Les Partenaires techniques et financiers (PTF), délégation de l’Union européenne, France, Royaume Uni, Allemagne, Japon, Corée du Sud, Etats-Unis, Canada englobés dans ce qu’on appelle la Communauté internationale s’interrogent pourquoi la Grande île ne parvient-elle pas à se décoller ! Ils ont adressé à l’intention des dirigeants du pays, des leaders politiques, des intellectuels, de la presse, de l’opinion publique en général, une étrange sinon inédite lettre leur posant la question : « pourquoi Madagascar se trouve-t-il dans de telle situation ? ». Une situation de misère intenable alors que le pays dispose des atouts divers et multiples que certains n’en peuvent pas se permettre d’avoir entre les mains ! En fait, il s’agit concrètement d’une interpellation directe de la Communauté internationale à l’encontre des dirigeants et des responsables à tous les niveaux du pays. Une mise en réflexion de chacun sur la gravité de la situation dans laquelle les 30 millions de Malagasy sont plongés malgré eux. Une sonnette d’alarme qui normalement doit éveiller la conscience nationale.
La Grande île est un pays béni des Dieux si l’on peut s’exprimer ainsi ! Une grande île d’une superficie de 587.041 km2 à l’intérieur de laquelle vivent 30 millions (au plus) d’habitants, Madagasikara dispose de grands espaces qui ne demandent qu’à être exploités et valorisés. L’archipel du Japon avec ses 378.000 km2 doit abriter 124 millions d’hab. On suppose facilement la valeur ajoutée d’une parcelle de terrain. Alors que, le Japon se trouve parmi les trois ou quatre premières puissances économiques et technologiques du monde. Sans commentaires !
Le sous-sol malagasy regorge d’immenses richesses. Des gisements miniers sinon des réserves naturelles en grande partie non exploitées, existent en grande quantité. Inutile de les citer nommément, il suffit de prendre au hasard quelques échantillons pour s’en convaincre. L’or, métaux rares, nickel, sable ilménite, des réserves pétrolières, des pierres précieuses, etc. Depuis l’époque coloniale, des exploitations souvent illicites voire sauvages ont été faites sans que le pays ait pu bénéficier le moindre centime.
Les réserves naturelles en faune et flore s’évaluent en quantité et en qualité (endémiques) inestimables. Des espèces protégées qui ne se trouvent nulle part ailleurs ! Sans oublier des espaces naturels riches en biodiversité qui attirent les touristes fortunés des pays riches, …
Les Malagasy souffrent d’insuffisance alimentaire et malnutrition alors qu’il existe des espaces géographiques immenses pouvant être transformés en zones de productions agricoles importantes. A Madagasikara, il n’y a pas de conflits armés, en externe ou en interne. Un pays paisible devant être propice aux actions de développement.
Alors, pourquoi ? C’est la grande question sans réponse des observateurs ! Devrait-on recourir à un paradigme spécial ? Pas forcément ! Un minimum de réflexion suffit pour soutirer un brin d’éléments qui au final peut nous conduire à un début de compréhension. Le taux de productivité d’un Malagasy est l’un des plus faibles au monde. Et cela à cause du « moramora » traditionnel. On suit le rythme de la charrette à bœufs. La corruption et autres détournements infectent l’administration publique. Une bataille qui est loin d’être gagnée malgré les bonnes intentions. Les dirigeants politiques perdent l’essentiel de leur temps à se chamailler. Des « guerres » stériles qui mènent le pays nulle part ailleurs.
Ndrianaivo
Retour des reliques de l’Ampanjaka Toera. La cérémonie de rapatriement des reliques de l'Ampanjaka Toera, ainsi que des deux militaires qui l'accompagnaient, marquera un moment historique pour Madagascar. Prévue pour ce 14 avril à Paris, cette cérémonie se déroulera dans un cadre solennel, avant que les reliques ne soient transportées à Antananarivo, la Capitale malgache. Conformément aux dispositions du dernier Conseil des ministres, les objets sacrés seront d'abord conduits à l'ambassade de Madagascar à Paris en attendant leur vol vers leur terre natale. Cet événement, d'une grande portée symbolique, sera honoré par la présence de plusieurs rois de Madagascar, qui participeront à la cérémonie officielle prévue à Antananarivo. Une fois arrivées dans la Capitale, les reliques seront ensuite transférées à Belo sur Tsiribihina. Le Gouvernement malgache, par l'intermédiaire du ministère de la Communication et de la Culture, a déployé des efforts considérables pour organiser cette restitution, mettant en lumière l'importance de l'héritage culturel dans l'identité nationale. Le rapatriement des reliques de l'Ampanjaka Toera représente non seulement un retour physique d'objets sacrés, mais aussi une réaffirmation des valeurs et de l'histoire qui unissent le peuple malgache. Ce moment est attendu avec impatience par la nation, qui voit en lui une occasion de célébrer son passé et d'affirmer son identité culturelle sur la scène internationale.
Projet de parc solaire sur la rocade Tsarasaotra – Ivato, des expropriations à venir. Il y aura des changements significatifs sur cette zone, avec l'annonce récente du Conseil des ministres concernant l'expropriation de terrains appartenant à des propriétaires et habitants de la région. Ce décret, qui déclare d'utilité publique les travaux associés à l'installation d'un parc solaire de 100MW et à l'aménagement du projet Lac Iarivo, marque une étape cruciale dans le développement durable de la zone. Les expropriations concerneront les terrains et bâtiments situés le long de la rocade, entre le PK 2,5 et le PK 5,9, et pourront être réalisées à l'amiable ou selon les procédures formelles liées à l'utilité publique. Ce projet de parc solaire, initialement prévu pour être installé sur le lac d’Ivato, a été redéployé vers la zone de Tsarasaotra après une étude de faisabilité approfondie. Cette décision témoigne de la volonté des autorités de maximiser l'impact positif du projet sur l'environnement tout en répondant aux besoins énergétiques croissants de la région. Le site, qui doit être opérationnel avant le Sommet de la communauté de développement d'Afrique australe (SADC), est un élément clé de la stratégie de développement durable et de transition énergétique du pays.
Invasion de criquets migrateurs, mise en place d’une base aérienne mobile. Face à l'invasion acridienne qui dévaste les cultures agricoles dans la Région d’Anosy à Madagascar, une opération d'urgence a été lancée. Le Gouvernement malgache, en collaboration avec la FAO (Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture), a mobilisé le Centre de lutte antiacridienne de Madagascar (IFVM). Cette intervention rapide vise à éradiquer les essaims de criquets qui menacent la sécurité alimentaire de la population. Selon les autorités, plus de 2 000 hectares de terres agricoles ont déjà été traitées par pulvérisation aérienne, notamment à l'aide d'hélicoptères, ciblant des zones cruciales comme les champs de sisal à Berenty. Des équipes au sol ont également mené des opérations de pulvérisation dans d'autres Régions touchées, à Belambo et Anjahamahavelo. Pour optimiser l'efficacité de la lutte, une base aérienne mobile, équipée d'un hélicoptère Airbus AS 350 B3, a été déployée pour soutenir les interventions terrestres. Cette action s'inscrit dans le cadre d'un programme national de lutte antiacridienne ambitieux, s'étendant sur quatre ans (2024-2028), dont la phase actuelle (2024-2025) concentre ses efforts sur l'éradication de cette menace actuelle. L'ampleur de l'opération souligne l'urgence de la situation et la détermination des autorités à protéger les récoltes et les moyens de subsistance des populations affectées.
L'Union européenne (UE) et Madagascar entretiennent un partenariat solide et stable qui se renforce alors que d'autres acteurs sur la scène internationale adoptent des mesures protectionnistes. Alors que les Etats-Unis imposent des droits de douane de 47 % sur les produits malagasy, l'UE se positionne comme un partenaire commercial privilégié, offrant un accès sans précédent au marché européen. Roland Kobia, ambassadeur de l'UE auprès de Madagascar, a souligné l'importance de cette relation en rappelant que l'UE accorde depuis des années un accès préférentiel à ses marchés grâce au régime « Tout sauf les armes » et à l'accord de partenariat économique. Avec l'Europe, représentant le premier client de Madagascar et absorbant 30 % de ses exportations, cette relation est cruciale pour l'économie malagasy. Kobia a précisé que des milliers de produits malagasy peuvent entrer sur le marché européen sans droits de douane ni restrictions quantitatives, ce qui ouvre les portes d'un marché de 450 millions de consommateurs disposant d'un fort pouvoir d'achat. Cette dynamique souligne non seulement le soutien économique que l'UE apporte à Madagascar, mais aussi la prévisibilité et la fiabilité de ce partenariat face aux incertitudes du commerce mondial. En effet, l'UE se positionne non seulement comme un partenaire commercial, mais aussi comme un allié stratégique, œuvrant pour le bien-être des producteurs et des consommateurs malagasy dans un monde économique en perpétuelle évolution.
Coup de massue. L’annonce par l’administration Trump d’une hausse drastique des droits de douane sur les importations malagasy, atteignant désormais 47 %, a provoqué une onde de choc à Madagascar. Cette décision place le pays parmi les plus touchés par ces mesures protectionnistes, aux côtés du Cambodge (49 %), du Vietnam (46 %) et du Sri Lanka (44 %). Pour rappel, la Grande île qui exporte principalement des textiles, des produits agricoles comme la vanille et le litchi, ainsi que des objets artisanaux vers les Etats-Unis, bénéficiait jusqu’ici d’un droit de douane oscillant entre 10 et 15 %.
Cette augmentation soudaine constitue une menace directe pour les industries locales qui dépendaient largement du marché américain. En 2023, Madagascar a exporté pour environ 420 millions de dollars de biens vers les Etats-Unis, dont plus de 250 millions de dollars issus du secteur textile. Avec cette hausse des tarifs, les produits malagasy deviendront moins compétitifs, mettant en péril plusieurs milliers d’emplois. « Cette décision est un coup dur pour notre secteur. Nos marges sont déjà faibles et une telle augmentation des droits de douane pourrait nous exclure du marché américain », explique le directeur d’une entreprise textile d’Antananarivo.
La filière textile, qui représente plus de 100 000 emplois directs dans les zones franches, est la plus exposée. De nombreux industriels s’inquiètent des conséquences à court terme de cette politique protectionniste. « Si nos clients américains doivent payer près de 50 % de taxes supplémentaires, ils iront voir ailleurs, et nous devrons réduire notre production », alerte la gérante d’une entreprise d’exportation de textile. Certains acteurs redoutent même des fermetures d’usine, ce qui aggraverait le chômage dans un contexte économique déjà fragile.
Diplomatie économique
Mais au-delà du textile, les exportateurs de produits agricoles sont également en difficulté. La vanille, dont 80 % de la production est destinée aux Etats-Unis et à l’Europe, pourrait subir une forte baisse de compétitivité sur le marché américain. « Nous sommes déjà confrontés à des fluctuations de prix, si en plus on nous impose 47 % de taxes supplémentaires, nous risquons de perdre nos acheteurs », se désole un exportateur de vanille à Sambava.
Ainsi, conscients des enjeux, une réunion d’urgence s’est tenue hier au ministère des Affaires étrangères, réunissant plusieurs membres du Gouvernement, dont la ministre des Affaires étrangères Rasata Rafaravavitafika, la ministre de l’Economie et des Finances Rindra Hasimbelo Rabarinirinarison et le ministre de l’Industrialisation et du Commerce David Ralambofiringa. L’objectif était d’évaluer l’impact de cette nouvelle mesure sur l’économie nationale et de définir des stratégies pour défendre les intérêts du pays.
« Le Gouvernement malagasy entend mobiliser tous les leviers diplomatiques et commerciaux pour obtenir une révision de ces mesures et garantir un accès équitable des produits malagasy au marché américain dans le respect de la réciprocité souhaitée par le Gouvernement des Etats-Unis d’Amérique », rajoute un communiqué publié hier dans la soirée par la porte-parole du Gouvernement Mara Donna Volamiranty.
Le même communiqué rajoute que par ailleurs, une démarche diplomatique a immédiatement été engagée auprès de l’ambassadrice des Etats-Unis à Madagascar pour demander des clarifications sur ces nouvelles mesures. « Aussi, le Gouvernement malagasy entend mener un dialogue constructif entre les deux pays », y lit-on.
« Tout dépendra de notre capacité à renégocier les termes de l’AGOA », confie un responsable au sein du ministère du Commerce. L’AGOA (African Growth and Opportunity Act) permettait jusqu’ici aux exportateurs africains, dont Madagascar, de bénéficier de conditions préférentielles sur le marché américain. Si les négociations échouent, les entreprises locales devront se tourner vers d’autres débouchés, notamment l’Europe et l’Asie, pour compenser la perte du marché américain.
Ainsi, dans l’attente d’une issue favorable, les opérateurs malagasy restent suspendus à l’évolution de la situation. « Nous espérons une révision rapide de ces mesures, sinon c’est tout un pilier de l’économie nationale qui risque de s’effondrer », conclut notre industriel du secteur textile.
Entre la date du 24 mars et le 30 mars dernier, jamais on n'a assisté à une telle recrudescence des accidents de la circulation dans la Capitale et ses environs. Car dans cette unique période, ces accidents ont provoqué la mort de deux personnes et des blessures chez 26 autres, selon une source policière.
Pour revenir dans le cas de ces accidents mortels, il s'agissait de simples accidents sans délit de fuite, ni conduite en état d'ivresse. Cependant, on en a enregistré 7 cas pour cette catégorie.
Mais ce sont plutôt les accidents matériels et corporels qui ont le plus défrayé la chronique ces deux derniers jours. C'était justement le cas hier à Mandroseza où un carambolage a causé de graves blessures chez une piétonne. Là, un vieux camion surchargé avait été lâché par ses freins en pleine descente, dans les parages de la société ATOM. Résultat : le poids lourd a donné un coup de bélier au deux « taxis-be » se trouvant devant lui. Les dégâts ont été très importants. On peut dire que sans la présence de ces deux véhicules de transport en commun, le camion fou aurait sans doute provoqué une hécatombe.
Or, c'est justement et presqu'au même endroit qu'une camionnette de fabrication chinoise a fait aussi des siennes, l'avant-veille de cela, faisant pour sa part plus de 5 blessés graves et des destructions aux coûts incalculables dans cet autre carambolage. Aussitôt, le commissaire central de Tsaralalàna, Manitra Fleurys Razafindahy a tiré la sonnette d'alarme. Il exhorte et responsabilise les usagers de la route, notamment devant l'incompatibilité de l'alcool et de la conduite, mais aussi sur l'importance de l'entretien des véhicules en circulation dans cette ville. Il a mis l'accent sur la conduite en état d'ivresse en déplorant et dénonçant l'attitude de certains automobilistes alcoolisés. Souvent, ces derniers savent cacher qu'ils sont ivres. Or, une fois qu'ils quittent un check-point de la Police ou de la Gendarmerie, ces conducteurs se livrent à des excès de vitesse, selon le patron de l'Hôtel de Police du centre-ville.
F.R.
Le secteur des fruits et légumes mis en avant. Le renforcement de capacité des coopératives et petites et moyennes entreprises (PME) malagasy fait partie des stratégies à adopter pour faciliter leur accès aux marchés internationaux, notamment ceux européens. « L’exportation des produits agricoles, surtout les fruits et légumes, sur le marché de Rungis en France est actuellement en gestation. Madagascar a beaucoup de potentiels puisque la plupart de la population vit en milieu rural », reconnait Frederick Muia, directeur du Bureau pays de l’OIT dans la Grande île. Mais pour ce faire, il faudrait suivre les normes internationales requises et respecter les conditions de travail des paysans producteurs, d’où l’importance de la promotion du travail décent auprès des coopératives agricoles et PME, d’après Hanitra Fitiavana Razakaboana, ministre du Travail, de l’Emploi et de la Fonction publique. D’ailleurs, le dernier Conseil des ministres en date du 2 avril a adopté le décret portant application de certaines dispositions de la loi n° 2023-016 du 11 août 2023 régissant les sociétés coopératives à Madagascar. L’appui aux coopératives agricoles et PME s’imposent afin qu’elles puissent proposer des produits compétitifs sur le marché européen.
Coopération Sud-Sud et triangulaire
Une initiative du Bureau pays de l’OIT dans la Grande île, celui de Kenya et celui de la France. Une session de plaidoyer et de dialogue social s’est tenue hier à l'hôtel Ibis d'Antananarivo. Cet évènement marque un tournant significatif dans la coopération Sud-Sud et triangulaire entre Madagascar, le Kenya et la France. Une occasion de renforcer les capacités des coopératives et PME malagasy et kenyanes, afin de contribuer à la promotion de l’emploi décent et de faciliter l’exportation des produits agricoles vers le marché de Rungis en France. Une délégation malagasy a déjà effectué une visite au Kenya pour tirer les bonnes pratiques et expériences en la matière. Les Kenyans feront également de même, avant la visite à Rungis, le plus grand marché européen en matière de fruits et légumes. Ceci afin de nouer des partenariats entre les producteurs et importateurs. Notons que Madagascar a signé un accord commercial avec l’Union européenne, tout comme le Kenya. L’exploration des marchés en Afrique est également en perspective, suite à la signature de l’accord commercial conclu avec les pays africains...
Patricia R.
Pour ainsi dire : « On » veut que le projet Riz Plus, dans une large mesure, soit « une Somalac III ». « On » c’est la population de l’Alaotra-Mangoro. En effet, et d’un, dans les documents du projet, Riz Plus entend offrir un mieux sinon un avenir effectivement meilleur à la population grâce à l’aménagement et à la bonne gestion des bassins versants, avec la contribution de la population locale. Et de deux, renforcer et assurer la bonne gestion des infrastructures aux fins de garantir, tout le long de l’année, une bonne irrigation. Et de trois, asseoir une résilience effective à chaque famille paysanne dans son quotidien ; résilience est, également, à instaurer dans la chaîne de valeurs sur laquelle est basée la vie économique des foyers ; et de quatre, la mise en place et la structuration appropriée du projet UGP, et de cinq, la mise en place des mesures en vue des interventions urgentes efficaces …
« Projet de productivité et de Résilience des moyens de substance ruraux », Riz plus, compte voir la population-cible faire, sincèrement, cause commune avec le projet : c’est l’une des raisons qui amènent le projet faire des dons, en quantité et significatifs aux bénéficiaires : matériels, équipements, semences, intrants … Ce faisant, Riz Plus compte trouver la compréhension et partant la sincérité de toute la population-cible du projet. Précaution exige, le projet entend choisir, au sens strict du terme, chaque paysan-partenaire et exige de celui-ci être en sa possession, légalement, d’au moins 0,5ha de rizière exploitée directement par lui depuis au moins deux campagnes. 30 pour cent des bénéficiaires sont nécessairement des femmes. Chaque partenaire du projet est nécessairement membre d’une fédération d’exploitation des réseaux hydrauliques, à l’égard de quoi le monsieur en question doit être régulier pour ce qui est d’obligations requises au sein de la structure.
Dans son chronogramme, Riz Plus compte mettre en œuvre une authentique campagne de collecte d’informations. Ce qui lui permet d’avoir des connaissances étendues sur les personnalités des bénéficiaires. Novembre 2024 à juin 2025, des séries d’ateliers de formation et appuis aux bénéficiaires seront prodigués à l’intention des paysans-membres. Et parallèlement une opération de suivi de ce que sont advenus les équipements offerts est menée. Juillet 2025 verra une opération d’évaluation sur la qualité tandis que la quantité des produits récoltés sera entreprise en vue d’éventuelles corrections dans le chapitre de la préparation de la campagne suivante. Tel est, grosso modo, le calendrier des activités du projet Riz Plus pour le site Alaotra-Mangoro.
A tout considérer, ce n’est pas uniquement dans la manière générale de procéder que se trouve l’originalité de ce projet Riz Plus financé par la Banque mondiale et l’Union européenne. Le projet commence à produire des semences au centre semencier, archi-connu, d’Anosiboribory qui produit des jeunes plants à repiquer pour le besoin de chaque campagne de sa circonscription au terme duquel le camp change de graines à semer. L’encadreur technique quitte Anosiboribory aussitôt après l’arrachement des premières jeunes plantes d’Anosiboribory et embarque un autre centre semencier dans le même parcours et ainsi de suite.
La logique du projet Riz Plus ne néglige pas la création d’une usine de production locale d’intrants dont le coût élevé fait « tricher » les usagers. En effet, les riziculteurs achètent des engrais chimiques et biologiques, en quantité bien inférieure par rapport à ce que la superficie de leurs rizières requiert. On imagine les dégâts immédiats et à terme que telle pratique provoque. Riz Plus mettra en service le centre de fabrication d’engrais, sis dans la banlieue de la Commune de Morarano-chrôme.
Un cadre du projet nous a appris, par ailleurs, que les plaines de Communes de Fierenana du District de Moramanga et les célèbres Marais de la Commune de Didy, du District d’Ambatondrazaka, bénéficieront des faveurs du projet Riz Plus !
A tout bien considérer, Riz Plus est promettant pourvu que la partie malagasy honore convenablement ses engagements d’honnêteté et de discipline.
…des problèmes à résoudre
Dans les couloirs, des supputations estiment que le déblocage des fonds n’arrive pas à suivre le calendrier d’activités établi. Les spéculations ne mettent pas le tort sur le compte des bailleurs de fonds. Autres constats : nombreux sont les bénéficiaires qui vendent les intrants et équipements qui leur ont été offerts par le projet. « …Et si l’on les traduit en justice ! » s’insurgent leurs homologues. Qui s’armera de détermination pour s’y mettre ?
Car il y a aussi d’autres actes tout aussi répréhensibles dont les auteurs sont aussi en nombre toujours croissant. A savoir, quand la pluie tarde à fournir suffisamment d’eau, ce qui est fréquent par le temps qui court, ces riziculteurs égoïstes, se donnent le droit d’ouvrir des « prises voleuses », sur le flan du canal principal de distribution d’eau du périmètre, au détriment des autres usagers du canal en question… Une autre initiative tout aussi fautive est celle qui consiste à cultiver, quand l’eau se fait rare, dans le chenal de distribution d’eau…
Autant de débordements fautifs quand bien même les discours, lors des réunions et rencontres, prennent l’allure d’un cours de logique et de morale, n’ont pu en venir à bout ! Et il y a enfin un problème ou plutôt une crainte qui soupçonne que, eu égard l’ininterruption de projets par lesquels l’Alaotra- Mangoro , en sa qualité de première productrice de la céréale nationale, a bénéficié, ferait naître dans l’inconscience de sa population, l’illusion qui fait croire , que le premier grenier intéresse toujours et systématiquement les bailleurs quand bien même un projet échoue ! Matière à réflexion pour le comité de pilotage !
Nandrasana
Vendredi 4 avril
Iraimbilanja
Le légendaire groupe Iraimbilanja s'apprête à donner un concert exceptionnel, marquant ainsi un nouvel événement en cette veille du week-end. Avec 42 ans de carrière au compteur, ces artistes iconiques continuent de captiver leur public, prouvant qu'ils n'ont rien perdu de leur fougue et de leur talent. Après une série de concerts fructueux l'année dernière à travers toute la Grande île, ils sont prêts à retrouver leurs fans ce soir au Piment Café, Behoririka, à partir de 20h 30. Ce premier rendez-vous de l'année 2025 représente une occasion idéale pour profiter d’une soirée animée dans une ambiance rock, fidèle à l'esprit qui a bâti la réputation d'Iraimbilanja. Batata, le leader charismatique du groupe, accompagné de Niry et du reste de la troupe, sont impatients de faire vibrer le public avec leurs tubes emblématiques, entre autres « Tao an-tsekoly », « Mosoara », « Tanin-dolo » et « Tsy ho ahy ianao ».
Mahery
Mahery, un talentueux artiste, se démarque tant sur scène avec son groupe qu'en solo, captivant son public par sa voix émotive et sa présence scénique. A chacun de ses concerts, il reprend avec brio les grands classiques de la musique malagasy, en interprétant des morceaux d'artistes emblématiques comme Jeneraly, Dedesse, Abel Ratsimba et Henri Ratsimbazafy. Ce soir, ne manquez pas l'occasion de découvrir son univers musical lors du cabaret « Majika Mahery » qui se tiendra ce soir à partir de 20h chez Nanou, situé à Ambohijanahary-Antehiroka. Préparez-vous à être envoûté par des rythmes variés et des prouesses vocales qui promettent une soirée mémorable.
Samedi 5 avril
Jaojoby
Demain soir à partir de 21h, le cabaret Jao’s Pub accueillera un événement très attendu. Il s’agit d’un concert de Jaojoby, un artiste de renommée internationale. Les mélomanes et noctambules de la Capitale, en particulier ceux qui résident près du quartier populaire d’Ambohipo, auront l'occasion de vivre une soirée inoubliable. Jaojoby, reconnu pour son talent exceptionnel, promet de faire vibrer le public avec ses titres célèbres qui ont marqué plusieurs générations. Les rythmes entraînants et les émotions fortes seront au rendez-vous, promettant ainsi une atmosphère festive et conviviale. Le quartier d’Ambohipo se prépare ainsi à vivre l’une des meilleures soirées du week-end, une occasion à ne pas manquer pour tous les amateurs de belle ambiance, en dansant spécialement le « salegy ».
« Power Trio »
Le « Power Trio » Silo-Harty-Sandratra, formé de talentueux artistes aux horizons musicaux variés, vous invite à un voyage sonore captivant qui fusionne jazz, rock et électro au Fara West, sis à Faravohitra, demain soir à partir 20h. Composé de Harty, figure emblématique de la famille Fara West, Silo, un virtuose du clavier ayant marqué la scène musicale malagasy, et Sandratra, un batteur prometteur qui apporte une sensibilité unique à chaque performance, ce trio promet une expérience artistique inédite. Le répertoire de ces artistes est un mélange audacieux de compositions originales, de reprises et d'improvisations, où créativité et émotion se rencontrent. Chaque prestation est une aventure nouvelle, où l'énergie de chaque musicien se combine pour créer un moment magique. En prenant le large au-dessus de la ville, le « Power Trio » vous garantit une immersion totale dans un univers musical à la fois puissant et émouvant.
Reko
Fy Rasolofoniaina et son groupe s'apprêtent à séduire de nouveaux fans lors d'un concert qui aura lieu à l'Akany La Terrasse d'Antsahavola, ce soir à partir de 21h. Avec Fy au chant et à la guitare, Zazah à la batterie, Diary à la basse et Princia à la guitare solo, cette performance promet d'être une véritable célébration musicale, riche en émotions et surprises. Les passionnés de musique acoustique et de mélodies envoûtantes seront ravis de plonger dans l'univers de Fy et de découvrir les titres de son dernier album intitulé « Misia ». Ce concert s'annonce comme une soirée inoubliable, alliant talent et passion, où chaque note jouée saura captiver et enchanter le public présent.
Dimanche 6 avril
Rija Ramanantoanina & Nanie
Les mélomanes tananariviens et les passionnés de musique folk, acoustique et jazz auront le plaisir d'assister à un événement exceptionnel. La talentueuse chanteuse Nanie se produira aux côtés de Rija Ramanantoanina, formant ainsi un duo qui promet de raviver l'atmosphère d’un cabaret. Ce rendez-vous musical se déroulera ce dimanche, à partir de 15h, à l'espace Nambinintsoa, Talatamaty. Les spectateurs pourront s'attendre à une performance riche en musique, aux rythmes des variétés malagasy, le tout agrémenté de prouesses vocales impressionnantes. Ce concert s'annonce comme une belle occasion de plonger dans la nostalgie et de revivre des souvenirs inoubliables.
Olombelo Ricky
Ce dimanche à partir de 15h, le Palais des sports de Mahamasina accueillera un show remarquable, à savoir la célébration des 45 ans de carrière d'Olombelo Ricky. Organisé par Louvto & Cie, ce concert promet d'être mémorable pour les passionnés de musique malagasy. La mise en scène sera à la hauteur de l'événement, ornée notamment avec des écrans géants, des jeux de lumière laser et une sonorisation de qualité, offrant ainsi une expérience immersive au public. Les fans peuvent s'attendre à des surprises tout au long de ce spectacle, rendant cet anniversaire encore plus spécial. La sécurité sera renforcée pour garantir une ambiance festive et sereine. Olombelo Ricky interprétera des titres phares de sa carrière, allant de « Kala ngita » à « Eo anilanao », permettant à chaque génération de se remémorer des souvenirs musicaux inoubliables. Un rendez-vous à ne pas manquer pour célébrer le talent d’un artiste incontournable de la scène nationale.
Si.R
Le prestigieux tournoi Indian Ocean Ladies Cup a débuté en beauté sur le Golf International du Rova Hôtel Luxury à Andakana- Ambohidratrimo. Dès les premiers swings, les meilleures golfeuses de la région ont affiché une concentration exemplaire, alliant précision, stratégie et élégance sur le green. Cette première journée a déjà livré son lot de performances remarquables, annonçant une compétition intense jusqu’au bout.
Marchand et Levy au coude-à-coude pour la catégorie 1
Dans la première catégorie, la Malgache Ony Marchand a su imposer son jeu en signant un score de 26, avec un index de 5. Elle partage la tête du classement avec Angela Levy, représentante de La Réunion, dont l’index légèrement supérieur (5,4) ne lui a pas permis de prendre l’avantage. La troisième place revient à Béatrice D’Arifat de l’île Maurice, qui boucle cette première journée avec un score de 23 et un index de 7,6.
Missane Moussa en tête, duel serré en catégorie 2
Dans la deuxième catégorie, Missane Moussa (La Réunion) prend les commandes avec un score de 13 et un index de 22,3. Derrière elle, la Malgache Vanessa Fong (index 28) s’accroche avec un score de 12, talonnée de très près par Jacqueline Ramiadamanana (Madagascar, index 28), qui affiche également un score de 12. Ce classement serré promet un deuxième jour palpitant dans cette catégorie.
Hanitramalala Ratsimbazafy s’impose de justesse dans la catégorie 3
Chez les golfeuses de la troisième catégorie, Hanitramalala Ratsimbazafy (Madagascar, index 7) prend la tête avec un score de 22. Elle devance de justesse Christiane Ravon (Madagascar, index 13), qui affiche un score de 21. Même résultat pour la Mauricienne Francine Delloye (index 8,1), qui occupe la troisième place avec 21 points également.
Une compétition encore ouverte
Si cette première journée a donné un premier aperçu des forces en présence, rien n’est encore joué. Avec encore deux jours de compétition, les golfeuses auront l’occasion d’affiner leur jeu et de tenter de renverser la hiérarchie. L’ambiance reste chaleureuse mais compétitive, et chaque coup sera déterminant pour inscrire son nom dans l’histoire de l’Indian Ocean Ladies Cup. Rendez-vous ce jour pour une deuxième journée décisive.
Elias Fanomezantsoa