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Parmi les échantillons écotoxiques découverts. Les analyses des métaux lourds effectués sur les boues curées du Canal C3 en 2017 ont révélé que le plomb constitue l’un des éléments chimiques dangereux qui y sont présents. « Les échantillons analysés ont révélé qu’il dépasse les valeurs de référence des seuils H14. Or, l’Organisation mondiale de la santé classe le plomb parmi les 10 produits chimiques gravement préoccupants pour la santé publique », explique Christian Rarivoson, expert en environnement au sein du Projet de développement urbain intégré et de résilience pour le grand Antananarivo (PRODUIR). Ainsi, le plomb constitue une menace pour la santé publique des Tananariviens. Il altère de diverses manières de nombreux systèmes de l’organisme et peut nuire au développement du cerveau chez l’enfant, ce qui entraîne une baisse du « quotient intellectuel » et des changements comportementaux, entre autres la réduction de la faculté de concentration et la hausse des comportements anti-sociaux. L’exposition au plomb peut causer anémie, hypertension artérielle, déficience rénale et peut aussi avoir une incidence sur plusieurs systèmes de l’organisme, dont celui immunitaire et celui reproducteur. Cet élément est particulièrement nocif pour les jeunes enfants et les femmes en âge de procréer.

Le curage, un « must »

Le canal C3 est devenu, au fil des années, un dépotoir pour les composantes électroniques ou mécaniques, sans parler des déchets ménagers tananariviens. Les batteries pour véhicules motorisés sont, par exemple, des sources de pollution au plomb pour le canal. De plus, les activités artisanales et industrielles telles que les peintures, textiles, recyclage de matériaux, incinérations de déchets, etc., rejettent également des effluents et des résidus à forte teneur en plomb dans les réseaux de drainage secondaires et tertiaires dont l’exutoire est le canal C3. A moindre échelle, la contamination des particules de l’air ambiant, qui finissent par se déposer dans l’eau, et l’usage pendant des décennies de l’essence contenant du plomb, avant l’usage de l’essence sans plomb, ont probablement participé à la contamination dudit canal. Pourtant, ses abords sont abondamment peuplés d’autant plus que cet ouvrage traverse une grande partie des quartiers populeux d’Antananarivo. Ainsi, le curage du canal C3 est un « must » en termes de santé publique. Cette activité doit être accompagnée d’une stratégie de gestion des déchets solides, également nécessaire pour une question de santé publique. « Au vu des problématiques de santé que peut générer la gestion des boues de curage, PRODUIR s’est orienté vers l’option d’évacuation des boues de curage sur un site alternatif dédié à leur confinement, dont la mise en œuvre est davantage maîtrisable en termes technique, environnemental et social », a conclu notre interlocuteur.

Recueillis par P.R.
 





La journée du 31 mai dernier a été marquée par une émeute fomentée par quelques agitateurs, et qui se traduisait par l'incendie du bureau de la CENI à Tsihombe.
Mais dès le lendemain même de cela, les Forces de l'ordre ont pris les choses en main où des patrouilles ont sillonné la ville, si bien que la situation s'est normalisée sur place depuis. D'ailleurs, une enquête a été ouverte. Résultat : 3 personnes qui ont participé dans l'émeute, ont déjà été arrêtées. Mais trois autres suspects allaient s'ajouter dans cette liste.
De source sûre, une députée s'est retranchée dans son domicile autour duquel des éléments des Forces de défense et de sécurité ont pris position en vue de l'arrestation de la concernée. Puis vers la fin de l'après-midi du 1er juin dernier, la députée avait été finalement arrêtée, puis conduite à Ambovombe où elle sera interrogée.
Par ailleurs, un autre candidat à la députation se serait présenté volontairement à une unité de Gendarmerie de l'Androy, selon encore cette source. Il y est actuellement retenu.
En attendant, on a assisté à un renforcement des dispositifs à Tsihombe, et ce, à la suite de l'arrivée d'autres renforts sur place.
Tous ces évènements sont loin d'entraver la poursuite des comptages des voix à la CENI de Tsihombe tandis que les résultats provenant de quatre Communes, se font encore attendre.
Enfin, il faut préciser que les résultats du scrutin venant de Tsihombe, Marovato, Faux-cap, Ajampaly et Behazomanga ont été brûlés dans cet incendie.


F.R.

La course coloriée « Lokorace » qui s’est tenue hier à l’avenue de l’Indépendance, Analakely, a de nouveau connu un franc succès. En défiant tous les pronostics de popularité depuis son existence, cet événement monte en puissance d'année en année. Lors de cette édition baptisée « Lokorace pour la flamme olympique », les organisateurs ont déployé la palette colorée sur les lieux. Afin d’honorer cet évènement, on a vu la présence de l’ambassadeur de France à Madagascar, du ministre malagasy des Sports, ainsi que des hauts représentants du Comité olympique et paralympique lors du lancement de la course.
Bien avant 13h, de nombreux jeunes, vêtus de blanc, venus pour participer à cette course festive et multicolore, ont squatté les abords des rues de Soarano. Dès midi, les organisateurs ont rassemblé les personnes inscrites et l’échauffement a commencé. Une heure plus tard, équipés d’un tee-shirt ou encore de lunettes, les participants se sont lancés dans la course dans une ambiance festive et de franche rigolade. Partant de la gare de Soarano, une foule colorée et enthousiaste a déambulé en marche rapide ou au pas de course, un peu comme cela se déroule lors d’un déboulé carnavalesque. Tout en marchant ou en courant, les participants ont envoyé dans les airs des pochettes de poudres colorées. Dans la foulée, un nuage de couleurs enluminait les tee-shirts des coureurs. La météo clémente n’a rien gâché à la fête. Tous, à l’arrivée, semblaient ravis. Plusieurs familles et également des groupes d’amis ont fait la course à leur rythme. L’objectif étant de passer un bon moment de convivialité, plutôt que de relever un challenge sportif. D’ailleurs, les participants ont pu profiter d’une animation DJ tout au long de cet évènement qui a démarré à 13h et s'est achevé vers 18h dans un déchaînement musical coloré et joyeux.
« Lokorace » pérennise ainsi sa popularité dans la Grande île grâce à des amateurs assidus venus de tous les horizons et même des autres Provinces. Et selon les organisateurs, d'une année à l’autre, le public accorde davantage d’engouement et d’intérêt pour cette course. Les rires et les cris de joie ont résonné ce dimanche dans les rues d’Analakely. C’était une occasion unique de partager des moments de pur bonheur avec des amis, des proches ou même des inconnus, tous réunis pour célébrer la course « Lokorace ».
Si.R


Initialement annoncés à Nosy Be Hell Ville à l’issue de l’édition de Toamasina puis à Antsiranana, les jeux nationaux de l’ASIEF (Association sportive interministérielle pour l’entretien des fonctionnaires) auront lieu finalement à Antsirabe, capitale de la Région de Vakinankaratra du 5 au 18 août prochain. C’est une compétition sportive exclusivement réservée aux agents fonctionnaires de l’Etat.
L’inscription en ligne pour tous les participants était prévue prendre fin le 31 mai dernier, mais le comité d’organisation a décidé de repousser la date limite de 21 jours de plus. C’est-à-dire, jusqu’au 21 juin prochain. Cela suite à des recommandations de plusieurs directions ministérielles régionales qui n’ont pas pu terminer leur compétition à temps. Rappelons que c’est l’unique condition sine qua non à la participation aux jeux nationaux et la participation aux compétitions régionales. « Beaucoup ont demandé plus de délai pour effectuer leur inscription. Pour des raisons indépendantes de leur part, et pour donner plus de satisfaction à tous les fonctionnaires sportifs, nous avons décidé de leur disposer une marge de 21 jours. Effectivement chaque participant doit être enregistré au site site web : webchrista.com/asief foibe  pour pouvoir participer aux jeux nationaux ».
Et d’ajouter que «  Il est de notre devoir de rappeler aux participants que l’ASIEF est un jeu non pas une compétition pour décrocher un billet pour aller à l’international. Après l’évènement, tout le monde retourne dans leur bureau respectif et continue à se côtoyer comme tous les jours. C’est un sport d’entretien, donc ce n’est ne pas la peine de tricher ou de faire appel à des mercenaires.  C’est la raison du site, où tout le monde peut se reconnaitre avant la compétition et les participants auront largement le temps de dénoncer les mercenaires. Dans ce cas, c’est le responsable de la discipline au sein du ministère concerné que nous allons poursuivre vis-à-vis de leur direction », indique Jean Aimé Andrianarison, président de l’ASIEF.
D’après toujours le numéro un de l’ASIEF, la raison du déplacement de la compétition est due aux coupures de route dans le Nord car il fallait effectuer trois transbordements pour arriver jusqu’à la ville d’Antsiranana.
Elias Fanomezantsoa



La fraternité. Comme à l’accoutumée, l’Association « Andry sy Fototra ho an’ny Fampandrosoana » (AFF) et le Groupe SODIAT organisent tous les trimestres une journée récréative. Des matchs amicaux et des jeux collectifs sont organisés dans ce cadre. Cette fois-ci, la journée a été marquée samedi dernier par des matchs de basket-ball qui se sont déroulés au stade Barea, Mahamasina. Cet évènement sportif a vu la participation de 18 équipes sportives au sein du Groupe SODIAT, de l’AFF et de Bouddha Bro.
D'après la présidente de l’AFF, Haingo Ravatomanga, cette journée récréative a pour objectif de renforcer le sentiment d’appartenance au Groupe ainsi que la solidarité entre les employés. « Ces rencontres sportives permettent aux jeunes de passer du temps ensemble, d'échapper à la routine quotidienne et de profiter d’un moment de détente et d'amusement », soutient-elle.
L’AFF et le Groupe SODIAT sont une grande famille. « Nous essayons d’organiser cet événement régulièrement, puisque nous avons vu la participation assidue du personnel », poursuit-elle. D'ailleurs, le Groupe SODIAT se soucie du bien-être de ses employés, en leur offrant un environnement propice pour assurer une meilleure productivité.
La journée a été clôturée par une cérémonie de remise de médailles et de trophées pour les équipes gagnantes.
Anatra R.



Madagascar se prépare à franchir une étape importante dans le développement durable et le soutien à l'artisanat local, grâce à la création prochaine d'une centrale d’achat pour les chutes de tissu. Cette initiative novatrice a pour objectif de centraliser les chutes de tissu provenant des entreprises franches afin de les mettre à la disposition des artisans de la filière textile et habillement. Cette démarche est le fruit d'une convention de partenariat signée début mai entre le ministère du Tourisme et de l’Artisanat et le Groupement des entreprises franches de Madagascar (GEFP). Ce partenariat marque une avancée significative dans la valorisation des déchets textiles et le soutien aux petits artisans locaux. Traditionnellement, les chutes de tissu des entreprises franches étaient détruites ou rejetées, contribuant à l'augmentation des déchets industriels. Grâce à cette nouvelle centrale d’achat, ces matériaux seront récupérés et redistribués de manière organisée et écoresponsable. Cette initiative s'inscrit dans le cadre de la Responsabilité sociétale des entreprises (RSE), mettant en avant une gestion plus durable des ressources. Le ministère du Tourisme et de l’Artisanat a souligné que cette initiative présente des avantages multiples. En premier lieu, elle contribue à la réduction des déchets industriels en offrant une seconde vie à des matériaux qui auraient autrement été perdus. Cela permet de diminuer l'impact environnemental de l'industrie textile, un secteur souvent critiqué pour ses pratiques polluantes. En outre, cette centrale d’achat fournit aux artisans locaux des matières premières abordables. Pour de nombreux artisans, l'accès à des matériaux de qualité à moindre coût représente un défi majeur.
Opportunités
La possibilité d’acquérir des chutes de tissu à prix réduit ouvre de nouvelles opportunités économiques pour ces travailleurs, leur permettant de créer des produits à valeur ajoutée tout en minimisant leurs coûts de production. La mise en place de cette centrale d’achat représente également une forme de soutien direct à l'économie locale. En fournissant aux artisans les ressources nécessaires pour exercer leur métier, cette initiative encourage la croissance et le développement de la filière textile et habillement à Madagascar. Les artisans peuvent ainsi se concentrer sur la créativité et l'innovation, en transformant des chutes de tissu en produits uniques et de haute qualité. Les bénéfices de cette initiative ne se limitent pas aux seuls artisans. Les entreprises franches participent également à un processus vertueux en intégrant des pratiques de RSE dans leur fonctionnement. En collaborant avec le ministère du Tourisme et de l’Artisanat et le GEFP, elles montrent leur engagement en faveur du développement durable et du soutien à la communauté locale. Cette coopération public-privé est un exemple de synergie bénéfique pour l'ensemble de la société malagasy. Le lancement officiel de la centrale d’achat est prévu pour les prochains mois, avec un processus de collecte et de redistribution des chutes de tissu qui sera progressivement mis en place. Cette initiative est attendue avec impatience par les artisans, qui voient en elle une opportunité de croissance et de renforcement de leurs activités.
Hary Rakoto




La Une du 01/06/24

Publié le vendredi, 31 mai 2024

Retenez bien son nom : Arnaud Rakoto-Ratsimba, un jeune malagasy de 28 ans, était en lice pour devenir la nouvelle recrue du service Sport de CANAL+. Il est l'un des deux finalistes de l'émission intitulée « Au micro » du groupe, qui a rassemblé 10 000 candidats. En finale contre Alexandre Araujo, Arnaud a commenté un match de la Ligue des Champions du PSG au Parc des Princes. 

Drame pour les 8 occupants de deux pirogues au cours d'une navigation sur le lac Alaotra, vers 4h du matin, mercredi dernier. De très violents coups de vent ont surpris les passagers en cours de route, faisant chavirer et sombrer ainsi les deux frêles embarcations et entraînant les premières et la marchandise dans le fond.

Du coup, les autorités locales ont déclenché les recherches. Ce n'était seulement que dans la journée d'hier que celles-ci ont finalement porté leurs fruits.

Des futurs défenseurs de l’environnement. 75 « Junior Ecoguards » (JE) issus de 4 zones clés pour la biodiversité, à savoir Ambodivahibe, Baie de Rigny, Irodo et Nosy Hara, ont participé au forum environnemental organisé par l’ONG « Community Centred Conservation » (C3). L’évènement s’est tenu du 8 au 11 mai dernier à Antsiranana. Les JE ont d’abord voyagé en sécurité depuis leurs villages respectifs jusqu’au lieu du forum, accompagnés de leurs enseignants et représentants de C3.

Fil infos

  • Nouvel ordre économique mondial - Le Président Rajoelina appelle les pays à l’action
  • Incitation à la haine et diffamation - L'Administration douanière reste de marbre
  • Ambinaninony Brickaville - La propriété d’une lanceuse d’alerte incendiée
  • ONU Commerce et développement - Début du forum des dirigeants à Genève
  • Elections législatives - La débâcle de l’Opposition 
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  • Parti TGV - A la recherche d'un nouveau souffle
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Editorial

  • De l’austérité absolue !
    Pour la énième fois, nous revenons à la charge sur la nécessité absolue d’appliquer la gestion budgétaire basée sur une politique sévère d’austérité.Les députés ont voté sans amendement le projet de Loi de Finances rectificative 2024. Deux points majeurs font la une de cette loi des finances votée à savoir, les coupes budgétaires drastiques et les subventions revues à la hausse accordées à la JIRAMA. Au total 272, 32 milliards d’Ar ont été amputés des finances publiques de l’Etat. Des coupes qui permettront au Gouvernement de faire face à d’autres dépenses beaucoup plus urgentes. Ce sont des mesures encourageantes, des initiatives courageuses mais quelque part impopulaires. Certes, elles vont provoquer de sourdes grognes au niveau de certains ministères. Mais, en vertu de l’austérité absolue, il faut le faire. Nous dirions même qu’il fallait oser aller encore plus loin. N’oublions pas que le Président Rajoelina fraîchement élu en 2018, avait décidé…

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