mardi, 10 mai 2022

La une du 11 mai 2022

Publié dans La Une


Dimanche après-midi dernier, Michel Dolidzé, ce Français de 80 ans, a été retrouvé mort dans sa maison à Foulpointe. Des traces de coups de couteau ont été observées sur le cou de la victime, privilégiant ainsi la piste d’un meurtre. Depuis, la Gendarmerie a ouvert une enquête qui semble évoluer assez rapidement. Hier matin, les gendarmes ont procédé à l’arrestation de trois suspects dans l’affaire à Toamasina. L’une, puisqu’il s’agit d’une femme, est une ex-compagne de l’octogénaire. Les deux autres sont des hommes dont l’un est le conjoint actuel de la dame, et le second, son beau-frère.
Selon les premiers éléments de l’enquête, des témoins affirment avoir vu les suspects entrer dans le domicile de l’ancien parachutiste de l’Armée française, dimanche après-midi dernier. Là, c’est l’ex-compagne en cause qui fit en premier son irruption à l’endroit suivie, quelques moments à peine après, par les deux hommes. “Actuellement, les trois suspects devraient être soumis à un interrogatoire dans le bureau de la Gendarmerie à Foulpointe pour répondre de leurs actes”, concède notre source au niveau du groupement de la Gendarmerie d’Atsinanana.
L’affaire évolue depuis que l’enquête avait été lancée ! Alors qu’un pan entier de la vie de la victime demeure encore obscur, on sait toutefois qu’il vivait seul dans cette ville touristique et balnéaire de Foulpointe qu’il a rejoint depuis 2019, à l’instar bien sûr ses habitudes à faire le trajet Toamasina-Foulpointe, et en sens inverse. Aux dernières nouvelles, des membres de la famille de la victime viennent d’arriver à Foulpointe afin de récupérer sa dépouille mortelle. Le représentant de la chancellerie française, dans cette Province de la Grande-île, a été déjà mis au courant de cette affaire, depuis lundi dernier.
Franck R.

Publié dans Politique


Obstruction des digues et canaux d’évacuation des eaux par les boues et déchets, des constructions illicites sur ces infrastructures. Tout cela constitue une menace, voire un danger imminent pour la ville d’Antananarivo. Les risques d’inondation s’aggravent durant la période cyclonique, même en seulement quelques heures de pluie. « L’assainissement des canaux constitue l’issue face à ce danger. L’assainissement du canal C3, depuis Anosibe jusqu’à Ambodimita, pourra prévenir l’inondation à Antananarivo », reconnait Pierre Houlder, ministre de l’Aménagement du territoire et du Service foncier. C’est justement la finalité du Projet de développement urbain intégré et de résilience du grand Tanà (PRODUIR), actuellement mis en œuvre sur un financement de la Banque mondiale.
La mise en œuvre du PRODUIR engendre la démolition des constructions illicites, l’achat des terrains appartenant à des particuliers ou encore la suspension des activités génératrices de revenus de certaines personnes, dont les lessiveuses et les briquetiers œuvrant au bord des digues. Au total, près de 1 400 personnes sont affectées par le projet (PAPS). Ils bénéficient d’une compensation financière pour ce faire. Le paiement de leur compensation a débuté en février dernier, avec une vingtaine de personnes dédommagées. Le paiement s’enchaîne cette semaine pour 950 personnes ayant des dossiers complets. Elles ont reçu des puces téléphoniques contenant un compte « Orange Money », lundi après-midi à Anosizato. « Le dédommagement financier va s’accélérer dans les prochaines semaines. Près de 75 % du paiement des PAPS de la digue seront effectifs », communique le responsable du projet.
Rappelons que la mise en œuvre du PRODUIR se fait sur un financement à hauteur de 75 millions de dollars alloué par les partenaires. Ce financement permettra de mener diverses activités et travaux, dont l’enlèvement des déchets, l’assainissement et l’extension des canaux ou encore la compensation des PAPS. Les travaux sur le site de réinstallation à Andavamamba, le confortement de la digue ainsi que le curage du canal C3 vont bientôt commencer. Il en est de même pour la construction de 206 infrastructures urbaines en faveur des Communes bénéficiaires du projet.
Recueillis par Patricia Ramavonirina


Publié dans Société
mardi, 10 mai 2022

Elite bancale 

Quel dommage pour un pays ! La fine fleur de l’intelligentsia malagasy brille par des comportements stupides. Censée appartenir à la sommité intellectuelle, l’élite nationale vole au rase-motte. Bradés de diplômes, Master II au minimum sinon Doctorat d’Etat ou Habilité à diriger des recherches (HDR), les enseignants universitaires déçoivent du moins ceux et celles fervents membres du Syndicat des enseignants- chercheurs et des chercheurs-enseignants.  Le seul mouvement syndical d’ailleurs reconnu et répertorié dans le monde des enseignants des universités publiques du pays et qui apparemment fait la pluie et le beau temps « là-haut ». Une élite bancale qui cherche à imposer ses « caprices » à d’autres à même aux membres de la Haute Cour constitutionnelle (HCC).
Et justement, la HCC sous la houlette de Florent Rakotoarisoa par une décision n° 03-HCC/03 du 09 février 2022 déclare non conforme à la Constitution la loi n° 2021-028 relative à l’autonomie des universités et des établissements publics d’enseignement supérieur et de recherche scientifique. Une « décision » qui fâche et qui déclenchait l’ire du SECES. Selon certaines « têtes brulées », passez-nous le terme, de ce tout puissant syndicat, le récent verdict de la HCC présidée par Florent Rakotoarisoa foule aux pieds de la souveraineté de l’université et entrerait en contradiction avec la décision n°10-HCC/03 du 03 juillet 2020 de la même Institution mais présidée par un autre Rakotoarisoa accordant une certaine autonomie aux universités. Seulement, Florent Rakotoarisoa de rappeler que cette décision prise par Eric Rakotoarisoa et les membres de l’époque se limitait au contour classique de l’autonomie universitaire et qui nécessite, en fait, l’élaboration de nouveaux textes. La réaction du SECES ne se fait pas attendre. Il décrète aveuglément l’« université morte » pour dénoncer ce que les membres du syndicat devenus radicalisés qualifient de décision inacceptable voire arbitraire de la part des membres « incompétents » de la HCC. Un geste qui oblige la HCC, du moins son président, à sortir de son silence. Et la guerre est déclarée. Plutôt une ridicule guéguerre déclenchée par une élite en perte d’orientation. Une élite bancale ! Il n’est pas dans la pratique de la HCC de livrer au public des éléments d’explication relatifs à sa décision mais les propos désobligeants tenus sont tels qu’il faille mettre certains points sur les « i ».
Le président de la HCC, en authentique chef d’une haute juridiction, tient à préciser que la Constitution n’a  pas prévu d’accorder en son sein une autonomie élargie  aux autorités universitaires au-delà de celle prévue par la loi. Les universités et les établissements d’enseignement supérieur doivent être soumis à la « loi réglementaire » comme tout service public.
Florent Rakotoarisoa d’ajouter que le concept « d’immunité » voulu par le SECES ne figure point pas dans les travées de la Loi fondamentale. Aucune exception n’est permise sauf évidemment, qui confirme la règle d’ailleurs, celle consentie aux parlementaires. Et encore, l’immunité parlementaire n’entre en vigueur uniquement que dans un cadre bien précis ! Les députés et les sénateurs n’ont aucunement le droit d’en abuser.
Les revendications brandies par les enseignants- chercheurs et chercheurs- enseignants ne seraient-elles pas déplacées ? Serait-ce la priorité pour les universités afin qu’elles puissent contribuer au redressement de la Nation sinon des caprices d’une élite bancale ?
Ndrianaivo

Publié dans Editorial


Un programme mensuel de l’Ambassade de l’Inde. La 16ème édition de l’évènement littéraire « LaLitTanà » qui s’est déroulée le 9 mai dernier à Tsaralalàna, s’est démarquée par l’anniversaire de naissance de Rabindranath Tagore. C’était un grand poète, écrivain et artiste natif de l’Inde. « Rabindranath Tagore a été le premier non-européen à remporter le prix Nobel de littérature le plus prestigieux au monde en 1913. Il était l'un des architectes de l'Inde moderne et a joué un rôle essentiel dans la renaissance culturelle indienne », relate l’ambassadeur Abhay Kumar. Ce diplomate a d’ailleurs récité en anglais le célèbre poème intitulé « Où l’esprit est sans peur » de Gitanjali, écrit par le grand poète indien à l’honneur. Le Dr Nalisoa Ravalitera, vice-président de l’Académie malagasy et Soambinitsoa Andrianary ont récité respectivement en malagasy et en français le même poème. Outre un court métrage sur sa vie, projeté à l’occasion, des hommages floraux ont également été offerts à ce poète indien.
L’ambassadeur de l’Inde n’a pas manqué de partager son expérience avec le public à l’occasion, notamment lors d’une conférence à l’Académie malagasy en 2021. D’après ses dires, le président de l'Académie en la personne de François Rajaoson lui a dit que le poète national malagasy Jean Joseph Rabearivelo s'était inspiré de la poésie de Rabindranath Tagore. Plus tard, l'ambassadeur a découvert que ledit poète malagasy avait mentionné Tagore dans son poème n° 15 de son recueil de poésie « Traduit de la nuit ». Notons que cette 16ème édition de « LaLitTanà » a vu la participation de nombreux poètes malagasy, dont ceux de l’association « Faribolana Sandratra » comme Haintso Nirina, Rija A-Jonah, Rakemba, Lova Santatra et Tolotra Arinandrianina. Ceux de l’Havatsa UPEM étaient aussi au rendez-vous, dont RaNirhy, Zara Ainga, Ratsimba Ny Dina et Ratsimbazafy Heriarilala Andriamamonjy.
Recueillis par Patricia R.



Publié dans Culture



A un an et demi de l’événement, Madagascar affiche sa volonté d’organiser ce plus grand rendez-vous des sportifs des îles de l’océan Indien. La 11e édition des Jeux des îles de l’océan Indien aura lieu le mois d’août 2023.  Ce seront les 3è jeux organisés au pays après 1990 et 2007.
Du jamais vu ! 24 disciplines seront présentes durant cet événement. Telle a été la décision prise par le Comité régional olympique et sportif (CROS) de La Réunion et le Comité international des jeux. La lutte, la pétanque, le taekwondo et le karaté font leur retour tandis que six nouvelles disciplines sont de la partie à savoir le tir à l'arc, le beach soccer, le sport équestre, le basketball 3x3, le kick-boxing et le surf. Quatre disciplines sont également en démonstration : le sport auto, l'escrime, le teqball et le billard.
Vu l’arrivée à grands pas de l’échéance, beaucoup s’inquiètent des éventuels résultats de Madagascar durant ces jeux. Si les jeux ont lieu demain, Madagascar sera-t-il classé parmi les meilleurs médaillés ? 
Jusqu’ici, pourtant, rien n'a visiblement encore bougé concernant le regroupement des athlètes malagasy.
Le dimanche 1er mai dernier, le Comité olympique malagasy a tenu son Assemblée générale ordinaire à Ivandry. Toutes les fédérations sportives ont exprimé leurs inquiétudes vis- à- vis de l'indifférence du ministère. "Au plus tard, nous voulons que le premier regroupement ait lieu au début du mois de juin. Ce n’est pas pour rien que les jeux suivent le cycle olympique, c'est pour avoir 3 ans de préparation", martèle Siteny Randrianasoloniako, président du Comité olympique malagasy en tirant la sonnette d'alarme. Officiellement, le ministère de la Jeunesse et des Sports n'a encore évoqué aucune réunion avec les fédérations concernées pour leur donner les consignes et le planning sur la préparation.
Le quotidien La Vérité a fait le tour des disciplines pourvoyeuses de médailles à savoir l'athlétisme, l’haltérophilie, le karaté, le kick-boxing, le taekwondo pour constater de visu la situation. Dans ces disciplines, une centaine de médailles sont en jeu, outre les autres disciplines collectives. Si les directeurs techniques de certaines disciplines rassurent sur la possibilité pour la Grande-île de glaner la première place, d’autres sont sceptiques et préfèrent même garder le silence concernant les résultats que peuvent avoir Madagascar.
Faut-t-il que rappeler que parmi ces disciplines pourvoyeuses de médailles, il n’y a que l’athlétisme et l’haltérophilie qui sont assidus aux compétitions internationales. Quant à la boxe, son directeur technique Josvah Paul Razafimandimby rassurait que nous gagnerons la première place même si les jeux se tiennent demain. Pour rappel, la dernière fois qu'on a vu un boxeur malagasy sur un ring d'une compétition internationale remonte aux derniers jeux de Maurice en 2019. Madagascar était le seul pays à avoir réussi à glaner une médaille d'or en dehors du pays hôte.
Actuellement, la fédération se base sur la même liste de sélection nationale de l'époque. Mais d'autres s'ajouteront à la liste à l'issue d'un championnat national prévu en juin. De plus, le technicien se plaint du manque atroce de matériel d'entraînement comme la salle et un ring pour l'équipe nationale. Ce sont les clubs et les CTR qui assurent le suivi des athlètes présélectionnés au niveau des clubs. Pour la boxe, 23 médailles d'or seront en jeu. Le DTN table sur des jeux à domicile pour permettre aux Malagasy de gagner au moins la moitié des breloques.
Même cas pour l’haltérophilie, 48 médailles seront disputées.  Plus réaliste, le Directeur technique national Thomas d'Aquin Rakotoarison s'est réservé de faire un commentaire avant le regroupement après le championnat national en juin. Pour le kick-boxing, la discipline n'a pas encore présenté officiellement un DTN. Et la nouvelle équipe dirigée par le Général Lylison n’a encore tenu aucune compétition. De même pour le taekwondo, le DTN Rivo Rakotobe reste injoignable.
La seule discipline qui se montrait décisive, malgré l'absence d'un regroupement, est l'athlétisme. 52 médailles seront disputées dans 25 épreuves et Madagascar veut mettre la main sur au moins 31 médailles. C'est l'une des disciplines ayant déjà une liste de présélection et organisé un regroupement fédéral. De même pour la discipline lutte, qui aura 20 médailles d'or à disputer dans 10 catégories hommes et 10 dames. Une semaine après le championnat national, le premier regroupement a été tenu. Cette discipline qui souffre aussi du manque de matériel. La fédération de Mamitiana Raveloson évoque 210 jours de regroupement qui sera tenu trois fois avant le jour J.
Elias Fanomezantsoa


Publié dans Sport


Potentiel à exploiter. C’est de cette manière que les deux parties, dont l’ambassadeur de l’île Maurice et le ministre du Commerce malagasy, ont décrit les possibilités d’ouverture du marché qui pourraient se concrétiser entre les deux îles sœurs, à l’occasion d’une visite de courtoisie effectuée par l’ambassadeur, hier à Anosy dans les locaux du ministère de l’Industrie, du Commerce et de la Consommation. Les deux dignitaires ont ainsi discuté des opportunités d’échanges commerciaux fiables entre les deux pays où il y aurait du bénéfice pour les Malagasy comme pour les Mauriciens. A titre d’exemple, l’ambassadeur a mentionné le cas des carottes. Ces tubercules sont terriblement chers à Maurice soit l’équivalent de 12 000Ar le kilo alors que l’île n’est qu’à 1h45mn de vol, et qu’à Antsirabe, on peut se procurer des carottes bio d’excellentes qualités pour 1 200Ar le kilo. L’ambassadeur a rappelé les efforts de son prédécesseur pour l’importation de pommes de terre et d’oignons malagasy, mais qu’au bout de la troisième cargaison, la qualité des produits a fait défaut. « Maurice se ravitaille en Afrique du Sud pour les légumes et en Nouvelle Zélande pour la viande, alors que Madagascar est tout à fait en mesure d’être le grenier de l’océan Indien, car la Grande île a beaucoup de terres cultivables », ajoute-t-elle. L’île Maurice est également un grand importateur de grains. Comme solution, le ministre du Commerce de suggérer un partenariat à travers deux sociétés d’Etat des deux pays en l’occurrence la SPM de Madagascar et la MAB de l’île Maurice. « Nous formerons nos agriculteurs et nos coopératives, nous aiderons les planteurs à la base, nous travaillerons sur les emballages. La qualité sera contrôlée. La coordination entre ces deux sociétés apportera un
bénéfice pour les deux pays », suggère Edgard Razafindravahy. En effet, pour deux sociétés contrôlées par l’appareil d’Etat, les procédures administratives seront plus simples tant pour l’exportation que pour l’importation. Pour rappel, Madagascar n’occupe actuellement que la 27ème place en termes d’exportation vers l’île Maurice, malgré les opportunités. La Grande île exporte des fruits de mer, notamment des poissons et des crustacés, du coton, des céréales, des produits laitiers ainsi que des huiles essentielles. Durant la dernière décennie, les échanges commerciaux entre Madagascar et l’île Maurice s’élevaient à 100 millions USD avec une exportation de 75 millions USD vers Madagascar et une importation de 25 millions USD. Par ailleurs, à l’époque, l’investissement mauricien à Madagascar a atteint un montant record en dépassant un milliard de roupies. L’île sœur offre aussi des opportunités à Madagascar, dans la mesure où les deux pays sont membres de la commission de l’océan Indien. Les échanges commerciaux entre les deux pays sont facilités par une franchise des taxes et droits de douane. Le pays dispose également de produits qui figurent dans la liste des demandes en importation de l’île Maurice, notamment les fruits, les épices, le café, les aromates, les légumes, les grains secs, les oignons, les fruits de mer, les pierres précieuses ou encore les bijoux de fantaisie.
Hary Rakoto

Publié dans Economie


Les acteurs de la mode espèrent que cette fois-ci, ce sera la bonne. En effet, après les intempéries que le pays avait subies, l’organisateur de l’événement annuel « Mihamy Mada Fashion », notamment le ministère de la Communication et de la Culture (MCC), a été contraint de le reporter. Normalement, l’événement aurait dû se tenir au mois dernier. Cependant, selon les responsables, les locaux du Palais des Sports Mahamasina où « Mihamy Mada Fashion » devrait se dérouler ne seraient disponibles qu’au mois de juin. « C’est officiel, après des longues discussions et échanges avec toute l’équipe, l’événement aura finalement lieu du 10 au 12 juin prochain. J’aimerais aussi souligner que l’équipe du ministère était prête depuis longtemps. On n’attendait plus que le moment propice, c’est-à-dire la disponibilité de la grande salle du Palais des Sports », a expliqué Francis Razafiarison, directeur général de la culture au sein de la MCC. La nouvelle date sera donc du 10 au 12 juin prochain. A titre de rappel, l’événement « Mihamy Mada Fashion », organisé par le ministère de la Communication et de la Culture, est devenu le grand rendez-vous de ceux qui œuvrent dans la création d’une collection de mode et la haute couture malagasy, que ce soient des artistes en pleine expansion ou des professionnels.
Envergure
Voilà déjà plus de 4 mois que les 40 stylistes, créateurs et modélistes voulant participer à « Mihamy Mada Fashion » attendent le grand jour. Comme les éditions précédentes, les organisateurs sortiront les grands moyens pour le succès de l’événement. Entre autres,  des défilés de mode, expositions, spectacles, rencontres et échanges entre les artistes vont rythmer les trois jours de festivité. Depuis son apparition l’objectif de « Mihamy Mada Fashion » est de mettre en avant la beauté et la valeur du « Vita malagasy ». Il s’agit surtout de faire connaître aux jeunes, qu’ils soient des étudiants ou des travailleurs, que le monde du stylisme et de la création est bien vivant à Madagascar. Bien sûr, ce sera aussi une occasion de donner une envergure internationale au stylisme « Made in Madagascar ». Autrement dit, « Mihamy Mada Fashion » est également conçu pour promouvoir l’entrepreneuriat dans ce domaine et encourager les artistes-créateurs de mode à mettre en valeur la couture de qualité à Madagascar. Tout cela permettra de mettre en lumière le patrimoine artistique et la créativité locale. Bref, les assoiffés du monde de la mode doivent patienter encore quelques semaines avant de se baigner totalement dans cet événement d’envergure.
Sitraka Rakotobe

Publié dans Culture



Près de 5 mois après le naufrage dramatique du bateau « MS Francia » au large de Soanierana-Ivongo, l’affaire est encore loin d’être close. En marge d’un atelier sur la sûreté maritime qui se tient depuis hier à Ankorondrano, les responsables de l’Agence portuaire maritime et fluviale (APMF) ont, de nouveau, abordé ce drame qui a ému la Nation entière. Dans un premier temps, l’APMF a expliqué que le naufrage du bateau a été dû à « la circulation de plusieurs personnes sorties prendre l’air sur les bords du bateau et qui a été à l’origine de l’instabilité de l’embarcation ». Par cette première explication plutôt technique, l’Agence semble vouloir écarter d’autres causes, avant d’évoquer également la surcharge du bateau. Une cause qui avait pourtant déjà été évoqué au lendemain de l’accident. En effet, il s’avère que le « MS Francia » n’est nullement destiné au transport de personnes mais uniquement au transport de marchandises. A la violation de l’interdiction de transports de personnes s’ajoute donc l’infraction liée à la surcharge qui a été fatale à la majorité des passagers.
Rappelons que ce drame a fait près de 85 morts et 51 rescapés, selon le dernier bilan officiel à l’issue des opérations de sauvetage de survivants et de repêchage de corps des naufragés dans la mer. Le navire, qui opérait de manière clandestine, transportait pas moins de 138 passagers à son bord. L’embarcation était partie de Mananara – Nord et se dirigeait vers Soanierana- Ivongo.
L’armateur toujours impuni
A l’allure avec laquelle avançait l’enquête, tout porte à croire que l’interpellation des coupables avait trainé des pieds. Il a fallu attendre jusqu’au mois de février dernier pour que des suspects liés à cette affaire soient appréhendés. 13 personnes ont déjà comparu devant la Justice et ont été jetées en prison à l’issue de leur déferrement. Parmi les suspects figurent des employés de la Commune d’Antanambe- Avaratra à Mananara – Nord (lieu de départ du bateau) ainsi que des agents de l’APMF et des cuisiniers. En dépit de cette série d’emprisonnements, le propriétaire du bateau reste introuvable et demeure donc impuni. L’armateur qui est pourtant le principal responsable dans l’affaire et qui a amassé tous les bénéfices obtenus à partir des frais de transport payés par tous les passagers de ce navire.
Comme tant d’autres dossiers de ce genre, les chances d’un nouveau rebondissement dans l’affaire « MS Francia » demeurent infimes. Jusqu’ici, l’APMF semble tourner en rond quant à l’annonce de mesures drastiques pour éviter qu’un tel drame ne se reproduise.
La Rédaction
 

Publié dans Politique



En tournée dans l’Alaotra Mangoro, le Président Andry Rajoelina a tenu à défendre le bilan du Gouvernement dans cette Région, répliquant par la même à ses détracteurs.  « Alors qu’Andry Rajoelina n’a encore rien fait ici dans l’Alaotra, vous m’avez déjà donné votre amour. J’ai obtenu 50,19% des suffrages exprimés lors de l’élection présidentielle grâce à cet amour. Si Ambatondrazaka était Madagascar, j’aurai été élu dès le premier tour du scrutin », a lancé le Président Rajoelina. Des paroles prononcées lors de l’inauguration du système d’irrigation réhabilité du sud-ouest de l’Alaotra, le PC23. Le Président Andry Rajoelina rappelle que de nombreux chantiers ont été menés dans la Région d’Alaotra Mangoro. A l’exemple de la Route nationale 44, un de ses velirano, dont la réhabilitation est en marche. « Certains tronçons sont bouclés tandis que d’autres sont en cours », souligne le Chef de l’Etat, qui indique que l’inauguration sera effectuée le moment venu. Pour lui, « il n’est de pire aveugle que celui qui ne veut pas voir la réalité en face ». Et de renchérir en reprenant un dicton malagasy qui dit que la motte de terre retournée témoigne du travail accompli. Le numéro Un du pays rajoute que les trois ans de mandat du Président Rajoelina ont été mis à profit pour installer la présence de l’Etat. A ce titre, il cite comme illustration la réalisation, durant ce laps de temps, de 29 hôpitaux.
Parlant toujours d’Ambatondrazaka, le Président Andry Rajoelina réitère durant son discours la volonté de son Gouvernement de réaliser l’autoroute d’une longueur de 260 kilomètres reliant Antananarivo et Toamasina et passant par Ambatondrazaka. Il dit que le ministre des Travaux publics va s’envoler pour l’Egypte sur invitation de l’entreprise égyptienne qui a remporté le marché public relatif à la réalisation de ce projet pharaonique à l’échelle malagasy. 
Le locataire d’Iavoloha annonce aussi la construction d’un hôpital manara-penitra pour Ambatondrazaka ou encore la réhabilitation de la route entre cette localité et celle de Tsaratanàna. Hier en tout cas, le Président de la République a donc procédé au lancement des travaux de réhabilitation des ponts d’Antsapazana et de Mangoro sur la Route nationale 2. Un projet que le Chef de l’Etat espère impacter réellement sur les usagers de cette artère principale pour le pays. Il a ensuite procédé à l’inauguration du système d’irrigation réhabilité du sud-ouest de l’Alaotra et au dévoilement d’une plaque commémorative et enfin de l’ouverture de la vanne du barrage. Une réalisation qui cadre avec le velirano no 9 relatif à l’autonomie alimentaire du pays souligne le Chef de l’Etat. 

La rédaction

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Editorial

  • Psychose prématurée !
    Panique avant terme ! Depuis un certain temps, l’ombre d’une éventuelle augmentation des prix à la pompe pèse lourdement. Avant que les autorités compétentes, de concert avec les patrons des Compagnies pétrolières, n’annoncent les nouveaux prix la panique des flambées de prix des carburants envahissent déjà les esprits. Les stations-service sont prises d’assaut. Un réflexe très dangereux dans la mesure où il risque d’épuiser avant terme les réserves et d’un. Il portera atteinte aussi et surtout au calcul de projection à la gestion des stocks. Il faussera certainement l’enjeu. Le directeur général de l’Office malgache des hydrocarbures (OMH) a dû prendre la mesure sévère à savoir interdire le stock de carburant. La hantise de l’inflation empoisonne avant coup ! Jusqu’à hier, jeudi 30 juin, les dirigeants au sommet de l’Etat et les décideurs des compagnies pétrolières n’étaient pas encore parvenus à s’entendre sur les nouveaux prix. Evidemment, il s’agit d’un…

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