Une contrainte liée au temps. Les travaux de réhabilitation d’un tronçon de route reliant Andohatapenaka vers Vatobe, 67 Ha Atsimo et Mada Hôtel menant vers CENAM n’ont pas commencé à temps. Bien que le début des chantiers ait été prévu au début de cette semaine, jusqu’à hier, aucune fermeture de route n’a encore été observée sur les axes concernés, du moins jusque dans l’après-midi. La preuve, d’une part, les « taxis-be » ont encore pu effectuer normalement leur activité du côté de Vatobe.
Le récent tableau de la Covid-19 sur le territoire national, affiché le week-end dernier, fait état, paraît-il, d'un semblant retour de la vague : 132 nouveaux cas et 4 décès. Du coup, les réseaux sociaux s'enflamment, du moins de la part d'une frange limitée de l'opinion. Le virus de la Covid-19 est bel et bien encore présent. Sa force de frappe ou de nuisance s'affaiblit mais il n'est pas totalement anéanti et rode encore dans les parages. Les efforts monumentaux dispensés par les dirigeants, ainsi que les sacrifices consentis par tout le monde durant les six mois de bataille contre la pandémie ont bien voulu apporter leurs fruits.
Le Gouvernement vient à la rescousse de la population victime de la famine dans le Sud. Un Centre de commandement opérationnel contre le kere (CCOK) a été dernièrement mis en place à Ambovombe et Amboasary-Atsimo pour remédier durablement à ce problème. Un Centre de réhabilitation nutritionnelle et médicale (CNRM) sera également installé dans ces localités.
La situation est critique. La menace s’intensifie. A l’occasion de la Journée mondiale du climat, hier, le ministère de l’Environnement et du Développement durable ainsi que la Direction générale de la Météorologie ont présenté des prévisions alarmantes sur l’évolution du climat de Madagascar. Au cours des prochaines années, la température continuera en effet d’augmenter dans le pays, tandis que la saison des pluies sera écourtée.
La liste « Isika rehetra miaraka amin'i Andry Rajoelina » pour les sénatoriales à Antananarivo fait le plein de soutiens à quelques jours du scrutin. 210 grands électeurs de la Région Bongolava ont annoncé leur soutien aux candidats IRMAR en vue des sénatoriales de ce vendredi 11 décembre. Issus de trente communes, ces maires et conseillers communaux viennent de divers partis et de diverses tendances politiques, dont l'IRK, AVI, MMM, TIM, Freedom, indépendants. Outre le soutien à la liste de candidats ayant obtenu l'onction de la coalition présidentielle IRMAR, ces élus de Bongolava affichent également leur soutien au pouvoir en place et à son programme, surtout pour leur Région, selon la déclaration lue par Mananjara Jaona, président de l'association de ces élus de la partie ouest de la Province d'Antananarivo.
Ce fut au tour des journalistes et membres de la rédaction au sein du groupe de presse de SODIAT – qui rassemble les quotidiens « La Vérité », « Ino Vaovao » et « Inona ny Vaovao » ainsi que l’hebdomadaire « Madagascar Matin » – d’accueillir hier la ministre de la Communication et de la Culture, Lalatiana Rakotondrazafy Andriantongarivo et son équipe au siège à Antanimena.


Après plusieurs mois d’un semblant d’accalmie, le quartier d’Ampamantanana Androndra renoue avec ses vieux cauchemars liés aux attaques de bandits. C’est ce qui venait de se produire vers 1h du matin lundi dernier où un chef de famille fut grièvement blessé à la suite de l’assaut dont sa maison était la cible. Sur les lieux, six individus armés de revolver notamment, mais aussi de toute une panoplie d’objets tranchants, ont fait effraction dans le foyer de cette petite famille. De leur côté, les quelques personnes présentes étaient traumatisées et surprises qu’elles furent totalement paralysées. “Les assaillants ont d’abord feint de frapper à la porte pour finalement obliger les locataires de l’ouvrir. Le chef de famille a eu le malheur de tenter de les empêcher d’entrer. Ce qui lui a valu quelques coups assenés à l’aide de crosse de fusil”, confie une source policière.
D’après toujours celle-ci, les assaillants ont pris le temps de fouiller l’appartement des victimes de fond en comble, tout en continuant à soumettre les locataires sous la menace. Au terme de cette fouille où ils ont mis tout sens dessus dessous, les agresseurs ont dû se contenter de voler uniquement des téléphones portables, n’ayant réussi à trouver aucune somme d’argent. De leur côté, les voisins de quartier des victimes ont bel et bien tout vu et entendu. Cependant, ils avaient tellement peur qu’aucun d’entre eux ne s’est hasardé à donner l’alerte.
Ce n’est seulement qu’après plusieurs minutes que les riverains ont pu finalement réagir. Certains s’étaient plaints sur le fait que si l’intervention des Forces de l’ordre est arrivée un peu plus tôt, les bandits auraient été sûrement faits.
Il y a quelques années, c’est dans ce même quartier qu’une mère de famille avait été battue à mort par des inconnus alors qu’elle faisait de la gymnastique tout près de chez elle. C’est encore dans ce quartier que les sinistres et sombres histoires de viols où les victimes étaient attaquées avec des gourdins ou autres “bois ronds”, une situation qui étaient souvent fatales pour certaines. C’est de cette manière que nous pouvons avancer que ce quartier renoue avec l’insécurité en cette période post-confinement.
Franck R.
Un appel d’urgence. Les groupements membres de la Confédération du tourisme à Madagascar (CTM) se sont serrés les coudes, hier, lors d’une conférence de presse à Tsaralalàna en demandant au Gouvernement de rouvrir les frontières aériennes. En effet, les neufs mois d’attente pèsent lourd sur l’activité économique des opérateurs touristiques. La promotion du tourisme national n’a pas vraiment permis aux opérateurs dans le reste de l’île à survivre. Les 2350 touristes internationaux arrivés dans la Grande île au cours des deux derniers mois n’ont fait profiter que Nosy Be. Sandra Affick, secrétaire exécutif de la CTM, a par ailleurs indiqué que la Grande île figure parmi les dix pays d’Afrique qui ferme encore ses frontières jusqu’à ce jour. « On demande la réouverture du ciel de Madagascar. Au pire, le Gouvernement ouvre les frontières régionales ou la liaison aérienne reliant Madagascar aux îles voisines comme La Réunion, Maurice ou Seychelles. La faiblesse du pouvoir d’achat des malagasy n’arrive pas à relancer notre activité. Malgré les tarifs promotionnels, nous ne recevons que très peu de clients. Tout comme l’île aux parfums, la survie des autres régions dépend du tourisme international. A l’heure actuelle, nous rencontrons un grand problème de trésorerie. On ignore ce qui nous attend vu que nous n’avons aucune visibilité de la date de réouverture prochaine des frontières », souligne ce secrétaire exécutif de la CTM.
Par rapport à la propagation du coronavirus, les membres de la CTM ont proposé une reprise sécurisée. Les opérateurs que ce soit les tours opérateurs, les hôteliers, les guides, les restaurateurs et les transporteurs ont déjà suivi une formation relative au protocole sanitaire. En désarroi, la Confédération a annoncé que 80% des opérateurs ferment encore leurs établissements. « Beaucoup d’entreprises sont actuellement sur le point de mettre la clé sous la porte. Il est vrai que le Gouvernement a déjà plusieurs dispositions à notre endroit à travers différents reports. Mais nous devons maintenant payer nos arriérés à compter de l’année prochaine alors que nous n’avons plus aucun sou. On demande ainsi un nouveau report ou une exemption des obligations fiscales au titre de l’année 2020», poursuit-elle.
La prise en charge des factures JIRAMA et la Caisse Nationale des prévoyances sociales (CNAPS) par l’Etat ou par les partenaires techniques et financiers ainsi que le prolongement de la durée du chômage technique sont également des solutions proposées durant la conférence de presse.
A noter que les petits commerçants sur les routes nationales se lancent désormais vers d’autres activités comme la transformation du bois en charbon, l’exploitation minière ou bien la chasse, faute de travail. Ce qui entraîne la destruction de l’environnement. « C’est un cercle vicieux. Les petits commerçants vivant du tourisme s’orientent vers la destruction de notre faune et flore. Alors que ces derniers font l’objet de visite des touristes internationaux. Le secteur risque de s’assombrir pour de bon », exprime Sandra Affick.
Même si le tourisme est un secteur transversal, il représente 7% du Produit intérieur brut et fait vivre 1,5 million de personnes.
Solange Heriniaina