mardi, 09 juin 2020

la une du 10 juin 2020

Publié dans La Une


Issus à la fois du secteur formel et informel. Environ 100 000 employés du secteur privé sont actuellement au chômage technique partiel depuis la pandémie de COVID 19. Ce dernier statistique émanant du  Groupement des entreprises de Madagascar (GEM) en dit long sur les impacts socioéconomiques de la pandémie. Ces travailleurs en difficulté sont issus de centaines d’entreprises, notamment les PME et le secteur informel. Toky R., barman auprès d’un restaurant renommé en centre-ville, fait partie de ces travailleurs devenus chômeurs. « Ma femme, cuisinière dans un restaurant affilié au mien, et moi sommes tous les 2 sans- emploi depuis le mois d’avril. Nous avons dû déménager chez mes parents, faute de moyens pour payer le loyer. De plus, nous sommes contraints de toucher à notre économie pour survivre, alors que nous attendons un bébé », nous confie ce futur père de famille, en détresse. « Notre reprise du travail est encore incertaine malgré la réouverture des restaurants car les patrons ont compressé le nombre de personnel », ajoute- t-il. Comme ce barman, les employés de l’hôtellerie, de la restauration et du tourisme, principales victimes des crises liées au Coronavirus, sont en difficulté depuis ces derniers mois. Les revenus des ménages s’effritent de jour en jour avec l’arrêt temporaire et/ou définitif de travail dans plusieurs secteurs.
En attente d’un soutien de l’Etat
« Il n’y a aucune indemnité de chômage en ce moment alors que des centaines de milliers d’employés sont en difficulté. La prochaine rencontre avec le Président de la République, prévue jeudi prochain, sera une occasion pour le secteur privé de débattre sur le plan de mitigation et sa mise en œuvre. Ce sera aussi une opportunité pour solliciter de l’aide, à la fois pour les employés au chômage mais aussi pour les entreprises. La baisse du taux d’intérêt pour les crédits bancaires et la garantie de l’Etat, à travers le Solidis, font partie de nos attentes », expose Thierry Rajaona, président du GEM. Rappelons que les pertes économiques causées par la crise liée au Covid -19 s’élèvent à des milliers de milliards d’ariary. La baisse de la productivité ou encore la chute de l’exportation et de l’importation, engendrées par l’application des mesures d’urgence sanitaire, font partie de ces impacts économiques considérables du coronavirus. Pis, l’issue des crises est encore incertaine. Selon une récente déclaration du Gouvernement, même l’après Covid- 19 connaîtra encore des impacts dont la durée peut aller d’une à trois années.
Patricia Ramavonirina

Publié dans Société


Six mois après le début de la pandémie, le Directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a effectué une énième sortie médiatique.

 A ce jour, 7 millions de cas de Covid -19 et 400.000 décès ont été enregistrés au niveau mondial. Des statistiques qui emmènent tout un chacun à une prudence en dépit de la situation qui tend à s’améliorer en Europe. « L’heure ‎n’est venue pour aucun pays de lever le pied. ‎Pour tous, l’heure est toujours au travail acharné, fondé ‎sur des éléments scientifiques, sur des solutions et sur la solidarité » prévient le Dg de L’OMS face à cette tendance qui anime certaines Nations à déconfiner leur population. Tedros Ghebreyesus a mentionné pour confirmer sa mise en garde que « Pour 9 des 10 derniers jours, plus de 100 000 cas ont été ‎signalés, le chiffre quotidien le plus élevé jusqu’à présent étant ‎celui d’hier (ndlr : dimanche), avec plus de 136 000 cas signalés.‎ Dix pays, pour la plupart dans les Amériques et en Asie du Sud, ‎comptabilisaient près de 75 % des cas à cette journée ». Concernant l’Afrique, le Dg de l’OMS a signalé que « Le ‎nombre de cas de Covid-19 augmente, certains dans de nouvelles ‎zones géographiques, même si la majorité d’entre eux comptent ‎moins de 1000 cas ».

Pour ces pays qui connaissent un peu de répit et où des signes positifs sont enregistrés, le numéro de l’OMS prône la prudence. « Dans ces pays, la plus grande menace est désormais ‎l’autosatisfaction. Il ressort des études menées pour déterminer la ‎part de la population qui a été exposée au virus que la majorité des ‎personnes dans le monde restent sensibles à l’infection.‎ Nous continuons à encourager fortement une surveillance active ‎pour garantir que le virus ne reparte pas à la hausse, notamment ‎maintenant que des rassemblements de masse de toutes sortes ‎commencent à reprendre dans certains pays ».


Par ailleurs, Tedros Ghebreyesus a touché mots sur la riposte mondiale coordonnée par son organisation. « L’OMS exploite la Plateforme des partenaires ‎contre le Covid -19, un outil qui permet aux pays de mettre en ‎corrélation besoins et ressources. ‎ Avec cet outil, les pays peuvent indiquer les activités prévues pour ‎lesquelles ils ont besoin d’un appui, et les bailleurs de fonds ‎peuvent y allouer leurs contributions.‎ À ce jour, 105 plans nationaux ont été chargés sur le système et ‎‎56 bailleurs de fonds ont communiqué leur contribution pour un ‎total de 3,9 milliards de dollars Us. Jusqu’à présent, l’OMS a expédié plus de 5 millions d’articles ‎d’équipement de protection individuelle dans 110 pays.‎ Nous sommes désormais en passe d’expédier plus de 129 millions ‎d’articles d’EPI vers 126 pays.‎

Recueillis par la Rédaction

Publié dans Politique
mardi, 09 juin 2020

Cap critique

La barre de 1 000 franchie, la dixième marche atteinte ! La propagation de la pandémie du nouveau coronavirus avance dangereusement. Les chiffres des cas confirmés grimpent au jour le jour. Le cap critique du millième est franchi tandis que la dixième marche de l’infernal escalier indiquant le nombre des décès n’est plus loin.
Apparemment, le cas Madagasikara ne reflète pas forcément une situation si dramatique que cela. Par comparaison avec d’autres pays voisins ou africains, le cas malagasy reste « acceptable ».
En effet, jusqu’à hier Madagasikara comptabilise 1 094 cas confirmés et 9 décès. Or, en prenant un exemple d’un pays de l’Afrique australe, la République d’Afrique du Sud, voisin de Madagasikara : 30 967 cas confirmés et 643 décès. Ou d’autres, de l’Afrique centrale, au Cameroun : 5 904 cas confirmés et 191 décès. Ou de l’Afrique du Nord, Egypte : 23 449 et 913 décès  (Source Wikipédia),  Madagasikara se trouve encore très loin du compte. Et si on veut pousser plus loin, USA : 2 017 650 cas confirmés et 113 088 décès, l’Inde : 266 581 cas confirmés et 7 737 décès (Source Wikipédia). Sans commune mesure, ces statistiques troublantes n’ont rien à voir avec la Grande île en particulier en termes d’effectif de décès.
Il faut noter que si le pays n’enregistre que des chiffres beaucoup plus modestes,  doit-on mentionner l’impact des effets curatifs du Covid-Organics. C’est grâce à ce remède traditionnel amélioré (RTA) que le laboratoire de l’Institut malagasy de recherches appliquées (IMRA) a mis au point. Nous ne sommes pas sans savoir que la réputation positive de ce médicament, le RTA à base d’Artémisia conjugué avec d’autres plantes endémiques de l’île, dépasse largement les frontières.
Mais n’empêche que quel que soit le nombre de pertes de vie humaine, quand il y a mort d’homme, la situation est toujours préoccupante. Et donc, le maintien des dispositions draconiennes pour contrer la propagation de la pandémie du nouveau coronavirus demeure toujours d’actualité impérieuse. Au stade où l’on est, 28 Districts sont touchés par le Covid-19. Ainsi, les autorités publiques ne prévoient nullement toute option à minimiser les efforts engagés dans le sens du combat contre cet ennemi non seulement invisible mais également intenable. Certes, pour le cas d’Antananarivo et surtout de Fianarantsoa, les hauts responsables desserrent en peu les mesures de prévention en procédant à un confinement partiel. La durée des heures de mouvement ou d’activités se prolongent jusqu’à 15 h de l’après-midi dans la journée. Et le couvre-feu va de 21h jusqu’à 4h du matin. Par contre, ces mesures ne signifient jamais relâchement de la discipline. Loin s’en faut ! Le confinement reste valable à tout le monde n’ayant pas de motif obligatoire pour sortir de chez soi. Le port de masque à bouche/nez demeure toujours obligatoire partout où l’on va. Et l’application du des gestes barrières et le maintien des barrières sanitaires ne fléchissent nullement.
Le Chef de l’Etat voit et entend bien la tourmente de la population, de quelque catégorie sociale que ce soit, et les cris de détresse des opérateurs économiques de tous les secteurs confondus, mais il ne peut pas ignorer non plus que le pays a franchi le cap critique de propagation du Covid-19. En tant que « Raiamandreny » de la Nation, Rajoelina montrera, au moment voulu, la voie de sortie.
Ndrianaivo
 

Publié dans Editorial


Interpellée il y a deux semaines par le député élu à Toamasina I, Roland Ratsiraka, sur la communication du Gouvernement par rapport à la pandémie de Covid-19, la ministre de la Communication et de la Culture, non moins porte-parole du Gouvernement, Lalatiana Rakotondrazafy Andriatongarivo, a effectué un bref rappel à l’élu.
Au cours de la séance de « Questions-Réponses » entre les députés et les membres du Gouvernement au Centre de conférence international d’Ivato vers la fin du mois de mai dernier, le député élu à Toamasina I Roland Ratsiraka avait vertement critiqué la gestion de la pandémie par le Gouvernement, soutenant par ailleurs que les cas de coronavirus aujourd’hui à Toamasina ont été introduits par des personnes venant d’Antananarivo. Et lui de demander ainsi à la ministre de la Communication de revoir sa copie.
Hier, au cours d’une séance dédiée au rapport d’activités devant les députés, la porte-parole du Gouvernement a repris le député. Dans un premier temps, elle affirme que la gestion du coronavirus par le Gouvernement ne doit pas être utilisée pour créer des divisions au sein des Malagasy. Le rapatriement des ressortissants malagasy bloqués à l’étranger était un devoir, dit-elle, avant de souligner que tous les pays dans le monde ont d’ailleurs rapatrié leurs ressortissants. Cependant, la porte-parole du Gouvernement de préciser que des mesures ont été mises en place par le pouvoir pour tenter de limiter l’introduction du virus à l’origine de la maladie sur le territoire national, parlant notamment des interdictions d’entrée et des contrôles sanitaires.
Solidarité requise
Parlant particulièrement de l’introduction du coronavirus à Toamasina, la porte-parole du Gouvernement laisse entendre que les nombreux cas actuellement recensés dans cette ville ne sont pas forcément issus de personnes contaminées provenant d’Antananarivo. Elle rappelle ainsi le cas de ce marin porteur du virus qui est arrivé dans cette ville et n’a pas respecté les mesures de mise en quarantaine volontaire, et le cas de ces ressortissants philippins ayant débarqué à Antananarivo mais qui ont directement rallié leur lieu de travail à Toamasina.
La ministre précise toutefois que « se rejeter la faute ne sert à rien et que le plus important est d’être solidaire ». A ce titre, elle rappelle d’ailleurs les différentes descentes de délégation gouvernementale dans la capitale du Betsimisaraka dans le cadre de la lutte  contre la pandémie. A ce sujet, la ministre de souligner que la stratégie de riposte mise en place par le Gouvernement à Toamasina a permis une augmentation du nombre de guérisons.  En tout cas, dit-elle, « l’Exécutif ne fait aucune différence de traitement. Nous sommes tous Malagasy, que cela soit dans l’Atsinanana, la Haute- Matsiatra, l’Analamanga ou l’Alaotra- Mangoro.  L’unité de tous est nécessaire aujourd’hui. L’important n’est pas de créer division sur la base de qui a transmis le virus à qui ».
Sur un autre domaine, durant son intervention, la ministre a également parlé des nombreuses réalisations de son département ministériel, à l’instar de la réforme du Code de la Communication, la refonte du secteur des médias, les améliorations au niveau de l’ORTM, la RNM et la TVM, la dotation d’émetteur TV et FM pour de nombreux Districts…  Par rapport au domaine de la culture, elle a cité les différentes réhabilitations d’infrastructures telles que les Rova et les musées à travers la Grande-île, ou encore la promotion de la culture et la vulgarisation de l’histoire du pays auprès des élèves malagasy.
La Rédaction

Publié dans Politique


« Je suis venu ici pour aider le club à s’installer de nouveau au plus haut niveau. J’ai connu ici des moments magnifiques et je compte en vivre d’autres avec ce groupe » partage Jérémy Morel, sur le site du club. Né à Quimperlé et arrivé au club à l'âge de 10 ans, Jérémy Morel a débuté chez les pros en avril 2003. Il faisait partie de l'équipe promue en Ligue 1 en 2006. L'international malagasy était ensuite parti à Marseille en 2011. Il avait signé à Lyon en 2015 avant de rejoindre le Stade Rennais en 2019. Trois clubs avec qui il a joué la coupe d'Europe. Il épaulera Julien Laporte en défense centrale, ou Vincent Le Goff, le latéral gauche.
En fin de contrat avec le Stade Rennais, l’international malgache avait l’occasion de prolonger et de disputer éventuellement la Ligue des Champions. Mais pourquoi ce choix surprenant ?
Lors d’une interview accordée au quotidien L’Equipe, Morel a répondu à cette interrogation. Il a été clair, le nouveau projet de Rennes ne lui convient plus.
« Quand j’ai signé là-bas avec Olivier Létang (l’ex-président licencié en février dernier, ndlr), il y avait un projet sportif ambitieux, j’ai senti quelque chose de fort humainement. Je me sentais comme chez moi. J’ai vécu une très belle saison, mais j’ai constaté aussi que le projet avait changé et qu’il valait mieux partir », a-t-il déclaré.
 Jérémy Morel a fait le choix de Lorient pour deux raisons. Le projet qui lui plait et terminer pourquoi pas là où tout a commencé.

Son arrivée officialisée par le FC Lorient
Jérémy Morel, 28 matchs et 2 buts avec le Stade Rennais. Le défenseur international des Barea, né à Quimperlé (Finistère) est de retour au FC Lorient, où il a été formé. Il a signé pour une saison, avec une autre en option. Le défenseur de 36 ans en fin de contrat s'est engagé à Lorient, le club de ses débuts. C'était annoncé, et c'est officiel depuis ce lundi 8 juin. Le FC Lorient a officialisé ce soir l'arrivée au club du Barea Jérémy Morel à travers une vidéo. Comme nous l'avons annoncé depuis le mercredi 3 juin 2020, le défenseur international malagasy est désormais officiellement joueur du FC Lorient.
Jérémy Morel, formé au FC Lorient avant de porter les couleurs du club en professionnel pendant 8 ans, effectue un retour aux sources. Le joueur a signé un contrat de 1 an, plus une autre saison en option si le FC Lorient parvient à se maintenir en Ligue 1. Au FC Lorient, Jérémy Morel rejoint un autre défenseur des Barea, Thomas Fontaine.
« Merci au Stade Rennais FC pour cette belle saison, bien que particulière au vu du contexte. » « C'est avec joie et fierté que je retrouve le FC Lorient, mon club formateur auquel j'espère désormais apporter toute mon expérience ».
Neuf ans après avoir quitté le FC Lorient, Jérémy Morel est de retour dans son club formateur. Le défenseur vient de signer un contrat d'un an, avec une saison supplémentaire en option.
Recueillis par E.F.

Publié dans Sport


Les clients toujours dans l’incompréhension. Entre l’arrivée de deux voire trois factures en un mois, mais aussi l’augmentation démesurée du montant des factures, la grogne des abonnés de la JIRAMA ne cesse de s’amplifier au cours des dernières semaines. « Les agents releveurs de la consommation au sein de la JIRAMA ne sont pas passés chez nous depuis bientôt deux mois. Il a fallu que j’aille au niveau des agences pour récupérer mes factures. Je ne suis pas un cas isolé. Tous mes voisins sont exactement dans la même situation que moi. Hier, les agents de la compagnie d’eau et d’électricité sont enfin passés pour nous remettre une facture particulièrement salée. Elle a presque doublé. Cependant, notre consommation est restée la même. Nous avons utilisé les mêmes appareils que le mois dernier. Pourtant, notre facture est passée de 110 000 à 200 000 ariary. J’ai carrément refusé de la prendre. C’est comme si la JIRAMA ne faisait que des approximations pour établir nos factures. Toutefois, leurs estimations sonnent fausses », se plaint une mère de famille, habitant du côté de Tsimbazaza. « Ce mois-ci, j’ai été particulièrement étonnée parce que j’ai reçu trois factures. Pourtant, les responsables au sein de la JIRAMA n’avaient annoncé que la venue de deux factures. Je suis un peu perdue avec cette nouvelle organisation qui est en cours d’être mise en place. En théorie, toute cette organisation fonctionne à merveilles. Mais quand la théorie laisse la place à la pratique, c’est le désordre total et tout est sens dessus-dessous », rajoute un enseignant, logeant à Itaosy.
Et les plaintes du même genre fusent sur les réseaux sociaux. Il faut croire que les campagnes de communication de la société nationale d’eau et d’électricité sont loin de fonctionner. Le courant ne passe pas du tout entre les deux parties. Depuis le mois de mai dernier, la JIRAMA a en effet lancé la facturation par lots, un nouveau système d’organisation pour désengorger ses agences et limiter ainsi les longues queues. Les interventions dans diverses émissions ont ainsi été multipliées au cours des deux dernières semaines pour répondre à toutes les questions que les clients se posent aujourd’hui. Malgré tout cela, du point de vue des consommateurs, les faits actuels ne coïncident pas du tout avec les explications apportées par ces responsables. Ils ont beau expliquer la nouvelle organisation pour le paiement des factures. Cependant, tant qu’ils ne corrigent pas la désorganisation qui règne auprès des différents services fournis aux clients, plus particulièrement pour la partie facturation, les plaintes continueront toujours, et ce, malgré les différentes interventions faites.
Pour faciliter la mise en place de ce nouveau système de facturation, la JIRAMA devrait associer « communication » et « action ».
La Rédaction

Publié dans Economie


Les citoyens à l’affut de l’actualité s’inquiètent dernièrement à propos du nombre de guérisons qui semble au ralenti. L’efficacité de nos deux protocoles de traitement a été remise en cause maintes fois.  Heureusement, cette crainte s’est récemment dissipée en voyant les chiffres publiés officiellement sur les nouveaux cas de guérison. Un changement qui a été constaté depuis la semaine dernière. Ainsi, au cours des dernières 24 heures, le nombre de patients guéris du coronavirus a augmenté considérablement pour Madagascar. Le Centre de commandement opérationnel - Covid-19 (CCO) a comptabilisé 41 nouveaux cas de guérison dont 39 personnes testées positives ayant suivi le traitement à Toamasina. Cet épicentre du  coronavirus a par exemple enregistré 18 cas de guérison, rien que pour la journée d’hier.
Ces patients ont rempli les critères de guérison grâce aux protocoles de traitement, à savoir l'association de l'Azithromycine avec la Chloroquine du Professeur Didier Raoult et le remède traditionnel amélioré, composé d’Artemisia et d’autres plantes médicinales endémiques, appelé Covid-Organics (CVO), lesquels ont reçu bien évidement leur consentement. Selon le Professeur Vololontiana Marie Hanta Danielle, porte-parole dudit centre, si l’on parle particulièrement d’Ambatovy à Toamasina, bon nombre de patients ont recouvré la santé  après avoir pris le CVO à titre curatif.
En outre, les stratégies de maintien de la pandémie ont été largement renforcées à Toamasina. « Ces stratégies sont axées sur la prévention, à base de la prise du CVO afin de stimuler le système immunitaire, en complément du suivi des gestes barrières. Les patients hospitalisés sont également traités spécifiquement, c’est-à-dire les personnes asymptomatiques et symptomatiques, enfants et adultes, et celles présentant des formes graves de la maladie. De plus, ces patients bénéficient d’un bilan complet dont la surveillance régulière du fonctionnement au niveau du foie, du taux de globules blancs et de globules rouges afin de vérifier leur état de santé en temps réel », explique la porte-parole du CCO - Covid-19.
K.R.

Publié dans Société


Lundi 15 juin. C’est la date de paiement des impôts synthétiques pour les entreprises réalisant un chiffre d’affaires inférieur à 200 millions d’ariary. Cette échéance fiscale concerne surtout les petites et moyennes entreprises (PME) ainsi que les petites et moyennes industries (PMI). Bien que le deadline approche, ces sociétés n’ont aucun moyen financier pour honorer leur obligation fiscale. La crise sanitaire a vraiment ralenti les activités économiques. Le pouvoir d’achat des consommateurs, de son côté, s’effrite suite au chômage partiel des entreprises. En réalité, les entreprises manquent terriblement de trésorerie. « Certes, nous avons réalisé un chiffre d’affaires avant la pandémie. Cependant, la crise sanitaire a basculé toute la situation. Normalement, nous mettons toujours de côté une somme dédiée au paiement des impôts. Mais nous avons utilisé l’argent au paiement des charges fixes comme les loyers et les salaires des personnels. En plus, notre chiffre d’affaires a vraiment baissé lors de la déclaration de l’état d’urgence sanitaire. Personne ne circule après 13 heures. Comme d’autres restaurants, nous avons adopté les services de livraison mais les bénéfices restent faibles », témoigne un restaurateur.
D’après le président du groupement du patronat malagasy (FIVMPAMA), Razafiarison Andrianavalomanana, des entreprises ont dû fermer leur porte à cause de la crise économique, liée à la pandémie. En parallèle, certains établissements bancaires ne mettent pas en vigueur le moratoire adopté avec le Gouvernement. « Faute de liquidité, les institutions de microfinances n’appliquent pas cette mesure. Certains grands établissements n’ont également pas respecté cette disposition même si les entreprises sont réellement en difficulté », explique-t-il. A noter que 60 % des entreprises recourent aux emprunts bancaires pour leur fonds de roulement. Une rencontre entre l’Etat et le secteur privé se tiendra demain. D’après le ministre de l’Economie et des Finances, Richard Randriamandrato, hier au Sénat, les discussions se focaliseront sur les PME et les PMI.
Solange Heriniaina                        


Publié dans Economie

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Editorial

  • Crise démentielle !
    Décidément, la crise sanitaire ne suffit pas. Il nous en faut encore d’autres. La crise de jalousie et la maladie de nostalgie rongent les esprits égarés des meneurs du Rodoben’nympanohitra ho amin’nydemokrasiaeto Madagasikara (RMDM), une plateforme regroupant les déchus du pouvoir et les déçus de leurs propres prestations lors des derniers scrutins. L’arrivée de Rajoelina Andry Nirina, par la voie royale des urnes, dérangent les ratés de la politique du pays. Le nouvel homme fort du pays fait naître auprès de ses adversaires une profonde jalousie. Le jeune Président, la quarantaine, gêne. Les adversaires déclarés, des quinquagénaires, des sexagénaires et même un certain septuagénaire n’admettent point leurs défaites. Ils ne veulent rien savoir ! La bande à Tsarahamy ne tolère, à jamais, la victoire éclatante du jeune Rajoelina. Le soutien populaire qu’il bénéficie rend malade. La crise de jalousie, tellement profonde et virulente, déclenche une autre crise beaucoup plus inquiétante,…

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