Dans le cadre de la mise en œuvre des trois piliers de la Politique générale de l’Etat (PGE), le Président Andry Rajoelina réaffirme son engagement à ne laisser aucune Commune ou District en marge du développement. C’est dans cette optique qu’il a visité le siège de Huawei, marquant une nouvelle étape dans la coopération entre Madagascar et la multinationale chinoise. Deux projets d’envergure ont été scellés à travers la signature de deux Mémorandums d’entente (MoU) entre le Gouvernement malgache et Huawei.
Le premier projet, baptisé "Digital Rural+", vise à favoriser l’accès à l’électricité et à l’Internet dans les zones rurales, en promouvant l’usage des technologies numériques et de l’innovation dans ces Régions. Ce projet ambitionne de réduire la fracture numérique entre les zones urbaines et rurales en garantissant l’accès à des infrastructures numériques essentielles.
Le second projet concerne l’amélioration du système éducatif à travers la digitalisation de l’enseignement. Grâce à la connectivité Internet et à l’accès aux technologies numériques, les écoles et les universités bénéficieront d’un enseignement de qualité, équitable et accessible pour tous. Cela inclut notamment l’apprentissage à distance et l’utilisation de tableaux interactifs pour offrir un accès élargi aux ressources pédagogiques et bibliographiques. Ce projet permettra aux étudiants malgaches de tout le pays de bénéficier d’une éducation modernisée, répondant aux exigences de l’ère numérique.
Ces deux projets visent à étendre les infrastructures numériques dans tout le pays, y compris dans les zones rurales, afin de permettre à un plus grand nombre de citoyens de bénéficier des avantages de l’Internet et des technologies de pointe. Le Président Rajoelina a souligné que la digitalisation est désormais indissociable du développement, ouvrant des perspectives prometteuses pour la jeunesse malgache.
L’usage des technologies numériques dès l’école contribuera à préparer les jeunes à des carrières dans des secteurs en pleine expansion. Ces projets ne se limitent pas aux bénéfices éducatifs et sociaux ; ils auront également un impact économique tangible. En effet, il est prévu que le Produit intérieur brut (PIB) du pays augmente de 4,2 % grâce à l’accroissement du taux de pénétration d’Internet et des technologies numériques.
Outre l’éducation, les nouvelles technologies pourront être appliquées à divers secteurs économiques, notamment l’agriculture et l’élevage, contribuant ainsi à la croissance et à la modernisation du pays.
Avant la signature des deux Mémorandums, le Président Andry Rajoelina et sa délégation ont visité le musée des technologies de pointe au siège de Huawei. Cette visite a permis d’apprécier l'impact des technologies numériques sur le développement des nations. Le Président a également échangé directement avec les employés de Huawei à Madagascar, à travers une visioconférence.
Lalaina A.
Le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) annonce déjà son soutien pour Madagascar à travers le ministère de la Jeunesse et des Sports (MJS) dans le cadre de l’organisation du « YouthConnekt Summit Africa 2025 », à Antananarivo, l’année prochaine. C’est le Rwanda, qui sera le pays hôte pour cette année, du 1er au 4 novembre.
« L’approche du PNUD est toujours d’accompagner la vision de notre partenaire national. Le PNUD soutient Madagascar dans l’organisation de l’YouthConnekt Africa 2025 », a souligné le Dr Christow A. Christow, représentant et résident du PNUD à Madagascar.
Le PNUD confirme donc son soutien aux projets initiés par le MJS, tels qu’YouthConnect, qui sera étendu aux maisons des jeunes à travers Madagascar.
Le projet YouthConnect vise à renforcer la coordination internationale en matière de participation et de leadership des jeunes, ainsi qu'à améliorer la communication entre les réseaux de jeunes.
Le ministre Marson Moustapha Abdullah mettait en avant que l'objectif principal était de « permettre aux jeunes de s'exprimer et de bénéficier de l'acquisition de connaissances pour devenir autonomes ». Ce rendez-vous fait partie de la stratégie nationale de la jeunesse malagasy.
Ce projet propose de renforcer la connexion des jeunes aux opportunités en vue d’accroitre leur autonomisation et booster leur participation au développement.
Sa mise en œuvre s’étalera sur une durée de 3 années soit de janvier 2024 à fin décembre 2026, et interviendra en appui à l’action du ministère de la Jeunesse et des Sports sur les aspects en lien avec primo : l’écosystème de la jeunesse secundo : l’employabilité et l’entreprenariat des jeunes tertio : le renforcement des capacités de l’encadrement des établissements de jeunes et quarto : le volontariat et la mise en réseau des associations de jeunes.
Le groupe Tselatra a fait un retour fracassant sur la scène du théâtre de verdure d’Antsahamanitra, offrant un spectacle mémorable à un public passionné. Dans l’après-midi d’hier, les fans, impatients, se sont rassemblés toute la journée pour accueillir leurs idoles, et ils n’ont pas été déçus. Cet événement 100 % rock marquait le retour au pays d’Eric, lead vocalist du groupe, et l'atmosphère était à son comble. Eric, le leader charismatique, a captivé les spectateurs avec une performance énergique, en prouvant que le groupe n'avait rien perdu de son talent, ni de sa fougue.
Dès son entrée sur scène, le chanteur a su capter l'attention du public. Vêtu d'une tenue en cuir noir et avec une présence scénique indéniable, il a débuté le concert avec son hit « Alon-drano », entraînant instantanément le public dans une frénésie collective. Les cris et les applaudissements n'ont cessé de s'intensifier, tandis que les fans chantaient en chœur quasiment toutes les paroles de chansons. Les incontournables morceaux tels que « Tovolahy », « Mionona », « Misy andro », et le célèbre « Rainay ô » ont résonné dans la salle, suivis de quelques surprises comme « Mbola ho avy » et « Dame de nuit », ravivant des souvenirs chez les fans de longue date.
La complicité entre les membres du groupe, soutenue par des riffs de guitare percutants, a contribué à faire de ce concert un moment unique. Eric, toujours aussi flamboyant, a affiché un look qui rappelle ses débuts : cheveux longs et frisés, pantalon en cuir et santiags pointues. Sa voix rocailleuse, emblématique du groupe, a résonné avec puissance, séduisant un public intergénérationnel qui chantait en chœur chaque refrain. L'ambiance sur scène et dans le public était électrique, chacun ayant pu profiter de cette célébration musicale. Organisé par Giant Event, ce concert a confirmé la réputation de Tselatra, laissant les spectateurs émerveillés et heureux. Ce retour tant attendu a démontré que le groupe, malgré le temps qui passe, reste une figure emblématique de la scène musicale, en particulier le rock.
Si.R
Calmez le jeu ! Inutile de créer des vagues. Rien ne sert de … bousculer, il faut partir à point ! Inutile de recourir au forcing ni de provoquer les hommes en treillis !
Le processus électoral en vue des communales et municipales du 11 décembre ne fait que commencer. On n’est qu’à l’étape de dépôt de dossiers de candidature. Pour ceux ou celles qui ont pu déjà déposer, ils ou elles ne sont pas en mesure de savoir si leurs candidatures ont été validées ou non. Il faudra attendre les arrêts des autorités compétentes. Alors, rien ne justifie les gesticulations qui s’apparentent à des démonstrations de … farce. Des gestes ridicules !
Pour ceux ou celles qui ont bien arrêté leur choix ou décision, il faut concentrer les efforts sur les opérations de constitution de dossiers. D’autant que constituer les dossiers en question rencontre en cours de route des complications. Des candidats se plaignent des difficultés rencontrées pour obtenir, entre autres, le certificat de régularité fiscale ou l’état 211 bis. Des éléments clés dans le paquet à fournir. Et à ceux ou celles qui hésitent ou qui cogitent, le temps presse. Il ne faut pas attendre le dernier moment.
Jusqu’à l’heure, à trois jours du début du dépôt de dossiers, on constate plutôt le calme plat autour des locaux de l’Organe de vérification et d’enregistrement des candidatures (OVEC), la seule entité habilitée à recevoir les dossiers de candidature des prétendants au scrutin du 11 décembre.
A l’heure où l’on est, on se trouve encore au stade de déclaration d’intention. A la Commune urbaine d’Antananarivo, il n’y a que trois candidats déclarés publiquement connus à savoir Herivelona Ramanantsoa, ancien ministre du temps de l’Amiral Didier Ratsiraka, issu d’une famille bien connue de la Capitale à l’époque de la Première et de la Deuxième République, Rina Rakotomanga, une ancienne directrice près de la Présidence de la République du régime actuel (premier mandat) et Ravalomanana Marc ancien Chef de l’Etat de 2002-2009, président fondateur du TIM et supposé chef de l’Opposition version « Firaisankina ». Certes, on entend à peine des bruits de coulisse de tel ou tel qui se positionne mais pas encore de confirmation nette. Dans l’Avaradrano, à la Commune d’Alasora, le maire TIM sortant Jimmy Randrantsoa annonce son intention ferme de rempiler. Fort du soutien des notables de ladite Commune et fier de ses réalisations, Jimmy rejoint de nouveau les starting – blocks. Le reste sur l’ensemble du territoire national notamment dans les anciennes capitales de province, c’est le calme.
On attend de pied ferme les futurs postulants pour la ville des Mille. De sa posture de première ville de Madagasikara, Antananarivo intéresse les grands états-majors politiques. Un poste stratégique que le régime en place ne compte guère laisser entre les mains des « autres ». Certains noms circulent mais l’instance dirigeante de la formation politique de la majorité prend soin de ne rien divulguer qu’au moment opportun. L’attente du dernier moment fait partie de la tactique du régime. Evidemment, laquelle stratégie gêne les autres, entre autres, l’Opposition et certains candidats préférant se lancer dans la couleur « indépendant ». L’effet de surprise de dernière heure déstabilise.
De toute façon, inutile de faire des vagues. Du calme !
Ndrianaivo
Libération et retour des pêcheurs malagasy détenus en Mozambique. Le ministère des Affaires étrangères (MAE) de Madagascar a récemment annoncé la conclusion réussie de l’affaire impliquant sept pêcheurs malagasy qui ont été retenus au Mozambique depuis décembre 2023. Ces ressortissants dérivèrent vers les côtes mozambicaines en raison d'une panne en mer, ce qui a conduit à leur arrestation pour « immigration illégale ». Dès le début de cette situation, des efforts diplomatiques ont été déployés par le MAE, en collaboration avec l’ambassade de Madagascar à Pretoria. L'appui d'autres partenaires comme l’Organisation internationale de la migration (OIM) a également été essentiel dans cette démarche. Les négociations ont été menées de manière proactive, visant à résoudre le problème et obtenir la libération des pêcheurs. Ces efforts ont abouti ce mois-ci, marquant un tournant positif dans cette affaire. Le rapatriement des pêcheurs sera assuré par l’OIM. Cette collaboration souligne l'importance des partenariats internationaux dans la gestion de telle situation, garantissant que les pêcheurs malagasy peuvent revenir en toute sécurité dans leur pays.
Visite du Nonce Apostolique, Mgr Thomaz Grysa, à Morondava
La visite de Mgr Thomaz Grysa, Nonce apostolique, à Morondava hier a été marquée par une réception officielle organisée par les responsables gouvernementaux et du secteur privé. Ce moment significatif a eu lieu à l'aéroport André Resampa et s'est poursuivi jusqu'à la Cathédrale Maria Manjaka à Namahora. Le préfet de Morondava, Rafidison Fidèle, a souligné la collaboration entre le Gouvernement et l'Eglise catholique, mettant en avant l'importance de cette coopération pour le développement local. Mgr Grysa a été vivement remercié pour sa visite et les efforts déployés pour renforcer les liens entre l'Eglise et les autorités locales. Il a aussi manifesté son enthousiasme de visiter la Région du Menabe, reconnue pour sa beauté naturelle et son potentiel touristique. Le Nonce apostolique a également remercié tous ceux qui ont contribué à l'organisation de cette grande réception, de même que ceux ayant suivi la transmission des salutations du Saint-Père. La visite a également inclus la dotation d'équipements de santé notamment des traitements pour le cœur et l'estomac, mais aussi du matériel scolaire. Ces initiatives visent à améliorer les conditions de vie des habitants de Morondava et promouvoir l'éducation dans la région. Au cours de la journée, une conférence s’est tenue à la Cathédrale Maria Manjaka où Mgr Grysa a partagé ses réflexions sur les devoirs et responsabilités au service de Dieu. Les différentes branches de l'Eglise ont été invitées à collaborer et renforcer leur engagement envers la communauté. Cette conférence a en outre permis d'aborder des questions essentielles concernant le rôle de l'Eglise dans le soutien aux populations locales.. La journée s'est conclue par une grand-messe célébrée à Namahora. Cet événement a rassemblé de nombreux fidèles et permis de renforcer le sentiment de communauté au sein de la population locale.
Le ministère de la Défense met en avant des initiatives visant à renforcer la sécurité et établir une paix durable à Madagascar. Le 5 septembre, une évaluation des efforts déployés par le ministère des Forces armées a été réalisée par le ministre Général Sahivelo Lala Monja Delphin. Il a été constaté que 72 % des initiatives engagées ont été complétées. Cette évaluation a impliqué des hauts responsables du ministère, soulignant l'importance de la transparence et de la responsabilité dans la gestion des affaires militaires. Le ministre a insisté sur la nécessité d'instaurer une stabilité et paix durable à Madagascar. Selon ses déclarations, cette responsabilité revient principalement aux Forces armées. Une armée forte et stable est perçue comme essentielle pour garantir la sécurité du pays. L'objectif est de créer un environnement propice au développement économique et social.
Dans ses interventions, le ministre a aussi évoqué la nécessité de moderniser les forces armées. Il a affirmé que les efforts doivent s'inscrire dans le cadre de la politique générale du Gouvernement. Un accent particulier a été mis sur le développement d'une armée qui assure non seulement la souveraineté nationale, mais aussi un service professionnel et accessible. L'idée d'une "armée proche du peuple" a été soulignée, notamment dans les zones rurales et dans les régions classées comme zones rouges. Concernant la situation à Anjozorobe, les Forces de sécurité et de défense sont activement engagées dans la recherche de criminels. Le ministre a lancé un appel à la population pour qu'elle collabore avec les autorités en fournissant des informations pertinentes à la Police. Ce partenariat entre la communauté et les Forces de l’ordre est considéré comme crucial pour renforcer la sécurité publique et appréhender les criminels le plus tôt possible.
35 enfants défavorisés du centre Manjarisoa ont bénéficié de kits scolaires. En partenariat avec le ministère de l'Emploi, de la Fonction publique, du Travail et des Lois sociales, la Fondation Axian a organisé une cérémonie de remise de kits scolaires. Cet événement s'est déroulé en présence du ministre Hanitra Razakaboana, soulignant l'importance de la collaboration entre les institutions publiques et privées pour le bien-être des enfants. Ainsi, un total de 35 enfants a bénéficié de ces kits scolaires spécialement conçus pour les aider lors de la rentrée scolaire. Ces enfants, ayant été victimes du travail des enfants, sont accueillis au Centre Manjarisoa 67Ha. Cette initiative vise à leur offrir une nouvelle chance de poursuivre leur scolarité ou d'accéder à une formation professionnelle. La distribution des kits scolaires est perçue comme une étape cruciale pour ces jeunes. En facilitant l'accès à des fournitures scolaires appropriées, la fondation contribue à réduire les obstacles à l'éducation. Les enfants sont ainsi encouragés à se concentrer sur leurs études, ce qui est essentiel pour leur développement personnel et professionnel. En plus des kits scolaires, un soutien alimentaire a également été mis en œuvre. Ce soutien est prévu tout au long de l’année scolaire, garantissant une sécurité alimentaire durable aux bénéficiaires. Ce programme vise à permettre aux enfants de se concentrer pleinement sur leurs études sans se soucier de leur alimentation quotidienne. L'initiative de remise de kits scolaires et de soutien alimentaire est un pas significatif vers la réhabilitation et l'autonomisation des enfants victimes du travail des enfants, leur offrant ainsi une chance de reconstruire leur vie grâce à l'éducation.
Hier, dans le cadre du Forum sur la coopération sino-africaine, le Président malgache Andry Rajoelina a rencontré son homologue chinois, Xi Jinping, au Grand Palais du Peuple à Pékin. Au cours de la rencontre, la Chine a exprimé son souhait de développer davantage sa coopération avec Madagascar, notamment dans les domaines économique et diplomatique.
D’emblée, le Président Xi Jinping a rappelé l’importance stratégique de Madagascar, en raison de sa position géographique au cœur de l’océan Indien. Selon lui, l'île joue un rôle crucial en tant que passerelle entre l’Afrique et l’Asie. Il a également souligné la dimension diplomatique de Madagascar qui assumera la présidence de la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC) en 2025, consolidant ainsi son influence dans la région.
Un soutien financier de 28 millions de dollars
Sur le plan économique, Xi Jinping a exprimé son admiration pour l’« Initiative pour l’émergence de Madagascar » (IEM) portée par Andry Rajoelina. Il a annoncé un soutien financier de 200 millions de yuans (environ 28 millions de dollars) pour aider à la réalisation des projets prioritaires de la Politique générale de l’Etat (PGE). Une partie de cette aide sera dédiée au développement du secteur agricole, avec un accent particulier sur le projet de riz hybride, visant à promouvoir l’autosuffisance alimentaire à Madagascar.
La coopération entre les deux nations s’étendra également aux infrastructures. Le Président Xi Jinping a en effet réaffirmé l’engagement de la Chine à soutenir le projet hydroélectrique de Ranomafana qui permettra d’améliorer la production d’électricité pour le Réseau interconnecté d’Antananarivo (RIA). La modernisation des réseaux de transport et de distribution d’électricité figure aussi parmi les priorités.
Invitation à une visite d’Etat
Le numéro un chinois a également salué l’ambition du projet de la « Route du soleil » et a montré son soutien à l’amélioration des ports malgaches et la construction d’une autoroute reliant Toamasina à la RN2 et aux principaux aéroports du pays. Le Président chinois a demandé à ce que les documents techniques relatifs à ces projets soient transmis rapidement à son gouvernement afin de faciliter leur mise en œuvre.
Le commerce entre Madagascar et la Chine a également été discuté, avec la volonté de Pékin de supprimer les droits de douane sur les produits malgaches exportés vers la Chine, soutenant ainsi l’industrie locale malgache, l'un des trois axes prioritaires de la PGE. Les deux Présidents ont aussi abordé d’autres secteurs de coopération tels que l’économie bleue, l’exploitation des ressources minières et la gestion des catastrophes naturelles.
Cette rencontre bilatérale a ainsi permis de consolider les liens entre Madagascar et la Chine. Elle a aussi ouverte de nouvelles perspectives de coopération pour le développement économique et infrastructurel de l’île. Le Président Andry Rajoelina a d'ailleurs accepté une invitation officielle de Xi Jinping pour une visite d’Etat en Chine dans un avenir proche.
Lalaina A.
Une mère de famille de 45 ans, plutôt d'allure insoupçonable, prétendait être une émissaire du gouvernement en charge de la distribution de l'aide dite "Tosika Fameno", cette assistance accordée aux familles se trouvant dans la précarité par le pouvoir en place. Cela s'est produit à Ankeribe, commune d'Alakamisy Anosiala, district d'Ambohidratrimo, le 3 septembre dernier. Ce qui a provoqué l'ire des familles qu'elle a rencontré sur place. En cause, elles découvrent finalement que ce n'était qu'une supercherie de la part de l'inconnue, qui n'a voulu que les extorquer, en réalité. Son mode opératoire consistait à réclamer 500 ariary à chaque foyer, ou ceux qui se sont incrits, afin de bénéficier la subvention promise, soit un montant de 250 000 ariary par famille.
Or il n'en était jamais question de cela.
Le 3 septembre derner donc, elle a entrainé les gens, par centaine, vers un terrain vague où elle feignait s'occuper des inscriptions. Les personnes présentes lui ont alors réclamé sa badge en tant qu'envoyée du pouvoir. La dame n'en avait pas. Certains ont alors vu rouge ! C'était dans ces circonstance que les choses ont commencé à mal tourner pour la femme suspecte. Des individus présent sur les lieux, ont informé discrètement la gendarmerie. D'autres, contrariés par le refus de la dame à présenter sa badge, ont voulu la lyncher. Encore heureux pour la concernée que les gendarmes étaient là sinon elle aurait passé son mauvais quart d'heure. Après l'enquête, elle devra être déférée au parquet, afin qu'elle puisse répondre de ses actes.
Franck R.
J-2 de la rentrée officielle. Bon nombre de parents se ruent vers l’achat des fournitures scolaires et ce depuis le week-end dernier. Les magasins et étals proposant les kits sont pris d’assaut, notamment en centre-ville comme à Analakely et Tsaralalàna. Domoina Ny Aina fait partie des parents que nous avons croisés. « J’ai déjà acheté l’essentiel des fournitures, comme les cahiers, crayons de couleur et livres, au mois d’août. Il me manque quelques articles dont les protège-cahiers, gomme, colle, etc., à déposer à l’école lundi prochain. J’ai dû attendre le salaire du mois d’août pour acheter le reste. Au total, j’ai encore payé 50.000 ariary pour ces quelques articles, alors que j’ai déjà dépensé 150.000 ariary durant mon premier achat », nous confie la mère de famille. Comme elle, certains clients venus en masse dans les magasins complètent les fournitures manquantes de la liste imposée par les établissements scolaires. Des marques sont très prisées, tant pour les cahiers, les stylos, feutres, crayons de couleur et règles complets, que pour les rames de papiers vélins. En effet, la plupart des parents se munissent de la liste et d’un stylo ou crayon pour checker les articles déjà acquis.
Une aubaine pour les commerçants
Le marché fleurit, notamment pour les marchands des rues, lesquels en profitent pour augmenter le prix des fournitures. « C’est la dernière semaine pour notre business, où les clients sont nombreux et ne marchandent pas trop pour les fournitures dont ils ont besoin. La majorité d’entre eux achètent les kits en détail, tels que les cahiers de dessin, les protège-cahiers, les stylos, etc. Nous leur accorderons une réduction de prix s’ils prennent plus de 5 articles, sinon ils doivent payer le prix de détail. A l’exemple du protège-cahier épais, une pièce en petit format (PF) est proposée à 1.000 ariary, contre 1.500 ariary pour le grand format (GF). Mais si le client en achète plus de 5 pièces, nous réduirons de 100 et de 200 ariary le prix du PF et du GF », nous confie Herintsoa A., marchand au pavillon d’Analakely. « Les prix d’achat des fournitures a augmenté depuis la fin du mois d’août auprès des grossistes. Raison pour laquelle nous avons dû réviser à la hausse nos prix, allant de 1.000 à 5.000 ariary selon l’article. Heureusement que la majorité des parents comprennent la situation. Seuls ceux qui en ont acheté au mois d’août s’étonnent de l’augmentation des prix », ajoute Vero R., commerçante sur la rue de Tsaralalàna. Hier, l’on a constaté une longue file d’attente qui se renforce devant les magasins considérés comme « bons plans » en centre-ville en matière de fournitures scolaires. Cette situation va sûrement s’alourdir ce week-end...
P.R.
Solution de transport respectueux. Organisé par le Groupement des concessionnaires automobiles de Madagascar (GCAM), le Salon de l’auto 2024 se tiendra du 10 au 13 octobre prochain au Centre de conférence international (CCI) d’Ivato. Placé sous le haut patronage du ministère de l’Environnement et du Développement durable, celui de l’Industrialisation et du Commerce, et du ministèredes Transports, cet événement mettra en lumière les enjeux cruciaux de la mobilité durable. Cette 14e édition s’annonce comme un rendez-vous incontournable pour tous les acteurs du secteur automobile malagasy. Le thème de cette année, « Mobilité et Durabilité », reflète l'engagement croissant de Madagascar dans la lutte contre le changement climatique et la transition vers des solutions de transport plus respectueuses de l'environnement. Selon Frédérik Schaffner, président du GCAM, « cet événement sera une plateforme pour promouvoir l'industrialisation, la modernisation des infrastructures, la gestion durable et la conservation des ressources naturelles à travers l’adoption de véhicules plus respectueux de l’environnement ».
Ecologique
Ainsi, le salon rassemblera plus d’une vingtaine d’exposants et près d’une centaine de marques, offrant aux visiteurs un aperçu des dernières technologies automobiles. Des véhicules neufs, des pièces de rechange, ainsi que des innovations en matière de mobilité durable seront présentés. En plus des remises exceptionnelles proposées par les concessionnaires, le public aura la chance d'assister à des conférences spécialisées animées par des experts du secteur. Par ailleurs, un des moments forts du Salon de l’auto 2024 sera sans aucun doute la tombola, où les participants pourront tenter de gagner une voiture neuve. Cet événement est également une opportunité pour les concessionnaires locaux de démontrer leur rôle clé dans l’importation de véhicules neufs et la transition vers des solutions de transport plus écologiques. Parmi les partenaires et sponsors majeurs de cette édition, on retrouve TELMA Madagascar, AFG Bank, Allianz, Bank of Africa, Jovena, Société Générale ou encore Vivo Energy. Leur soutien témoigne de l'importance de cette initiative pour le développement économique et environnemental du pays.
Pour rappel, le GCAM, créé en 2006, représente les concessionnaires ayant signé des contrats de distribution avec des constructeurs automobiles sur l'ensemble du territoire malagasy. Grâce à son action, le Salon de l'auto continue d'être un espace de réflexion et d’innovation pour le secteur automobile, tout en sensibilisant aux enjeux de durabilité dans les transports.