG de l’ONU ne peut être analysée que dans le cadre d’un ensemble qui inclut le 1-er communiqué du 26 février et le 2-ème de ce mercredi, du ministère des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l'étranger.
Dans ces deux communiqués, le ministère souligne que le Maroc suit avec inquiétude l’évolution de la situation entre la Russie et l’Ukraine, réitère son soutien à l’intégrité territoriale et à l’unité nationale de tous les Etats membres de l’ONU, rappelle l’attachement du Maroc au principe de non recours à la force pour le règlement des différends entre Etats et encourage toutes les initiatives et actions favorisant un règlement pacifique des conflits.
Les experts approchés par la MAP ont indiqué à ce propos que «la position du Maroc est adossée à des intérêts et des principes, et elle ne saurait en aucun cas être interprétée comme un désalignement stratégique».
Le Maroc, en tant que Nation écoutée et respectée à l’échelle internationale, est considéré à juste titre comme une puissance régionale fiable sur laquelle les anciens comme les nouveaux partenaires stratégiques comptent, a souligné le président du Centre marocain des études et recherches stratégiques (CMERS), M. Tareq Atlati.
En tant qu’Etat souverain, les décisions du Maroc prennent en compte la paix et la sécurité dans le monde, a tenu à préciser M. Atlati, rappelant que depuis l’éclatement de cette guerre le Maroc avait réitéré son attachement à l’intégrité territoriale et à l’unité nationale de tous les Etats, comme il rappelle son principe de non-recours à la force pour le règlement des différends entre les Etats.
C’est dans ce cadre-là que s'inscrit la non-participation du Maroc au vote de l’Assemblée Générale de l’ONU, car la souveraineté du Maroc, se démarque, comme à l’accoutumée par la pondération et la sagesse, a-t-il noté.
Le Maroc, qui regrette l’escalade de ce conflit, marque une position adossée à des intérêts et des principes, a souligné l’expert marocain, pour qui la non-participation du Maroc au vote de l’Assemblée Général de l’ONU ne pourra en aucun cas être interprétée comme étant «un désalignement stratégique».
S’ajoute à cela, des prérequis liés à la cause nationale, car la position du Maroc est déterminée par des considérations liées à son environnement, a noté M. Atlati, ajoutant qu’il est important de souligner que «nous avons une cause nationale qui détermine nos positionnements sachant que nous sommes face à des membres permanents du Conseil de sécurité».
Par ailleurs, «le Maroc, comme à son habitude, œuvrera au maintien de la sécurité et de la paix mondiales au service de l’humanité. Il a décidé d’apporter une contribution financière aux efforts humanitaires des Nations Unies et des pays voisins, en réponse à l’appel du Secrétaire Général de l’ONU», a noté le politologue.
De son côté, le directeur du Centre Stratégique sur le Sahara et l'Afrique, M. Abdelfattah El Fathi, a souligné que le Maroc apprécie hautement les questions relatives aux Droits de l’homme, à la protection des vies et au respect de la souveraineté des Etats et c’est sous ce prisme là que le Royaume a toujours appelé au respect des principes de la sécurité et de la paix internationales.
La politique étrangère du Maroc a toujours fait du non recours à la force militaire un principe constant dans la résolution des conflits internationaux, et a toujours observé la position de neutralité positive, ce qui explique son adhésion au Mouvement des pays non-alignés, a-t-il noté.
Toutes ses considérations, a estimé M. Fathi, peuvent expliquer la décision du Royaume du Maroc de ne pas prendre part au vote à l’Assemblée générale au sujet de la crise russo-ukrainienne, soulignant que le Maroc, qui prône les consensus politiques pour un équilibre dans les relations internationales, prend la mesure de l’escalade de la situation et ses répercussions désastreuses.


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Editorial

  • Identité nationale
    Que la fête commence ! Que les choses sérieuses débutent ! Bref, que le plat de résistance soit servi ! Le clou des cérémonies de la célébration de la Fête nationale arrive ce jour de 25 juin, la veille de la date du Soixante-deuxième anniversaire du retour à la souveraineté nationale. En effet, après avoir été colonisée pendant 64 ans, la Grande île accède le 26 juin 1960 à l’autodétermination.

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