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Malheur. Le ciel est tombé sur la tête des millions de malagasy, à Madagascar et ailleurs, après la non-qualification des Barea à la prochaine phase finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN). La passe de deux n’aura pas lieu après le nul frustrant face au Niger à Toamasina avant-hier. Dans les heures qui s’ensuivent de cette élimination, les propos violents des internautes sur les réseaux sociaux ne permettent pas de prendre du recul pour analyser la situation. Tellement la déception, la colère et la frustration sont grandes que dès fois vaut mieux se taire que de parler, même à haute voix, dans cette cacophonie.
L’objectif de tous est certes la deuxième participation consécutive de l’équipe nationale malagasy à une phase finale de la CAN en étant avec les Comores, le second représentant de la zone océan Indien à cette compétition phare du continent. Ce qui constitue une grande première pour la région. Seulement, à voir de très près la physionomie des deux derniers matchs des Barea aux éliminatoires, contre l’Ethiopie et le Niger, il faut se rendre à l’évidence, la sélection malagasy ne mérite pas de se qualifier. Avec des éléments, cadres y compris, ne possédant pas cette rage de vaincre, et un problème manifeste du poids de l’âge pour certains, la campagne au Cameroun risque d’être néfaste pour le moral, non seulement de la sélection nationale, mais de la population malagasy tout entière.
Cette non-qualification devra faire réfléchir plus d’un au renouvellement de l’effectif. Ou plutôt à la quête de la relève dont certains commencent à pointer leur nez. Des expatriés figuraient déjà sur la liste des retenus aux dernières sorties et il en est même pour les locaux. Néanmoins, il faut leur donner du temps de jeu dans des compétitions de haut niveau. Une remarque destinée évidemment aux joueurs évoluant dans le championnat de Madagascar. C’est en se confrontant entre de bonnes équipes que le football local peut produire à courte durée des éléments de la trempe des Rasoanaivo, de Claude Kely, Jean Jacques etc. Le coach Nicolas Dupuis en a détecté durant les matchs de Pro League, il est temps maintenant de les mettre dans le bain. Les éliminatoires de la Coupe du Monde 2022 qui débutent dans trois mois s’avèrent l’occasion parfaite pour lancer ces jeunes loups, expatriés et locaux. Cet essai  doit tout de même obtenir l’aval de tous pour éviter des pressions inutiles, des regrets et des propos injurieux.
Qu’importe les résultats dans l’immédiat, l’important c’est de fixer comme objectif la qualification à la CAN 2023 et à l’autre compétition africaine que Madagascar n’a jamais goûté, le Championnat d’Afrique des Nations (CHAN). Et dans la foulée, comme bonus, les prochains Jeux des îles de l’océan Indien et la compétition de l’Afrique australe (COSAFA). Ainsi, chaque sortie  aux  éliminatoires du Mondial ne doit plus être un objectif mais une étape vers la reconstitution d’un effectif apte à défendre les couleurs nationales aux échéances proches ou lointaines au niveau du continent africain. Voilà le côté cour…
Côté jardin. Cette élimination à la dernière marche doit servir également de leçons aux dirigeants de la Fédération. L’existence de deux clans au sein du comité exécutif n’arrange pas du tout la situation du football local. Les coups bas venant d’un côté comme de l’autre impactent indéniablement la sérénité du milieu. Le cas du choix de l’équipementier, obligeant Telma, le sponsor historique des Barea, à prendre le devant, illustre parfaitement cette crise interne à la Fédération nationale. Actuellement, on ne sait plus qui est qui et qui fait quoi ? C’est seulement en faisant face à la presse ou se montrer en public qu’on connait le rôle d’untel ou untel à la Fédération.
La non-participation à la prochaine CAN est loin d’être la fin du monde pour les Barea. Seulement, il faut que tout le monde emprunte la même voie et rame dans le même sens pour que cette déception amère soit fructifiée en une opportunité pour ouvrir une nouvelle page, encore plus belle, de l’équipe nationale malagasy en particulier et du football local en général. C’est le profit à tirer de ce malheur encore difficile à accepter…
La Rédaction





Changement. L'Agence Portuaire Maritime et Fluviale (APMF) a organisé, hier à Antanimena, l’atelier de validation nationale du projet de Code du transport maritime. Parmi les réformes prises figure la mise en place d’un registre ouvert appelé Registre International de Madagascar (RIM). D’après les explications du directeur général et capitaine de vaisseau, Jean Edmond Randrianantenaina, l’ouverture de ce registre permettra aux propriétaires de navires aussi bien malagasy qu’étrangers effectuant des navigations à l’international de s’enregistrer à Madagascar en tant que navires battant pavillon malagasy s’ils répondent aux conditions fixées par le projet de Code du transport maritime. « Cela permettra d’augmenter les navires sous pavillon malagasy. Les dernières statistiques montrent que Madagascar compte 1609 navires au total ce qui est largement inférieur aux autres pays du monde qui atteignent jusqu’à 10 000 à 30 000 navires. Il faut savoir que la hausse de la flotte nationale représente une opportunité d’emploi aux marins malagasy. Cela favorise en même temps de développer le métier de juriste maritime pour pouvoir suivre les aspects administratifs et sécuritaires des navires», explique ledit directeur général. Des dispositions d’allègement comme la facilitation des procédures et probablement la baisse des impôts sont dans les perspectives pour attirer ces navires internationaux.
Après la validation nationale et les dernières améliorations apportées à l’issue de cet atelier, le projet de Code du transport maritime sera déposé auprès du ministère des Transports, du Tourisme et de la Météorologie pour soumission aux ordres du jour du conseil du Gouvernement et du Conseil des ministres. Le nouveau Code est prévu arriver à l’Assemblée nationale et le Sénat durant la première session parlementaire au mois de mai. Ce projet de Code du transport maritime est une refonte totale de la loi 99-028 du 03 février 2000 portant refonte du Code maritime ou Code Maritime 2000.
Solange Heriniaina


Seul le développement du secteur privé permettra le redressement économique de Madagascar. C’est dans cette optique que l’Economic Development Board of Madagascar (EDBM), en charge de la promotion des investissements dans la Grande île, a lancé E-toolia, une plateforme en ligne d’accompagnement pour toutes les personnes aspirant à ouvrir leur propre entreprise. « Avec une représentation à 90% du tissu économique, les PME contribuent à la création de richesses et jouent également le rôle de levier de développement important. Mais elles rencontrent quand même divers problèmes à différents niveaux. Nous avons ainsi joué notre rôle de catalyseur et de facilitateur afin de mobiliser toutes les parties prenantes du secteur public et privé, pour répondre à ces problématiques. De là est né E-toolia, la barre d’outils des entrepreneurs. Tous les services présents sur cette plateforme visent à promouvoir l’entrepreneuriat dans le pays mais surtout à favoriser le développement des PME malagasy », explique Andry Tiana Ravalomanda, directeur général de l’EDBM. Après un lancement officiel le 5 mars dernier, dans la Capitale, E-toolia enchaîne les différentes régions du pays pour faire sa promotion auprès des futurs entrepreneurs du pays. Après Antananarivo, la plateforme a ainsi été présentée dans les Régions d’Anôsy et de DIANA au tout début du mois de mars. Ensuite, l’équipe de l’EDBM et ses partenaires ont procédé au lancement officiel de E-toolia dans les localités de Boeny, d’Atsinanana et enfin de la Haute Matsiatra, le 23 mars dernier.

Les séances de présentation et d’information organisées tout au long de ces lancements ont ainsi été une occasion d’accompagner chaque futur entrepreneur à se lancer, de l’idée à la concrétisation. « E-toolia rassemble du contenu gratuit à l'attention des entrepreneurs sur divers sujets comme l’entrepreneuriat et développement personnel, les appuis pour la création du « Business Plan » ainsi que l'essentiel des procédures et les étapes à suivre pour la création d’une entreprise. Et pour une petite motivation, des séances de ‘‘coaching et mentorat’’ et divers témoignages sont même à disposition », détaille l’équipe de l’EDBM.
Dans tous les cas, toutes les parties prenantes espèrent que ces procédures plus facilitées et plus accessibles contribueront favorablement au développement du tissu des PME à Madagascar.
Rova Randria

Mauvaise nouvelle pour la sélection nationale malagasy. La campagne de qualification pour la Coupe d'Afrique des Nations (CAN) a touché à sa fin mardi. Cinq places restaient encore à prendre pour la compétition au Cameroun et l'Ethiopie s'en est arrogée.  En effet, incapables de battre le Niger, les Barea ne participeront pas à la prochaine CAN qui se déroulera au Cameroun début 2022. Avant le match, l'équation était simple pour Madagascar : il fallait gagner et croiser les doigts en espérant que la Côte d'Ivoire l'emporte face aux Ethiopiens. Si les Eléphants ont rempli la deuxième partie du contrat, les "Barea" ont manqué le leur face au Niger.

Plusieurs patients présentant des formes graves du coronavirus sont admis au niveau des services d'urgence des hôpitaux dans la Capitale. Cependant, grande fut la surprise qui les attend en constatant la facture présentée par les médecins. Ainsi, contrairement aux  propos avancés par les autorités sanitaires, le traitement de la Covid-19 dans les établissements hospitaliers demeure payant. Pire encore, il coûte très cher. Or, les difficultés respiratoires développées par les signes graves de la maladie requièrent une forte quantité d'oxygène. De plus, cette assistance respiratoire demande une importante somme d'argent pouvant atteindre  jusqu'à un million d'ariary.

« Mon fils âgé de 2 ans et demi a récemment contracté la Covid- 19. En fait, mon mari et moi étions atteints sans connaître notre état, et l'avons contaminé. Il a toussé pendant 3 jours, avant d'avoir une forte fièvre. Après auscultation, le pédiatre a constaté qu'il suffoque et devrait être hospitalisé. Mais au final, le médecin lui a prescrit un traitement médicamenteux approprié et nous a exigé un contrôle régulier strict de son état. Il se portait mieux le lendemain et actuellement, il est guéri », témoigne M.A, mère de famille résidant dans la Capitale.

Le marché du Coum aux 67Ha se trouve dans un état de délabrement total. Durant la saison des pluies, les commerçants vivent sous l'eau. Outre les odeurs et les eaux stagnantes, la plupart des marchandises sont détruites à cause de ce problème. Cependant, ce lieu figure parmi les grands marchés célèbres de la Capitale, en particulier pour la vente des arts malagasy. 

Passoire ?

Publié le mardi, 30 mars 2021

La Grande île serait-elle la grande passoire de l’océan Indien ? Ce questionnement, nous l’avions déjà posé mille fois. Nos responsables de la sécurité territoriale seraient-ils dépassés par les évènements ? Cette question nous l’avions déjà soumis mille fois. En termes réels, nous en tant que sentinelles avions tiré mille fois la sonnette d’alarme sur le danger que le pays encourrait de l’état poreux de nos frontières. On entre comme on le veut. On sort sans problème. Les résultats sont là ! Les mêmes ! Des indésirables clandestins s’infiltrent sans que les gardes-frontières parviennent à les interpeller. Des fauteurs de délits divers poursuivis par la Justice réussissent à disparaitre dans la nature à travers l’océan et réapparaitre sous d’autres cieux.

Plus que dix ans dans l'atteinte des dix-sept Objectifs de développement durable (ODD). En 2015, au même titre que les autres pays membres de l'Organisation des Nations unies (ONU), Madagascar a posé comme défi ambitieux de mettre fin à la pauvreté sous toutes ses formes, réduire significativement les inégalités et les injustices et mettre en œuvre les mesures pour faire face au changement climatique. Lors du forum de haut niveau qui s'est tenu en 2016 à New York (Etats-Unis), la Grande île a souscrit à l'examen national volontaire et y participera cette année, notamment en juillet prochain pour la seconde fois. Cet examen mesure la progression des pays dans l'atteinte des ODD.
Une bonne nouvelle pour les amateurs d'appareils électroniques et électro-ménagers. Les fêtes de Pâques et Pentecôte approchant à grands pas, les grandes enseignes de la Grande île spécialisées dans ce genre de produits ne sont pas en reste dans les préparatifs. Dans cette optique, la société Baolai propose au public une large gamme d'articles de premier choix, dédiés à tous les types de budget et pour tous les goûts. « Un nouvel arrivage de produits est disponible dans tous nos show-rooms qui se trouvent à Analakely, Soarano et Bazar Be Toamasina.

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Editorial

  • Cause nationale
    En 1959, le tout jeune Gouvernement malagasy dut faire face à une grave inondation qui sévit presque dans toute l’île, notamment à Antananarivo et environs. Dans la Capitale, Ikopa déverse ses eaux sur tous les bas-quartiers. Betsimitatatra et ses rizières immergées ! Le Gouvernement de feu Philibert Tsiranana déclare Antananarivo en « zone sinistrée » et « l’état d’urgence nationale » est décrété. Pour affronter ce sinistre national sans précédent, le Gouvernement malagasy fait appel à la contribution de tous étant donné qu’il s’agit d’une cause nationale. On se rappelle du « Fitia tsy mba hetra » par le moyen duquel chaque concitoyen est convié à participer. A noter que les caprices (les crues) de l’Ikopa et de Sisaony créaient depuis la nuit des temps des problèmes à tous les gouvernants. Les souverains et leurs sujets d’Andrianjaka à Andriamasinavalona et surtout Andrianampoinimerina durent rivaliser d’ingéniosité pour construire des digues afin…

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