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Plusieurs personnes sont malades à bord et des cas de choléra sont suspectés. Un navire de croisière de la compagnie Norwegian Dawn est bloqué au large de Port-Louis, à Maurice, depuis samedi dernier. Une épidémie de choléra est suspectée à bord du paquebot. Ces voyageurs ayant des symptômes similaires. Certains souffrent de diarrhées.
Selon la préfecture de La Réunion, il devait passer par La Réunion avant d'aller à Maurice, mais y a été interdit à cause de cette suspicion. Après avoir effectué une escale à Nosy Be, le navire de croisière est parti du port d'Antsiranana, le 22 février dernier et est arrivé au large de Maurice, samedi. 2 125 passagers, de nationalité différente, se trouvaient à son bord, ainsi que 1 025 membres d'équipage.  Jusqu'à maintenant, aucune information n’a été publiée sur l’origine de l'épidémie ainsi que  le nombre des personnes contaminées.  Le paquebot était d'abord parti de Cape-Town en Afrique du Sud, puis avait fait escale à Nosy Be.
Selon toujours un communiqué du ministère de la Santé et du bien-être mauricien, il a déjà envoyé des  médecins et infirmiers sur place. Un prélèvement sur une quinzaine de passagers à bord du bateau de croisière a été effectué. Ces derniers avaient été placés en isolement. Des échantillons alimentaires ont aussi été prélevés. Les passagers ne devraient quitter le navire qu'une fois le gouvernement les autorise. Une procédure qui s'avérait être longue, indique- t-on. Les résultats des tests ne seront connus qu'à partir de mardi.
Selon le ministère de la Santé publique malagasy, le choléra n’est pas encore signalé à Madagascar. Mais par mesure de précaution, le trafic maritime entre Madagascar et Comores est suspendu jusqu’à ce que l’épidémie soit maîtrisée. Seuls les navires transportant des marchandises vitales peuvent accoster dans les ports malagasy, à condition que les équipages restent à bord. Des mesures de prévention, comme des traitements chimio-prophylactiques pour les arrivées aériennes en provenance de zones touchées par le choléra, sont mises en place.
Recueillis par Anatra R.



Suspendus avec le projet minier, il y a quelques années. Les personnes affectées par le projet « Base Toliara » (PAPs) espèrent la reprise et la finalisation du processus pour le paiement de la compensation, ainsi que la relocalisation des tombeaux. L’annonce récente faite par l’Etat sur la relance de plusieurs projets miniers à Madagascar nourrit l’enthousiasme dans la Région d’Atsimo-Andrefana, notamment pour le groupe de travail chargée de la relocalisation ou « Resettlement working group » (RWG). Ce dernier a été créé pour représenter les propriétaires de terrains et de tombeaux touchés par l’exploitation minière de ladite compagnie. Le groupe de travail œuvre dans la médiation entre les communautés et la compagnie promotrice du projet. Il se charge entre autres du suivi des dossiers d’indemnisation et de déplacement des tombeaux, à en croire Tovonay Niriko François, représentant de cette plateforme dans la Commune rurale de Tsianisiha.
Les discussions autour de cette relocalisation et de la compensation des PAPs avaient démarré depuis 2015 avec Toliara Sands, poursuivies avec Base Toliara. « Les deux parties avaient passé des accords et elles avaient chacune honoré ses engagements. Certaines activités avaient déjà été lancées et plusieurs tombeaux étaient déjà déplacés. Mais les travaux y afférents n’ont pas été poursuivis avec la décision de suspension de ce projet », déplore notre source. Aussi, « nous espérons la reprise de ce projet, non seulement pour l’achèvement de ces travaux mais surtout pour les retombées qu’il va pouvoir générer pour nous », lance-t-il. « Nous espérons jouir des droits qui ont été convenus dans le cadre de ce projet. C’est pourquoi nous appelons toutes les parties décisionnaires à s’activer », s’exprime Victorine Pelazy, du Fokontany de Tsiafanoke à Tsianisiha. Les PAPs s’attendent à ce que le Gouvernement lève la suspension des activités liées au projet pour permettre au ministre concerné de prendre l’« Arrêté de cessibilité » afin de reprendre ledit processus pour déterminer le montant de la compensation, tout cela pour que les personnes affectées puissent toucher leurs dus...
Recueillis par P.R.




Un malfaiteur célèbre, issu d’une communauté « karàna », condamné à 20 ans de travaux forcés pour association de malfaiteurs et complicité de séquestration, objet d’un mandat d’arrêt décerné à l’audience mais en fuite à l’étranger, continue à faire parler de lui.
De retour au pays et sans être inquiété par qui de droit, et ce malgré le mandat d’arrêt, ce « Karàna », gérant ou PDG d’une défunte société de vente de véhicules qui avait fait le chou gras de la presse et des réseaux sociaux, est également mêlé dans une autre affaire. Une embrouille dans laquelle il tente de s’extirper en usant des arguments fallacieux afin d’induire en erreur la Justice.
Il s’agit d’un litige commercial avec un concessionnaire automobile avec qui ce « Karàna » véreux a fait des transactions. Celui-ci doit une somme d’argent exorbitante à cette société, dette qu’il a contractée à travers une société écran gérée par un prête-nom, dont la présumée gérante est elle-même connue du milieu judiciaire pour ses implications dans plusieurs affaires. Le Tribunal a tranché en faveur du concessionnaire automobile qui a condamné la société écran au paiement de la somme de la créance principale, outre les intérêts de droit, ainsi qu’au paiement de dommages et intérêts pour résistance abusive. Le dossier a été traité par le Tribunal du commerce d’Antananarivo en octobre 2023.
En garantie du paiement des créances, le concessionnaire a obtenu du Tribunal la conversion en hypothèque judiciaire forcée de l’hypothèque provisoire, inscrite sur deux appartements acquis par la société écran utilisée par ce condamné de justice.
Depuis cette décision ordonnant la mise en vente aux enchères de ces deux appartements, ce « Karàna » indélicat use de manœuvres sur le plan judiciaire pour empêcher la prise de possession par le bénéficiaire. Dans un premier temps, il a fait appel du jugement et a demandé la suspension de l’exécution provisoire, mais il a été débouté de sa demande. Par la suite, il a saisi le premier président de la Cour suprême pour une procédure de cassation de la décision rendue par la Cour d’appel avec des arguments qui n’ont pas été débattus ni en première instance, ni en appel.
Selon lui, ces appartements font partie de ses patrimoines personnels et n’ont rien à voir avec la société visée par le jugement du Tribunal et dont il n’est ni gérant, ni propriétaire. Or, il est prouvé que toutes les transactions faites par ladite société auprès du concessionnaire passent par lui et un doute plane sur le fait qu’il aura fait des machinations avec le vendeur pour manipuler l’acte de vente.
C’est dans ce contexte que le concessionnaire automobile, victime, exprime sa confiance envers la Justice malagasy sur le débouché de cette affaire et appelle à beaucoup de vigilance car son vis-à-vis bénéficie toujours de soutiens et prétend disposer d’un important « réseau » pour le couvrir. Wait and see…
La Rédaction

Préoccupante. La montée en puissance de l'Intelligence artificielle (IA) a bouleversé de nombreux secteurs professionnels, laissant des travailleurs, tels que les rédacteurs web, dans une quête constante de nouvelles opportunités. Ashley, une rédactrice web expérimentée résidant dans l’Atsimondrano et qui pratique cette activité depuis plus d'une décennie, témoigne des difficultés croissantes à décrocher des contrats décents. "C'est devenu de plus en plus difficile de trouver des contrats et quand on en trouve, les prix deviennent de plus en plus dérisoires", déplore-t-elle. L'avènement de l'IA a engendré des changements majeurs dans divers domaines professionnels similaires, forçant de nombreux individus à envisager des alternatives de carrière. Cette situation n'est pas sans rappeler les pressions ressenties par les travailleurs face à l'automatisation dans d'autres secteurs, telle que celle du grand remplacement par des machines dans les zones franches. Au fil des années, l'IA s'est intégrée de plus en plus dans notre quotidien, remplaçant même certains emplois autrefois occupés par des travailleurs humains. Les chatbots, par exemple, ont pris d'assaut le service client des entreprises, traitant les incidents et les questions mineures de manière automatisée. Cependant, ce ne sont pas seulement les emplois liés à la relation client qui sont menacés. Les vendeurs d'assurance, par exemple, voient également leur profession exposée au risque d'automatisation. Des logiciels développés par des entreprises telles qu'IBM sont désormais capables d'analyser et d'interpréter des données complexes, allant du texte non structuré aux images, en passant par l'audio et la vidéo.
Remise en question
Ces avancées technologiques remettent en question la nécessité de maintenir des équipes humaines pour effectuer ces tâches. Le domaine du journalisme n'est pas en reste. La recherche et la synthèse d’information, autrefois l'apanage des journalistes rédacteurs, deviennent de plus en plus automatisées. Depuis 2014, l'agence de presse Associated Press utilise un logiciel capable de rédiger des rapports trimestriels sur les résultats. D'autres logiciels sont également capables de générer des communiqués de presse et de rechercher des sujets d'actualité pour créer des calendriers de contenu destinés aux pages web et aux réseaux sociaux. Malgré ces changements qui font craindre la disparition de certains emplois, l'IA offre également des opportunités nouvelles dans divers domaines. Pour prospérer dans un monde où l'IA joue un rôle croissant, les travailleurs doivent développer de nouvelles compétences et s'adapter en permanence. Les compétences techniques, telles que la programmation, l'analyse de données et la compréhension des algorithmes d'IA, sont de plus en plus recherchées. Cependant, « il est tout aussi crucial de souligner l'importance des compétences non techniques, telles que la pensée critique, la résolution de problèmes, la créativité et les compétences relationnelles, où l'expertise humaine surpasse encore celle des machines », souligne un enseignant de l'Institut supérieur polytechnique de Madagascar. Ainsi, bien que l'IA présente des défis indéniables pour certains travailleurs, elle ouvre également la voie à de nouvelles opportunités pour ceux prêts à développer des compétences adaptatives et diversifiées. L'avenir du monde du travail sera façonné par la manière dont les individus saisissent ces opportunités et s'adaptent aux changements constants induits par l'Intelligence artificielle.
Hary Rakoto

IFM Analakely - Mashmanjaka électrise l’assistance

Publié le dimanche, 25 février 2024

Une reprise triomphale et majestueuse de la scène. Vendredi dernier, Mashmanjaka et ses musiciens ont enflammé la salle Albert Camus de l’Institut français de Madagascar (IFM), située à Analakely, dans le cadre de la présentation de leur premier album baptisé « Hazavagna », produit par le label Lamba1. Ce groupe au talent incontestable s’est retrouvé devant un public, composé en majorité de fans déjà conquis et qui connaissent par cœur ses chansons.
Effectivement, le public venu assister à ce show, composé en majorité de jeunes, lesquels ont pu connaître ce groupe grâce au site web YouTube et au réseau social Facebook, et parfois à travers les ondes des radios nationales, ont fredonné les paroles de chansons de Mashmanjaka dès le début du spectacle. Le chanteur a fait son apparition sous les salutations chaleureuses de son public, venu très nombreux, pour entamer son tour de chant avec d’abord « une intro » bien dosée, avant de gratifier ses fans avec ses tubes les plus connus, entre autres « Ivavaho tsara », « Marigny »,« Mbola mahadigny » ou encore le fameux « Hazavagna ».
Le groupe a envoûté l’assistance par ses morceaux et des extraits de son album paru en 2020. Originaire du sud-est de Madagascar, le chanteur Mashmanjaka a été bercé par les chants et les musiques traditionnelles typiques de cette Région dès son enfance. En 1997, il cofonde « Lonaky Ambanitana » et s’installe à Antananarivo en 1999. Sa rencontre avec le groupe Makua le propulse sur la scène hip-hop malagasy, en partageant des moments mythiques avec des artistes de renom comme Sean Paul, Diam’s et d’autres venus dans la Grande île au milieu des années 2000. Après avoir réalisé des tournées et noué différentes collaborations,  l’artiste décide de voler de ses propres ailes et lance une carrière solo en 2010, en développant une identité culturelle unique et captivante.
Depuis 2015, Mashmanjaka, sous le concept « Mashmanjaka Hazavagna » (Saint souverain de la lumière), fusionne le reggae new roots avec la musique malagasy, créant ainsi une représentation artistique riche et variée. L’artiste continue à conquérir le cœur des fans de la musique urbaine grâce à son style et son flow. Son influence croissante l’a transformé en une figure incontournable de la scène musicale locale, célébrant l’unité intergénérationnelle à travers sa musique engagée. Lui et ses musiciens ont ainsi convié les spectateurs présents dans  la salle Albert Camus à savourer une balade musicale aux rythmes bien urbains, présentés sous forme d’un véritable déluge électrique de rythmes et de sons, où dialoguent et se mêlent la musique reggae, le « sound system » et le ragga. C’est sur des mélodies vibrantes que le spectacle s’est parfaitement achevé. Un show vivant, un dialogue musical entre l’artiste et le public.
Si.R


L’équipe nationale malagasy, les Ankoay de Madagascar, a remporté son troisième match contre le Centrafrique (76-69) en phase aller de la qualification à l'AfroBasket 2025 qui se tient au Caire en Egypte. Madagascar termine 3eme du groupe D devant le Centrafrique après deux victoires contre la Côte d’Ivoire et l’Egypte.
A l’issue d’une rencontre palpitante, l’équipe malagasy a dominé sur le terrain ce dimanche et a gagné son dernier match dans la compétition contre le Centrafrique. Malgré les petites fautes de main et les maladresses, les Ankoay ont réussi tout de même à maitriser la situation grâce à un travail d’équipe presque parfait avec Elly Randriamampionona, avec 22 points sur son compteur, trois rebonds, 7 passes décisives et quatre interceptions. Sitraka Raharimanantoanina finit le match avec le meilleur rebond (12 rebonds).
Toutes les erreurs, qui ont sanctionné l’équipe malagasy lors du premier match contre la Côte d’ Ivoire, sont visiblement été corrigées. Les résultats sont concrets. 86 % des lancers francs sont réussis malgré un faible taux de réussite dans les tirs à 3 points à 22% seulement à cause de la précipitation.
Dès le premier quart- temps, les hommes de Livio Rocheteau, capitaine de l’équipe, ont pris le devant avec un point d’avance (17-18) au score à l’avantage des Malagasy. Dans la deuxième partie, les Centrafricains ont renforcé leur offensif en poussant les Malagasy à commettre plus de fautes et prennent les commandes 20-11 au score. A la pause, les Sitraka et Anthony donnent le rythme sur le terrain. Au retour des vestiaires, les Ankoay dominent la rencontre en gagnant le troisième quart – temps par 17-22. Dans les derniers quarts- temps, le match a été à sens unique avec un Elly Randriamampionona plus adroit aux tirs à points pour creuser l’écart (15-25). Score final 69-76, victoire des Malagasy.
Elias Fanomezantsoa

La une du 24 février 2024

Publié le vendredi, 23 février 2024

Coupable

Publié le vendredi, 23 février 2024

Romy Voos Andrianarisoa est reconnue coupable. Le jury du tribunal de South-wark Crown Court de Londres a retenu la charge contre elle et son associé Philippe Tabuteau. Le verdict aura lieu le 18 mars prochain. Selon la loi britannique, elle encourra une peine d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à 10 ans.
Romy Voos Andrianarisoa et Philippe Tabuteau ont été interpelés à Londres pour une affaire de corruption. Pratiquement d’une tentative d’extorsion d’argent d’un montant de 310.000 dollars auprès de Gemfields, une société britannique spécialisée dans l’extraction de rubis et d’émeraude. En plus, ils cherchaient à obtenir une participation de 5% dans la filiale exploitant des mines à Madagasikara. Le tout, assorti de licences minières. 
La sulfureuse affaire éclaboussant l’ancienne directrice auprès de la Présidence, au point de la faire chuter, ayant fait couler beaucoup d’encre et déclencher vainement des spéculations hâtives et hasardeuses, conduit les observateurs à se poser des questions. Des questionnements qui, pour la plupart, restent sans réponse taraudent les esprits. La question centrale autour de laquelle s’articulent d’autres repose sur « qui est la personne ou le groupe de personnes ayant introduit Romy Voos au palais. Apparemment, elle a réussi à s’intégrer dans la cour des grands jusqu’à pouvoir pénétrer dans le lieu très saint du palais, le cabinet présidentiel ? Et encore plus étonnant et plus grave, Romy Voos Andrianarisoa parvenait à conquérir la confiance du Chef de l’Etat pour être nommée directrice du cabinet de Président ! Un poste super-clé qui ne s’accorde pas à n’importe qui ! D’après les informations dignes de foi, Romy Voos n’est pas à sa première nébuleuse aventure en termes d’affaires noires. Il semble qu’elle se trouva mouillée dans des cas douteux depuis 2021. Alors, qui l’avait introduit auprès du Maitre des céans. Logiquement ou normalement, la personne ou le groupe de personnes qui a bien voulu recommander Voos Romy auprès du Président de la République n’est pas sans savoir exactement sur son identité et sa nature. Inutile de déterminer ainsi le poids de la responsabilité de celui ou celle qui a induit en erreur le Chef de l’Etat. En tout cas, elle dirigeait le cabinet du Président pendant au moins sept longs mois. Période largement suffisante pour s’imprégner dans le secret des affaires d’Etat. Ordre de temps mieux que suffisant pour tisser des relations d’affaires … louches ! Par mesure de prudence, la Présidence aurait dû enclencher, si ce n’est pas déjà fait, des enquêtes minutieuses et approfondies concernant le laps de temps où cette indélicate directrice aurait pu faire de mars à octobre 2023.
On est encore en pleine vague de nominations, des observateurs jugent nécessaire de faire le maximum d’attention. Non pas seulement au niveau du Gouvernement mais à tous les échelons de hautes responsabilités.
Reconnue coupable, Romy Voos Andrianarisoa attend le verdict. Le jury saura, à juste titre, définir les sanctions qu’elle et son associé méritent. On le sait, la Justice britannique ne plaisante point dans les affaires de corruption.
Ndrianaivo



La Haute Cour constitutionnelle de Madagascar privilégie la castration chirurgicale et écarte la castration chimique. Dans sa décision, intitulée n°07-HCC/D3, concernant la loi n°2024-001, qui visait à modifier et compléter certaines dispositions du Code pénal malagasy, en particulier celles liées à la prévention et la répression du viol, Ambohidahy, a apporté des ajustements à la législation proposée et adoptée par les parlementaires.
En effet, la HCC a souligné que la peine de castration chimique ne serait pas appliquée. Elle considère que cette peine, qui a un caractère temporaire et réversible, entre en contradiction avec l’objectif déclaré par le législateur. En effet, l’objectif poursuivi était de neutraliser définitivement les prédateurs sexuels et de diminuer le risque de récidive. La castration chimique, n’étant pas permanente, ne répondrait pas adéquatement à cet objectif.
Au lieu de cela, la castration chirurgicale sera la seule forme de peine envisagée pour les auteurs de viols. La HCC estime cette mesure plus adéquate pour atteindre l’objectif de la loi, car elle a un caractère permanent, privant l’individu de sa faculté de se reproduire et de sa recherche instinctive du plaisir sexuel.
La mise en œuvre de cette peine est néanmoins assortie de conditions spécifiques énoncées dans les considérants 12 et 13 de la décision. La Cour a souligné que cette opération visant à supprimer la production des hormones sexuelles, devrait être effectuée sans causer « une douleur ou des souffrances aiguës, physiques ou morales ».
Non rétroactif
De plus, afin de respecter les droits humains, le Gouvernement est tenu de préciser les modalités de l’opération chirurgicale par voie règlementaire. Cela garantit que l’exécution de la peine de castration chirurgicale ne constitue pas un acte de torture ou de traitement inhumain, conforme aux normes internationales des droits de l’homme.
La décision a également abordé la question de la publication publique des photos des personnes appréhendées pour viol, introduite par l’article 6 de la loi. La Haute Cour a statué que cette disposition n’était pas conforme à la Constitution, car elle pouvait être interprétée comme une présomption de culpabilité et constituer une pression sur le juge pour ordonner la détention préventive. Par conséquent, l’article 6, insérant l’article 332 Ter au Code pénal, a été écarté.
Un autre point important soulevé par la décision concerne l’applicabilité immédiate de la loi sur les procédures pendantes devant les Cours et les tribunaux. La Haute Cour a rappelé le principe constitutionnel de non-rétroactivité de la loi pénale, soulignant que l’article 9 alinéa 1er de la loi déférée était contraire à cet article constitutionnel et devait être extirpé.
Gageons en tout cas que la promulgation et la publication des textes réglementaires requis pour mettre en œuvre le texte, ne vont pas tarder. L’aboutissement de ces étapes jouera un rôle crucial dans la concrétisation de la peine de castration en tant que mesure dissuasive contre les viols sur mineures dont le nombre de cas recensés dernièrement font froid dans le dos. Le dernier Conseil des ministres rapporte, en effet, 144 cas depuis le début de cette année.
L.A.



Treize Malagasy font partie des 50 femmes africaines sélectionnées pour la deuxième cohorte du programme de formation GRASP (Gender Responsive Agriculture Systems Policy), une initiative d’African Women in Agricultural Research and Development (AWARD) financée par l’Agence des Etats-Unis pour le développement international (USAID). Ce programme d’AWARD promeut l’émergence d’un réservoir de femmes africaines pour catalyser la conception et la mise en œuvre de politiques agricoles sensibles au genre à travers l’Afrique.
A Madagascar, on estime que quatre personnes sur cinq dépendent de l’agriculture pour leur subsistance – mais la contribution du secteur aux exportations totales (37%) et au produit intérieur brut (29%) est nettement limitée. Parmi les goulots d’étranglement à la croissance agricole figurent le changement incontrôlé d’affectation des terres et la perte de biodiversité qui y est associée ; un accès limité aux infrastructures et aux services tels que l’irrigation et les routes ; et la vulnérabilité du pays à une variété croissante de chocs climatiques.
En plus de ces défis, « les femmes sont sous-estimées, surtout dans le monde agricole. Pourtant, elles sont très sensibles au changement socioéconomique souhaité pour la communauté et ont le mérite de mener leurs entreprises avec le cœur », affirme Laurette Ratsimbazafy, directrice régionale du Fonds de développement agricole (FDA) de Betsiboka et bénéficiaire du programme AWARD.
Pour relever les défis auxquels les petits exploitants sont confrontés et réduire les inégalités entre les sexes dans les systèmes agroalimentaires, un changement politique transformateur est nécessaire – un objectif clé du programme de formation sur les systèmes agricoles et politiques sensibles au genre (GRASP). Pour sa deuxième phase, l’initiative GRASP a ciblé six nouveaux pays : le Burkina Faso, l’Ethiopie, Madagascar, le Mozambique, le Rwanda et le Sénégal. Les candidats sélectionnés ont au moins 10 ans d’expérience dans les politiques agricoles et alimentaires aux niveaux national, régional ou continental, la plupart travaillant dans les sciences sociales.
Dans le cadre de leur formation, les bénéficiaires du programme GRASP (encore appelés “GRASP Policy Fellows” ou “AWARD Policy Fellows”) apprennent à devenir des négociateurs efficaces, à perfectionner leurs compétences pour concevoir des politiques sensibles au genre et à établir des relations de collaboration avec diverses parties prenantes des politiques publiques. Ils reçoivent également un financement catalyseur et un accès à des réseaux pour leur permettre de conduire des processus de politique agricole intégrant le genre.
Solutions techniques
Bien que mondialement connue pour sa vanille, Madagascar dispose également d’un avantage comparatif dans plusieurs autres chaînes de valeur à fort potentiel d’exportation, notamment le cacao, les litchis et les produits de l’élevage. Pour aider le pays à réaliser son potentiel agricole, diverses organisations de développement, dont le FDA, ont fourni aux producteurs des intrants et des équipements. «  Nous apportons aussi notre soutien en formation technique, en gestion d’exploitation, de prêts revolving et de vie associative », ajoute Laurette. Elle explique que le Fonds donne toujours la priorité aux femmes chefs de famille et aux jeunes agriculteurs. Grâce au programme GRASP, Laurette espère acquérir de nouvelles compétences en lobbying et en apprendre davantage sur le leadership féminin, notamment en matière de politique agricole.
La Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (GIZ) travaille également à fournir des technologies agricoles aux femmes rurales de Madagascar, où Holy Razafindrandretsa travaille en tant que conseillère technique en relations publiques. « J’avais alors en tête l’idée de développer des technologies agricoles à même d’aider les paysans à obtenir des informations pratiques sur leurs activités », explique-t-elle. Le rêve de Holy est devenu une réalité : la GIZ a conçu un système qui propose aux agriculteurs jusqu’à cinq appels gratuits par mois pour obtenir de nombreux conseils en temps réel, comme les prévisions météorologiques. « Avec nos partenaires, nous fournissons le contenu à base de messages prédéfinis », explique Razafindrandretsa, qui a participé à l’adaptation des messages aux cultures locales.
La mission de mentorat
En plus de permettre aux AWARD Policy Fellows de développer leurs compétences en matière de recherche et d’élaboration de politiques, le programme GRASP favorise une culture de mentorat pour catalyser l’apprentissage inter-générationnel. Grâce au programme d’AWARD, Holy a également l’ambition de créer un réseau de femmes africaines leaders dans le secteur agricole – qui, ensemble, peuvent développer des systèmes agricoles de plus en plus résilients. Pour l’aider à atteindre cet objectif, elle espère acquérir l’expertise pertinente de son mentor, Carole Rakotondrainibe, ancienne directrice générale de Nexta, une plateforme dédiée à la promotion et à l’autonomisation de l’entrepreneuriat malagasy.
Yolande Razafindrakoto Leondaris, chef de mission d’assistance technique à l’Institut de recherche et d’application des méthodes de développement à Madagascar, compte sur son mentorat GRASP pour l’aider à élaborer des politiques de transition agro-écologique efficaces pour les femmes des zones rurales. Elle est ravie d’apprendre de son mentor Christian Camara, environnementaliste et représentant permanent du Jardin botanique du Missouri, et d’apprendre aussi des autres participantes au programme. « Mon objectif est d’intégrer des réseaux des femmes des zones rurales qui ont la même vision que moi et qui connaissent bien les réalités de terrain. J’y tiens beaucoup. Je veux plus de partage d’expériences avec elles dans ce sens », confie Yolande.
Recueillis par M.R.

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  • Vol d'un minibus Mercedes - Un chauffeur de 53 ans assassiné et démembré
  • Rumeurs de remblayages et démolitions - L’Etat rassure les habitants d’Ambatolampy- Tsimahafotsy
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Editorial

  • Paradigme spécial !
    Les Partenaires techniques et financiers (PTF), délégation de l’Union européenne, France, Royaume Uni, Allemagne, Japon, Corée du Sud, Etats-Unis, Canada englobés dans ce qu’on appelle la Communauté internationale s’interrogent pourquoi la Grande île ne parvient-elle pas à se décoller ! Ils ont adressé à l’intention des dirigeants du pays, des leaders politiques, des intellectuels, de la presse, de l’opinion publique en général, une étrange sinon inédite lettre leur posant la question : « pourquoi Madagascar se trouve-t-il dans de telle situation ? ». Une situation de misère intenable alors que le pays dispose des atouts divers et multiples que certains n’en peuvent pas se permettre d’avoir entre les mains ! En fait, il s’agit concrètement d’une interpellation directe de la Communauté internationale à l’encontre des dirigeants et des responsables à tous les niveaux du pays. Une mise en réflexion de chacun sur la gravité de la situation dans laquelle les…

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