Sur les 31 passagers, qui ont quitté Ambakibao, Commune de Delta, District de Belo-Sur-Tsiribihina à bord d'un boutre, 4 ont trouvé la mort. Il s'agit de deux femmes adultes et de deux fillettes. Par ailleurs, deux autres personnes sont portées disparues selon la Police. Les passagers n'ont imaginé un seul instant qu'une simple panne moteur, survenue à 26 km de la côte, allait virer au drame. Cela s'est produit le 18 mars dernier lorsque cette avarie moteur est survenue alors que l'embarcation a navigué dans les eaux séparant le Fokontany de Nosimaitso et la localité d'Androrangy, Commune de Beroboka, dans le nord du District de Belo-sur- Tsiribihina. Les membres de l'équipage figurent dans la liste des 25 survivants. Certains se sont accrochés à des bidons. D'autres ont eu la vie sauve grâce à leurs gilets de sauvetage dont le nombre serait insuffisant pour les passagers du "Tefotefo". « Alors que les membres de l'équipage avaient encore les moyens de demander des secours par des appels téléphoniques, le frêle bateau, ayant commencé à être progressivement submergé la nuit, a coulé totalement le lendemain matin suivant. Même les téléphones ont été abîmés par l'eau", confie une source policière de Morondava. Malheureusement donc pour les victimes, la panne s'est produite loin, trop loin même de la côte pour qu'elles puissent espérer obtenir rapidement une quelconque aide depuis la terre ferme, c'est-à-dire des sauveteurs. "Ce sont des pêcheurs qui ont repéré les naufragés. Sans les premiers, on peut dire que l'accident de cette boutre aurait débouché sur une hécatombe", poursuit cette source. Mais il y avait surtout aussi l'aide précieuse de l'équipage d'un autre bateau, qui faisait cap sur Mahajanga, et était passé au point de ce naufrage.
L'équipage gardé à vue
Actuellement, les quatre membres de l'équipage ont été placés en garde à vue à la Gendarmerie. Il s'agit à la fois de l'armateur, présent lui-même dans le petit navire, du commandant ainsi que ses deux assistants. On peut dire que le drame aurait pu être évité si l'équipage n'avait pas fait un manquement à la règle, a indiqué encore l'information. "Normalement, le bateau aurait dû être équipé de deux moteurs. Ce qui n'était malheureusement pas le cas. Si bien que lorsque l'unique était tombé en panne, l'équipage, qui a tenté de le réparer, n''arrivait pas à le redémarrer. D'où l'irréparable", confie la Police à Morondava.
En attendant, les 25 rescapés de ce naufrage sont actuellement hors de danger. Malgré la fatigue, le froid et les privations, ils ont atteint la côte de Varadrova, à Morondava, vers midi, le 19 mars dernier.
De leur côté, les autorités locales dont le sénateur de Toliara représentant le député du District de Morondava, du préfet de cette ville, du gouverneur du Menabe, les Forces de défense et de sécurité, le BNGRC, la Croix rouge malagasy, mais aussi le Fokontany se sont mobilisés au chevet des victimes et s'occupant des dépouilles des personnes décédées. L'enquête suit son cours.
Franck R.
Le commerce en ligne gagne du terrain à Madagascar. De plus en plus de consommateurs optent pour les achats numériques. Cette tendance s’explique par un besoin de praticité et de gain de temps. Ketrika.com est l’une des plateformes qui illustrent cette transformation. Depuis son lancement, il y a huit ans, elle observe une progression constante du nombre d'acheteurs. « Au départ, nous enregistrions cinq acheteurs par jour. Aujourd’hui, ce chiffre atteint au minimum vingt par jour », affirme Katia Andriamamonjy, chef de projet de Ketrika.com. Cette croissance s’est particulièrement renforcée avec la pandémie de Covid-19. En effet, les consommateurs se sont habitués à faire leurs achats en ligne. Lors d'événements majeurs, comme des concerts, le nombre d'acheteurs peut grimper jusqu'à 200 en une seule journée. Au-delà de la facilité d'achat, l’entreprise assure des transactions sécurisées et transparentes. Son organisation repose sur plusieurs départements et une vingtaine d’employés. Malgré les avantages du commerce en ligne, certains consommateurs rencontrent des problèmes. L’un des principaux inconvénients reste la différence entre les produits commandés et ceux livrés. « Je travaille tous les jours et je n’ai pas le temps de faire les courses. J'achète souvent sur Facebook. Parfois, les articles reçus ne correspondent pas à ce que j'avais imaginé. Mais il arrive aussi que je sois satisfaite », explique Liva Rasolo, une mère de famille.
Première foire digitale
Face à cet engouement, Vidy Varotra s'associe à Ketrika.com pour organiser la première foire digitale de Madagascar. L’événement se tiendra du 28 avril au 4 mai 2025. Cette initiative vise à moderniser les foires commerciales traditionnelles. « Vidy Varotra, pionnier des foires de 2006 à 2010, innove avec ce format numérique », déclare Harilala Rakotoarimalala, responsable marketing de Vidy Varotra. Plus de 100 exposants et 3000 articles seront disponibles à prix réduit. L’audience attendue est de 35 000 visiteurs en ligne et 2000 visiteurs en présentiel. Au total, les organisateurs prévoient jusqu'à 42 000 transactions. La foire se déroulera en deux phases distinctes. Du 28 avril au 4 mai, la vente en ligne sera active sur Ketrika.com. Les acheteurs bénéficieront de promotions exclusives, de ventes flash et d'enchères en direct. Le 4 mai, une journée présentielle se tiendra au Novotel. L'événement proposera des expositions, du networking et des démonstrations de produits. « Nous mettrons à disposition 200 ordinateurs connectés pour accompagner les visiteurs dans leurs achats », ajoute Harilala.
Carinah Mamilalaina
Ce jeudi, l'Institut Français de Madagascar accueillera le public à partir de 17h pour une célébration riche et variée de la Journée internationale de la Francophonie. Cet événement promet d'être une véritable fête de la langue française, marquée par une animation DJ, le vernissage d'une fresque monumentale et la présentation d'un théâtre-documentaire captivant. La soirée débutera avec une animation musicale animée par DJ Aiyana qui mettra l'ambiance dès 17h. Les visiteurs auront l'opportunité d'admirer le vernissage d'une fresque monumentale sous les arcades de l'Institut à 18h. Réalisée par les talentueuses graffeuses MiSim et Clipse Teean Graffiti, cette œuvre s'inspire des « Dix mots de la Francophonie » tels que ‘‘biome’’, ‘‘canopée’’, ‘‘empreinte’’, “conséconscient”, ‘‘butiner’’, ‘‘débrousser’’, “empreinte”, ‘‘glaner “, “palmeraie”, “solaire” et “ vivant”. Ces mots, choisis avec soin, évoquent la richesse et la diversité de la langue française tout en soulignant des thématiques contemporaines. L'apogée de la soirée sera sans doute le spectacle tant attendu du théâtre-documentaire intitulé « Madama Ramose Tale », programmé à 18h45. Présenté par la Compagnie Miangaly Théâtre, ce spectacle donne la parole à des directrices d'écoles primaires à Madagascar qui partagent leur quotidien et leurs réflexions sur leur rôle dans la société. A travers une alchimie subtile de performance, musique et vidéo, la pièce plonge le public dans des récits de vie poignants, révélant la force et la résilience de ces femmes, souvent appelées « Madama Ramose Tale » – une expression qui souligne leur statut de femmes leaders dans le milieu éducatif. Orchestré par Fela Razafiarison, avec une proposition musicale signée Tina Rakotondrasoa et des vidéos-reportages réalisés par l'équipe de Mahefa Dimbiniaina, ce spectacle s'annonce comme un moment d'immersion unique dans des histoires vécues, touchantes et inspirantes. Les spectateurs seront invités à réfléchir sur la place des femmes dans la société, à travers une perspective artistique qui mêle émotion et engagement. Cet événement est produit par le Service de coopération et d'action culturelle de l'Ambassade de France à Madagascar, avec le soutien de l'Alliance Française de Toliara. La célébration de la Francophonie à l'Institut Français de Madagascar ne se limite pas à une simple fête linguistique, mais se veut une véritable parenthèse artistique et humaine, un moment de partage et de découverte qui met en lumière des parcours qui façonnent l'éducation et la société malgache.
Si.R
Le technicien franco-portugais des Barea débute son mandat de la plus belle des manières avec une victoire éclatante (1-4) face aux Fauves du Bas-Oubangui de la République Centrafricaine. Cette rencontre, disputée ce mercredi 19 mars au Stade Larbi Zaouli au Maroc, comptait pour la cinquième journée des éliminatoires de la Coupe du Monde 2026, zone Afrique.
Avec cette victoire convaincante, les Barea affichent leurs ambitions pour la suite des éliminatoires et s'installent en tête du Groupe I. Avec trois victoires, un match nul et une défaite en cinq rencontres, Madagascar prend provisoirement la tête du groupe avec 10 points, en attendant les chocs opposant les Comores au Mali et le Ghana au Tchad, prévus pour le samedi 21 mars.
Un match renversant
L'entame de match a été compliquée pour Madagascar, encaissant un but dès la 9ème minute sur une réalisation d'Hugo Gambor pour la Centrafrique. Toutefois, les Barea ont rapidement réagi grâce à Rayan Raveloson, qui a égalisé à la 17ème minute après une belle combinaison dans la surface centrafricaine, servie par Warren Caddy.
Puis, Madagascar prend l'avantage grâce à un doublé de Rayan Raveloson. Profitant d'une erreur du portier centrafricain Dominique Youfeigane, Warren Caddy récupère le ballon et offre une passe décisive à Raveloson, qui ne se fait pas prier pour inscrire son deuxième but et donner l'avantage à son équipe (2-1).
Les Barea poursuivent sur leur lancée en seconde mi-temps. Dès la 49ème minute, Loïc Lapoussin effectue un centre précis que reprend Arnaud Randrianantenaina pour inscrire le troisième but malgache.
Enfin, Lalaina Rafanomezantsoa vient sceller la victoire de Madagascar à la 89ème minute, profitant d'un excellent travail préparatoire de Njiva Rakotoharimalala pour marquer le quatrième but.
Elias Fanomezantsoa
L’éducation représente l’un des axes prioritaires de l’association « Wednesday Morning Group » (WMG). Cette dernière accompagne des élèves issus des milieux défavorisés afin de leur offrir un environnement sain et adapté à leurs besoins quotidiens. Cette fois- ci, WMG a financé la construction d’un bloc sanitaire pour le collège d’enseignement général (CEG) d’Ambohidratrimo qui accueille actuellement 1.300 élèves. Cette infrastructure comprend 6 toilettes pour les filles, une autre équipée d’un lave-mains pour les enseignants, un urinoir commun pour les garçons et un lave-mains comprenant 5 robinets.
Les soirs du 6 et du 11 mars derniers, deux taxis-motos de marque Cygnus C1 et C2, ont été respectivement volés près de l'Epsilon à Talatamaty pour l'une, et à Faralaza-Talatamaty, pour l'autre. Le 17 mars dernier, c'était au tour d'un troisième conducteur de taxi-moto d'avoir été dépossédé de sa Yamaha Crux à Ambohibao. Précisons que tous ces vols ont été accompagnés de menace et de violence sur les conducteurs. Nous y reviendrons encore.
Le 29 mars 1947 représente un moment clé de l’Histoire de Madagascar, notamment la lutte pour accéder à l’indépendance. Cette année, le pays commémore le 78e anniversaire de cet événement. Le thème choisi pour cette célébration est : « Lutte pour l’indépendance : un flambeau à transmettre aux générations futures ». Ainsi, le Général Emilson Randriamanantena, directeur des combattants nationalistes auprès du ministère de la Défense nationale, a souligné que la préservation de l’Histoire est une responsabilité collective. Selon sa déclaration, « Aujourd'hui, nous sommes les médiateurs de cette Histoire. Mais ce sont nos enfants qui la transmettront aux générations futures ».
Un monstre se réveille. Après plus de soixante ans d’hibernation, le numérique revient en vie et réaffirme son identité: l’Intelligence artificielle ou l’IA, AI en version anglaise, Artificial intelligency. Le long « hiver » prend fin et la « bête », réveillée frappe à nos portes. Une grande révolution technologique est en train de voir le jour : l’Intelligence artificielle est en marche !
John McCarthy, de nationalité américaine, docteur en mathématiques en 1950, est reconnu comme le père fondateur de l’Intelligence artificielle. Né le 4 septembre 1927 à Boston Massachussetts et mort le 24 octobre 2011 à Stanford, Californie, McCarthy fut un mathématicien, un informaticien et éminent Professeur d’université.
Le renforcement de la sûreté de l’aviation civile à Madagascar est au centre de la formation organisée par l’ambassade de France et la Cellule régionale d'assistance à la sûreté de l’aviation civile (CRASAC). Cette session a débuté mercredi et se poursuivra jusqu’au 28 mars. Elle s’adresse aux acteurs de la sûreté aéroportuaire. L’objectif est de renforcer leurs compétences techniques et d’harmoniser les pratiques dans ce domaine. Ainsi, cette démarche permettra de mieux protéger le secteur contre les actes illicites. Un responsable a précisé : « Cette formation donnera aux participants des connaissances essentielles en sûreté aéroportuaire et visera aussi à uniformiser leurs compétences techniques ».
Le rendez-vous tant attendu pour les amoureux des livres approche à grands pas. La deuxième édition de la Foire aux livres, organisée par le Centre Germano-Malagasy (CGM)/Goethe-Zentrum Antananarivo, se déroulera ce samedi 22 mars dans la grande salle du CGM à Analakely. Cet événement, dont l’entrée est gratuite, attire chaque année un large public, notamment les jeunes et les enfants.
Avec un programme riche et varié, cette initiative vise à rendre la lecture accessible à tous. Les visiteurs auront le plaisir de découvrir une multitude de bouquins, allant des livres « jeunesse », romans, bandes dessinées, jusqu'aux ouvrages pour enfants, disponibles en malagasy et en allemand. Pour le plus grand bonheur des lecteurs, les ouvrages seront proposés à des prix très attractifs, débutant à seulement 500 ariary l’unité. Une belle opportunité pour remplir à nouveau sa bibliothèque sans se ruiner.