Le Président de la République, Andry Rajoelina et son épouse, Mialy Rajoelina ont officiellement inauguré hier la première ligne du transport par câble d'Antananarivo. Ce projet, attendu de longue date, relie désormais le quartier d'Ivandry (station La City) au cœur administratif d'Anosy (station Carlton), marquant une étape décisive dans la modernisation des infrastructures de la Capitale. Face à une foule immense, le Chef de l'Etat a souligné la concrétisation d'une vision longuement mûrie. « Il y a un temps pour tout. Ceux qui ont une vision, ceux qui ont un objectif, se fixent des objectifs et réalisent leur vision », a-t-il déclaré. Le Président Rajoelina a rappelé l'urgence de la situation, évoquant une Capitale asphyxiée par un trafic devenu insoutenable. « A cause des embouteillages, il faut parfois trois à quatre heures pour relier Analakely à Analamahitsy », a-t-il illustré, décrivant la « souffrance » quotidienne des étudiants, des fonctionnaires et des usagers des services publics. Il a présenté ce téléphérique comme la première réforme majeure des transports en commun depuis l'époque des FIBATA, FIMA ou ANTAFITA répondant à un besoin criant de solutions innovantes car c’est 40 000 à 60 000 personnes qui peuvent emprunter le téléphérique chaque jour. Fini le chaos des taxi-be et la course pour trouver un véhicule. « On fait la queue pour payer son ticket et on part en toute tranquillité », a expliqué le Président.
Un tarif adapté
L'argument économique est également de taille. Alors qu'un trajet en taxi entre Anosy et Analamahitsy peut coûter jusqu'à 20 000 ariary, le billet du téléphérique est fixé à 3 000 ariary. Ce tarif attractif, combiné à un gain de temps considérable et un voyage apaisé, vise à convaincre des milliers d'usagers. Conscient des critiques, le Président Andry Rajoelina a adopté un ton résolument tourné vers l'action. « Je ne suis pas l'ami de ceux qui critiquent, mais l'ami de ceux qui travaillent », a-t-il affirmé, invitant même ses opposants à utiliser cette infrastructure. « Même vous, les opposants, prenez le téléphérique pour vous sortir des embouteillages tout en prenant un selfie. » L'inauguration de cette première ligne n'est donc pas seulement la mise en service d'un nouveau transport. C'est le symbole d'une volonté de transformer durablement le paysage urbain d'Antananarivo et de proposer une solution moderne à un problème ancien, un pari sur l'avenir pour rendre la Capitale à ses habitants.
Nikki Razaf
Le sang a giclé vers 19h, mercredi dernier, dans le quartier de Tsararivotra, périphérie de Toamasina. Sur place, des individus armés au nombre de trois, selon plusieurs témoins, ont ouvert le feu sur Sizaza Brucia (32 ans) qui était au volant de la voiture appartenant à la société qui l'emploie, une familiale, de type Starex. La conductrice était sur le point de rentrer chez elle, et il n'y avait que la concernée dans le véhicule lorsque ses agresseurs ont pris la victime pour cible. Ces faits sanglants se sont produits à quelque 400 mètres de son domicile.
D'après notre correspondant sur place, deux projectiles ont atteint S. Brucia au niveau du cou. Sous l'impact des balles, la trentenaire s'est affalée sur le volant ! Elle n'a même pas eu le temps d'arrêter sa voiture, laquelle a continué à rouler sur quelques mètres encore, fauchant ainsi un cyclopousse se trouvant sur son passage. Le tricycle était passé puis coincé sous la Starex. « D'abord, j'ai entendu les détonations. Et puis, il y avait cette Starex fonçant dans ma direction. J'ai cru que l'automobiliste était ivre. Or, en la voyant de plus près, j'ai vu que du sang s'échappait de son cou. Et à ce moment-là, la malheureuse était déjà morte », confie le conducteur de ce cyclopousse. Lorsque le véhicule s'est finalement immobilisé, des passants, en réalisant le drame, ont coupé le contact.
Les premiers éléments de l'enquête ont avancé que trois inconnus ont rapidement pris la fuite sitôt après les coups de feu. Des passants et autres riverains ont affirmé les avoir vus prendre les jambes à leur cou.
L'on soupçonne que les agresseurs ont calculé le coup. Ces derniers lui auraient barré carrément la voie, la conductrice ayant été contrainte de réduire son allure, du fait de l'état de la route à l'endroit. Et en abaissant sa vitre, elle a vu un inconnu s'approcher du poste de conduite pour tirer aussitôt et sans hésitation sur elle.
A cette source d'ajouter encore que malgré les tirs, la victime a pu encore démarrer sa voiture. Malheureusement, elle n'a pas pu aller plus loin car la mort l'a déjà frappée.
Pour le moment, l'on craint qu'il s'agisse d'un meurtre. A preuve, les agresseurs n'ont rien pris de valeureux sur la victime sauf qu'un portable, la flotte de la boîte où elle a travaillé. Quelques moments après le drame, une voix de femme a répondu à l'autre bout de la ligne lorsque les proches de la victime ont tenté de la joindre, avec cette même flotte. De son côté, l'inconnue ayant répondu à cet appel téléphonique aurait expliqué avoir pris la décision de remettre le téléphone en question aux autorités, arguant l'avoir vu être abandonné à l'endroit.
Menacée de mort
En attendant que les enquêteurs puissent tirer cette affaire au clair, la victime se serait souvent plainte d’avoir reçu des menaces de mort, et ce, il y a déjà quelques années de cela. Cependant, la victime n'a jamais voulu parler qui avait alors menacé d'intenter ainsi à sa vie, du moins à ses proches.
Le comble, c'est que son iPhone censé contenir des renseignements, est obstinément verrouillé. Or, il n'y a qu'elle, et elle seule, qui est habilitée à le débloquer, et ce, à cause d'une reconnaissance faciale exigée par le matériel de communication, pour le déverrouiller.
D'après un recoupement de cette source d'information locale, S.Brucia, de son vivant, serait en instance de divorce. Un recours qu'elle aurait décidé quatre mois à peine après son mariage, en juin 2024. Une décision que son conjoint, qui serait connu pour être un homme agressif, se serait farouchement opposé, selon toujours les informations. Or, les versions sont encore divergentes : l'une a avancé que le mari de celle-ci serait actuellement à l'étranger tandis qu'une autre encore a assuré que le concerné serait bel et bien, quelque part dans le pays.
En attendant, le procureur de Toamasina, Yvi Sandro, a déclaré devant la presse que l'enquête menée par la Section de recherche criminelle de la Gendarmerie est déjà en cours.
Franck R./ Kamy
La délibération des examens du baccalauréat pour l’ex-Province d’Antsiranana est prévue se dérouler ce jour au Lycée Mixte. Selon le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, les autres résultats devraient être publiés d’ici la semaine prochaine, dont Antananarivo, Antsiranana, Toliara, Mahajanga et Toamasina, en fonction du nombre de candidats.
Pour la ville des mille, le sort des candidats devrait être fixé avant jeudi. Comme chaque année, les résultats seront disponibles sur le site web de chacune des 6 universités de Madagascar : bacc.univ-antananarivo.mg pour la capitale, bacc.univ-fianarantsoa.mg pour Fianarantsoa, bacc.univ-toamasina.mg.pour Toamasina, bacc.univ-mahajanga.edu.mg pour Mahajanga, https://univants.mg/office-bacc.php pour Antsiranana. Avant même les affichages dans les centres d’examen, les candidats pourraient consulter les résultats en utilisant la nouvelle technologie. Ainsi, il suffit d’envoyez un SMS au 601 avec le numéro d’inscription à l’opérateur souhaité : Airtel, Yas ou Orange Madagascar.
Pour rappel, les premiers résultats des examens du baccalauréat 2025 sont déjà sortis mercredi dernier. Il s’agit des résultats pour l’ex-Province de Fianarantsoa avec un taux de réussite général de 57,98 %. Pour la série A1, 59,93 % des candidats ont obtenu leur diplôme, 57,89 % pour l’A2, 82,24 % pour la série C et 50,68 % pour la série D. Pour la série littéraire L, le pourcentage de réussite est de 63,02 %, tandis que 75,34 % des candidats ont réussi pour la série OSE (Organisation-Société-Economie) et 41,68 % pour la série S (Scientifique). Pour le baccalauréat technique et le bacc technologique, les taux de réussite avoisinent respectivement 71,49 % et 90,24 %.
Anatra R.
Désolant, dans un contexte où certains projets de modernisation comme le téléphérique alimentent l’image d’un pays en mouvement, la réalité quotidienne de nombreux entrepreneurs reste marquée par des obstacles les plus basiques. Ny Tsiky Tianarimanjaka, fondatrice de Nys Madagasikara SARLU, en sait quelque chose. Son entreprise de fabrication de savon, qui avait commencé à se développer, est aujourd’hui paralysée par les coupures d’électricité récurrentes. « Ces coupures de courant nous ont coûté nos machines neuves importées de Chine, détruites après seulement trois mois d’utilisation », raconte-t-elle. Chaque panne impose des dépenses imprévues. On peut mentionner les moteurs à remplacer, la production à l’arrêt, des commandes annulées,... Les finances sont aussi pénalisées par les impôts et autres cotisations, sans parler des réparations incessantes.
Par ailleurs, la logistique n’est guère plus clémente. Effectivement, sur la RN 2, artère vitale pour leurs livraisons, les routes dégradées provoquent des pannes, retards et détérioration des marchandises. Les agriculteurs partenaires voient également leurs produits se perdre en chemin, faute de pouvoir atteindre les lieux de transformation à temps. Ressorts cassés, pneus éclatés, camions immobilisés… chaque livraison devient un pari risqué où le temps et l’argent se consument ensemble. Dans ces conditions, garder la tête hors de l’eau relève de l’exploit pour cette entrepreneure qui, malgré tout, refuse de baisser les bras.
Optimisme
Pourtant, des signaux positifs émergent çà et là, laissant entrevoir la possibilité d’un avenir meilleur pour les petites industries. Des initiatives comme le programme « One District One Factory » (ODOF) encouragent l’implantation d’unités de transformation modernes à travers le pays, créant ainsi des emplois et stimulant l’économie locale. Dans plusieurs Districts, des usines spécialisées dans la transformation de produits agricoles comme le miel, l’arachide et les fruits, montrent qu’avec un équipement fiable et un accompagnement solide, il est envisageable de bâtir un tissu industriel viable. Ny Tsiky Tianarimanjaka voit dans ces modèles une source d’inspiration : « Si auparavant, on avait l’accès à ce type de soutien, on pourrait pu aisément développer notre activité plus vite ». L’Etat parle également d’améliorer les infrastructures avec des projets de routes rapides et de modernisation énergétique. Mais ces promesses se heurtent à la lenteur des réalisations car la compagnie nationale d’eau et d’électricité (JIRAMA) reste fragilisée par ses dettes, les routes demeurent meurtries, et la saison des pluies efface souvent les efforts de réhabilitation. L’optimisme est permis, mais il reste suspendu à condition que les chantiers de modernisation ne soient pas seulement des vitrines, mais des outils concrets au service de ceux qui, comme Ny Tsiky, portent à bout de bras la croissance réelle du pays.
Le talent local s’étale à l’international. La ville de Londres (Royaume-Uni) s’apprête à accueillir une nouvelle expression de la créativité malagasy à travers l’exposition de deux œuvres issues de la collection « Mycelia » du designer Kiady Ratovoson.
Présentées du 16 au 18 septembre dans le cadre du « London Design Festival », ces créations modulables, réalisées en bois « varongy » recyclé et sisal, incarnent une approche du design qui puise son inspiration dans la nature et dans les liens invisibles qui connectent tous les êtres vivants. Les pièces de cette collection s’inspirent du mycélium, ces filaments sous terre qui relient et nourrissent les végétaux. Chacune de ces pièces est conçue tel un module interconnecté, pouvant s’assembler et se reconfigurer selon les besoins, reflétant la notion d’adaptabilité et la fluidité des relations sociales. A Londres, cette installation fait également office de vitrine internationale pour Kiady, lui permettant de confronter ses idées à un public cosmopolite et exigeant.
Après avoir suivi des formations à Shanghai (Chine) et Milan (Italie), Kiady Ratovoson a choisi de retourner à Madagascar pour promouvoir une démarche artisanale moderne et engagée. Par le biais de sa marque « KR. Atelier » et de son studio « KR. Studio », il redéfinit les frontières entre mobilier, art et installation, en mettant en avant le riche patrimoine culturel de son pays. La collection « Mycelia », dévoilée pour la première fois lors de la Foire du design malagasy qui s’est tenu en juin dernier, a déjà voyagé dans plusieurs grandes villes comme Milan, Antananarivo et désormais Londres. Elle porte un message clair : le mobilier peut servir de pont entre l’homme et la nature, devenant le témoin symbolique de leur interconnexion.
Conçues pour évoluer avec leur environnement, ces pièces reflètent une philosophie où durabilité, innovation et respect des traditions se rencontrent. En intégrant des matériaux locaux et un savoir-faire artisanal, Kiady revendique un design à la fois ancré dans ses origines et ouvert sur le monde. Avec « Mycelia », il espère inscrire le design malagasy dans un dialogue international qui explore de nouvelles relations entre espace, nature et artisanat. A Londres, sa collection ne se limite pas à l’exposition de formes artistiques. Celle-ci prend également la dimension d’un manifeste, mettant en lumière la manière dont les ressources simples comme le bois recyclé et le sisal peuvent devenir le support d’une approche artistique poétique et contemporaine. Kiady Ratovoson tisse, à travers ses créations, un réseau mondial d’idées et d'échanges qui transcendent les frontières, tout en célébrant les liens universels.
Si.R
Dernier match, dernier espoir. Ce samedi, Madagascar joue sa survie dans le Championnat d’Afrique des nations (CHAN) 2024 face aux Etalons du Burkina Faso ce jour à 20 heures. La mission est simple gagner, même d’un petit but, pour arracher le dernier ticket qualificatif pour les quarts de finale.
Mercredi, les hommes de Romuald Rakotondrabe ont ravivé la flamme en dominant la Centrafrique 2-0. Dans le même temps, la Mauritanie s’imposait face au Burkina Faso (1-0). Résultat. La Tanzanie, intouchable avec ses 9 points, est déjà qualifiée ; la Mauritanie compte 7 points, Madagascar 4 points… mais avec un match en moins.
Scénario calculé
En cas de victoire des Barea, cela leur procurerait 7 points, même différence de buts que la Mauritanie (+1), mais plus de buts marqués signifiera qualification pour Madagascar. Verdict de ce samedi. Un but peut tout changer… et écrire une nouvelle page de l’histoire du football malagasy.
Par contre, un match nul ou défaite est synonyme fin de l’aventure.
Pour Romuald Rakotondrabe, hors de question de tomber dans le piège de la confiance facile. « L’adversaire est éliminé, mais ça ne veut pas dire que ce sera simple. Les Etalons vont jouer pour l’honneur. Nous, c’est pour notre survie. On doit rester concentrés et tout donner. »
Elias Fanomezantsoa
Madagascar a enfin enregistré sa première victoire dans ce Championnat d’Afrique des Nations (CHAN) 2024. Ce mercredi, les Barea se sont imposés 2-0 face à la République centrafricaine lors de leur troisième match du Groupe B, une performance cruciale qui relance leurs chances de qualification.
Le match est resté longtemps fermé, mais la délivrance est arrivée en fin de rencontre. A la 84ᵉ minute, Toky Rakotondraibe a ouvert le score d’une frappe imparable, libérant joueurs et supporters. Dans le temps additionnel, Lalaina Rafanomezantsoa a scellé le succès des Barea à la 90ᵉ+4, confirmant la domination malagasy dans les dernières minutes.
Au lendemain de la signature du contrat professionnel d’El Hadary avec le Paris FC, le père du jeune joueur malagasy avoue sa surprise.
« C’est une agréable surprise pour moi d’apprendre que mon fils a paraphé un contrat et qu’il évoluera cette saison en première division du championnat de football français », reconnaît Clovis, le père d’El Hadary.
Rapace et sans scrupule ! C'est ce qu'on puisse qualifier de cet homme qui a empoché des millions de façon malhonnête à Antalaha. Car il a fallu que l'une des victimes de cet arnaqueur supposé, puisqu'il s'en est agi un, a déposé une plainte contre le concerné le 7 août dernier, pour que l'affaire éclate au grand jour. Les faits.
Le suspect a promis un emploi à l'île Maurice à la victime, moyennant bien sûr un "droit", si l'on peut le dire comme ça, soit la bagatelle de 5 millions ariary. Et pour mieux endormir encore la méfiance de son interlocuteur naïf, le suspect lui parle d'une société d'embauche, soit sa prétendue antenne dans l'île voisine, et avec laquelle ce dernier est censé collaborer dans le recrutement d'employés malagasy, depuis la Grande île.