Au lendemain de la célébration du 8 mars, le Président Andry Rajoelina prolonge sa visite à Toamasina. Le Chef de l’Etat poursuit son engagement de rester aux côtés de la population et de résoudre les difficultés au quotidien. A Toamasina, les litiges fonciers font rage, notamment à Ambalamanasy. Un cas particulier a déjà été discuté en Conseil des ministres. « On ne peut tolérer le fait qu’un particulier ou un groupe restreint puisse avoir des bénéfices d’un terrain au détriment de la population », a déclaré le Président au cours d’un déplacement samedi à Antanandava, dans le District de Toamasina II. Il annonce, par la même occasion, qu’il faut prioriser l’intérêt de la majorité. Le terrain litigieux d’Ambalamanasy revient aux habitants qui, bien qu’ayant aménagé les lieux depuis des années, ont fait l’objet d’expulsion. Une partie des habitants se sont vu remettre des titres et certificats fonciers, dont une cinquantaine de mères de famille.
La majorité des affaires traitées aux Tribunaux concernent en grande partie les litiges fonciers. A cela s’ajoute le fait que les habitants ne savent lire ni écrire et ne connaissent pas les procédures pour la demande afin de s’approprier un terrain. « Il est du devoir de l’Etat de considérer l’intérêt du peuple malagasy », souligne le Président.
Cette dotation de certificats fonciers n’est qu’une première étape puisque l’objectif est de distribuer près de 2 millions de titres qui profiteront à 10 millions de personnes. Ce qui représente environ 40 % de la population qui vont obtenir des certificats fonciers pouvant, par la suite, être transformés en titres fonciers.
Interpellation des autorités locales
Concernant les questions liées au développement de la ville de Toamasina, le Président dénonce le comportement des autorités locales. « Durant ma visite, les autorités s’assurent de la propreté de la ville. Mais dès mon départ, la ville redevient insalubre. Cela est inacceptable. Il faut une continuité des actions », indique le Chef de l’Etat. Il réitère que sa présence est surtout de voir de près les problèmes auxquels la population fait face. Parmi les solutions figure la construction d’une voie rapide depuis le port jusqu’à l’axe menant vers la RN2. Un chantier qui permettra de résoudre le problème de circulation dans le Grand Port où plus de 700 camions y font des aller et retour. Un trafic qui favorise la fréquence des accidents routiers.
Le Président Rajoelina a donné des consignes fermes à l’endroit des maires de Toamasina I et II afin d’assurer la propreté de la ville. « La population ne mérite pas de vivre dans l’insalubrité », a – t – il indiqué tout en promettant des appuis logistiques pour les travaux d’assainissement. Cela doit s’accompagner de la sensibilisation de la population en faveur du respect de la propreté.
Le Chef de l’Etat a annoncé la tenue d’un Conseil des ministres à Toamasina au mois d’avril prochain. L’occasion pour les membres de l’Exécutif de voir de près les chantiers de développement qui les attendent dans la ville portuaire.
La Rédaction
Le taom-baovao malagasy, célébré comme le nouvel an malgache, suscite depuis longtemps des divergences quant à sa date de célébration, créant ainsi une cacophonie au sein des différents courants qui revendiquent chacun la légitimité de sa propre interprétation. Ces variations de date continuent cette année encore.
Les arguments avancés par chaque lignée, héritière des anciens royaumes malgaches, mettent en lumière la complexité de cette question. Une faction célèbre le taom-baovao du 9 au 11 février, en s'appuyant sur une tradition remontant à 449 ans, selon laquelle l'année commence avec l'Alahamady. En revanche, d’autres optent pour le 6 septembre, symbolisant le début de la saison "Lohataona" et le renouveau de la nature.
D'autres versions basent la célébration sur l'interprétation des cycles lunaires (11 mars) ou suivent le calendrier d'Alimanaka (9 avril). Cette diversité de date a conduit certains défenseurs de la tradition malgache à plaider en faveur de la reconnaissance officielle de deux dates, le 11 mars et le 6 septembre, en tant que jours fériés à Madagascar.
Cependant, la récente "défection" des Zanadranavalona souligne les tensions persistantes autour de cette célébration. Certains observateurs estiment que le taom-baovao malagasy, au lieu d'être un facteur fédérateur, a tendance à diviser les différentes communautés. Julien Rakotonaivo, chroniqueur, enseignant, membre associé de l’Académie nationale, sur ses réseaux sociaux, souligne par exemple, que le concept, loin d'unifier, sème la zizanie, malgré les valeurs positives qu'il prétend véhiculer.
Face à cette situation, il est suggéré que le taom-baovao malagasy devrait rester une pratique rituelle ou coutumière propre à chaque communauté, tout comme d'autres cérémonies telles que le "famadihana" ou le "fitampoha". De plus, il est recommandé que le ministère en charge de la Culture et le Gouvernement maintiennent une position neutre, évitant de prendre ouvertement parti dans cette querelle.
La complexité de la question et les divergences qui entourent la date seraient d’ailleurs sans doute la raison pour laquelle, durant le premier mandat de l’actuel Président de la République, aucune date n’a été déclarée fériée. Dans l'état actuel des choses, la non-caution d'une date officielle à déclarer jour férié est préconisée, en attendant une résolution plus claire et consensuelle de cette complexe question du taom-baovao malagasy.
La Rédaction
Optimiste. Une récente étude de la Fondation pour les aires protégées et la biodiversité de Madagascar (FAPBM) révèle l'impact significatif des aires protégées terrestres sur l'économie nationale, estimant leur contribution à 500 millions de dollars par an. Madagascar, qui abrite 123 aires protégées terrestres et marines, couvrant environ 12 % du territoire national, s'efforce de protéger sa biodiversité précieuse tout en contribuant au développement économique du pays. Ces zones sont regroupées au sein du système d'aires protégées de Madagascar, principalement gérées par Madagascar National Parks, ainsi que par des ONG et des associations en collaboration avec des organisations communautaires locales. Ces aires protégées jouent un rôle crucial en fournissant des services écosystémiques vitaux qui bénéficient à la population et à l'économie. Les résultats de l'étude soulignent l'importance économique des aires protégées, mais ils révèlent également un défi majeur : l'autofinancement du système des aires protégées. Bien que des financements conséquents soient alloués, le montant investi dans la conservation et la gestion des aires protégées reste inférieur à 50 % de ce qui est nécessaire pour une gestion optimale. De plus, la majorité de ces investissements prennent la forme de projets à durée déterminée, créant une incertitude financière persistante. Le système d'aires protégées de Madagascar est un pilier essentiel pour la préservation de la biodiversité et la pérennité des services écosystémiques. Cependant, la sous-financiarisation met en péril ces écosystèmes fragiles et les avantages qu'ils procurent. Les chercheurs de la FAPBM appellent à une attention renforcée sur la nécessité d'un financement durable et à long terme pour garantir la protection continue de ces zones cruciales. Selon les responsables de la FAPBM : « Le défi de l'autofinancement est complexe, nécessitant une collaboration entre le Gouvernement, les organisations non gouvernementales, les communautés locales et le secteur privé. L'élaboration de mécanismes innovants de financement tels que les partenariats public-privé et les incitations fiscales, pourrait offrir des solutions pour relever ce défi pressant. » Dans un contexte où la préservation de la biodiversité est cruciale, Madagascar se trouve à la croisée des chemins. La mobilisation de ressources financières adéquates s'avère être une étape incontournable pour assurer la sauvegarde des aires protégées du pays et garantir un avenir durable pour sa biodiversité unique.
Hary Rakoto
Un nouvel évêque pour le diocèse de Miarinarivo. Le Pape François a nommé, samedi dernier, Monseigneur Jean Claude Rakotoarisoa, issu du clergé du diocèse de Tsiroanomandidy, évêque du diocèse de Miarinarivo. Il n’est autre que l’actuel vicaire général et directeur national des œuvres pontificales missionnaires à Madagascar.
Né le 4 octobre 1971 à Tsiroanomandidy, dans la Région de Bongolava, Mgr Jean Claude Rakotoarisoa a fait des études de philosophie au grand séminaire interdiocésain Saint Paul Apôtre sis à Antsirabe. Après le petit séminaire et le séminaire propédeutique de Tsiroanomandidy, il a étudié la philosophie au grand séminaire interdiocésain Saint Paul de Manantenasoa-Antsirabe. Il a acquis deux ans d'expérience pastorale au petit séminaire de Tsiroanomandidy et a étudié la théologie au grand séminaire interdiocésain Saint Pierre, situé à Ambatoroka, Antananarivo. Il est ordonné prêtre pour le diocèse de Tsiroanomandidy, le 29 août 1999.
Titulaire d’une maîtrise en théologie obtenue à l'Institut catholique de Madagascar, Antananarivo, il a déjà occupé plusieurs postes au niveau de l'Eglise catholique, notamment vicaire de la cathédrale de Tsiroanomandidy, économe et secrétaire diocésain de Tsiroanomandidy, directeur intérimaire du lycée catholique de Tsiroanomandidy, vicaire dans le District d'Andranomandidy, curé dans le District d'Andranomandidy.
Plus tard, Monseigneur Jean Claude Rakotoarisoa a poursuivi ses études pour l’obtention d’une licence et d’un doctorat en droit canonique à l'université pontificale urbanienne, située à Rome (Italie). Puis, en 2017, il est devenu administrateur diocésain de Tsiroanomandidy. Depuis 2021, il est le vicaire général de Tsiroanomandidy et non moins directeur national des œuvres pontificales missionnaires à Madagascar.
Recueillis par Anatra R.
Actuellement, les deux présumés assassins d’un conducteur de taxi-moto se trouvent derrière les barreaux, précisément à Tsiafahy, et ce, grâce à la Gendarmerie. Depuis lundi, la semaine dernière, on n’a plus retrouvé la victime et sa moto. Mais au bout de 4 jours d’une recherche active et une plainte contre X par ses proches auprès de la brigade d’Itaosy, les efforts de la Gendarmerie ont été finalement couronnés de succès. Le corps sans vie du conducteur fut retrouvé dans les buissons, à dix mille lieux de l’endroit où sa moto a été repérée à Tsarasaotra- Soavimasoandro. En effet, le cadavre du malheureux a été repéré dans les environs de Mahitsy, mercredi dernier.
Les enquêteurs ont réussi à obtenir la traçabilité du porté disparu, qui avait été malheureusement assassiné pour sa moto. Mais comment les Forces de l’ordre ont-elles pu, par la suite, parvenir jusque sur la trace du deux-roues ? En effet, s’appuyant sur l’aide du système de guidage GPS, qui s’avère en réalité un outil précieux, la piste a conduit les gendarmes jusque dans un parking sis à Tsarasaotra- Soavimasoandro, aux environs de 22h, lundi dernier. C’est là que la moto qui fut utilisée comme taxi-moto par la victime, fut retrouvée. Là, le gardien des lieux a informé les éléments des Forces que deux hommes, des inconnus ont envisagé d’y récupérer le deux-roues, une routière, tôt le lendemain de cela. Cette imprudence des deux suspects allait faciliter le travail des gendarmes. Car au moment indiqué où les premiers étaient censés venir y chercher la moto, les gendarmes, qui étaient déjà embusqués à l’endroit, les y ont cueillis sur- le- champ et presque sans problème.
Clients habituels
Dire que les présumés meurtriers du conducteur de ce taxi-moto sont ses propres clients habituels, du moins selon la Gendarmerie. Le hic dans l’affaire, c’est que le deux-roues que ces bandits ont convoité, n’ appartient pas à la victime, qui ne faisait que louer. Durant l’enquête, les suspects ont fini par avouer qu’ils ont frappé la victime à la tête avec une bouteille de bière. L’un d’eux avait un big-boss sur lui, au moment de son arrestation. Cet horrible assassinat s’est produit l’autre dimanche, au cours de la semaine dernière.
De son côté, le propriétaire de la moto, lui aussi, s’inquiétait vivement en ne voyant pas son locataire lui remettre la moto, comme ce dernier a l’habitude de le faire tous les soirs. Et surtout, son portable ne faisait que sonner toujours librement. Ce qui a choqué le plus les proches de la victime, c’est que cette dernière, une fois qu’elle était arrivée à Mahitsy, a pu encore joindre ses proches au téléphone. Et le motocycliste leur avait même envoyé la photo de l’endroit où ils, c’est-à-dire ses clients assassins, se trouvaient. Or, quelques moments après, le motard a commencé à ne plus être joignable. D’où la décision de ses proches d’agir finalement.
Franck R.
Madagascar totalise 7 médailles dont une en argent et six en bronze dans son escarcelle. Après trois jours de compétition à la 13e édition des Jeux africains d’Accra Ghana, Madagascar se positionne à la 9eme place provisoirement au classement de médailles devant l’île Maurice parmi les 19 pays médaillés. Rappelons que 54 pays sont en course dans cette compétition. L’Egypte domine la compétition avec 43 médailles. Avec l’entrée en lice de l’haltérophilie, le nombre de médailles a grimpé rapidement pour Madagascar. Outre les trois médailles de bronze gagnées le vendredi 8 et le samedi 9 mars, la karatéka Fenosoa Rakotobe en karaté kumite moins de 50kg, Fy Antenaina Rakotomaharo et la jeune Aina Mahasambatra Tsinjoviniavo aux Jeux d’échec en double mixte et Fabio Rakotoarimanana et Karen Raharimanana en double mixte tennis de table, ont été médaillés de bronze. Par ailleurs, les deux sœurs Sabrina Andriamintantsoa et Fabia Andriamitantsoa rajoutent quatre médailles pour Madagascar. C’est Sabrina qui offre la première médaille d’argent à son pays.
Chez les moins de 49kg dames, en haltérophilie, Sabrina Ny Hasina Andriamitantsoa décrochait la médaille d’argent avec 140kg en total olympique après avoir soulevé 80kg. Elle est à égalité avec la Tunisienne Tasnim Ben Wada tandis que la Ghanéenne Winnifred Ntumi a gagné la médaille d’or avec 144kg en total olympique en soulevant 81kg. Sabrina a également gagné deux médailles de bronze à son compte.
Dans l’épreuve « arraché », elle s’est offerte la médaille de bronze avec la barre de 60kg et est devancée par la Ghanéenne avec 63kg à la deuxième place et la Mauricienne Sheridan Pasnin sur la plus haute marche du podium après avoir soulevé la barre de 64kg.
Pour sa première participation à cette joute africaine, Sabrina Andriamitantsoa peut être fière d’elle. Malgré le manque de préparation, la jeune haltérophile malagasy a réalisé un exploit. « On peut se mesurer avec des grands haltérophiles du continent mais le manque de temps de préparation nous a beaucoup pénalisés. Pour une grande première participation aux jeux africains, je suis tout de même satisfaite du résultat. Un grand merci à mes coachs, à la fédération et au ministère de la Jeunesse et des sports ainsi qu’à toute ma famille qui a été toujours présente derrière moi », annonce Sabrina Andriamintantsoa.
Sa sœur Tiavina Andriamitantsoa Fabia a gagné la médaille de bronze avec un total olympique de 114kg chez les moins de 49kg. Devancée d’un kilo par la Kenyane Esther Kavesa qui a soulevé 115kg et l’Egyptienne qui a survolé les débats avec 123kg au total olympique. Dans l’épreuve de l’arraché, Fabia a fini au pied du podium après avoir soulevé 47kg derrière l’Egyptienne Ramadan Abdlwahab basma, médaillée d’or après avoir soulevé 56kg, et l’Algérienne médaillée d’argent, Katbi Nadia (55kg) et la Kenyane Esther Kavesa (50kg).
Elias Fanomezantsoa
« Un grand artiste nous quitte », « on n’oubliera jamais ton talent», « repose en paix grand frère ». Une pluie d’hommages a déferlé sur les réseaux sociaux dimanche, après l’annonce de la disparition de « Mikakely bassiste ». La triste nouvelle n'a pas tardé à entraîner un torrent de réactions. Victime d’une attaque cérébrale, il a suivi des traitements pendant près d’un mois et demi, a confié son épouse. Mais hélas, le destin en a décidé autrement.
Ayant marqué plusieurs générations de mélomanes, « Mikakely bassiste », de son vrai nom Raoel Mika Brice Angelo, vient de rejoindre les étoiles. Un guitariste, bassiste et ami de plusieurs groupes et chanteurs tels que Samoëla, groupe ’Zay, Tovo J’Hay, Fa’meno Tarika, Princio, Nanie, Bodo, Mamy Gotso est décédé hier. Il vient d’être emporté par le sommeil éternel samedi dernier. Un véritable choc a traversé le monde artistique dans la Grande île, depuis hier soir.
Rappelons que Mikakely était dans un état critique depuis quelques semaines. Etant donné le coût des traitements qui l’ont maintenu à vie, ses proches et amis artistes ont sollicité la générosité du public à travers les réseaux sociaux, en particulier sur Facebook. Ainsi, une perfusion financière a été organisée par des fans et gens anonymes afin de le soutenir. Parallèlement à cela, des chanteurs, humoristes et musiciens ont programmé de nombreux concerts dont les bénéfices ont été consacrés à ses traitements, mais cette pathologie neurologique a eu raison de lui.
En dehors de sa famille, ses amis artistes et fans ont été les premiers à lui rendre hommage. « Repose en paix Mikakely. On ne t’oubliera jamais. Nous allons continuer le show pour te rendre hommage », annonce Samoela. Joint au téléphone, le chanteur Tovo J’hay a témoigné sa tristesse de dire adieu au musicien. « Il était parmi les meilleurs bassistes avec qui j’ai eu l’occasion de travailler. Son talent reste gravé dans la mémoire des groupes les plus marquants et influents de l’histoire de la musique à Madagascar », attriste Tovo J’Hay. « Repose en paix Mikakely ! Tu t’es battu jusqu’à la fin. Adieu mon frère. Adieu à jamais à ton sourire innocent. Je n’oublierai jamais tes "grooves" lorsque tu prenais la guitare, surtout quand tu jouais le morceau "SOS fanambadiana" de Samoëla. Mes sincères condoléances à toute sa famille et amis, mais surtout à sa famille », a posté Mamy Gotso. Par ailleurs, de nombreux chanteurs et ceux qui l’ont connu ont posté un message sobre « RIP mon ami », accompagné de clichés souvenirs. Des hommages, des souvenirs, et surtout des expressions de chagrin ont afflué sur le réseau social Facebook. En cette triste circonstance, la Rédaction du journal La Vérité s’associe au deuil de sa femme, ses orphelins, la famille et toute l’équipe de cet immense artiste à qui nous adressons également nos sincères condoléances.
Si.R
Pour Esther Rajohnson (91 ans), cette épouse d’un ex-officier militaire du pays, il y a une grande différence dans la conception des droits féminins pendant la période de sa jeunesse dans les décennies 1950 et 1960 par rapport à celle des femmes d’aujourd’hui. « Dans les années 60, les femmes n’ont revendiqué que le droit de vote. Et à peine ont-elles osé revendiquer l’égalité des deux sexes dans le milieu du travail », déclare-t-elle. En revanche, cette mamie tranquille, solitaire, mais qui n’est jamais en retard des actus, se dit profondément dépassée par les revendications des femmes d’aujourd’hui quand il s’agit de leurs droits.
Face au vent de revendications des femmes dans les pays européens, elle se positionne contre l’interruption volontaire de la grossesse ou IVG. Par ailleurs, elle voit d’un très bon œil la série de nominations de femmes ministres par le Président Andry Rajoelina.
Nostalgie de la simplicité
Elle se dit nostalgique de son époque dans les années 50 et 60. Il n'y qu'à jeter un coup d’œil sur les passe-temps favoris des jeunes de l’époque des années 60, pour avoir une idée de cette simplicité dans les rapports hommes-femmes. Selon donc notre interlocutrice, les jeunes de Tananarive de la décade 60, étaient plutôt des garçons et des filles tranquilles. En dehors de leurs heures d’études, les « sixties » passaient bien sûr le reste de leur temps libre dans les loisirs, mais plutôt de manière plus saine, pour ne pas dire innocente. A l’époque dorée donc, les samedis après-midi étaient les moments sacrés pour les jeunes d’alors pour se divertir entre eux. Et là, le cinéma et la danse étaient les passe-temps favoris de ces jeunes.
Pour cette dernière, il n’y avait pas tellement encore les discothèques ou autres bals des jeunes comme on l’entend aujourd’hui dans la Capitale. Les jeunes s’invitaient alors par petits groupes de 5 à 10 âmes, et se donnaient rendez-vous chez l’un d’eux pour danser, et ce, sous les regards vigilants des parents hôtes. « On se retrouvait entre camarades de classe et autres voisins de quartier. Chez mes parents, il y avait un piano et un petit électrophone sur lequel on passe les disques de Dalida, entre-autres artistes préférés de nous, à l’époque. Le rock&roll était encore à ses premiers balbutiements et on prenait un plaisir fou à esquisser quelques pas de danse », se souvint Esther, qui déborde encore de dynamisme et de joie de vivre en évoquant ses souvenirs de jeunesse.
Loin de toute mauvaise influence
A l'époque où il n'y avait pas encore la télé, la sobriété chez les jeunes allait de soi. Car pour passer de bons moments ensemble, point n’était besoin chez les jeunes de 1960 de se défoncer, encore moins de recourir à toutes ces substances narcotiques, dangereuses sinon toxiques, encore moins d’alcool qu’ont la fâcheuse habitude de prendre leurs contemporains de 2023. « On faisait une cotisation pour acheter de la limonade et du sirop. Avec 10 francs, ma mère nous préparait et nous faisait régaler d’un bon gâteau fait maison », se remémore-t-elle. Et après avoir passé ainsi un excellent samedi après-midi, tout le monde devait finalement se séparer, souvent avec un léger pincement au cœur. « Avant même que le soleil ne se couchait, les parents pointaient alors dans la pièce où nous nous amusons pour nous annoncer : Ehooo ! Les enfants ! C’est fini pour aujourd’hui ! », raconte notre interlocutrice, tout sourire. Moment de légère nostalgie au fond de chaque jeune fêtard. Par contre, il y avait chez le participant à la fête cette joie intérieure liée à l’espoir et à la promesse d’une nouvelle rencontre tout aussi joyeux et savoureux de ce qu’il venait de vivre l’instant d’après, pour le samedi prochain.
Dans les années 60, aller au cinéma était aussi l’autre grande joie des jeunes. Et le week-end était également le moment consacré à la salle obscure. « Regarder des films western était un moment inédit pour tout jeune de la décennie 60 », se souvint-elle encore.
Franck R.
Da-Willy risque gros. William Andrianambinintsoa, de son nom d’état civil, le triste célèbre violeur d’une mineure, Harena une fillette de 6 ans, suivi de sévices inhumains et barbare, est écroué à la Maison de force de Tsiafahy. Des brutalités inadmissibles qu’aucun être humain ne peut tolérer.
Selon les termes de la procureure Narindra Navalona Rakotoniaina, Da-Willy subira la peine nouvellement modifiée à savoir la castration accompagnée de la perpétuité si le juge le déclare coupable.
Bref rappel des faits, un jeune homme de 23 ans, receveur de taxi-be de son état, résidant à Imerimandroso Imerintsiatosika, aborda une fillette de 6 ans dénommée Harena voisine de quartier et l’envoya acheter une cigarette. Déjà, selon la loi en vigueur, il est interdit d’envoyer des mineurs acheter des cigarettes ou des boissons alcoolisées. Au retour, il usa de tous les subterfuges pour abuser de la fillette. Il ne se limite pas à violer l’enfant de 6 ans, c’est déjà assez grave et irréparable, mais le jeune prédateur sexuel se permet de violenter cruellement sinon atrocement sa cible. Un acte délibéré qui dépasse l’entendement !
A noter que l’acte sordide de Da – Willy se passait après l’officialisation de la peine modifiée contre le viol sur mineur. Par conséquent, William Andrianambinintsoa est en connaissance de cause de la nouvelle disposition. De toute façon, nul n’est censé ignorer la loi ! Il agit délibérément en commettant l’une des pires bêtises envers les concitoyens. Soulignons, les actes ignobles continuent de défrayer la chronique. Ce jeune homme qui a abusé d’une lycéenne de 18 ans à Boriziny mardi dernier le prouve. Ce qui nous pousse à réfléchir, « la loi sur la castration » suffit-elle réellement à dissuader les voyous futurs violeurs ? En tout cas, il faut sans état d’âme appliquer loi ! Et en rajouter à d’autres peines plus dures comme les travaux forcés à perpétuité. Les autorités compétentes à commencer par le Chef de l’Etat suivi de près par le garde des Sceaux, ministre de la Justice ont affiché leur fermeté sur l’application de la loi en vigueur. Rajoelina Andry Président de la République réaffirme à Toamasina qu’il compte défendre par tous les moyens l’application de la nouvelle peine à l’encontre des violeurs. Un message de fermeté et de conviction que le Chef de l’Etat ainsi que la ministre de la Justice envoient à tous les réticents sinon aux opposants. L’on sait que l’ambassadrice de la Délégation de l’Union européenne et l’Amnesty International ou encore le Transparency International émettent des réserves sur la légalité de la nouvelle disposition pénale adoptée par Madagasikara contre les violeurs des mineurs vis-à-vis des fondamentaux des droits humains internationaux. Les autorités malagasy réitèrent qu’il ne faut pas ignorer le traumatisme physique et moral à portée « éternelle » causant des blessures durables sur les victimes. La castration et les peines à perpétuité suffisent-elles à réparer le mal ? Improbable !
Je pense qu’il faut oser aller plus et rouvrir le débat sur la peine capitale ! J’abonde à la position défendue par un confrère éditorialiste qui avance l’idée selon quoi il faudrait rétablir la peine de mort pour certains cas de délits comme le viol accompagnés d’agression physique jusqu’à la mort.
Da-Willy sera, espérons-le, le premier servi.
Ndrianaivo