Le tronçon qui passe à la hauteur du quartier d'Ambohimarina Morondava, dans la Commune d'Antehiroka, a été le théâtre d'un spectaculaire accident de la circulation, hier vers le début de l'après-midi. Un véhicule 4x4 qui a foncé à toute vitesse s'était dévié subitement de sa trajectoire avant de faucher des piétons et un taxi Peugeot 405, en stationnement sur les rives de l'Ikopa. Le bilan était lourd : outre un scout, qui a succombé des suites de ses blessures à l'hôpital, 7 autres personnes ont été blessées. Le chauffeur de taxi était le plus sérieusement touché tandis  que les 6 autres blessés sont composés à la fois des passagers du 4x4 en question mais aussi ceux du taxi, et enfin le reste étant des piétons - encore des scouts qui se trouvaient malencontreusement dans la trajectoire du véhicule tout-terrain. Ces jeunes scouts d'obédience catholique d'Amboara Ambohidratrimo, allaient rentrer chez eux ce dimanche après-midi. D'après une source auprès de la Gendarmerie de Talatamaty, les victimes seraient encore sous soins intensifs sinon en réanimation, du moins hier en début de soirée.

Et preuve que le choc était démentiel, le taxi Peugeot fut projeté dans les eaux de l'Ikopa. Le conducteur venait juste de sortir du véhicule lorsque le 4x4 a déboulé pour venir le percuter violemment de même que son taxi. Tout autour, les effets personnels des victimes s'éparpillaient sur un rayon de quelques mètres. Même le 4x4 qui était à l'origine de cet accident, n'a pas échappé aux dégâts matériels.

D'après les premiers éléments de l'information, le conducteur de ce 4x4 dont on ignore son état - la Gendarmerie étant encore dans l'impossibilité de glaner ce renseignement - aurait voulu éviter une crevasse au dernier moment. Mais avec la vitesse à laquelle il a roulé, il a rapidement perdu le contrôle de son véhicule avec le triste résultat que l'on sait.

Ce n'est que tard dans la soirée que la Gendarmerie a pu finalement donner un bilan, du moins provisoire, de cet accident tragique.

Franck R.

Publié dans Société
dimanche, 07 mai 2023

La une du 8 mai 2023

Publié dans La Une
dimanche, 07 mai 2023

« God save the King ! »


Charles III, sacré. Le couronnement du roi d’Angleterre, du Royaume-Uni et chef du Commonwealth s’est déroulé, ce samedi 6 mai à Londres, selon la règle stricte et solennelle de l’art, conformément à la tradition de la monarchie britannique. A treize heures tapantes exactement, heure de Londres, l’archevêque de Canterbury, Justin Welby, a posé la couronne de Saint- Edouard, de l’or massif serti de rubis, d’améthyste, de saphir, sur la tête de Charles III suivi immédiatement d’une prestation d’allégeance « God save the King » que l’archevêque a effectuée à haute voix et avec ferveur et respect. Rappelons que c’est la première fois qu’on rechante l’hymne national « God save the King » après 70 ans de « God save the Queen » ! D’autres actes d’allégeance suivent à commencer par celui du prince héritier William comme le veut la tradition et ainsi de suite et tout cela en  présence de 2 300 invités de marque présents dans la séculaire Abbaye de Westminster. 
Un évènement historique que les sujets du roi ne comptent point laisser inaperçu. Il existe des réticents à la monarchie d’une manière ou d’une autre mais la cérémonie s’est déroulée solennellement. En effet les Anglais, où qu’ils sont, demeurent farouchement attachés à leur monarchie. D’ailleurs, le sacre du roi Charles III traduit la stabilité et la continuité de la monarchie. 
Quel enseignement ? Quel message ? En somme, quelle leçon à tirer de cet évènement inédit ? Aucun sujet de la couronne né en 1952 jusqu’à la mort de la reine mère Elisabeth II, donc 70 ans d’âge, n’a jamais connu ni assisté à un quelconque sacre d’un roi ou d’une reine.
La fidélité à l’identité nationale sur la base d’une monarchie constitutionnelle du genre parlementaire. Les Britanniques ont su résister aux vagues du courant nouveau du XIX ème siècle et du XX ème siècle, en Europe, balayant la monarchie. Jusqu’à ce samedi 6 mai, les Anglais ont fait preuve non seulement de fidélité mais aussi de fierté d’être sujets de la reine ou du roi. Au lieu d’être un blocage comme certains l’insinuent depuis toujours, la fidélité à l’identité nationale et la fierté qui en découle contribuent à l’épanouissement de l’être humain. La Grande Bretagne n’est pas en reste économiquement par rapport aux autres grands Etats européens. L’exemple de Japon qui incarne la volonté de rester fidèle à sa tradition et sa culture et qui parvient à se hisser en tête de peloton dans l’économie mondiale corrobore le cas.
Le respect et l’entretien du patrimoine culturel national. Jugez-en, l’Abbaye de Westminster existe depuis au moins huit siècles. La couronne que l’archevêque de Canterbury a posée sur la tête du nouveau monarque appartient, tenez-vous bien, à Saint-Edouard, le dernier roi anglo-saxon (1042 – 1066) et le carrosse qui emmené le couple royal après le sacre a déjà servi depuis William IV (1820 – 1830). Quelques exemples nous montrant combien la monarchie des Windsor et les Britanniques ont-ils su et pu conserver leur patrimoine national.
Dans un pays comme le nôtre, la fidélité à l’identité nationale et le respect au patrimoine historique et culturel sont un défi à relever. Le Chef de l’Etat a annoncé lors de l’inauguration du musée Rainilaiarivony l’importance que revêt le respect du patrimoine et de la culture nationale.
Ndrianaivo 

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Tous les athlètes ayant participé à des compétitions internationales ont été reçus par le Président de la République, hier au Palais d’Etat d’Iavoloha.
Ils étaient 48 athlètes de différentes disciplines sportives à avoir leur récompense et ont été décorés de distinctions honorifiques par le Président de la République. Ces sportifs ont ramené des médailles dans des compétitions internationales avec leurs disciplines respectives à savoir le rugby, l'athlétisme, le judo, le taekwondo, le tennis, la pétanque et le karaté.
Les ladies Makis, qui ont disputé la coupe du monde de rugby à 7, et leur entraineur étaient élevés au rang de  Chevalier de l’ordre national avec Faneva Ramanandraitsiory, champion du monde junior de tir de précision à Santa Susanna Espagne. Ce dernier a également reçu le Commandeur de l’ordre de mérite sportif.
Les champions du monde juniors de pétanque, Rajaosoa Faly (coach), Rajerisoa Manampisoa, Rakotomalala Hery Mampandry, Rakotomalala Herizo Mahandry, quant à eux, étaient élevés au rang de  Chevalier de l’ordre de mérite de Madagascar.
Tous les athlètes médaillés d’or et d’argent qui ont participé au championnat du monde de karaté et championnat d’Afrique kata virtuel 2020 ainsi que les judokas médaillés de bronze au championnat d’Afrique 2020 et enfin les athlètes médaillés d’or en athlétisme aux jeux des îles  2019, ont été élevés au rang de Commandeur de l’ordre du mérite. 
Par contre, dans la catégorie tennis double dames et hommes, les athlètes ont été élevés au grade d’Officier de l’ordre de mérite sportif .Il en est de même pour les karatékas médaillés d’argent au  championnat d’Afrique 2020.
Les karatékas médaillés de  bronze  au championnat d’Afrique 2020 et 2022 ainsi que les judokas médaillés de bronze par équipe au championnat d’Afrique 2020 ont été élevés au rang de Chevalier de l’ordre du mérite sportif.
Elias Fanomezantsoa

Publié dans Sport


Le Président de la République Andry Rajoelina n’est pas insensible aux appels incessants des joueurs de l’équipe nationale de football des Barea A’, concernant la remise et le partage des primes obtenues grâce au brillant parcours lors du dernier Championnat d’Afrique des Nations. « Donnez leur prime car ce sont eux qui se sont battus le plus dur, ce sont eux qui ont obtenu cette médaille, ce sont leurs gouttes de sueur qui ont été versées », a soutenu le Chef de l’Etat au cours d’un discours au Palais d’Etat d’Iavoloha, hier au cours d’une remise de décorations honorifiques pour des athlètes de différentes disciplines sportives. « La situation est une honte », rajoute le locataire d’Iavoloha exprimant à cette occasion son étonnement. « Les primes doivent être rétribuées de manière juste et équitable », rajoute-t-il. Et lui de demander au ministre des Sports de suivre de près cette affaire, sans faire d’ingérence dans la gestion fédérale.
Une prize money de 500 000 dollars a été versée par la Confédération africaine de football dans le compte de la fédération malagasy de football récemment, suite à la troisième place des Barea A’ lors du Championnat d’Afrique des Nations. En fin de semaine dernière, les joueurs ont reçu 30% de ce demi- million de dollars soit un montant d’environ 25 millions d’ariary, tandis que 70% a été retenu par la FMF pour être reversée aux ligues et aux clubs. Une clé de répartition de la dotation qui a créé un tollé général parmi les joueurs de l’équipe nationale en particulier et au sein du milieu du football malgache en général. Le fait que des ligues puissent également obtenir une part. Certains observateurs supputent en effet l’existence d’arrière- pensée à la veille des élections au sein de la fédération malagasy de football.
« Les ligues ne devraient pas obtenir une part de cette prime. Pour ma part, je trouve qu’il y a une certaine erreur dans la communication de la FMF. Par contre, les clubs doivent obtenir des primes, car il ne faut pas oublier que ces clubs n’ont généralement pas beaucoup de rentrées d’argent, à part dans les cas où il y a des mutations internationales d’un de leurs joueurs. Faut-il rappeler, en effet, que ce sont les clubs qui ont modelé ces joueurs les permettant d’arriver en sélection nationale », opine à ce propos un président de ligue qui veut garder l’anonymat. Cette histoire risque en tout cas de continuer à faire parler les prochains jours. D’autant que, selon une source auprès du comité exécutif de la FMF, la répartition de la prime n’a pas été décidée de manière consensuelle.
La rédaction





Publié dans Politique

Un défi relevé. L’objectif est atteint concernant la réussite du reboisement à Ilaka-Est. Cette Commune du District de Vatomandry, Région d’Atsinanana, a accueilli le lancement officiel de la campagne nationale de reboisement de cette année 2023, le 28 janvier dernier, en présence d’une délégation massive conduite par le Président de la République, Andry Rajoelina. 120.000 arbustes ont été, rappelons-le, mis en terre sur une surface de 100 ha à Seranandavitra. 25 ha de cette surface ont été couverts par les drones semeurs, une nouvelle technologie utilisée pour accélérer l'atteinte de l'objectif qui consiste à reverdir Madagascar. Trois mois après, les résultats sont probants, à en croire le ministre de l’Environnement et du Développement durable (MEDD). « Le taux de réussite étant de 99 % pour les arbustes plantés. Quant aux graines semées via les drones, le taux de réussite a atteint les 90 % », rapporte la ministre Marie-Orléa Vina.
Cette réussite du reboisement résulte de la mobilisation, de l’implication ainsi que de l’engagement des communautés et autorités locales. D’ailleurs, cette Commune peut être considérée comme une localité modèle en la matière. Pour près d’un millier d’arbustes qui n’ont pas poussé à Ilaka-Est, la journée de suivi et d’entretien du samedi dernier a été une occasion de les remplacer. L’assainissement de la surface boisée et la mise en place de pare- feux étaient également au programme.
Un mois d’entretien des arbustes
Ce mois de mai sera dédié par le MEDD pour le suivi et l’entretien des arbustes plantés. La Commune de Talata-Volonondry, dans la Région d’Analamanga, a accueilli le lancement y afférent, le 5 mai dernier. Ce sera une occasion de conscientiser tout un chacun sur l’importance du suivi et de l’entretien post-reboisement, afin de garantir la réussite. Cette activité concerne les 5 ha de surface couverte pour ladite Commune. 5.000 arbustes seront entretenus, incluant l’assainissement de leur entourage pendant cette période. A cela s’ajoute la mise en place de pare-feux encerclant les surfaces boisées afin de les préserver des éventuels incendies.
Pour information, atteindre 75.000 ha de surface pour le reboisement annuel fait partie des objectifs fixés depuis 2020, en collaboration avec les partenaires. L’année dernière, environ 345.500.000 arbustes ont été mis en terre sur 74.000 ha de surface, avec un taux de réussite de 70 %. Pour cette année, le défi étant d’assurer la réussite du reboisement, en respectant les normes et techniques depuis la production des arbustes jusqu’à leur suivi et entretien dans toutes les zones reboisées. D’un autre côté, 23 pépinières géantes seront mises en place dans les différentes Régions à partir de cette année. A cela s’ajoutent les pépinières de proximité dans les 119 Districts, afin de répondre aux fortes demandes d’arbustes…
P.R.



Publié dans Société


Lôla et ses camarades de scène ont réussi leur pari de donner un spectacle incroyable. Le chanteur a enflammé la scène avec sa présence dynamique et sa voix puissante, séduisant une foule en délire. On pourrait résumer ainsi l’événement baptisé « 100 % Lôla » et qui s’est tenu hier au terrain de foot de l’ESCA, Antanimena. Très attendu, Lôla a été acclamé par le public à son arrivée sur scène. Les fans n’ont pas été déçus de la prestation du chanteur. Une retrouvaille qui a fait ressurgir des souvenirs et beaucoup de nostalgie. Lôla était au top de sa forme et a livré une prestation intense du début jusqu’à la fin du show.
Particulièrement enjoué, durant un peu plus de 4 tours d’horloge, Lôla a montré qu’il n’est pas seulement un chanteur de tubes « slow », mais également un grand ambianceur avec ses chansons entrainantes. Et les spectateurs, et surtout les spectatrices, étaient tombés sous le charme des chansons romantiques envoyé par sa voix virtuose. Les tubes « Mampitempo ny fo » mais aussi « Rosa » ou encore « K’atao an’izany» ont été repris en chœur par les fans qui connaissaient les paroles sur le bout des doigts. Sur son tube « Tiako loatra », les spectateurs, à l’unisson, ont bougé leurs mains au rythme de la musique. Cerise sur le gâteau, le bassiste de rock Deba était monté sur la scène pour donner une autre dimension au concert. Ce musicien a été invité pour jouer quelques-uns des tubes de Lola en version rock, en particulier le morceau intitulé « Jamba aminao ».
Comme il a été annoncé, ce spectacle représentait le rendez-vous unique de cette année que la star a donné pour le public tananarivien. Ainsi, ce fut un moment musical surprenant, inattendu, envoûtant. Les spectateurs ont été sans doute conquis par la prestation de Lôla et toute son équipe, ainsi que par le professionnalisme des organisateurs du spectacle, en l’occurrence MadaCO et Imageko. Le public avait hâte de les revoir. Certainement, il n’a pas été déçu comme l’a prouvé le tonnerre d’applaudissements à la fin du spectacle.  Entre Lôla et son public, le courant est passé. Les spectateurs comblés, un chanteur ultra talentueux, un concert enflammé, de tels éléments constituaient le cocktail de ce rendez-vous « 100 % Lôla ». Bref, avec un show de 4 heures, l’artiste a donné un concert grandiose et digne de sa réputation.
Sitraka Rakotobe

Publié dans Culture

Promotion de la croissance verte. C’est à travers ce principe que le programme SUNREF vient d’annoncer les projets et l’entrepreneur qui seront accompagnés techniquement grâce à leurs visions écoresponsables et leurs forts impacts sociaux. A rappeler que depuis le lancement de son assistance technique en janvier 2021, le programme SUNREF Madagascar, développé par l’Agence française de développement avec le soutien financier de l’Union européenne, apporte son appui à l’ensemble des thématiques liées à la transition énergétique et écologique du pays. Le programme SUNREF Madagascar a rencontré plus d’une centaine de porteurs de projets depuis son démarrage. Plus d’une trentaine de projets ont été financés. L’objectif étant également d’appuyer les chaînes de valeur économiques à fort impact économique pour le pays. Ainsi, dans le cadre de son déploiement, SUNREF Madagascar a lancé au cours du 2ème semestre 2022 un appel à projets. Les entreprises ou entrepreneurs, exerçant dans les domaines des énergies renouvelables, de l’efficacité énergétique et ceux développant des projets environnementaux, ont été ciblés. Les femmes entrepreneures ont également été particulièrement sollicitées. De cet appel à projet, quelques entreprises ont réussi à sortir du lot grâce à leur qualité écoresponsable. A l’issue d’une sélection rigoureuse des dossiers de candidature, le verdict est tombé. Les projets et l’entrepreneur qui seront accompagnés techniquement par SUNREF sont désormais connus.

Lauréats

Pour la catégorie « Energies renouvelables », le projet Jirosoa, porté par l’entreprise AINA pour la construction d’une centrale hydroélectrique sur la rivière d’Amboara dans l’Amoron'i Mania, a été choisi. D’une capacité de 100 KWH, celle-ci va fournir de l’énergie électrique à près de 11 055 personnes dans les Fonkontany de Soavina et d’Ambalakinana dans la Commune de Soavina, grâce à un réseau de connexion d’une longueur de 5,5km. Dans le domaine de l’ « Efficacité énergétique », le projet de rénovation des machines de l’unité d’extraction d’huile de palmiste à l’huilerie de Melville Toamasina de l’entreprise Savonnerie Tropicale a été récompensé. Cet investissement permettrait d’exploiter à 100%, donc avec zéro déchet, les noyaux des fruits du palmier à huile. Pour le volet « Environnement », le projet de gestion et transformation des déchets et la gestion de la biodiversité porté par l’hôtel Isalo Ranch à Ranohira à Toliara a été sélectionné. Implanté dans la périphérie du Parc national de l’Isalo, zone protégée, le projet global est divisé en quatre axes : Le recyclage de déchets organiques pour la production de compost. La valorisation des déchets dans la transformation en biogaz. La transformation des déchets plastiques. La protection de la biodiversité avec la création d’une micro-forêt constituée de la végétation native. Enfin pour la catégorie « Femme entrepreneure » Marie Louise Rasoamanahirana, cofondatrice et DG de l’entreprise Biogasikara Energy qui œuvre dans la production et vente de briquette de biomasse, un substitut au bois de chauffage fabriqué à partir de déchets de biomasse séchés et compactés, a été élue. En remplaçant le bois de chauffage et le charbon de bois, Biogasikara Energy sauvera plus de 200 hectares de forêt par an d'ici 2024. Elle interceptera et recyclera plus de 5 000 tonnes de déchets de biomasse d'ici 2024 dont la collecte est assurée par des femmes vulnérables.

La rédaction

Publié dans Economie


La population estudiantine de l’université d’Antananarivo et de ses dépendances a des soucis à se faire. Les chercheurs à partir du grade de docteur sont aussi dans l’embarras. Le président de l’université, le Pr Mamy Raoul Ravelomanana, par l’arrêté 055/UA/PR du 17 avril 2023, a révisé à la hausse le droit d’acquisition des diplômes.
La nouvelle mesure, en vigueur depuis le début de ce mois selon l’acte administratif, s’applique à celles et ceux qui ont obtenu le bac, la licence, les masters, le doctorat, le doctorat HDR ou d’Etat et l’agrégation. Les futurs diplômés seront aussi concernés sauf changement majeur.
Par le même arrêté, le président de l’université d’Antananarivo enjoint toutes les anciennes promotions, qui n’ont pas encore acquis leurs diplômes, de s’exécuter dans l’immédiat. Elles auront trois mois à partir du 1er mai pour déposer leurs demandes d’acquisition des diplômes.
Les nouveaux tarifs sont jugés excessifs. Par exemple, pour le doctorat, l’ancien droit de 30 800 ariary devient 200 000 ariary. Pour le doctorat HDR, le nouveau montant est fixé à 500 000 ariary contre 41 800 ariary auparavant.
De plus, le temps de transition entre la prise de décision et son entrée en vigueur est trop court : du 17 avril au 1er mai. L’on dénonce alors en coulisses un abus de la part des autorités universitaires, qui, étant en plein second mandat, ne sont pas des novices du tout en matière de gestion des affaires universitaires.
Selon la loi, les universités publiques jouissent d’une autonomie administrative, financière et scientifique. Mais cela ne signifie pas que les responsables universitaires peuvent agir selon leur bon vouloir. Le décret 2002-565 du 4 juillet 2002 fixe l’organisation et le fonctionnement des universités et des établissements d’enseignement supérieur à Madagascar.
A la lumière de la loi, toute prise de décision importante concernant la vie universitaire doit avoir l’aval du conseil d’administration (CA) de l’université. L’augmentation du droit d’acquisition des diplômes a sa validité si elle est incluse dans le plan de développement institutionnel de l’université en question s’il y en a.
La décision s’y rapportant devrait aussi passer par le conseil scientifique car, en l’espèce, elle a trait à la pédagogie même si elle est administrative. Cependant, l’augmentation du droit d’acquisition des diplômes ne relève pas des compétences du C.A.
L’on se demande sur les réelles motivations du président de l’université derrière la décision qui est apparemment unilatérale. Des questions se posent. Les matières premières pour confectionner les diplômes seront-elles différentes ? L’encre à utiliser le sera-t-il aussi ? Le coût des plumes pour les signatures a-t-il augmenté ? Les mentions à porter sur les diplômes seront-elles importées ?
« La nouvelle décision est-elle opportune sachant que nous sommes en pleine période préélectorale et que la conjecture actuelle met tout le monde à rude épreuve ? A-t-il pris en compte les éventuels impacts de sa décision ? » réagit un enseignant-chercheur à la faculté des lettres et sciences humaines à Ankatso.
Selon les précisions, les copies des documents utilisés lors du processus de prise de décision doivent être envoyées au ministère. L’équipe de Fiadanana doit donc avoir reçu les copies des procès-verbaux des réunions et des délibérations, s’il y en a, dans un délai de 15 jours à la suite des délibérations.
L’instance ministérielle examine les documents transmis afin d’en apprécier la teneur dans un premier temps. La décision peut être appliquée si elle obtient l’aval du ministère. Dans le cas contraire et surtout si les pièces requises font défaut, le ministère est en droit de prononcer la nullité de la décision du président de l’université.
Aux dernières nouvelles, aucun document relatif à la nouvelle donne à l’université d’Antananarivo n’est reçu au ministère. Une telle attitude est assimilable à l’insubordination.
M.R.

Publié dans Politique

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Editorial

  • Rendez-vous planétaire !
    Le gotha monde du sport à l’échelle planétaire se retrouve à Paris du 26 juillet au 11 août 2024. La capitale française, l’épicentre des rencontres sportives de haut niveau, accueille pour la troisième fois les Jeux olympiques d’été après 1900 et 1924. La France toute entière et les délégations s’impatientent d’assister à de grandes compétitions.Les Jeux olympiques s’organisaient pour la première fois en l’an 776 avant JC à Olympie, en Grèce. Il s’agissait au tout début d’une manifestation à caractère sportif et religieux.

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