L’Etat malagasy a ressaisi son bien concernant la zone de recasement localisée à Soavimasoandro, et qui a été vendue par un particulier il y a 3 ans de cela lors du régime Rajaonarimampianina. Il s’agit d’une zone marécageuse que l’association Pachamama a aménagée depuis 2006, où un centre de rééducation, une bibliothèque et un terrain de rugby y ont été installés avec une autorisation légale de la Commune urbaine d’Antananarivo. Ces infrastructures en dur ont été construites sur le terrain durant les 10 ans pendant que l’association procédait à la demande du titre foncier à l’Etat malagasy. Et voilà qu’un certain huissier, maitre Alain Rakotonirina, débarquait sur le lieu avec des éléments des Forces de l’ordre pour déloger les enfants et les encadreurs, occupants du lieu.

 

Publié dans Sport

Alors que l’enquête bat encore son plein et que les plaies ne se sont pas encore cicatrisées à Ambohitrimanjaka, voilà que les coups de bélier d’une berline Peugeot 301 venaient de faire encore quatre victimes à Manakambahiny, vers 20h samedi. Deux d’entre elles, une femme de 22 ans et un homme de 27 ans n’ont pas survécu à leurs  horribles blessures. Ils ont rendu l’âme quelques moments à peine après leur arrivée à l’hôpital. Si ce dernier a souffert de multiples fractures, la première le fut par un hématome interne, car n’ayant pas présenté des traces de blessures. Les deux autres piétons sont également constitués d’un homme et d’une femme.

 

Publié dans Société

Une coupure de courant généralisée est survenue samedi dernier aux alentours de 18h. Environ une heure, les abonnés de la compagnie d'eau et d'électricité Jiro sy Rano Malagasy (JIRAMA) sur le Réseau interconnecté d'Antananarivo (RIA), notamment sur l'ex-Province d'Antananarivo jusqu'à Antsirabe, ont été privés d'électricité.

 

Publié dans Société
dimanche, 14 juin 2020

Spectre de la division

L'ombre du tribalisme ou du régionalisme plane de nouveau. Le démon se tapit quelque part, tel un vieux renard rusé qui donne l'impression de sommeiller, en réalité, il garde l'œil gauche à demi-ouvert prêt à bondir au moment opportun. La période de crise est l'occasion idéale pour sévir. Quand les dirigeants politiques, plongés dans la fournaise, ont la tête ailleurs, quand tout le monde se démène pour contourner la crise sanitaire et quand une frange de la population d'une région quelconque se sent lésée ou oubliée, le spectre de la division réapparait. Il profite d'un moment de relâchement, une brèche, pour s'y engouffrer.

 

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Après dix jours de réunion, le Conseil des ministres a adopté samedi dernier le projet de loi de Finances rectificative (PLFR). En effet, le Gouvernement a analysé en détail l’ajustement du budget de l’Etat durant cette crise à la fois sociale et économique. D’après le communiqué de la Présidence de la République, l’Etat accordera un accent particulier au volet social et à la relance économique. Ainsi, les projets d’infrastructures figurent toujours dans le programme du Gouvernement. Cette politique permettra de développer en même temps les Régions. Rappelons que la pandémie a accru le budget social de 18 % face à l’état d’urgence sanitaire. La somme allouée à la riposte au coronavirus remonte à 200 milliards d’ariary.

 

Publié dans Economie

Préserver les opérateurs légaux face à la situation actuelle. Le  week-end dernier, le ministère de l’Environnement et du Développement durable (MEDD) a tenu un atelier de concertation avec les opérateurs membres du Groupement national des exploitants forestiers de Madagascar (GNEFM) afin de trouver une solution durable concernant l’exploitation forestière dans le pays. Cette question reste un vrai dilemme depuis une vingtaine d’années. A la fin de la rencontre, il a ainsi été décidé que les opérateurs pourront procéder à l’évacuation des stocks de bois légaux dans les quatre prochains moins.

Publié dans Economie

• Deux espèces de grenouilles géantes du genre Mantidactylus ont attiré l’attention des chercheurs.

• Une nouvelle étude génétique a révélé l’existence d’une troisième espèce jusque-là inconnue : Mantidactylus radaka.

• Le nombre d’espèces de grenouilles malgaches scientifiquement décrites est désormais de 362 et beaucoup d’autres espèces restent encore à découvrir.

• Les scientifiques préconisent des études supplémentaires afin d’évaluer l’état de conservation des habitats et des espèces de grenouilles géantes.

ANTANANARIVO, Madagascar — Traditionnellement appelées radaka, des espèces de grenouilles de grande taille, endémiques à Madagascar, sont très appréciées pour leur goût subtil qui ressemble à celui du poulet. Alors que la chasse de ces animaux sauvages date de très longtemps, la connaissance que l’on en a est encore limitée et les mesures pour les préserver sont peu respectées.

 

Publié dans Dossier

Les travailleurs du secteur public et privé ont désormais le feu vert pour sortir durant la journée entière. Telle est l'une des principales mesures annoncées par le Président de la République, Andry Rajoelina lors de son intervention sur la chaîne nationale hier. Le retour à la vie normale est effectif pour les Districts qui ne sont pas touchés par la pandémie de Covid-19 bien que l'interdiction de réunion de plus de 50 personnes est toujours valable. En revanche, des mesures sélectives sont appliquées dans les Districts de Toamasina I et II, Moramanga, et Fénérive - Est ainsi que dans la Région Analamanga où des nouveaux cas sont encore recensés.

 

Publié dans Politique

Le cas d'un artiste impliqué dans un accident mortel de la circulation, ayant bénéficié dans un premier temps d'une liberté provisoire puis replacé en détention provisoire (suite semble-t-il à une pression exercée par les proches de la victime) remet sur le tapis le principe du mandat dépôt systématique pour tout conducteur de véhicule impliqué dans de telles situations. Nous republions ci-après l'article sur le sujet, plus que jamais d'actualité, intitulé « Accident mortel de la circulation - Le MD automatique, une aberration », paru dans nos colonnes le 12 novembre 2019, consécutivement à la visite du Président de la République à la maison d'arrêt d'Antanimora.

Le Président de la République avait pointé du doigt, à juste titre, le placement en détention préventif abusif comme étant l'une des causes de la sévère surpopulation carcérale dont souffrent nos établissements pénitenciers. Il faut savoir cependant que certaines situations ne procèdent pas de la volonté des magistrats mais d'une politique pénale aberrante. Comme celle qui consiste à placer automatiquement sous mandat de dépôt ceux qui sont impliqués dans un accident mortel de la circulation.

De source judiciaire, la politique pénale en question a été instaurée dans les années 2000, suite à une série noire d'accidents mortels dont la majorité serait due à l'imprudence des usagers de la route, plus précisément des conducteurs de véhicules. Depuis, ladite politique demeure en vigueur, faute d'instruction officielle contraire. Dans la pratique, sauf en de rares exceptions, le placement en détention préventive est appliqué par les magistrats dès lors qu'il s'agit d'un accident mortel de la circulation. Ce qui aboutit parfois à des situations iniques.

Il y a en effet des circonstances où il apparaît clairement que le conducteur concerné est totalement hors de cause et que la faute incombe exclusivement à la victime. Quid par exemple de ces accidents causés par l'inconscience des fous au guidon qui en ont été eux-mêmes victimes ? Pour prendre un autre exemple à l'extrême, citons celui d'un candidat au suicide qui se jette sous les roues d'un véhicule et qui, pour ne pas rater son acte, agira de telle manière à ce que le conducteur ne puisse pas l'éviter. Il ne s'agit nullement d'une fiction car c'est ce qui a failli se passer il y a quelques semaines aux 67ha et plus récemment sur la route digue, où il était question de faux ivrognes en quête de « dédommagement » de la part des occupants des voitures-cibles.

Un principe aveugle

Dans tous ces cas de figure, est-il juste que le tiers qui a été impliqué bien malgré lui dans le drame soit puni par un séjour en prison, si bref soit-il ? Car il faut bien reconnaître que, quoi qu'on puisse dire, c'est bien de cela dont il s'agit concrètement. L'aberration est à son comble lorsque, plus tard, l'absence totale de faute de la part du prévenu est constatée par le juge de fond. Un constat qui aurait pu parfaitement être établi lors des enquêtes effectuées durant la garde à vue, ou au niveau du Parquet si celui-ci n'était pas tenu par la politique pénale du MD systématique pour les accidents mortels de la circulation.

Les usagers de la route qui pourraient faire les frais de ce principe aveugle constituent, en somme, les œufs à casser en guise de dissuasion pour une meilleure sécurité routière. Cela a-t-il eu réellement pour effet d'assagir les chauffards et autres écraseurs en puissance qui pullulent sur nos routes ? On se permet d'en douter, au vu du nombre d'accidents qui alimentent la rubrique des faits divers ces derniers temps. Ce qui est sûr, c'est que cela aura pour conséquence d'augmenter inutilement, ne serait-ce qu'un tant soit peu, le nombre de prévenus innocents dans les geôles par ailleurs déjà surpeuplés.

En attendant, tous conducteurs, si prudents soient-ils, doivent avoir en tête que, à partir du moment où ils se mettent au volant, ils sont de potentiels pensionnaires de prison, fautifs ou pas fautifs.

Hery Mampionona ( in La Vérité du 12 novembre 2019)

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dimanche, 14 juin 2020

LA UNE DU 15 JUIN 2020

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Editorial

  • Crise démentielle !
    Décidément, la crise sanitaire ne suffit pas. Il nous en faut encore d’autres. La crise de jalousie et la maladie de nostalgie rongent les esprits égarés des meneurs du Rodoben’nympanohitra ho amin’nydemokrasiaeto Madagasikara (RMDM), une plateforme regroupant les déchus du pouvoir et les déçus de leurs propres prestations lors des derniers scrutins. L’arrivée de Rajoelina Andry Nirina, par la voie royale des urnes, dérangent les ratés de la politique du pays. Le nouvel homme fort du pays fait naître auprès de ses adversaires une profonde jalousie. Le jeune Président, la quarantaine, gêne. Les adversaires déclarés, des quinquagénaires, des sexagénaires et même un certain septuagénaire n’admettent point leurs défaites. Ils ne veulent rien savoir ! La bande à Tsarahamy ne tolère, à jamais, la victoire éclatante du jeune Rajoelina. Le soutien populaire qu’il bénéficie rend malade. La crise de jalousie, tellement profonde et virulente, déclenche une autre crise beaucoup plus inquiétante,…

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