Fosa Juniors Boeny a encore frappé fort, hier, à l’issue de la 5ème journée du Championnat de Madagascar, Orange Pro League. Une journée marquée par beaucoup de matchs nuls. Néanmoins, Fosa Juniors Boeny a surpris les militaires du Cosfa sur un score large de 4 buts à 2 à Vontovorona. Les Majungais continuent leurs parcours sans faute, et cela à l’issue de ces cinq journées. La formation de Boeny reste invaincue après un parcours sans faute dans la conférence Nord composée de huit équipes. Il s’agit de la seule équipe qui n’a encore encaissé aucune défaite après 5 journées. Fosa Juniors reste en tête de compétition après quatre victoires et un match nul face à l’AS Fanalamanga lors de la quatrième journée. Toujours sur sa lancée, Fosa Juniors Boeny annonce ses couleurs dans la course au titre.
Après deux saisons au ralenti, le club porte-fanion de la Ligue de Boeny annonce ses intentions d’aller reconquérir le titre. Passés en vitesse supérieure, les hommes de Salvatore Nobile alias « Toto » restent sur le bon pied dans leur ambition dans cette compétition.
Dans les autres résultats, son dauphin au classement, l’Ajesaia de Bongolava a arraché la victoire sur 2 buts à 1 face au Five FC. Toujours dans la conférence Nord, l’AS Fanalamanga, Alaotra-Mangoro et « Tia Kitra Toamasina » se sont tenu en échec sur des scores vierges (0-0), tandis que Jet Kintana s’est incliné face à l’Uscafoot (0-2).
Dans la conférence Sud, seule équipe victorieuse de cette cinquième journée, le CFFA Andoharanofotsy prend les commandes en tête du classement après s’être imposé (2-0) face au Zanakala FC à Fianarantsoa. Le JFC et 3FB Toliara se sont neutralisés sur le score nul et vierge (0-0) dans la cité du soleil, au Kianja Maître Kira. Même score pour le match Dato FC vs Disciple FC ainsi que la rencontre Elgeco Plus vs Mama FC.
Elias Fanomezantsoa

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dimanche, 16 janvier 2022

La une du 17 janvier 2022

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En péril. Les paysans producteurs subissent de plein fouet les impacts du mauvais état de principales voies routières en période de récolte. « Ici, on vend une caisse de pêche d’environ 25 kg à seulement 1 000 ariary. Les collecteurs se font rares dès qu’ils ont constaté l’état de délabrement avancé de la route. La plupart du temps, nous sommes dans l’obligation de jeter une grande partie de notre production ou de les laisser sur le marché car les ramener chez nous coûterait encore plus en termes de frais de transport » déplore Ernest Randrianaivo, petit producteur fruitier de la Commune d’Antsampandrano- Antanifotsy. Non loin de là, sur la même nationale sept, à Manandona, des milliers de tonnes de pommes de terre s’entassent aussi faute de collecte. « Pour le moment, peu de collecteurs daignent descendre dans notre Région à cause de l’état de la route. On ne sait plus quoi faire des récoltes. Sans parler des pertes considérables que nous enregistrons tant pour le stockage que pour les frais divers » s’attriste Stanislas Rakotonindriana, producteur. Une façon pour cet agriculteur de la Région de Vakinankaratra d’alerter les autorités compétentes quant à la situation à risque des acteurs de cette filière dans le contexte actuel. Ce dernier rajoute que « Rares sont les collecteurs qui arrivent jusque chez nous. Ceux qui viennent imposent des prix d’achat dérisoires. Des prix qui sont loin de nous convenir dans la mesure où ils correspondent à peine aux deux tiers de nos investissements dans la production de ces pommes de terre ». Selon lui, ces collecteurs proposent un prix d’achat de 350 ariary le kilo de pommes de terre alors qu’en temps normal ce prix est fixé à environ 500 ariary pour que les producteurs puissent rentrer dans leur frais. Ce prix de 350 ariary correspond au produit de premier choix que les consommateurs finaux d’Analamanga achètent environ à 1 400 ariary le kilo. Les producteurs qui proposent aussi des produits de second et troisième choix sont ainsi obligés de vendre ces derniers à des prix infimes de moins de 200 ariary le kilo. « Pour ma part, j’investis un peu plus de 300 000 ariary en semence, engrais chimique et produits de traitement, sans compter la main d’œuvre. A raison de 1 500 ariary le kilo de la semence. Avec le prix d’achat qu’on nous impose en ce moment, la totalité de ma production revient à seulement un peu moins de 200 000 ariary alors qu’en temps normal cela me rapporte environ 500 000 ariary pour la récolte », rajoute Stanislas Rakotonindriana. Plus de 20 tonnes de pommes de terre par jour son récoltées à Manandona présentement. Des produits frais qui ne peuvent attendre longtemps avant d’être commercialisés. La production nationale de la pomme de terre est principalement concentrée dans la seule Région de Vakinankaratra. 90 à 95 % de la production nationale. Le rendement moyen de la Région est d’environ six tonnes à l’hectare mais ce rendement varie en fonction de la saison de culture et de la fertilisation. Les débouchés sont généralement Antananarivo dans les grands marchés de la ville, Toamasina, la Région du sud du pays, les marchés de ville d’Antsirabe où les consommateurs et collecteurs achètent directement le produit .Avec la situation des infrastructures routières, les collecteurs se font rares, la production reste pourtant stable.
Hary Rakoto

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L'émotion était au rendez-vous jeudi dernier à l'EMTH Mangarivotra. L'association Tsiky a  rendu hommage à Gilles Tavernier, soignant référent à l'EPP d’Amborovy pour le compte de l'association depuis sa création il y a 10ans. Gilles Tavernier est un infirmier à la retraite établi à Amborovy et qui, chaque jour, s’engage à veiller à la santé des autres, de son entourage sans distinction de classe sociale, riches ou pauvres, enfants, personnes âgées, mais surtout au sein de l’association Tsiky, dans 6 EPP de Mahajanga, soit plus de 4 000 enfants.
Un  acte de bénévolat et de dévouement apprécié quotidiennement  par la population locale et récompensé à sa juste valeur par l’Etat malagasy jeudi dernier. Gilles Tavernier a été décoré chevalier de l’Ordre national malagasy par Bachir Sojay Adéhame, membre du conseil national et représentant à l’occasion du Président de la République Andry Rajoelina. La cérémonie amicale de jeudi s’est déroulée, Covid-19 oblige, devant une assistance assez réduite et a été honorée par des personnalités locales. Entre autres, le consul honoraire de France, Karim Hiridji, la présidente de l'association des Français de l'étranger, Raharimanana Annick, les présidents de l'association Tsiky de la Réunion et Mahajanga ainsi que des partenaires de l’association Tsiky Mahajanga. Les orateurs, lors de cette cérémonie ont, à l’unanimité, loué l'engagement passionné de Gilles Tavernier durant ces dix années. Le sens critique, l’expérience, l’engagement sans faille  de celui que l’association Tsiky considère comme un « Ray aman-dreny » ont été utiles  pour ajuster au mieux l’intervention à l'égard des enfants.
L’association Tsiky propose un système de santé de proximité gratuit par la prévention, l’éducation sanitaire des parents et des élèves, les soins au quotidien et de première urgence.


Vanessa Zafimahova

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Aval du rappel et du « boost ». L’Académie nationale de médecine de Madagascar (ANAMEM) recommande, enfin et à titre officiel,  aux personnes vaccinées une dose additionnelle ou une « dose boost ». Désormais, les personnes affichant un schéma vaccinal complet peuvent recevoir une autre dose de vaccin anti-Covid-19, notamment cinq mois après été inoculées de la première dose. Autrement dit, les personnes qui ont reçu les deux premières doses « d’AstraZeneca » ou « Covishield » pourront se faire vacciner d’une dose « boost » du vaccin « Pfizer ». Pour les individus ayant reçu le « Jensen » en primo vaccination, elles peuvent se faire vacciner avec le « Pfizer » en guise de dose de rappel. Et enfin, pour les primo-vaccinés en double doses de « Pfizer », le même vaccin est recommandé pour une troisième dose additionnelle.
Ces recommandations de l’ANAMEM, datant du 7 janvier dernier et qui ont été clairement validées par le Groupe technique de travail national (GTTN), le 12 janvier tant attendues, vont être appliquées dès cette semaine. Cependant, d’après un responsable auprès du ministère de la Santé, la mise en œuvre de cette nouvelle campagne ne débutera pas le même jour au niveau des Districts, et cela en raison de quelques détails à régler au niveau technique et logistique. « Le statut vaccinal des cibles doit être systématiquement vérifié afin d'identifier les doses de vaccin reçues lors de la primo-vaccination et de déterminer ainsi le vaccin recommandé pour la dose additionnelle », mentionne la Direction du programme élargi de vaccination (DPEV) au sein du ministère de la Santé publique, et ce à travers des directives sur les doses additionnelles.
Pour toutes ces raisons donc, il y aura deux circuits au niveau des vaccinodromes, à savoir le passage des individus qui viennent se faire vacciner pour la première fois et un autre pour la dose additionnelle.
Il faut savoir que depuis quelques temps, plusieurs membres du Corps médical et même des simples citoyens qui n'ont jamais remis en question de la nécessité ou non d’une dose de rappel du vaccin anti-covid-19, ont déjà renforcé leur immunité, entre autres grâce à l’injection d’une troisième dose de ce vaccin.
Recueillis par K.R.


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90 000ha. Telle est la superficie de forêts que Madagascar perd chaque année d’après les statistiques du ministère de l’Environnement et du Développement Durable (MEDD). Pire, un  rapport scientifique du WWF, publié en janvier 2021 et intitulé « Les fronts de la déforestation : moteurs et réponses dans un monde en mutation », révise ce chiffre à 100 000ha par an. En effet, la Grande île est en proie à une déforestation massive ces dix dernières années. A cela s’ajoutent, les nombreux points de feux constatés dans plusieurs réserves naturelles au cours de l’année dernière. Ce qui ne laisse plus qu’environ 8 millions d’hectares de forêts dans le pays. L’exploitation abusive des ressources forestières à des fins de production de bois d’énergie s’inscrit à la tête des causes de déforestation qui frappe surtout les forêts situées dans les parties Est et Ouest du pays. Ainsi, l’expression malagasy « Rahoviana vao ho lany ny ala atsinanana » ne serait plus, d’ici peu, qu’une ironie car les forêts de l’Est sont bel et bien en détresse.
Le reboisement apparait donc comme la solution adéquate au phénomène de déforestation qui prévaut actuellement. Pour la troisième fois successive, le Président Andry Rajoelina lancera la campagne nationale de reboisement pour cette année 2022. Après Taolagnaro, cap sur Mahanoro ! Cette fois – ci, le Chef de l’Etat fera le déplacement dans la Région d’Atsinanana, précisément à Mahanoro où il donnera le coup d’envoi officiel de cette campagne, ce mercredi 19 janvier. Comme pour l’année précédente, le défi est de taille puisque l’objectif est de recouvrir une superficie de 150 000 hectares pour cette année.
Pour une intensification des actions
Le choix de la date du 19 janvier n’est pas anodin car correspond à la date d’investiture du Président à la magistrature suprême du pays en 2019. Une nouvelle déclaration de l’homme fort du pays est donc attendue à cette occasion dans l’optique d’une intensification de la lutte contre la déforestation et la protection de l’environnement. Dans son Velirano n°10, le Président de la République s’est engagé à assurer une gestion durable des ressources naturelles incluant le défi du reboisement afin de lutter contre la destruction de l’environnement. Lors de la COP26 à Glasgow (Ecosse) le Chef de l’Etat a réitéré la grande place qu’occupe la biodiversité à Madagascar, dont les forêts en l’occurrence. Pour le cas de l’Atsinanana, en particulier, « ses forêts pluviales contribuent au maintien des processus écologiques nécessaires à la survie de la biodiversité unique de Madagascar », selon l’UNESCO.
A part Mahanoro, dans la Région d’Atsinanana, qui accueillera cette cérémonie de lancement officiel, la campagne démarrera au même moment dans les autres Régions du pays. Toutes les catégories de personnes et tous les corps de métier au sein de l’administration sont invités à y participer : fonctionnaires, enseignants, étudiants, politiciens, associations, ONG, etc.
Sandra R.

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dimanche, 16 janvier 2022

Intégrité et exemplarité au menu

12 janvier, « journée des officiers ». Selon la tradition bien ancrée au sein de l’Armée, les officiers  consacrent la date de 12 janvier dite aussi « journée de la cohésion » pour afficher la solidarité.
Brève historique. L’Académie militaire d’Antsirabe a été créée le 12 janvier 1967 par le régime PSD du feu Philibert Tsiranana. Une école supérieure militaire qui n’a pas évidemment l’ambition de rivaliser l’école supérieure de Saint-Cyr  Coëtquidan (France) mais se donne la prétention de former des officiers dignes de la Nation. Elle rayonne tout de même dans tout le continent africain. Des pays frères du continent envoient des jeunes à Antsirabe. Le cas du célèbre et charismatique capitaine Thomas Sankara (Burkina Faso) en est un exemple probant. Etant entendu que l’Académie d’Antsirabe a la vocation de former des élèves officiers  pour l’Armée (la Gendarmerie y comprise), elle tient un rôle hautement stratégique pour le besoin de la défense et de la sécurité du pays.
Pour immortaliser et cristalliser l’importance de la date du 12 janvier, année de la naissance de l’Académie militaire d’Antsirabe, l’Armée le célèbre avec respect tous les ans en guise de rappel de l’unité, du besoin de la cohésion et surtout de la solidarité entre soldats officiers.
Traditionnellement, le Chef de l’Etat, chef suprême des Armées, honore de sa présence la célébration de la journée des officiers et profite de l’occasion pour transmettre un message fort à l’endroit de la Grande muette sinon de rappeler le rôle initial des hommes (ou des femmes) en treillis.
Ce 12 janvier 2022, le Président de la République Rajoelina Andry Nirina, chef suprême des Armées, tenait à honorer de sa présence la célébration de cette date historique et à participer en personne aux activités physiques pour la circonstance. Mais le numéro Un du pays voulait également rappeler aux soldats officiers la raison d’être de la mission d’un officier dans le processus de la sauvegarde de la souveraineté de la Nation. Le chef suprême des Armées remet la pendule à l’heure et hisse la barre tout haut en martelant que l’Armée, en particulier les officiers, doit entretenir en permanence l’état d’esprit intègre et faire montre d’une conduite exemplaire. L’intégrité et l’exemplarité s’imposent dans toutes les actions de l’Armée entre autres la défense et la sécurité du pays. Toute déviance à cet égard est à bannir.
A travers ce rappel à l’ordre, le Chef de l’Etat Rajoelina met en garde que la  récente tentative d’assassinat visant quelques dirigeants du pays ne se reproduise plus dont certains officiers supérieurs et Généraux en retraite et en activité ont été impliqués. Un acte indigne d’un soldat (officier surtout) !
L’intégrité et l’exemplarité, deux critères de comportement et d’attitude non négociables et indispensables à tout haut responsable dans l’exercice sa fonction, ne se discutent point ! La Nation exige à ce que tout dirigeant du pays, officier y compris, fasse preuve de bonne conduite dans la gestion des affaires nationales. Toute tentative de déviance et de déstabilisation ne se pardonne point quel qu’en soit le motif.
L’intégrité et l’exemplarité, tel que le Chef de l’Etat veuille bien inculquer aux officiers, lors de la journée  du 12 janvier, sonnent à propos au moment où le pays traverse une zone de turbulence.
Ndrianaivo

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Scène de violences gratuites lors d’un bar-karaoké du côté de Fenomanana, la nuit du samedi dernier. Les coups pleuvaient, notamment de savate, sans oublier ces menaces avec des armes, et ce, malgré les implorations des victimes, qui ont demandé pardon. Un groupe de quatre jeunes consommateurs dont deux jeunes femmes, avait été molesté de la pire façon pour une histoire de fille et de tour de chants, et surtout à cause de l’alcool. Les agresseurs les auraient frappés avec des bouteilles, quoique les victimes ne s’étaient pas opposées aux premiers, car préférant au contraire se cacher sous une table. Résultat, les quatre jeunes ont été tous blessés, dont un gravement. La nuit même, tous ont dû être évacués d’urgence à l’HJRA où la plupart a subi quelques points de suture ! Les soins ont dû se poursuivre vers les premières heures de la matinée, hier.
D’après un jeune homme du petit groupe, celui qui a préféré quitté l’établissement lorsqu’il a senti le danger planer, les agresseurs étaient au nombre de huit. Trois d’entre-deux seraient des membres des Forces de l’ordre, selon toujours ce même témoin. “Ils ont d’abord assené P. de coup de poing, après qu’ils lui ont tenu tête à cause d’un tour de chant », s’est-il souvenu. « Les assaillants, sous l’emprise de l’alcool, nous ont attaqués avec des bouteilles. Dans le chaos qui s’en était suivi, le propriétaire de l’établissement assistait à la scène sans rien dire, tout comme les agents en charge de la sécurité du lieu”, ajoute B., l’une des victimes. “Trois des 8 hommes sont des Forces de l’ordre mais en tenue civile. Et ils nous ont notamment snobés en affirmant qu’ils sont des employés et ont des relations au niveau de la Primature. En revanche, ils n’ont pas hésité à nous menacer avec des armes de poing”, relate-t-il.
Mais comment les choses ont pu en arriver là? A notre interlocuteur de préciser que ses amis et lui étaient devant le micro, sur le point de chanter, lorsque la situation a brusquement dégénéré. De leur côté, leurs adversaires, qui sont très costauds, auraient cherché à courtiser les filles du petit groupe de jeunes consommateurs. Puisque ces derniers ont feint de ne pas faire grand cas des avances que les inconnus auraient faites à ces dames, ces derniers se sont fâchés, et on connaît la suite. Aux dernières nouvelles, les victimes vont porter plainte contre leurs agresseurs. Affaire à suivre !
La Rédaction

Publié dans Politique


Une autre bataille gagnée par le ministère de la Communication et de la Culture. Samedi dernier, le ministère de la Culture et de la Communication (MCC), les « mpikabary » (orateurs) ainsi que le peuple malagasy ont célébré la Journée nationale du « Kabary » ou art oratoire malagasy au palais d’Andafiavaratra. Ainsi, il a été établi que la date du 15 janvier est désormais décrétée comme Journée nationale du « Kabary » et va être célébrée comme tel chaque année. La raison du choix  de cette date est que c’était à partir du 15 janvier que la décision du Comité intergouvernemental de tous les pays de l'UNESCO ou Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture, d'inscrire la langue malagasy au patrimoine culturel immatériel de l’humanité a pris effet. « C’est grâce aux efforts tant fournis que l’on a pu réaliser cet exploit. L’équipe du MCC avait mené un travail de longue haleine et effectué un long processus pour parvenir à ce succès afin de promouvoir la culture malagasy aux yeux du monde entier », a affirmé la ministre de la Communication et de la Culture, Lalatiana Andriatongarivo lors de son discours.
De mémoire, c’était depuis l’année 2010 que le ministère de la Culture de cette époque a signé et soumis le document sur le « kabary » au Programme Mémoire du Monde pour être classé comme Patrimoine documentaire. Cependant, l'UNESCO avait rejeté cette requête, en affirmant que le Kabary était un « art oratoire » et ne pouvait pas donc être inclus dans le Patrimoine documentaire. Ce n’était qu’à partir de 2019, à l’arrivée de l’équipe actuelle de la Direction du MCC dirigé par la ministre Lalatiana Andriatongarivo, qu’il a été décidé de republier le processus à l'UNESCO et de compléter tous les documents nécessaires. Le MCC, pour sa part, n’a pas baissé les bras. Et après avoir entamé les différentes démarches, le Comité international pour la préservation de la propriété intellectuelle humaine approuve l'écriture du « Kabary malagasy » comme patrimoine de l’UNESCO, le 15 décembre dernier.

Fanfare
Le « Kabary » est ainsi le deuxième patrimoine culturel immatériel de l’humanité à être inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO après le « Zafimaniry » en 2008. Il est à noter que seul le ministère chargé de la Culture est habilité à présenter des demandes d'inscription d’un patrimoine culturel à l'UNESCO, qu'il soit matériel (patrimoine culturel matériel mondial) ou immatériel (patrimoine culturel immatériel de l'humanité). Autrement dit, seul le ministère de la Culture peut représenter un pays, c’est ce qu'on appelle « Etat partie ».
Durant la cérémonie, les différents intervenants ont souligné l'importance du « kabary » dans la société malagasy, en témoignant que cet art oratoire fédère le peuple et fait partie de la culture quotidienne du peuple malagasy depuis plus de 600 ans. Et chaque Région de la Grande île le pratique en toute circonstance, que ce soit en cas d’évènement joyeux ou de deuil. Les « Mpikabary » (orateurs qui sont venus en masse durant la cérémonie ont exprimé leur joie et leur gratitude. En effet, ils attendaient ce moment depuis longtemps. Cette démarche au niveau international nous sera d'une grande utilité dans la promotion de la culture et de l'identité malgaches. A mentionner que tous les orateurs (« Mpikabary ») de toute l'île étaient représentés lors des festivités. Le MCC, de son côté, a également déposé une autre  demande  pour inscrire les  « Hira gasy » (chansons traditionnelles malagasy)  et l’église catholique d'Ambodifotatra Sainte-Marie comme patrimoines mondiaux de l’UNESCO. Une autre affaire à suivre !
Sitraka Rakotobe   

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Jour J. La rentrée scolaire du 3è bimestre de cette année se fera ce jour pour les 8 Régions concernées par son report à cause de la Covid- 19. Il s’agit des Régions d’Analamanga, Vakinankaratra, Atsimo Atsinanana, Atsimo Andrefana, Anosy, DIANA et Matsiatra Ambony. C’est également le cas pour la Région de Boeny, où les cours ont été suspendus depuis le 6 janvier dernier à cause de l’évolution de la pandémie. Les autorités hiérarchiques, depuis la Direction régionale de l’éducation (DREN) jusqu’aux directeurs d’établissement public et privé se sont préparés à cette reprise des cours depuis ces derniers jours. Ces responsables restent toutefois sur le qui-vive, notamment pour assurer la protection des élèves face à une éventuelle dégradation de la situation. La désinfection de toutes les salles de classe ainsi que l’enceinte des établissements fait partie des mesures appliquées avant cette rentrée. A cela s’ajoute le renforcement des mesures sanitaires, dont la mise en place de dispositifs de lavage des mains avec du savon ou l’achat de gel hydroalcoolique et de thermomètre frontal, selon les témoignages des directeurs d’établissement. Certains s’attendent à l’absence des élèves vulnérables, raison pour laquelle ils ont déjà préparé des leçons et exercices à faire à domicile.
Des organisations s’imposent
Pour des établissements privés, l’organisation fixée depuis les vacances de Noël est maintenue. « Nous allons toujours passer aux cours par alternance, comme convenu avec les parents. Les élèves d’une classe vont être divisés en 2 groupes, l’un va suivre les cours dans la matinée et l’autre dans l’après-midi, du moins jusqu’à ce que les statistiques liées à la Covid- 19 chutent », nous confie la directrice d’un collège privé sis dans le 2è Arrondissement d’Antananarivo.  Cette alternance se fera autrement pour certains établissements. « Un groupe d’élèves suivront les cours chaque lundi et mercredi et l’autre tous les mardis et jeudis. Le vendredi sera dédié pour la désinfection ou autres mesures sanitaires indispensables », avance le proviseur d’un lycée privé dans l’Atsimondrano.
Pour sa part, le ministère de l’Education nationale (MEN) insiste sur l’application du protocole sanitaire et pédagogique. Outre le respect des gestes barrières, y compris la distanciation sociale d’un mètre, l’opérationnalisation d’un comité de vigilance dans chaque établissement, lequel se charge du suivi et du contrôle sanitaire des élèves, est également exigée. Aussi, un élève, enseignant ou personnel administratif présentant un quelconque symptôme de maladie ne devrait être admis. Son retour en classe nécessite un certificat médical attestant sa bonne santé.  Selon toujours le protocole, une classe devrait être fermée temporairement si 3 élèves sont atteints de Covid- 19. La fermeture d’un établissement pour 14 jours est exigée si 3 de ses classes présentent des cas positifs.
Quoi qu’il en soit, les élèves présents en classe ou gardés chez eux devraient avoir le même niveau. Raison pour laquelle des livrets d’auto-apprentissage sont disponibles auprès des DREN et circonscriptions scolaires. A cela s’ajoutent les versions téléchargeables, toutes  matières, sur le site web du MEN pour l’enseignement à distance.
Recueillis par Patricia Ramavonirina


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Editorial

  • Le jeune prodige !
    Phénomène Oboy ! Quart de siècle tapant, Oboy séduit mieux encore et enivre les jeunes. A travers ses textes et de par son style, Oboy est unique en son genre. Succès phénoménal en France et sur le plan international, le jeune prodige force l’admiration mais également suscite la jalousie ! En effet, Oboy fait des jaloux même dans son propre pays, Madagasikara. Son tout récent passage à Tanà explose l’enthousiasme et déchaine les fantasmes dans tous ses états. Oboy a fait vibrer le mythique Palais des sports et de la culture de Mahamasina.D’un parcours atypique, le jeune prodige gravite et entre, sans coup férir, dans la cour des grands. Né le 6 janvier 1997 à Madagasikara, Mihaja Ramiarinarivo de son nom d’Etat civil, Oboy grandit à Val-de-Marne, plus précisément à Villeneuve-Saint-Georges. Il se lance dans le rap, cette danse urbaine moderne en 2015, à l’âge de 18 ans. Très vite,…

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